jeudi , 29 juin 2017
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Kinshasa: Une église catholique prise pour cible par des inconnus

La paroisse Saint Dominique de l’église catholique dans la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), a été vandalisée par des personnes non identifiées tôt dans la matinée du dimanche.

Selon des témoins trouvés sur place, les auteurs de cet acte accusent l’église catholique de faire prolonger les discussions sur l’arrangement particulier devant permettre la mise en œuvre de l’accord politique du 31 décembre 2016.

D’autres témoins fidèle de l’église catholique interrogés par Xinhua sur les lieux accusent ouvertement les militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d’être à la base de cette attaque contre l’église.

« Depuis la mort de M. Etienne Tshsekedi, ces combattants de l’UDPS nous ont ouvertement menacé si jamais l’accord politique n’est pas mis en oeuvre », a déclaré un chrétien de la paroisse, qui a requis l’anonymat.

« Nous demandons aux évêques de se retirer de cette médiation entre les politiciens qui n’avance d’ailleurs plus depuis plusieurs jours, pour ne pas mettre la vie de l’église en danger inutile », a ajouté un autre chrétien.

Sur place, les dégâts sont palpables dans l’enceinte de l’église, où les objets sont complètement cassés dont l’autel pour la sainte célébration, mais aussi le tabernacle et tout ce qui était préparé pour la messe de ce dimanche.

« J’ai entendu parler des tracts hier que je n’ai pas vu personnellement, qu’on viserait les communautés catholiques en termes d’églises, écoles et des communautés religieuses, mais je n’ai pas trop de détails », a par ailleurs déclaré le père Marc, le curé de la paroisse attaquée de St. Dominique.

La situation politique en RDC devient de plus en plus inquiétante suite au blocage d’un consensus entre les politiciens sur la gestion du pays depuis l’expiration décembre dernier du mandat de l’actuel président Joseph Kabila.

L’église catholique est depuis quelques semaines au centre de polémique suite au non aboutissement des pourparlers. Plusieurs personnalités politiques y compris une partie de la population accusent les évêques médiateurs d’être plus tolérants envers le président Joseph Kabila et sa Majorité au pouvoir.

Il y a plusieurs jours maintenant que, les négociations sur les arrangements autour de la gestion du pays dans les jours à venir déchirent profondément les acteurs politiques. Un accord politique a été signé au mois de décembre dernier pour trouver un consensus après l’expiration du mandat de Joseph Kabila, actuel président.

L’accord politique signé au mois du décembre dernier, remet la place du Premier ministre à l’opposition réunie au sein du Rassemblement et le partage équitable des postes ministériels, mais aussi le maintien de Joseph Kabila comme président de la transition jusqu’à l’organisation des élections de son successeur.

Au courant de la semaine dernière, l’ONU et ses partenaires dans un communiqué conjoint, se sont déclarés « de plus en plus préoccupés par l’impasse prolongée dans laquelle se trouve le dialogue entre les différents acteurs politiques de République démocratique du Congo vis-à-vis des modalités d’application de l’accord politique du 31 décembre ».

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