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Foot: Constant Omari salue le partenariat entre les fédérations marocaine et congolaise

La Fédération congolaise de football association (FECOFA) a signé, en mars dernier, un contrat de collaboration avec la Fédération marocaine de football. Réagissant jeudi 6 avril à Radio Okapi, le président de l’organe faitier du football congolais, Constant Omari parle des avantages de ce contrat sur les opérateurs du football congolais.

Radio Okapi : président Constant Omari, nous avions appris par les medias que vous et votre homologue du Maroc, vous aviez signé des accords de partenariat. Est-ce qu’on peut avoir les détails de cet accord ?

Constant Omari : Vous savez que depuis un certain moment, le Royaume chérifien déploie une diplomatie assez intensive dans sa vocation africaine. Et, dans cet élan, la Fédération royale marocaine de football association (FRMF), a estimé de signer un contrat avec toutes les fédérations africaines de football. Lesquels contrats reprennent essentiellement, un cadre de coopération, d’échange et de renforcement de capacité, en termes de formation des arbitres, en termes de formation des administratifs, un échange en terme de renforcement des ententes entres équipes nationales et en termes d’utilisation et de mise en disposition des infrastructures de pointe qui se trouvent au Maroc, à la disposition d’un certain nombre de fédérations pour pouvoir par moment et quand on le désigne pour préparer les équipes nationales

Radio Okapi: président, s’il fallait commencer par quelque chose, par quoi allez-vous commencer immédiatement ?

Constant Omari : Ecoutez, c’est question de rentrer d’abord  au pays. Là, je suis exécutif comme vous le savez. Je suis en France, je suis allé représenter la CAF au congrès de l’UEFA. Aussitôt rentré au pays, je vais soumettre ce contrat au niveau du comité exécutif. Et, de là, on va voir avec la Direction technique nationale les besoins que nous allons identifier d’urgence, pour pouvoir envoyer à la partie marocaine et voir comment lancer rapidement la mise en application de ces accords.

Radio Okapi : Quand on regarde la Fédération congolaise de football association, elle a de quoi à offrir à la fédération marocaine. Et qu’est-ce que les Marocains peuvent prendre chez nous ?

Constant Omari : Ecoutez, chez nous, on peut avoir les échanges d’équipes. On peut organiser des matches, surtout contre leurs équipes nationales. A eux d’identifier les secteurs là où ils estiment qu’ils affichent encore des faiblesses. Et qu’ils peuvent nous demander aussi cette assistance-là. Donc, c’est réciproque.

Radio Okapi : Est-ce que ça veut dire que, comme vous l’aviez dit, par rapport à la Direction technique nationale, on pourra avoir l’envoie des entraineurs au Maroc pour une formation ?

Constant Omari : Effectivement, dans ce cadre-là, une fois que les besoins seraient identifiés, nous pourrons effectivement envoyer des entraineurs d’un certain niveau, pour pouvoir assister à des formations au Maroc.

Radio Okapi : Pourquoi est-ce que le président Constant Omari n’a pas postulé à la Confédération africaine de Football?

Constant Omari : Je crois que chaque chose à son temps. Et, j’ai estimé que je devais d’abord terminer à implanter le programme que je suis en train d’implanter chez moi au pays, à la FECOFA. Une fois ce programme implanté, je pourai entrevoir d’autres horizons. Ça c’est la première des choses. La deuxième des choses, vous savez que nous sommes des Aafricains. Personnes n’ignore les rapports que j’entretenais avec le président Issa Hayatou. Je ne pouvais pas postuler contre lui, sous peur d’être considéré comme un traitre. Ce qui n’est pas de ma culture. Et, troisièmement, j’ai estimé que le moment n’étais pas approprié, pour pouvoir le faire.

Radio Okapi : président, il y a eu un accord qui va être signé entre la Federation et le ministère des Sports pour la retransmission des matches de Play Off de la Ligue nationale de football. On nous promet déjà que ce week-end ça va être fait. Est-ce que c’est une satisfaction pour vous?

Constan Omari : J’ai appris, on m’a fait rapport. Mais le problème est clairement établi. Ca fait plus d’une année que nous avions demandé au gouvernement de pouvoir sponsoriser cette compétition. Les droits ne peuvent pas être galvaudé, c’est-à-dire, qu’on ne peut pas brader les droits de la LINAFOOT. Vous savez que c’est notre compétition phare. Nous avions l’obligation de pouvoir vendre cette compétition. Je vous donne un exemple, aujourd’hui, du Maroc d’où je viens, vous savez que, il y a un opérateur de télévision au Maroc, qui détient des droits de la premier league marocaine, de la Ligue professionnelle. Et qui paie à la Fédération marocaine 20 millions de dollars par an. Ça signifie que ce sont de recettes pour pouvoir développer le football. Doit-on signer des accords pour uniquement retransmettre à la télévision et ne pas développer cette compétition? C’est aussi une chose. Nous avions dit ça, c’est plus d’une année que nous avions demandé au gouvernement de mettre des moyens pour pouvoir sponsoriser cette compétition. Les différents gouvernements qui se sont succédé n’ont pas été prêts de faire cela. Bon, maintenant, selon les rapports que j’ai eus, qu’il y a cette volonté. Ecoutez, allons-y. Maintenant, il faut savoir quelle sera la capacité du gouvernement de mettre sur la table pour permettre à la LINAFOOT de pouvoir fonctionner. Notre problème c’est celui-là. Si nous avions des sponsors. Nous négocions avec des sponsors particuliers, qui sont prêts à mettre de l’argent sur la table, pour obtenir la retransmission des matches à la télévision. Pourquoi le gouvernement ne peut pas le faire ? Parce  que le gouvernement ne finance pas cette compétition. Si le gouvernement veut que les matches soient retransmis en direct à la télévision, il doit mettre de l’argent sur la table. Nous avons besoin de l’argent pour sponsoriser cette compétition.  La LINAFOOT doit fonctionner. Elle a  besoin de l’argent. Nos clubs qui prestent ont également besoin de l’argent.

Propos recueillis par Christian Mulumba.

 

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