lundi , 23 octobre 2017
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Traque des cambistes : bataille perdue d’avance

a Banque centrale du Congo (BCC) invite les changeurs de monnaies regroupés au sein de la Confédération de cambistes de la RDC (Cocam) à encadrer leurs homologues de la rue communé-ment appelés « cambistes manuels ».  L’invitation a été faite par les autorités de la BCC au cours d’un tête-à-tête organisé le mardi 15 août avant-midi entre les autorités monétaires du pays et les cambistes. Dans le souci de mettre de l’ordre dans le secteur de change, l’Etat exige aux personnes désireuses de devenir changeur de monnaies d’œuvrer dans des bureaux de change.

Parmi les conditions requises, le demandeur est obligé de payer à la Banque centrale du Congo (BCC), une caution de 2.500 dollars américains.
Au regard de la loi, ce montant ne peut être remboursable qu’en cas de cessation des activités. Les procédures d’agrément d’un bureau de change
disposent que les 2.500 Usd doivent être majorés des frais d’agrément de 20% de la caution soit 500 USD. Selon les procédures d’agrément, la
caution n’est pas rémunérée. Elle est remboursable en USD à la cessation des activités, moyennant déduction éventuelle des sommes dues au
Trésor public et/ou à la BCC.  Face à ces conditions, d’aucuns estiment que de petits « cambistes » de la rue sont invités à disparaitre, parce que n’ayant pas de moyens nécessaires pour obtenir l’agrément à la BCC. « Si l’Etat s’en remettait à la rigueur de la loi, tous les petits changeurs vont disparaitre. Ils ne sauront payer la caution exigée sauf s’ils s’organisaient en coopératives.

Et avec la disparition de ces petits cambistes, l’ordre pourra être rétabli. Le franc congolais retrouvera ainsi sa stabilité car dans la plupart des cas, ces petits cambistes sont les premiers spéculateurs », a déclaré un cadre de la BCDC qui a requis l’anonymat « La BCC nous a invité afin de recueillir nos avis en vue de nous associer à la sensibilisation qu’elle envisage à l’attention des cambistes de la rue. Elle compte les inviter à créer des bureaux de change. Une façon de les encadrer », a confié un membre de la Cocam.

Pour sa part, la BCC se dit confiante quant à la contribution des cambistes à la réussite de la campagne qui sera lancée incessamment. « Les cambistes ont promis d’examiner le document qui leur a été soumis à cet effet. Ils ont promis d’adresser un mémorandum à la BCC, endéans une semaine. Celui-ci s’ajoutera au document produit à l’issue de la réunion du 25 juillet dernier, soumis à l’autorité monétaire », a indiqué un cadre de la BCC interrogé à ce sujet. La BCC ne comprend pas le fait qu’il n’y ait que 23 Bureaux de change agréés sur toute l’étendue de la RDC alors qu’il s’observe un nombre toujours grandissant de changeurs de monnaies dans des rues. Les cambistes ont insisté sur les méfaits de l’affichage public du taux de change, dans le but de pousser l’autorité à abolir définitivement ce système. Un rendez-vous a été pris avec la BCC pour la dernière semaine du mois d’août.

LPE

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