dimanche , 27 mai 2018
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L’OMS publie de nouvelles directives pour s’attaquer aux ‘mauvaises’ graisses

Dix-sept millions de décès  sont causés chaque année par des maladies cardiovasculaires liées à des aliments contenant des graisses saturées et des gras trans. Des nouvelles propositions de l’OMS demandent aux gens, partout dans le monde, de  réduire leur consommation de nourriture grasse, obstruant les artères.

Les graisses saturées sont très communes et se retrouvent dans le beurre, le saumon, les jaunes d’œufs et le lait de vache.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) veut que les adultes et les enfants réduisent leur consommation de ces matières grasses de 10% du total de leur besoin énergétique quotidien.

L’agence de l’ONU veut aussi que les gras trans – que l’on trouve dans les aliments cuits et frits et dans l’huile de cuisson – ne représentent qu’1 % de ce que les gens ont besoin de manger chaque jour.

La bonne nouvelle est qu’il existe des alternatives plus saines aux aliments chargés de « mauvais » acides gras saturés et trans qui sont souvent étiquetés « hydrogénés » – une indication que l’hydrogène leur a été ajouté afin qu’ils soient plus faciles à utiliser.

Selon le Dr Francesco Branca, Directeur du service  nutrition à l’OMS, « si nous voulons vraiment nous débarrasser des dangers de l’excès de gras trans, il doit y avoir une action énergique de la part des gouvernements pour s’assurer que les produits manufacturés n’utilisent pas d’huile végétale hydrogénée …  Dans les pays ou les gras trans ont été éliminés , le consommateur ne le remarque même pas» , a-t-il ajouté . « Ainsi, les producteurs peuvent utiliser une autre graisse avec la même propriété et vous pouvez avoir votre croissant qui ne contient aucun gras trans ».

Le Dr Branca a souligné que depuis que l’agence des Nations Unies a publié ses premiers conseils sur les acides gras saturés et trans en 2002, des progrès significatifs ont été réalisés dans la sensibilisation à la menace qu’ils représentent, en particulier dans les pays riches.

Mais bien que l’Europe occidentale ait « presque éliminé » aujourd’hui l’utilisation industrielle des gras trans et que le Danemark l’ait carrément bannie, le Dr Branca a averti que les régions les plus pauvres étaient confrontées à des défis majeurs pour faire face à la menace.

Ceux-ci comprennent plusieurs pays d’Europe de l’Est, ainsi que l’Inde, le Pakistan, l’Iran, de nombreux États africains et l’Argentine.

Dans certains cas, le Dr Branca a averti que les niveaux de gras trans dans certains aliments vendus dans la rue sont 200 fois plus élevés que l’apport quotidien recommandé.

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