Assemblée nationale
Boshab en colère contre les restaurants de fortune «Malewa» du Palais du peuple

Le Président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab, s’est fâché, pour la première fois depuis plus d’un mois qu’il occupe le perchoir, le vendredi 29 mai dernier, jusqu’à lever la séance plénière de ce jour sans avoir vraiment vidé l’ordre du jour. En effet, celui qui est encore Secrétaire général du Pprd, s’est laissé emporter par une colère bleue à la séance plénière précitée au sujet d’une question aussi banale que celle relative au... «Malewa».
La pomme de discorde est aussi rocambolesque que banale. En effet, prenant lui même la parole entre la motion d’information du député Ruffin Mpaka et celle du député Bulambo Kilosho, le président de l’Assemblée nationale a informé les députés que les deux bureaux du Parlement ont demandé au Gouvernement la résiliation des contrats qui lient le ministère des Infrastructures, qui gère le Palais du peuple, et les occupants de certains locaux de ce Palais qui ont transformé quelques uns d’entre eux en restaurant de basse qualité communément appelé Malewa. Pour Boshab, il est impensable que l’on retrouve dans un bâtiment abritant un Parlement, des restaurants de ce type qui contribuent, en plus à salir le milieu. La démarche des deux bureaux du Parlement serait motivée par le souci de préserver la salubrité des lieux et de redorer l’image de l’élu dont l’honorabilité ne lui permet pas de fréquenter ces «Malewa».
Cette interprétation un peu idéaliste n’a pas rencontré l’assentiment de certains députés dont Okundji et Thomas Luhaka qui sont passés à la tribune pour défendre le bien fondé du maintien de ces contrats non seulement pour les députés, mais aussi pour les administratifs de l’Assemblée nationale et du Sénat ainsi que pour les exploitants dont certains occupent ces locaux depuis bientôt dix ans.
C’est surtout l’intervention de Thomas Luhaka qui semble avoir jeté Boshab Evariste sous une colère indescriptible, car il semblerait que celui-ci aurait taxé la démarche d’irresponsable. Il parait que le Président de la chambre basse du Parlement n’a pas du tout supporté que l’on traite son bureau d’irresponsable au moment où il croit savoir que sa démarche va dans le sens de la sauvegarde de l’image de l’élu et de l’institution. C’est ce qui justifie sa colère. Boshab a même tenté d’expliciter sa démarche en affirmant qu’il n’y était pour rien dans ces résiliations des contrats parce que le Parlement n’a signé aucun contrat avec un particulier. Il a renvoyé la balle au Gouvernement qui a signé ces contrats et qui a mis à la disposition du Parlement l’usage exclusif du Palais du Peuple. C’est cet usage exclusif qu’il poursuit et qui l’oblige à obtenir le déguerpissement de ces locaux.
L’argumentaire du professeur Boshab tient la route sur le plan du fond et semble avoir convaincu certains députés au regard des applaudissements qui avaient suivi sa communication. Mais fort malheureusement, l’élu de Mweka a péché dans la forme. En effet, la chambre basse du Parlement est une institution hautement politique où tout est remis en question et rien n’est acquis d’avance. La banale affaire Malewa a, malheureusement, une implication politique sans conteste.
En réalité, une frange de l’opposition a des intérêts directs dans le plus grand restaurant du Palais du peuple qui serait géré, nous dit-on, par le propre beau frère de Jean Pierre Bemba, le grand frère de sa femme. C’est ce qui justifie d’ailleurs sa fréquentation régulière par les députés et sénateurs de l’opposition sans compter le fait que certains députés, sans attache particulière à Kinshasa, y trouvent un lieu de restauration par excellence. Thomas Luhaka qui a été président de l’Assemblée nationale pendant une partie de la transition, en connaît quelque chose. Il ne faut pas oublier que dans les implications secondaires de cette affaire, il y a la question de la survie de certains de nos compatriotes qui nourrissent leurs familles grâce aux activités qu’ils pratiquent au Palais du peuple où, faut-il le dire, l’argent circule. Ce genre de questions ne peuvent que préoccuper certains députés ; quant au président de l’Assemblée nationale, il est normal qu’il puisse demander aux députés de réfléchir davantage sur la question pour assainir le milieu parlementaire.
Charles Mukonkole 
 

 FACE A L’EXCES DES ACCIDENTS DE CIRCULATION AU KATANGA
Le gouvernement provincial décrète la tolérance zéro contre l’ivresse au volant

Le conseil provincial des ministres du Katanga a tenu sa réunion hebdomadaire le jeudi 28 mai 2009 sous la présidence du vice-gouverneur, Yav Tshibal. Plusieurs points ont été inscrits à l’ordre du jour, entre autres les questions relatives à l’organisation du championnat interscolaire au Katanga, au projet de traitement des déchets ménagers, à l’insécurité routière dans la province. Sur ce dernier point, le gouvernement provincial s’est décidé d’aller en guerre contre les conducteurs qui oseraient conduire en état d’ébriété. Le compte rendu de ce conseil provincial des ministres a été donné par le ministre provincial de l’intérieur, décentralisation et affaires coutumières, Jean Marie Dikanga Kazadi.
En effet, le conseil provincial des ministres du Katanga a adopté le projet d’organisation et de financement de championnat interscolaire, édition 2009. Selon les autorités provinciales, la ville de Lubumbashi recevra bientôt les équipes des écoles des districts et des villes de toute la province pour cette activité sportive. Cette compétition durera sept jours. Les membres du gouvernement provincial estiment que cette initiative permettra aux jeunes de la province du Katanga non seulement de mieux se connaitre et de créer une opportunité d’échange mais aussi de renforcer l’unité nationale.
S’agissant du projet de traitement des déchets ménagers, les membres du gouvernement provincial ont suivi un exposé relatif à l’érection d’une structure adaptée au traitement des déchets ménagers dans la ville de Lubumbashi. Après écoute, le gouvernement provincial a souhaité murir davantage ce dossier.
Quand à la situation sécuritaire des usagers de la route dans la province du Katanga, le conseil provincial des ministres a déploré le nombre d’accidents à répétition qui se produisent sur les grandes artères de la province surtout sur le tronçon Kasumbalesa – Lubumbashi. A cet effet, le ministre provincial de l’intérieur, décentralisation et affaires coutumière a été chargé de tester les nouvelles fiches signalétiques de circulation pour combattre les excès de vitesse sur les longs parcours notamment. Par ailleurs, « des sanctions exemplaires seront infligés aux conducteurs qui s’amuseraient de consommer l’alcool au volant », indique le conseil provincial des ministres. Les automobilistes sont donc prévenus et doivent prendre cette mise en garde très au sérieux.
Marthe Bosuandole
 

La Cei enfin prête pour le démarrage de l’opération de révision du fichier électoral

La Commission électorale indépendante  (CEI) a réceptionné, samedi 30 mai, un lot de 11 millions 800 mille cartes d’électeurs en prévision de l’opération de révision du fichier électoral. Ce lot vient s’ajouter au premier qui était constitué de 6 millions 368 mille cartes, rapporte radiookapi.net
Selon Dieudonné Mirimo, rapporteur de la CEI, celle-ci a commandé 31 millions de cartes d’électeurs. Avec l’arrivée du deuxième lot qui porte le nombre de cartes déjà disponibles à plus de 18 millions, l’opération de révision du fichier électoral peut démarrer le dimanche 7 juin prochain à Kinshasa, a laissé entendre le rapporteur de la Commission électorale indépendante. D’après la même source, ces cartes sont différentes de celles de 2005 parce qu’elles portent, notamment le drapeau national et les armoiries, et sont davantage sécurisées.
Malgré cette différence, ce ne sont pas tous les électeurs qui devront avoir cette nouvelle carte. Le Rapporteur de la Cei a précisé que sont concernés par la révision du fichier électoral, les personnes qui ont perdu la carte d’électeur de 2005, les jeunes majeurs, ceux qui ont 18 ans cette année et qui auront 18 ans à l’horizon 2011, les personnes qui ne s’étaient pas fait enrôler en 2005 ainsi que celles qui ont changé d’adresse.
Si la démarche de la Cei ressort du normal au regard des élections qui pointent à l’horizon, notamment celles locales et municipales, et celles générales de 2011, elle pose tout de même certains problèmes majeurs. Qu’adviendra de ceux des compatriotes qui chercheront à avoir une seconde carte d’électeur, la nouvelle, alors qu’ils sont détenteurs de la précédente ? La Cei ne craint-elle pas de multiplier ainsi les risques de fraude qui ont été très fréquentes dans la province de l’Equateur aux élections de 2006 avec des personnes qui seraient tentées d’utiliser leurs deux cartes en possession ? Que signifie ces initiatives de la Cei alors que le Parlement prépare l’avènement de la remplaçante de la Cei à travers l’examen et le vote du projet de loi sur la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ?
Tous ces questionnements méritent d’être clarifiés pour un bon atterrissage de cette opération délicate du renouvellement du fichier électoral.


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