Festivités du 30 juin : défilés et autres manifestations
à travers le pays
-Au
Katanga, Moïse Katumbi a choisi Kolwezi pour célébrer la
fête de l’indépendance
La
République démocratique du Congo a commémoré hier mardi
30 juin 2009 ses 49 ans d’indépendance. Les défilés et
autres manifestations pour fêter cet anniversaire ont
été organisés dans toutes les provinces, de Kinshasa au
Katanga, en passant par les Kasaï, les Kivu et autres.
La plus grande attraction a été enregistrée à Goma, au
Nord-Kivu, où les festivités se sont déroulées en
présence du chef de l’Etat.
C’est à 11 heures 30 minutes, heure locale, que le
président Joseph Kabila est arrivé au rond-point de
l’ONC, ex-Ozacaf à Goma où était érigée la tribune
d’honneur. Accueilli par les acclamations d’une foule en
liesse, le chef de l’Etat a présidé le grand défilé en
présence du Premier ministre, Adolphe Muzito, des
membres du gouvernement, de plusieurs députés et
sénateurs, des autorités militaires ainsi que des
ambassadeurs des pays amis accrédités en Rdc. Après le
grand défilé organisé pour la circonstance, le président
de la République a été inaugurer la Foire agro-pastorale
pour la paix à Kituku, à environ 8 kilomètres à l’ouest
de la ville de Goma.
Au Katanga, le gouvernement provincial a choisi de
célébrer cette fête dans la ville de Kolwezi, à près de
300 kilomètres de Lubumbashi. Objectif : donner
l’importance à cette ville minière, la deuxième de la
province, dont il voudrait réhabiliter sa voirie. Selon
les sources sur place à Kolwezi, le gouverneur Moïse
Katumbi, accompagnés de quelques ministres provinciaux,
a profité de cette opportunité pour s’adresser à la
population au cours d’un rassemblement organisé à la
place publique au centre ville.
A Kananga, au Kasaï-Occidental, un défilé se tenait
également avec les forces vives sur la place de
l’Indépendance, au centre-ville. A cette occasion, le
gouverneur Trésor Kapuku a appelé la population de sa
juridiction à s’investir plus dans le travail. Il s’est
également engagé à lutter contre l’insécurité
grandissante dans la ville de Kananga.
Même ambiance de fête dans la capitale congolaise,
Kinshasa, où le défilé de la fête de l’indépendance
s’est effectué sur le boulevard Triomphal, devant le
gouverneur de la ville, André Kimbuta et d’autres
personnalités du pays dont le ministre national de
l’Economie, André Futa. Plusieurs couches de la
population habillées en uniformes, portant des drapeaux,
banderoles et autres pancartes, ont défilé sous le
rythme des différentes fanfares de l’armée, de la police
et de l’église kimbanguiste.
A l’Equateur, la fête s’est passée sous le signe des
plaintes des administrateurs de territoire. Ces derniers
ont été instruits d’organiser, avec leurs propres
moyens, les manifestations dans leurs propres
juridictions. La plupart disent ne pas disposer de ces
moyens, soulignant qu’ils expédient l’essentiel de leurs
recettes à la province. Mais, pour le gouverneur
intérimaire de l’Equateur, le gouvernement central
n’ayant pas prévu une dotation spéciale pour les
festivités du 49 e anniversaire de l’indépendance, il
appartenait à chaque administrateur du territoire de se
débrouiller par ses propres moyens.
49ème anniversaire
de l’indépendance à Kinshasa
Sous le signe de la renaissance et de la paix retrouvée
Sur
toute l’étendue du territoire national, les congolais
ont commémoré ce mardi 30 juin 2009 le 49ème anniversaire
de l’accession de la République démocratique du Congo à
la souveraineté nationale et internationale. Pour cet
anniversaire de l’indépendance du pays, le chef de
l’Etat Joseph Kabila Kabange, les membres du
gouvernement et d’autres officiels se sont rendus à
Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu afin de
partager ce moment important avec les compatriotes de
cette partie du pays meurtris par de longues années de
guerre.
A Kinshasa, le gouverneur de la ville, André Kimbuta
Yango a placé cette journée sous le thème « Ensemble
engagés et déterminés pour la réussite des cinq
chantiers ». A cette occasion, le numéro un de la ville
a présidé un imposant défilé sur le boulevard Triomphal.
Toutes les institutions et forces vives de la République
mais aussi toutes les couches sociales ont participé à
cet important défilé qui, en réalité, a été une
véritable démonstration de force pour le soutien des
cinq chantiers et des actions du chef de l’Etat.
Dans son mot de circonstance, le gouverneur Kimbuta a
indiqué à ses administrés que le 30 juin 2009 célébré
sur toute l’étendue du pays avec comme point culminant
Goma, symbole de la renaissance nationale et la paix
retrouvée. Sur toute l’étendue du pays, en général, et à
Kinshasa, en particulier, estime-t-il, cette date doit
interpeller tout le monde en vue d’une prise de
conscience collective afin que les congolais restent
aujourd’hui, plus qu’hier unis à jamais. C’est aussi,
a-t-il poursuivi, un moment d’engagement à prendre comme
devoir de mémoire pour honorer les pères de
l’indépendance.
La commémoration de ces 49 ans est aussi un moment
d’arrêt pour apprécier le chemin parcouru et regarder
vers l’avenir. Les kinois doivent donc rester
conscients dans la réalisation des cinq chantiers de la
République, estime le chef de l’exécutif provincial.
Bien que le chef de l’Etat et les membres du
gouvernement soient absents de la capitale, les
institutions de la République dont la présidence,
l’Assemblée nationale, le Sénat, les différents
ministères ont défilé devant la tribune érigée pour la
circonstance, aux couleurs de la République. Les
entreprises publiques et privées, les partis politiques,
les fondations, les différentes couches de la société
kinoise ont également défilé aux rythmes des fanfares
kimbanguiste, des forces armées et celle de la police
nationale dans une ambiance de fête.
Démonstration de force pour la réussite des cinq
chantiers, cette journée l’a été. Sur le boulevard
Triomphal, les engins acquis pour la reconstruction de
la ville-province, un don du chef de l’Etat, ont été
présentés au public kinois. Dans ce lot, des tracteurs
agricoles ont attiré l’attention du public surtout que
ce sont ces engins qui permettront la reprise des
travaux agricoles afin de promouvoir l’indépendance
alimentaire dans la ville-province.
Marthe Bosuandole et Chantal Choma
Formation du Gouvernement
Sursis confirmé pour Muzito
-
Deux logiques s’affrontent, celle des irréductibles de
l’Amp, d’une part; et d’autre part, celle du Palu s’en
tenant mordicus à l’accord post-électoral de 2006
-
Au seuil de l’an 50 de la Rdc, des surprises ne sont pas
à exclure dans le changement du paysage politique, le
dernier mot revenant au Chef de l’Etat
C’est sous la fraîcheur de l’été tropical à Goma, au
Nord-Kivu, que le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange
a présidé, mardi 30 juin, les festivités marquant la
célébration du quarante-neuvième anniversaire de
l’accession du Congo à l’indépendance. Un grand défilé
militaire et des forces vives a eu lieu, à cette
occasion, auquel ont assisté des membres du gouvernement
central, des députés nationaux et provinciaux, des
sénateurs, des diplomates accrédités en Rdc et des
invités de marque.
Manifestation foraine, inauguration de l’éclairage
public à Goma… autant d’activités qui ont marqué cet
événement important au seuil de l’an 50 qu’amorce le
pays. Quels que soient les poids des mots prononcés,
comme il est de tradition, le choc des défis à relever à
mi-mandat des institutions actuelles reste aussi vif que
jamais. Dans ce contexte, gagner le pari du futur ne
saurait être le fait de hasard. Au-delà des
réjouissances festives qui se sont déroulées à travers
le pays, la réalité de la gouvernance dont la population
juge sévèrement en dépit des efforts fournis, reste sur
la sellette.
A la même date du 30 juin 2009 a expiré, en principe, le
délai de la promesse faite en son temps par le chef de
l’Etat de procéder à un remaniement du gouvernement. De
toute évidence, cela ne pourrait répondre à une
disposition mécanique, dans le temps et l’espace, la
politique ayant souvent des dessous insondables par les
non initiés. Dans les milieux les mieux informés, on
indique que tout peut arriver dans les prochains jours.
Ainsi la promesse présidentielle sera bel et bien tenue.
La proportion dans laquelle sera formée la nouvelle
équipe gouvernementale demeure la grande inconnue. Selon
les recoupements de certaines informations, le prochain
cabinet aura moins des ministres que le gouvernement
actuel. Le quota des principaux partis de la majorité
présidentielle devrait être taillé, apprend-on, tandis
que la composition de la nouvelle équipe reste un
mystère.
Deux approches opposées…
Dans les conjectures, on laisse entendre que dans un
premier temps, le Premier ministre Adolphe Muzito serait
reconduit dans ses fonctions jusqu’à la rentrée
parlementaire de septembre prochain. Les choses
pourraient connaître une nouvelle tournure dans trois ou
quatre mois. Dans les milieux proches du Palu, le parti
auquel appartient l’actuel chef du gouvernement, on ne
partage nullement cette analyse. Les Gizengistes
restent, eux, collés à la logique de l’accord conclu en
2006 avec l’Amp. Pour leur part, tant que les
tractations ne se feraient pas entre les parties
composant la coalition gouvernementale, aucun changement
ne pouvait être opéré. Ils croient dur comme fer que le
gâteau leur attribué ne pourrait, pour rien au monde,
leur être arraché dans la bouche au motif que le Premier
ministre aurait démérité. Tout devrait être négocié.
Soit.
Dans le camp kabiliste, l’approche en est, à ce sujet,
différente. Des irréductibles estiment que l’accord
post-électoral Amp-Palu-Udemo a fait son temps et, par
conséquent, qu’il faille l’adapter aux circonstances
actuelles. D’autre part, il y a le fait que le chef de
l’Etat est, constitutionnellement, le seul responsable
du pouvoir exécutif et, d’autre part, c’est lui seul qui
devra être le comptable de l’état de la nation devant
les électeurs en 2011. De ce point de vue, estime-t-on,
Joseph Kabila ne saurait être l’otage d’un accord
suranné ou d’un groupe quelconque des gouvernants qui
n’arrivent guère à jouer convenablement le rôle de
fusible. A l’heure où le front social est chauffé à
blanc, où la grogne est plus que présente, où la crise
économique perdure, où la mal gouvernance s’installe,
Joseph Kabila a le libre choix d’opérer les changements
qui s’imposent dans le sens d’adapter l’action
gouvernementale aux circonstances actuelles quel que
soit le prix à payer et de recourir à des collaborateurs
prêts à changer la manière de gouvernance ».
Des signaux forts attendus
A mi-mandant présidentiel, le Chef de l’Etat sait
pertinemment bien que les défis à relever parmi lesquels
la matérialisation des 5 chantiers, programme de
reconstruction nationale, initié par lui, la
restauration de la paix à l’Est et dans la Province
Orientale et celle de l’autorité de l’Etat… représentent
des enjeux électoraux de premier ordre qui ne sauraient
être assumés que par des collaborateurs sûrs et non pas
par des affameurs du peuple, de nouveaux riches tirant
des rentes substantielles de par leur position
privilégiée dans les institutions.
Dès lors, la population attend des signaux forts de la
part du premier citoyen congolais, des signaux qui
puissent la rassurer sur son destin. Dans les coulisses,
on évoque un changement du paysage politique qui
pourrait surprendre l’opinion.
Lr
Malgré l’opposition du procureur Ocampo
JP Bemba négocie une liberté provisoire sous conditions
-
Par ailleurs, la Cpi sollicite les avis de la France, de
la Belgique, du Portugal et des Pays-Bas
A
La Haye, lundi 29 juin, les avocats de Jean-Pierre Bemba
n’ont pas eu gain de cause. L’examen de la requête de
mise en liberté provisoire introduite en faveur de leur
client a été ajourné jusqu’au 24 juillet 2009. C’est en
cette date que les juges devront se prononcer. Cependant
le Procureur de la Cour pénale internationale, Moreno
Ocampo s’est d’ores et déjà prononcé contre la
relaxation, soit-elle provisoire, de l’ancien
vice-président au motif que cela pourrait concourir à sa
fuite. Malgré les « garanties » données par ses avocats
selon lesquelles quatre pays se disposent à
l’accueillir, à savoir la France, le Portugal, le
Pays-Bas et la Belgique où étudient ses enfants et où il
serait soumis à une surveillance policière 24 h sur 24,
rien ne rassure la Cpi. Dans l’entre-temps, elle entame
des démarches pour requérir les avis des gouvernements
de ces quatre pays au cas où Bemba pourrait bénéficier
d’une mise en liberté provisoire. Ses partisans restent,
dès lors, suspendus à la décision qui sera prise dans
trois semaines par la Cpi sur la requête de ses avocats.
Dans son dernier jugement du 15 juin dernier, la Cour a
reconnu que le prévenu était pénalement responsable, en
sa qualité de chef militaire des actes commis par ses
troupes, meurtres, viols, vols et pillages, qui sont des
crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Elle
estime, d’autre part, que Jean-Pierre Bemba était
effectivement au courant des crimes commis durant
l’intervention de ses troupes entre 2002 et 2003 à
Bangui et dans les environs, en Centrafrique où elles
sont allées à la rescousse de l’ancien président,
Ange-Félix Patassé dont le pouvoir était menacé par la
rébellion menée par François Bozizé. La chambre
préliminaire a néanmoins refusé de confirmer que
Jean-Pierre Bemba était pénalement responsable de
torture et d’atteinte à la dignité de la personne.
Halte a l’intox
Autour de l’affaire Bemba, le drame c’est qu’il y a une
intense manipulation au sein de l’opinion orchestrée par
ses partisans qui à dessein véhiculent des
contre-vérités à son sujet. La politisation à outrance
de ce dossier judiciaire ne relevant nullement de la
compétence congolaise procède délibérément de la volonté
de discréditer le pouvoir alors que les actes commis en
Centrafrique par les rebelles du Mlc relèvent bel et
bien des crimes contre l’humanité. N’y répondra que la
personne reconnue pénalement responsable. Recourir à des
faux-fuyants pour innocenter Bemba relève de la
tricherie alors que le sang des centrafricains abattus
froidement, des hommes et femmes violés, des banques,
sociétés et résidences pillées… crient vengeance. Que
justice soit faite ! C’est le vœu le plus cher des
hommes épris de paix et de dignité
humaine !
Lr
Pour la libération provisoire de Jean-Pierre Bemba
La Cpi sollicite les avis de la France, de la Belgique,
du Portugal et des Pays-Bas
Durant toute la journée de lundi 29 juin 2009, des
communications de bouche à oreille, discrètement, comme
des attroupements bruyants à certains coins
névralgiques de la tentaculaire métropole congolaise,
sans oublier des conversations animées en famille, ont
tourné autour de la libération (provisoire) de
Jean-Pierre Bemba Gombo, détenu depuis juillet de
l’année écoulée à la Cour pénale internationale
siégeant à La Haye, en Hollande. L’une des juges de
cette juridiction internationale, Mme Trenda Cilova, a
déclaré à l’issue de l’audience de lundi 29 juin que la
requête de la défense du prévenu sollicitant la mise en
liberté provisoire de son client sera examinée dans un
délai raisonnable.
La Cpi s’est, néanmoins, penchée sur le dossier en
rendant publique une ordonnance qui demande aux
autorités des Pays-Bas, de la Belgique, de la France et
du Portugal de lui faire parvenir, au plus tard le
vendredi 10 juillet, leurs observations respectives sur
la requête de mise en liberté provisoire de l’ancien
vice-président de la Rdc, poursuivi pour des crimes de
guerre et crimes contre l’humanité commis par sa milice
en République centrafricaine, d’octobre 2002 à mars
2003. Ces quatre Etats ci-haut cités devraient
également se prononcer sur les conditions qu’ils
pourraient lui imposer au cas où ils acceptaient de
l’accueillir sur leur territoire en cas d’une
éventuelle liberté provisoire.
Comme on le voit, la décision de la cour est désormais
conditionnée non seulement par les observations faites
au cours de l’audience de lundi 29 juin par le
procureur, la défense ainsi que les représentants des
victimes, mais aussi par le bon vouloir des autorités
de ces quatre pays de l’Union européenne intéressés
d’une façon ou d’une autre à ce dossier. Pour rappel, le
Portugal est le pays qui a hébergé le président du
Mouvement de libération du Congo (Mlc) depuis son départ
de Kinshasa en mai 2007 jusqu’en mai 2008 ; la Belgique
lui ouvrait ses portes de temps à autre jusqu’à son
arrestation sur son sol, le 24 mai 2008 ; les Pays-Bas
l’hébergent depuis le 3 juillet 2008 au centre de
détention de la Cpi, à La Haye et, enfin, la France
serait plus liée avec les crimes commis en Centrafrique
du fait qu’elle avait déployée, durant la période des
faits incriminés, une force militaire et qu’elle dispose
des Ong parmi celles qui défendent les victimes des
exactions attribuées aux miliciens du Mlc.
Sur ce chapitre précis, à en croire la déclaration de
Paul Madidi, chargé de communication de la Cpi en
République démocratique du Congo, déclaration rapportée
par radiookapi.net, c’est le chairman du Mlc lui-même
qui a choisi ces pays pour des raisons suivantes : 1° en
Belgique, il a des propriétés et des comptes bancaires
tandis que ses enfants y étudient ; 2° en France, il a
des liens sociaux importants… Et Paul Madidi de rappeler
que dans le cadre de la procédure normale à la Cpi, les
juges peuvent analyser la possibilité d’accorder la
liberté provisoire à un prévenu qui a accompli une année
de détention. Pour Jean-Pierre Bemba, ses avocats ont
introduit plusieurs requêtes mais elles ont été toutes
rejetées, les unes après les autres.
Le fonctionnaire de la Cpi a déclaré qu’une audience sur
la liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba ne pourra
intervenir avant le 29 juillet 2009. Mais, Me Aimé
Kilolo, l’un des avocats de ce dernier, a soutenu qu’en
principe cette audience peut avoir lieu avant le 24
juillet prochain. Paul Madidi a précisé, enfin, que
toutes ces audiences ne peuvent pas être confondues au
procès proprement dit. Celui-ci nécessite la nomination
préalable de la chambre de première instance appelée à
organiser les choses, à commencer par la fixation de la
date du début du procès.
Eden Nsi Bamfumu
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