Alors que le peuple fêtait l’indépendance du pays
Les
Fdlr et le Pareco attaquent les Fardc
Le
30 juin, alors que le chef de l’Etat prési-dait les
manifestations marquant le 49ème anniversaire
de l’accession du pays à l’indépendance,
approximativement 80 éléments de la coalition des Forces
démocratiques pour la libération du Rwanda (Fdlr) et les
Patriotes résistants congolais (Pareco) ont de nouveau
attaqué la position des Fardc basée à Kaseghe, situé à
24 km au Nord de Kanyabayonga sur deux fronts. Cet
incident illustre combien la situation sécuritaire reste
encore préoccupante dans la partie Est de la République
démocratique du Congo (Rdc).
En effet, depuis un temps la tension est montée entre
l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et
souverain (Apcls) et les Forces armées de la Rdc dans la
région de Nyabiondo dans le Nord Kivu, ont indiqué les
portes paroles civil et militaire de la mission des
Nations Unies au Congo (Monuc) au cours de la conférence
de presse de ce mercredi 1er juillet
2009.
Ces groupes armés avaient déjà attaqué cette position
des militaires Fardc la veille. En réaction, les Fardc
ont riposté et les assaillants ont fui dans la forêt
pour ressurgir le 30 juin. Et pour cette dernière
attaque, les Fardc ont immédiatement riposté. Bilan,
cinq assaillants tués, deux autres arrêtés et sept Fardc
blessés, selon les sources militaires, a précisé le
colonel Dietrich, porte parole militaire de la Monuc. Au
cours de cette opération, cinq armes ont été récupérées.
La patrouille de la force de la Monuc dépêchée dans la
zone a immédiatement sécurisé le village et dominé le
terrain, fait-on savoir.
Au-delà de la situation sur le terrain, le porte-parole
de la Monuc, Madnodje Mounoubai a rendu un hommage
mérité aux Fardc qui se battent jour et nuit sur le
terrain. Car, a-t-il soutenu, « les Fardc sont sur le
terrain et se battent pour assurer le contrôle du
territoire national. Ce sont eux qui sont au front pour
affronter l’ennemi ». L’opinion n’a donc pas intérêt
à démoraliser ces hommes qui donnent le meilleur
d’eux-mêmes pour préserver la souveraineté nationale.
Dans la région, ces derniers jours on a de nouveau
aperçu les éléments des groupes Maï-Maï et des Pareco
combattre aux côtés des Fdlr contre les Fardc. Interrogé
sur ce comportement étrange de ces combattants
congolais, le colonel Dietrich pense que ces derniers ne
seraient pas d’accord avec les conditions d’intégration
au sein de l’armée régulière. Ces combattants estiment
que les éléments du Cndp de Laurent Nkunda ont été
favorisés dans le processus d’intégration. Allez y
comprendre quelque chose…
Les opérations d’éradication des Fdlr portent des fruits
Pendant ce temps au Sud Kivu, le commandant des Fardc
pour les opérations Kimia 2 a annoncé la semaine
dernière la récupération de plusieurs bases des Fdlr
dans les territoires de Shabunda, Walungu, Kabare et
Kalehe. A en croire le porte-parole militaire de la
Monuc, « la stratégie visant à déloger les éléments
des Fdlr des zones lucratives et une sensibilisation
concomitante s’avérera nécessaire pour éradiquer leur
présence au Sud Kivu ».
C’est dans ce cadre que les Fardc ont mené des
opérations au Nord de Hombo en éradiquant les Fdlr dans
cette région sans subir des pertes dans leur rang mais
aussi sans que la population civile soit touchée. Le
même résultat a été observé à Chanzu, dans le secteur de
Bunyakiri où neuf éléments des Fdlr ont été tués et sept
armes récupérées. Par ailleurs, selon les Fardc, 53
combattants des Fdlr ont été arrêtés. Dans l’entre
temps, la force de la Monuc continue à fournir un
soutien logistique aux Fardc pour appuyer ces actions
salvatrices pour la population congolaise.
Toutefois, deux véhicules des Fardc qui transportaient
des ravitaillements sont tombés dans une embuscade
tendue par les Fdlr, le 28 juin dans la région de
Kasika, à 25 Km de Mwenge. Trois personnes, dont un
officier Fardc, ont été blessées et les deux véhicules
détruits. Ces rebelles Fdlr ont en plus tiré sur une
patrouille conjointe Monuc-Fardc dépêchée sur place.
Cette patrouille a riposté farouchement contre ces
rebelles sans foi ni loi.
Marthe Bosuandole
JP Bemba ne pouvant revenir en Afrique avant 2012
L’opposition politique veut se choisir un autre
porte-parole
Le
chef de file actuel de l’opposition po-litique
institutionnelle, à savoir le chairman du Mouvement de
libération du Congo, Jean-Pierre Bemba Gombo, est
définitivement considéré comme non partant pour les
élections générales de 2011. Du fait qu’il ne pourra pas
revenir en Afrique avant ces échéances. Ce qui ressort
de la lecture attentive de l’ordonnance que la Cour
pénale internationale a adressée aux quatre pays choisis
par l’intéressé lui-même pour y séjourner au cas où la
Cpi lui accordait la liberté provisoire que ses avocats
ont sollicitée.
Ces quatre pays sont : les Pays-Bas, la Belgique, la
France et le Portugal, tous de l’Union européenne et
tous ayant signé le traité de Rome qui a institué la
Cpi. A l’issue de l’audience du lundi 29 juin 2009, la
juge Trenda Civola a déclaré, en effet, que la cour se
prononcera dans le délai raisonnable en ce qui concerne
la mise en liberté provisoire formulée par les avocats
du prévenu. Ce délai a été estimé à environ trois
semaines (jusqu’au 24 juillet 2009) par Me Aimé Kilolo,
l’un de ces défenseurs.
Au plus tard le 10 juillet prochain, chacun de ces 4
Etats parties au traité de Rome va devoir se prononcer
s’il est prêt à recueillir sur son sol le président du
Mlc au cas où ce dernier bénéficiait de la liberté
provisoire sollicitée. Or, même s’il gagnait cette
étape, ce ne sera qu’une bataille et non la guerre. Car,
cette guerre, c’est le procès. Qui ne débutera pas de
sitôt. En effet, une année après son incarcération
intervenue le 24 mai 2008, on est encore au niveau de la
chambre préliminaire.
Selon Paul Madidi, chargé de communication de la Cpi
pour la Rdc, il faudra attendre la nomination de la
chambre de première instance par le président de la
Cour pénale internationale dans les prochains jours.
C’est cette chambre dont on ne connaît pas encore la
date de nomination qui sera habilitée à entendre les
parties en présence (ministère public, les victimes ou
accusation et le prévenu assisté de ses avocats), en
vue de dire le droit. Et, d’expérience, on sait que
cette juridiction n’a pas la réputation de précipiter
les choses.
Avec la gravité des faits reprochés au prévenu, faits
qui s’articulent autour des crimes de guerre et des
crimes contre l’humanité (viols, vols, pillage, etc.)
ainsi que la multitude des victimes centrafricaines, le
jugement proprement dit risque de dépasser largement les
30 mois qui nous séparent de la fin de la législature en
cours. Le retour en Afrique et particulièrement en Rdc
de celui qui incarne jusque-là l’opposition avant la
fin de 2011 semble donc hypothétique.
Le porte-parole de l’opposition
En considération de ce qui précède et pour ne pas
terminer toute la législature en cours sans
porte-parole, au sein de l’opposition congolaise, on
songe déjà à l’option à prendre quant au choix d’un
porte-parole autre que le prisonnier Jean-Pierre Bemba.
Certaines langues déplorent les temps perdus à accuser
les autres, plutôt que d’organiser l’opposition face aux
enjeux électoraux qui s’approchent. Pourtant, la
Constitution donne à l’opposition des droits qu’elle ne
veut ou ne peut pas assumer.
C’est le cas du poste de porte-parole, un poste
essentiel pour la coordination de ses activités qu’elle
ne parvient pas à occuper jusqu’à ce jour suite à des
considérations somme toute subjectives. En excluant le
chairman du Mlc, suite aux malheurs qui l’accablent et
qui le mettent hors course pour plusieurs mois encore,
on peut relancer ce vote en misant sur les pions des
partis suivants :
1° Le Mouvement de Libération du Congo : à tout
seigneur, tout honneur, cette formation détient le plus
grand nombre des parlementaires de l’opposition, tant au
Sénat qu’à la députation nationale et provinciale. Le
président Jean-Pierre Bemba Gombo étant momentanément
en dehors du pays pendant plusieurs années, cette
formation politique peut miser sur d’autres cadres,
notamment son secrétaire général François Mwamba
Tshishimbi, José Makila, Thomas Luhaka et pourquoi pas
Eve Bazaiba.
2° La Convention des Démocrates Chrétiens (Cdc) a un
atout ; celui de regrouper le plus grand nombre des
personnes qui croient en Jésus-Christ. Si cette facette
peut réunir et convaincre dans un pays à majorité
chrétienne, l’honorable Gilbert Kiakwama kia Kiziki a de
fortes chances de l’emporter haut la main. Même si ses
propres membres n’ont pas porté suffisamment des voix en
sa faveur lors des élections portant sur le
renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale.
3° Le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (Rcd)
ambitionne également ce poste, quoique beaucoup de
politiciens congolais doutent de sa vraie appartenance
à l’opposition et quoique son leader actuel Azarias
Ruberwa Maniwa fasse actuellement l’objet de
contestation avouée au sein de son propre parti.
4° L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social
(Udps) est hors institution pour le moment, pour n’avoir
pas participé aux élections générales de 2006-2007. Mais
elle affiche de plus en plus, ces derniers temps, son
intention de s’y impliquer. Son leader charismatique
Etienne Tshisekedi wa Mulumba séjourne présentement à
Bruxelles, en Belgique. En dehors de ce baobab, on peut
citer le secrétaire général Alexis Mutanda et le
président du bureau du comité national Valentin Mubake.
5° Les outsiders, on peut citer Mokia, Roger Lumbala,
Lisanga Bonganga…
Eden Nsi Bamfumu.
Initiative de Kayembe Chez Ntemba
La Foire Katanga International Show ouvre ses portes ce
samedi 4 juillet à Lubumbashi
C’est
officiel. La Foire dénommée « Katanga International
Show » « KIS » ouvre ses portes ce samedi 4 juillet
2009. Les préparatifs en vue de cette ouverture vont bon
train.
Les travaux de construction des stands et l’implantation
de l’éclairage public sont entrain d’être exécutés à la
grande satisfaction des personnes curieuses, de passage
dans la cour de l’institut Maadini, qui a toujours
abrité la «Kis».
Sur place où nous nous sommes rendus, il nous a été dit
que l’arsenal de mont Ruses, entendez, les jeux de la
jeunesse, qui vont constituer le parc d’attraction se
trouvent déjà à Lubumbashi. Il ne reste plus que leurs
installations.
Selon les proches des organisateurs, fort de l’appui du
gouverneur du Katanga, Augustin Kayembe, patron d’une
multitude des Night Clubs disséminés à travers le monde,
est déterminé à apporter beaucoup d’innovations à cette
deuxième édition de la Foire Katanga International Show.
Augustin Kayembe alias Chez Ntemba prend tout son temps,
pour mettre les élèves et étudiants à l’aise pendant les
grandes vacances de cette année.
L’opinion se souviendra qu’au cours de la première
édition organisée l’année dernière, «Chez Ntemba» avait
fait déplacer bon nombre d’orchestres de Kinshasa.
Cultura pays vie de Wazekwa, Wenge Musica Maison mère de
Werrason, Wenge Musica Bon chic Bon genre de JB Mpiana,
Ferre Gola et son orchestre, Tshiala Mwana et autres,
qui s’étaient produits à cette foire, chère à Augustin
Kayembe.
Sur le plan sportif, les Lushoises et Lushois avaient
vécu des moments émouvants avec des catcheurs venus
d’’Afrique du Sud dans le cadre de cette foire.
Selon certaines discrétions, chez Ntemba serait parti
aux Etats-Unis d’Amérique prendre langues avec des
catcheurs américains, afin de pouvoir renforcer
l’ambiance de fête à la Kis.
Lors de son investiture à la tête de la province du
Katanga,en 1997, le gouverneur Moïse Katumbi Chapwe
avait promis aux
Katangais de transformer leur province. Sa promesse est
en train de se réaliser. Avec le soutien des dignes fils
du pays, à l’instar de l’opérateur économique et mécène
de la musique congolaise, Augustin Kayembe Chez Ntemb,
tout espoir est permis pour la concrétisation du rêve du
gouverneur.
Sous un autre registre, des sources généralement bien
informées signalent la présence à Lubumbashi de Koffi
Olomide et son orchestre, le quartier latin, en
provenance de la Zambie. Il est prévu une production
publique de ce grand musicien à la place de la poste,
dans le cadre des festivités marquant le 49 anniversaire
de l’indépendance, sous le haut patronage du gouverneur
Moïse Katumbi Chapwe.
Godefroid Kazadi
Institution citoyenne
Malumalu n’est pas candidat pour le bureau de la Ceni
On
s’y attendait sans doute le moins. l’abbé Apollinaire
Malamalu, président de la Commission électorale
indépendante (Cei) a annoncé le dimanche dernier à
Kisangani, dans la province 0rientale, où il séjournait
qu’il ne fera pas partie de la Commission électorale
nationale indépendante (Ceni) en gestation.
Avant même la promulgation du décret portant création de
cet organe public, il a décidé de jeter l’éponge. Les
raisons évoquées par lui-même sont d’ordre sacerdotal.
Voulant ainsi répondre à l’appel du devoir, Malumalu
compte reprendre prochainement l’exercice normal de la
prêtrise en s’occupant de la conversion des âmes.
Dans l’entretemps, il reste aux commandes de la Cei
jusqu’à la création proprement dite de la Ceni dont le
projet de loi se trouve en examen à l’Assemblée
nationale. Dès lors, en sa qualité de président de la
Cei, Malumalu chapeautera la tenue des futures élections
urbaines, municipales et locales qui constituent la
partie ultime et importante du cycle électoral prévu
dans l’Accord global et inclusif de 2002. C’est dans ce
cadre que se situe le lancement depuis le 7 juin 2009 à
Kinshasa de l’opération de la révision du fichier
électoral dont l’objectif global est d’une part, de
disposer d’un fichier électoral actualisé, suffisamment
représentatif du corps électoral et fiable permettant
d’organiser des élections locales transparentes,
crédibles et apaisées et d’autre part, de disposer des
données de base pour les élections générales de 2011.
La cible de tous
De toute évidence, le départ programmé de la Cei de
l’abbé Malumalu doit certainement réjouir les partis de
l’opposition dont l’Udps qui s’est déjà prononcée contre
le maintien de son actuel président. Fortement critiqué
à tort ou raison dans l’opinion, le prélat catholique
aura battu toutefois un travail de titan à une période
difficile où était ouverte la brèche des élections
présidentielles, législatives, provinciales et
sénatoriales en 2006.
Arrivé à la tête de la Commission électorale
indépendante (Cei) après sa désignation à l’issue du
dialogue inter congolais par ses pairs de la Société
civile, l’abbé Malumalu a dirigé le bureau de la Cei
durant toute la période de la transition qui se poursuit
jusqu’à l’installation de la commission correspondante,
la Ceni. Libre à lui d’être candidat dans la
configuration politique actuelle ou pas, l’abbé Malumalu
a préféré ne pas postuler au prochain bureau de la
Ceni.
N.M.N.
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