Le sénateur Jeannot Bemba Saolona n’est plus

Le sénateur MLC Jeannot Bemba Saolona, père de l'ancien vice-président de la République Jean-Pierre Bemba, est décédé dans la nuit du mercredi 01 au jeudi 02 juillet à la Clinique Saint Jean de Bruxelles en Belgique, de suites d’une embolie pulmonaire, nous indique-t-on de Bruxelles.  Papa Bemba serait mort dans cet établissement hospitalier où il a été acheminé après avoir piqué une crise cardiaque à son domicile de Waterloo. Les mêmes sources soulignent que son corps se trouverait pour le moment à la morgue de la Clinique Saint Jean de Bruxelles en attendant qu’il soit rapatrié sur Kinshasa pour ses obsèques dans les tout prochains jours. A Kinshasa, le deuil est organisé à son domicile, sise avenue Pumbu, dans la commune de la Gombé en face de l’ambassade du Canada.

Le lundi 29 juin, le sénateur Jeannot Bemba Saolona, en vacances parlementaires, avait été vu à la Cour pénale internationale (Cpi) à La Haye où il a assisté aux débats sur la demande de libération provisoire introduite par les avocats de son fils, Jean-Pierre Bemba, détenu depuis un an à la prison de Sheveningen.

Né à Libenge dans la province de l’Equateur, en 1941, Jeannot Bemba Saolona a consacré le gros de sa vie aux affaires, avant de se lancer en politique au bénéfice de la politique d’ouverture prônée par Mzee Laurent-Désiré Kabila. En homme d’affaires, l’homme s’est distingué dans la production et l’exportation du café ; et s’est aussi essayé dans l’industrie manufacturière, l’alimentation avec la chaine bien connu GB à Kintambo, puis le secteur de transports. Dans ce dernier secteur, il est des premiers congolais ayant osé dans l’aviation à travers les compagnies d’aviation : Scibe-Congo et Scibe-Airlift. Il assure encore la direction de la société chargée de Service de Transports et Taxis aériens, STTA. Ancien administrateur à la Sofide, à la Bralima, Jeannot Bemba a été mieux connu du grand public quand il assuma pendant plusieurs années les fonctions de président de l’Association des entreprises du Zaire, ex Aneza, l'actuelle Fec. Et il réussit à défier le puissant Premier commissaire d’Etat de l’époque, entendez Premier ministre, Kengo wa Dondo, actuel président du Sénat, dans sa politique de maximisation des recettes.

En politique, c’est feu Laurent Désiré Kabila qui le nomma ministre de l’Economie dans son gouvernement après l’avoir temporairement arrêté. En 2007, il est élu sénateur pour le compte du MLC, parti cher à son fils, le sénateur Jean-Pierre Bemba. Il laisse derrière-lui une veuve et de nombreux orphelins. T.L.

 

 

Rebondissement de l’affaire Philippe de Dieuleveult assassiné au «Zaire» en 1985

Honoré Ngbanda rattrapé par la justice française

Alors qu’on croyait que l’affaire Philippe de Dieuleveult, sujet de nationalité française et animateur de la célèbre émission « Chasse au trésor », prétendument disparu le 5 août 1985 à l’époque de la dictature du maréchal Mobutu dans les rapides d’Inga, dans le Bas-Congo, était définitivement close, voilà qu’elle vient de rebondir en France où le Parquet de Paris vient de rouvrir le dossier. C’est précisément à la suite des informations publiées dans le trimestriel XXI paraissant en France dans son édition de l’automne 2008 faisant état de la découverte à Kinshasa des procès-verbaux d’interrogatoire datés du 8 août 2008 ramenés dans l’Hexagone que le pot aux roses vient d’être découvert. Les magistrats commis à ce dossier vont, à cet effet, procéder à l’authentification des P.V.  et ensuite retrouver d’éventuels témoins. Cette affaire fit jadis grand bruit à cause surtout de la personnalité de Philippe de Dieuleveult et de ses implications notamment de par le rôle joué par les services secrets français et congolais. Aujourd’hui, il apparait clairement  que la vérité a été délibérément étouffée par les officines de la gestapo zaïroise de sinistre mémoire avec la complicité des agents français dans le but évident de brouiller les pistes. Les auteurs de cette cabale viennent  d’être tournés en dérision avec cette découverte. Mentez, mentez, dit-on, il en restera toujours quelque chose.

Mais, que s’est-il réellement passé en 1985 dans la mort de cet aventurier français ? Venu à l’époque en Afrique dans le dessein de parcourir l’Est et l’Ouest du continent par voie fluviale en descendant du fleuve Congo depuis le lac Tanganyka jusqu’à l’Atlantique, en traversant le Maniema et, dans le Bas-Congo, les rapides d’Inga à la tête de l’expédition Africa Raft, Dieuleveut a vu son projet connaitre un cuisant échec à la suite du coup monté contre lui et les huit hommes qui l’accompagnaient. Collabo lui-même des services secrets français qui l’utilisait quelque fois, le président Mobutu en personne qui le reçut avant le déclenchement de l’opération lui signifia carrément qu’il n’était pas en mesure d’assurer sa sécurité. Son sort était, dès lors, scellé. La témérité de Dieuleveut  lui coûta chère puisque cela se passait dans une période cruciale de la guerre froide. Sur le terrain, le Zaïre, terre de prédilection de l’anti-communisme entretenait  des relations des plus tendues avec l’Angola où les barbudos cubains étaient venus à la rescousse du régime pro-soviétique. Sous le prétexte de vouloir, sous le couvert de cette expédition, attaquer le barrage d’Inga, un stratagème fut vite trouvé pour liquider Phillipe de Dieuleveut. Apparemment anodine, l’affaire revêtait cependant  un caractère politique car, en outre, on le soupçonnait d’entretenir des relations coupables avec les rebelles cabindais pour le compte des services secrets français.

 

L’homme qui en savait trop

L’aventurier français n’a guère eu gain de cause puisqu’il fut arrêté, le 5 août 1985, par des éléments de la Division spéciale présidentielle (Dsp) qui le ramenèrent  à Kinshasa où il fut zigouillé après l’interrogatoire du 8 août 1985 tel que les procès-verbaux le prouvent aujourd’hui. Il fut assassiné au motif qu’il voulait attaquer le barrage d’Inga, d’où l’instruction qui fut donnée de l’arrêter et ensuite de mettre fin à sa vie. Les documents qui se trouvent entre les mains de la justice française démontrent que Dieuleveut a été interrogé dans la capitale congolaise. En témoigne aussi un certain Okito Bene Bene, alors responsable de la sécurité intérieure à Boma dans le Bas-Congo, présentement en exil en Belgique.

D’ores et déjà, l’enquête est rouverte dans cette affaire  dont les principaux témoins sont d’une part, Christian Prouteau, la dernière personne à avoir rencontré le disparu et d’autre part, Honoré Ngbanda, alors administrateur général  des services secrets zaïrois. On renseigne que c’est lui qui s’est occupé de cette affaire et était en contact avec les services français qui avaient vendu la mèche et qui, à cette occasion, fit accréditer la thèse de l’accident alors qu’il n’en était rien. Le Parquet de Paris devra, à ce sujet, l’entendre. On croit savoir qu’il crachera le venin comme il en a l’habitude, lui qui est devenu un donneur des leçons alors qu’il est bien connu dans ce genre des prouesses maléfiques.                                      

La République

 

Dans son message à la nation

Kabila donne un carton rouge à la justice congolaise

Dans son message à la nation prononcé à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, où il se trouvait pour les festivités commémorant le 49 ème anniversaire de l’indépendance du pays, le chef de l’Etat Joseph Kabila a brossé succinctement l’état de la nation congolaise depuis son accession à la souveraineté nationale et internationale.

Reconnaissant les nombreux ratés, des retours en arrière, des pillages, des actes de destruction, des agressions extérieures et atrocités de tous genres, le Président de la République s’est voulu optimiste en prenant ces cas malheureux comme des leçons qui doivent nous pousser à nous remettre profondément en cause, pour corriger les erreurs du passé et prendre le plus bel élan.

Outre la situation sécuritaire, politique et économique du pays, Joseph Kabila n’a pas manqué de relever la situation particulière de la justice congolaise. Rappelant le constat qu’il avait fait devant le congrès, en décembre 2007, lors de son discours sur l’état de la nation, le chef de l’Etat a été au regret de constater que la qualité de la distribution de la  justice dans notre pays laisse toujours à désirer. « Abusant de l’indépendance liée pourtant à la délicatesse et à la noblesse de sa charge, le magistrat se rend lui aussi coupable de dol, de concussion, de corruption et voire même des infractions de droit commun, avec une facilité déconcertante. », a accusé le chef de l’Etat avant de prendre l’engagement solennel de mettre fin à ces dérapages en sa qualité de garant de la Constitution et du bon fonctionnement des institutions.

L’opinion nationale a favorablement accueilli le discours du chef de l’Etat, particulièrement sur l’aspect concernant le fonctionnement de la magistrature dans notre pays. Il était temps que la plus haute autorité du pays s’implique dans la marche de cette machine qui est devenue une sorte d’Etat dans un Etat, voguant totalement à contre-courant des attentes de la population et de sa mission initiale. Loin, en effet, de préserver la paix sociale en jouant son rôle de régulateur des conflits sociaux, les magistrats sont devenus les champions de la dérégulation sociale. Distribuant la justice au plus offrant, l’appareil judiciaire de notre pays a créé plus des malheureux dans notre société que les criminels qu’elle est sensée condamner. L’absence totale d’impunité des plus forts a conduit les magistrats à devenir complices de la destruction du pays. Voulant à tout prix donner raison à la  partie économiquement forte, le magistrat congolais est souvent appelé à enfreindre les règles de procédure ; il est même tenté d’en inventer à sa guise, au grand dame des apprenants du Droit qui perdent parfois leur latin devant les réalités de la pratique. « La pratique n’a parfois rien à voir avec la théorie », se plaisent-ils à affirmer pour camoufler leurs crimes.

Mais aussi bien que les magistrats contournent la loi et créent le trouble dans la société, il ne convient pas de négliger le rôle complice joué par des auxiliaires de la justice que sont les avocats par qui la corruption passe pour atteindre les magistrats. Les avocats, en tant qu’ils concourent dans la bonne administration de la justice, doivent être interpellés et se sentir concernés dans les nombreux dérapages décriés aujourd’hui. Il est connu aujourd’hui que certains magistrats sans scrupule ne peuvent rendre leurs jugements sans avoir contacté des avocats des toutes les parties en cause. On ne peut même plus parler du non respect des délais légaux prévus pour le prononcé des jugements.

Bref, la justice congolaise est plus que jamais en crise. Elle est malade de ses animateurs qui déplorent toujours leurs conditions salariales alors que l’Etat congolais a fourni un grand effort dans l’amélioration de leur enveloppe salariale. Le problème de la magistrature congolaise n’est pas tant celui du salaire qu’on verse aux magistrats mais plutôt celui de la moralité même de ce magistrat. En effet, même si on donnait des millions aux magistrats, il leur sera difficile d’abandonner ces pratiques infamantes aussi longtemps qu’ils ne se débarrasseront pas de leur vieil homme car il y a des affaires qui mettent parfois en jeu des intérêts colossaux qui dépassent et dépasseront toujours le salaire d’un magistrat. L’Etat ne peut pas donner, même dans des pays développés, des millions de dollars comme salaire à un magistrat juste pour le mettre à l’abri de la corruption. Le meilleur rempart contre la corruption reste la moralité, la bonne. Ce qui est loin d’être une réalité dans notre pays.    

Charles Mukonkole             

 

Message à la Nation de Son Excellence Joseph Kabila Kabange, Président de la République, à l’occasion du 49ème anniversaire de l’indépendance nationale (Goma, 30 juin 2009)

Mes très chers compatriotes,

 

Le 30 juin 2009, jour anniversaire de notre indépendance, est célébré cette année à Goma.

Hier victime, Goma est aujourd’hui porteuse d’une nouvelle espérance pour la République Démocratique du Congo, presque cinquantenaire.

Des avancées, il y en a eu en 49ans, mais également des ratés, des retours en arrière, comme ce fut le cas des tristes événements des pillages et destructions, des agressions extérieures, des atrocités de tous genres, dont notamment des violences sexuelles sur nos mères, nos femmes, nos sœurs et nos enfants.

Je ne saurais passer sous silence les pillages de nos ressources naturelles, les trahisons et tant d’autres soubresauts. Au prix de nombreux sacrifices, le pays a été réunifié, nous sommes entrés en démocratie et, en dépit de quelques turbulences enregistrées ça et là, la paix se consolide, l’économie formelle se relance; l’espoir s’inscrit de nouveau à l’ordre du jour. Toute cette situation qui a plongé notre pays dans le chaos, loin d’être oubliée, doit plutôt nous servir de leçon et nous pousser à nous remettre profondément en cause, pour corriger les erreurs du passé et prendre le plus bel élan.

 

Voilà pourquoi:

Sur le plan sécuritaire, nous nous sommes engagés fermement à éradiquer les poches résiduelles d’insécurité dans certains territoires de la Province Orientale, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Des efforts seront intensifiés dans ce sens en vue de déboucher sur la sécurisation totale de nos populations ainsi que la cessation immédiate de violences de toutes formes et plus particulièrement les viols et tous autres actes infâmes et innombrables contre la femme,  la jeune fille et l’enfant.

Un programme de stabilisation et de reconstruction des zones sortant des conflits armés sera incessamment en place. De même, je voudrais rassurer les victimes de la catastrophe humanitaire provoquée par les agressions extérieures, les conflits internes et les atrocités de tous genres de mon engagement à poursuivre les efforts déjà entrepris, et de la solidarité des Congolais à éradiquer les causes de ce drame, en vue de la consolidation de la paix.

A cet effet, je rends hommage à nos forces armées, de police et de sécurité pour le travail abattu sur le terrain des opérations, dans un environnement extrêmement difficile, souvent au sacrifice de leurs vies. C’est ici, pour moi, le lieu de demander à tout notre peuple de leur apporter le soutien dont ils ont besoin en ce moment. Les cas isolés de dérapage et d’indiscipline relevés ça et là ne doivent pas être attribués à toute l’armée. C’est pourquoi les coupables ont été attraits devant les juridictions compétentes. Il en sera toujours ainsi.

Au plan social et économique, la crise multiforme qui frappe notre pays de plein fouet procède notamment de la conjoncture internationale qui n’épargne aucun pays du monde.

Mais elle ne saurait arrêter notre détermination d’aller de l’avant dans la mise en œuvre de notre programme de développement.

C’est pourquoi, à l’issue de la Conférence des gouverneurs de province qui vient de se tenir à Kisangani les 24 et 25 juin courant, j’ai instruit les chefs des Exécutifs provinciaux à remettre nos populations au travail productif de la terre, avec comme objectif à court terme, la mécanisation de l’agriculture et à moyen terme, l’autosuffisance alimentaire ainsi que la transformation de nos produits agricoles en vue de leur exportation.

C’est d’ailleurs sous ces auspices que s’ouvre demain et pour la toute première fois, ici à  Goma, la foire agricole.

Au plan de développement, je vous ai proposé un ambitieux programme de reconstruction nationale appelé les cinq chantiers pour changer le pays. Le Congo d’aujourd’hui ressemble donc à un vaste chantier que nous avons entrepris ensemble depuis décembre 2006. Ce programme qui prend de plus en plus corps, nous conduira certainement vers un réel développement endogène et intégral.

Plusieurs projets ont déjà démarré et sont en cours d’exécution. Notre peuple, plutôt que d’assister en spectateur ou en détracteur, doit s’en approprier en y apportant son concours.

Cependant, si on n’y prend garde, les antivaleurs qui s’enracinent au sein de la société congolaise à savoir: l’indiscipline, l’intolérance, la concussion, la gabegie financière ainsi que la corruption risquent de mettre en péril ce projet ambitieux.

 

Mes très chers compatriotes,

 

J’ai, dans ce sens, depuis le 06 décembre 2007, dénoncé à maintes reprises, la qualité préoccupante de la distribution de la justice dans notre pays.

Perçue à juste titre par le législateur comme garante de la paix civile et facteur indispensable à la stabilité politique ainsi qu’au développement économique et social, aujourd’hui, la justice est elle-même au banc des accusés.

Abusant de l’indépendance liée pourtant à la délicatesse et à la noblesse de sa charge, le magistrat se rend lui aussi coupable de dol, de concussion, de corruption et voire même des infractions de droit commun, avec une facilité déconcertante.

Quant à moi, garant constitutionnel du bon fonctionnement des institutions, je suis déterminé à mettre fin à cet état de chose, avec le concours des instances attitrées.

Dans cette perspective, j’entends tirer incessamment toutes les conséquences des conclusions des travaux de la deuxième session extraordinaire du Conseil supérieur de la magistrature tenus à Kinshasa du 11 au 23 juin courant. Il est temps que les opérateurs judiciaires choisissent leur camp; celui de servir ou de martyriser davantage un peuple meurtri et éprouvé par plusieurs années de conflits et de violences.

Je ne doute pas du reste, de tout le soutien que la population tout entière apporte à ces mesures qui, dans le plus bref délai, contribueront, à coup sûr, à garantir la justice et la sécurité judiciaire pour tous.

 

Mes très chers compatriotes,

 

L’année prochaine, notre pays va célébrer le cinquantenaire de son indépendance. Cette année jubilaire constitue un moment propice à la consolidation de notre vision commune de la République et de son avenir.

C’est dans cette perspective que le Commissariat général du cinquantenaire vient d’être mis en place avec pour mission principale de concevoir et de coordonner les activités commémoratives du 50ème anniversaire de notre indépendance. Ce commissariat est chargé également de reconstituer la mémoire collective du peuple congolais.

Comme on peut bien le constater, il s’agit là d’un cadre propice de réflexion offert à tous les Congolais en vue de leur permettre de donner des contributions substantielles à l’édification de la République Démocratique du Congo des cinquante prochaines années.

 

Mes très chers compatriotes,

 

Il y a lieu de noter en définitive que tous les pays du monde sont confrontés, à divers degrés, aux problèmes liés à la sécurité et au développement, qui demeurent des défis permanents.

Pour ma part, j’estime que nous sommes sur la bonne voie. Ne nous décourageons pas, soyons plutôt prêts à assumer chacun sa part de responsabilité, du reste incompréhensible au regard des potentialités immenses dont il est doté.

J’exhorte donc chacun de vous, hommes, femmes, gouvernants, élites de tous les secteurs d’activités, intellectuels, cadres ecclésiastiques de toutes les confessions religieuses, ouvriers, paysans, étudiants, jeunes et vieux, à un réarmement moral et patriotique en vue d’assurer des lendemains meilleurs à tout notre peuple et de léguer un pays plus beau qu’avant à nos enfants.

 

Bonne fête de l’indépendance.

Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo,

Je vous remercie.




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