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Remaniement gouvernemental
Des ministres «30%» à la porte de sortie
l Le chef de l’Etat a identifié ces ministres de la honte et la fatwa va très bientôt tomber sur eux, n’en déplaise aux pressions injustifiées

 

Remaniera ou ne remaniera pas le gouvernement ? La question reste suspendue sur les bouts des lèvres des observateurs. Au regard de l’annonce qui en a été faite par le chef de l’Etat, Joseph Kabila de l’entreprendre d’ici juin dans sa dernière interview accordée en mai au journal belge le Sdv, le suspens perdure. Visiblement des contingences retarderaient le réaménagement de l’équipe Muzito en rapport avec certaines pesanteurs liées à la capacité d’action des ministres et, aussi, des engagements liés à la fin des hostilités au Nord-Kivu et Sud-Kivu coulés dans l’accord du 23 mars 2009 signé à Goma entre le gouvernement et les anciens groupes armés dont le Cndp. De source fiable, on renseigne que le président Kabila se préparerait, pour la première fois, depuis le début des institutions issues des élections de 2006 à ce que d’aucuns estiment être un véritable « nettoyage à sec ».
Des raisons plausibles sont annoncées pour justifier cette profonde restructuration. Il y a d’une part, le fait que Joseph Kabila est à mi-mandat par rapport aux échéances électorales de 2011 et d’autre part, il est le seul qui devra présenter, au sommet de l’Etat, des comptes au peuple congolais en sa qualité de souverain primaire. Ni le Premier ministre issu des rangs du Palu ni des ministres Amp et alliés ne prendraient, le moment venu, sa place. D’où la nécessité qui s’impose pour lui de faire le bon choix des hommes qui devront l’accompagner d’ici le prochain scrutin présidentiel. Le poids des défis à relever est tel que le chef de l’Etat devrait s’entourer désormais des collaborateurs – au niveau du gouvernement - qui partagent la même vision que lui sur le destin de la République démocratique du Congo, des personnes intègres, dynamiques et convaincues de la démarche.
Le constat malheureux fait par le président de la République au cours de deux dernières interviews accordées à New York Times et Le Soir selon lequel, il n’a pas encore quinze collaborateurs sur lesquels il peut compter, tout au plus cinq, est non seulement une interpellation mais aussi un appel de pied à une nouvelle race des ministres voués à la cause nationale. Ce qui, logiquement, présuppose qu’opportunistes, courtisans… ayant fait preuve de mal gouvernance, de corruption, d’enrichissement illicite par le vilain jeu des commissions comme ceux communément désignés dans l’opinion des « Messieurs 30 % », n’auraient plus leur place au sein de l’Exécutif. C’est le prix à payer pour sonner l’hallali de la fin de la récréation.

Des pressions injustifiées
Il se fait malheureusement que dans les coulisses, on apprend qu’il y aurait des plénipotentiaires occidentaux parmi lesquels des ambassadeurs qui recommanderaient l’entrée au gouvernement en gestation de leurs « poulains ». C’est une vieille habitude souvent ressassée à la veille d’un remaniement gouvernemental. Dans les milieux généralement bien informés où l’on fait état de ces démarches, on les condamne avec véhémence car, il procéderait de la volonté de leurs commanditaires de maintenir au sein de l’Exécutif des « bois morts » servant leurs intérêts lorsqu’ils n’avancent pas des nouveaux noms qui ne feraient que leur jeu. Comment ne pas s’insurger en face de telles attitudes d’autant plus que parmi les « recommandés » il y aurait des champions de la mal gouvernance qui, en dépit de cela, ne voient que leurs intérêts individuels.
Heureusement que dans les milieux intéressés, on indique que cette vieille rengaine n’est plus de mise. Seuls les critères objectifs de mérite, de patriotisme, d’intégrité, de loyauté… prévaudraient. A ce jour, indique une source crédible, seul le Chef de l’Etat détient la clé du mystère du prochain remaniement de l’Exécutif. Les spéculations entretenues autour de cette question ne seraient que de la poudre jetée dans les yeux des naïfs. Tel est le cas du Cndp qui aurait exigé une dizaine des postes au gouvernement alors que le compromis dégagé entre les deux parties ne donnerait nullement à ce nouveau parti politique le droit de s’attribuer la part du lion. Tout au plus, il bénéficierait de quelques portefeuilles ainsi que d’autres anciens groupes armés qui ont choisi la voie de la paix.
Dans l’entretemps, l’opinion reste sur le qui-vive.
Ndong.M.N.

 

 

Venue au secours des victimes des guerres de l’Est
Mme la présidente du Nigeria ce dimanche à Kinshasa

Des sources concordantes proches du ministère des Affaires étrangères et du cabinet de Mme Olive Lembe Kabila, nous apprenons l’arrivée à Kinshasa pour ce dimanche 7 juin de Madame l’épouse du président de la République fédérale du Nigéria, Alhaji Umaru Musa Yar’Adua. D’après ces sources, Madame la présidente du Nigéria vient en visite de réconfort aux populations congolaises meurtries par les guerres à répétition à l’Est du pays, principalement dans le Nord et le Sud-Kivu, guerres à conséquences collatérales considérables, dont beaucoup de victimes ont été identifiées parmi les femmes et les enfants. Ces sources notent que Madame la présidente Turai Yar’Adua devrait rapporter personnellement les lots de matériels d’aide humanitaire aux sinistrés à Goma, n’eût été l’état de la piste de l’aéroport de Goma qui a connu des dédommagements considérables à la suite des volcans de l’an 2001, et dont les travaux de réfection ont été annoncés récemment.
Naturellement, c’est son homologue congolaise, Mme Olive Lembe Kabila qui accueillera l’hôte de la Rdc et réceptionnera le don du peuple nigérian aux victimes des guerres de l’Est.

Lr
 

Après le Gouvernement des verts

 Voici le parti des verts dans l’univers politique congolais

«Malgré l’importance stratégique de la République démocratique du Congo dans l’équilibre écologique de la planète, l’éveil écologique au sein de la classe politique congolaise était quasi inexistant et loin des préoccupations des leaders politiques congolais, depuis l’indépendance chèrement acquise le 30 juin 1960. Interpellés par cet état des choses, nous avons estimé qu’il était impérieux, de combler ce vide politique en créant le premier parti politique congolais, à vocation écologiste pour la sauvegarde de nos intérêts environnementaux et la gestion durable de nos ressources naturelles ». C’est sur ces mots que Mpembe Didace Bokiaga, président national, a lancé officiellement le Parti écologique congolais (Peco) dans l’univers politique de la Rdc le samedi 30 mai 2009. Cette cérémonie de sortie officielle du Peco a eu lieu entre l’avenue de l’Enseignement et le boulevard Triomphal en face du siège de cette formation politique.
Plusieurs personnalités politiques, de toutes tendances, ont pris part à cette cérémonie. Membres du gouvernement, députés et sénateurs aussi bien de la majorité que de l’opposition, les ambassadeurs et chefs des missions diplomatiques y étaient présents, sans compter de nombreux militantes et militants de ce parti habillés aux couleurs du parti que sont le blanc et le vert.
Comme pour fixer tout le monde, Didace Pembe, ancien ministre de l’Environnement, a soutenu que le Peco définit un parti écologiste comme étant « un mouvement politique qui défend l’environnement et lutte contre la pollution inhérente aux activités humaines, et ce, dans le cadre d’une conquête démocratique du pouvoir ». Comme responsables politiques, ceux de ce parti disent refuser de laisser aux seuls activistes et autres mouvements internationaux, la responsabilité et le privilège du combat pour la protection de l’environnement. Leur ambition est de s’impliquer aux cotés de tout acteur écologiste, dans le but d’apporter des réponses politiques durables aux revendications d’ordres environnemental et social.
A l’occasion de cette sortie officielle, Didace Pembe a tenu a rassurer sur le fait que le Peco n’est pas un mouvement associatif, ni un groupement altermondialiste, encore moins une Ong. « C’est un partenaire politique pour tous, car la sauvegarde de notre patrimoine environnemental commun doit être, en principe, un engagement citoyen pour tout congolais », a-t-il précisé. Le Peco a également pour objectif de conquérir démocratiquement le pouvoir, en adhérant aux plateformes politiques au sein desquels, son idéal pourrait mieux être atteint, pour l’intérêt général du peuple congolais. Didace Pembe a indiqué que son parti compte prioritairement sur « le soutien du chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange ainsi que sur les autres institutions de la République pour la réussite de nos actions environnementales et sur l’implication de tous, colorations politiques mises à part, pour la prise en charge de la gestion de notre environnement, dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et pour la reconquête intégrale de notre souveraineté ».
Par la voix de son président national, le parti écologiste congolais a demandé au ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel ainsi qu’à celui de l’Enseignement supérieur et universitaire, d’inclure à tous les niveaux, un cours sur l’écologie qui, pour cette formation politique, « est le gage d’une prise de conscience collective pour le respect de l’environnement par les décideurs de demain qui sont les élèves et étudiants d’aujourd’hui ».
Marthe Bosuandole

 


 



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