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Le sénateur Jeannot
Bemba Saolona n’est plus
Le
sénateur MLC Jeannot Bemba Saolona, père de l'ancien
vice-président de la République Jean-Pierre Bemba, est
décédé dans la nuit du mercredi 01 au jeudi 02 juillet à
la Clinique Saint Jean de Bruxelles en Belgique, de
suites d’une embolie pulmonaire, nous indique-t-on de
Bruxelles. Papa Bemba serait mort dans cet
établissement hospitalier où il a été acheminé après
avoir piqué une crise cardiaque à son domicile de
Waterloo. Les mêmes sources soulignent que son corps se
trouverait pour le moment à la morgue de la Clinique
Saint Jean de Bruxelles en attendant qu’il soit rapatrié
sur Kinshasa pour ses obsèques dans les tout prochains
jours. A Kinshasa, le deuil est organisé à son domicile,
sise avenue Pumbu, dans la commune de la Gombé en face
de l’ambassade du Canada.
Le lundi 29 juin, le
sénateur Jeannot Bemba Saolona, en vacances
parlementaires, avait été vu à la Cour pénale
internationale (Cpi) à La Haye où il a assisté aux
débats sur la demande de libération provisoire
introduite par les avocats de son fils, Jean-Pierre
Bemba, détenu depuis un an à la prison de Sheveningen.
Né à Libenge dans la
province de l’Equateur, en 1941, Jeannot Bemba Saolona a
consacré le gros de sa vie aux affaires, avant de se
lancer en politique au bénéfice de la politique
d’ouverture prônée par Mzee Laurent-Désiré Kabila. En
homme d’affaires, l’homme s’est distingué dans la
production et l’exportation du café ; et s’est aussi
essayé dans l’industrie manufacturière, l’alimentation
avec la chaine bien connu GB à Kintambo, puis le secteur
de transports. Dans ce dernier secteur, il est des
premiers congolais ayant osé dans l’aviation à travers
les compagnies d’aviation : Scibe-Congo et
Scibe-Airlift. Il assure encore la direction de la
société chargée de Service de Transports et Taxis
aériens, STTA. Ancien administrateur à la Sofide, à la
Bralima, Jeannot Bemba a été mieux connu du grand public
quand il assuma pendant plusieurs années les fonctions
de président de l’Association des entreprises du Zaire,
ex Aneza, l'actuelle Fec. Et il réussit à défier le
puissant Premier commissaire d’Etat de l’époque,
entendez Premier ministre, Kengo wa Dondo, actuel
président du Sénat, dans sa politique de maximisation
des recettes.
En politique, c’est
feu Laurent Désiré Kabila qui le nomma ministre de
l’Economie dans son gouvernement après l’avoir
temporairement arrêté. En 2007, il est élu sénateur pour
le compte du MLC, parti cher à son fils, le sénateur
Jean-Pierre Bemba. Il laisse derrière-lui une veuve et
de nombreux orphelins. T.L.
Udps : Tshisekedi renvoie dos à dos Mutanda et Beltchika
-
Le lider maximo ne se prononcera au sujet de la crise
qui sévit au sein de ce parti que lors de son retour à
Kinshasa annoncé pour bientôt
Qui
a dit que l’Union pour la démocratie et le Progrès
Social (Udps), hier, locomotive de l’opposition et,
aujourd’hui, fonctionnant comme un monstre à double
tête, pourrait encore représenter une force réelle
d’alternance aux prochaines échéances électorales qui
s’annoncent? Les observateurs avertis sont unanimes à
reconnaitre, à l’évolution de la situation, que la
machine politique de ce parti est particulièrement
grippée. C’est un signe de temps inaugurant des
lendemains désenchanteurs au cas où l’on n’arriverait
guère à refaire l’unité. Telles que les rancoeurs
s’expriment, les états d’âme explosent, on voit très mal
comment on pourrait recoller facilement les morceaux
surtout dans un domaine tel que la politique, terrain
par excellence de lutte d’intérêts et de confrontation
d’idées. On ne peut, au stade actuel, se douter de la
divergence fondamentale des points de vue creusant
l’écart entre les deux principaux courants en présence
auxquels se nourrissent des ambitions quelques fois
égoïstes des courtisans et autres opportunistes. Entre
le courant Mutanda, du nom de son secrétaire général et
celui qu’incarne Beltchika, on est assurément loin
d’enterrer la hache de guerre pour les beaux yeux de
leurs « combattants ». Une preuve vient, une fois de
plus, d’être donnée lors de la tenue à Bruxelles, dans
la capitale belge, du 19 au 22 juin des assises qui ont
réuni ce que l’on appelle le G 16, un groupe des bonzes
du parti. Les déclarations émanant de toutes les parties
constituent un véritable déballage avant même que l’on
s’engage sur la dernière ligne droite. Contrairement à
ce qui a été annoncé par une certaine presse, Etienne
Tshisekedi n’a pas pris part à cette rencontre, ni à
l’ouverture ou à la clôture. Au contraire, il a renvoyé
les deux parties dos à dos indiquant qu’il ne se
prononcerait, à ce sujet, qu’à son retour à Kinshasa.
La déclaration politique publiée, à l’issue de cette
rencontre, qui a regroupé autour du secrétaire général,
Alexis Mutanda, et non du président national, Valentin
Mubake, président du comité national, des cadres de
l’Udps /extérieure venus de tous les continents a, une
fois de plus, pêché par l’excès de zèle. Comme si l’on
était encore à l’époque de Mobutu, l’Udps exige dans son
pamphlet « la démission immédiate du Pouvoir
actuel ». La réponse est venue, à ce sujet, sur le
site Udpsonline d’un militant répondant au nom de Willy
Fram Mbiya qui considère que les assises de Bruxelles
ont été un échec, une réunion informelle, organisée par
une structure informelle, qui n’avait de compte à rendre
à personne et qui a une couche informelle.
Sceptique quant à la position prise par le courant de
Limeté, Mbiya observe ce qui suit : « Alors que la
communauté internationale représentée par l’Onu et
l’Union européenne ne ratent aucune occasion de se
féliciter d’avoir organisé en Rdc les meilleures
élections post-conflits et qui ont couronné le processus
de démocratisation qu’ils ont piloté, nos rêveurs
soutiennent que « Nombreux démocrates et humanistes
avouent un peu partout dans le monde, avoir été induits
en erreur sur la solution préconisée pour résoudre la
crise congolaise ». Et d’ajouter : « Alors que tous les
partenaires reprochent à l’Udps le boycott des élections
et d’avoir manqué de lui offrir une autre alternative,
nos rêveurs écrivent que « Tous les analystes de bonne
foi n’hésitent plus à donner raison à l’Udps ».
Mbiya a poussé le bouchon encore loin en indiquant que
« la participation (à la messe de Bruxelles) était non
représentative et aucun jour, les 35 cadres ne se sont
retrouvés ensemble et aucun n’avait un mandat formel de
sa base, pas même les organisateurs encore moins les
membres d’honneur. Tous se sont présentés en leurs noms
propres, ils n’engagent pas leurs structures
d’origine ». Selon lui, François Mpuila, le président de
l’Udps/Belux et Raphaël Kashala avaient un agenda caché
en projetant cette réunion. Les mauvaises langues disent
que Tshisekedi leur aurait lui-même déclaré au terme de
ces assises : « Allez vous entendre avec ceux qui ont
fait le congrès ». Qu’on le veuille ou pas, le drame,
c’est qu’en Rdc, dans les partis dits de l’opposition,
l’unanimité ne se dégage que lorsqu’il s’agit de
combattre le pouvoir mais en leur sein, les règles
démocratiques sont totalement bafouées. Il suffit de se
rendre compte de leurs mécanismes de fonctionnement pour
s’en convaincre. Où va l’Udps ? L’avenir le confirmera.
La République
Par souci de bien conserver les corps à Lubumbashi
Moïse Katumbi offre une morgue moderne aux habitants de
la Kenya
Le
gouverneur Moise Katumbi vient d’of-frir une morgue
moderne à ses administrés de la commune Kenya de
Lubumbashi, dans la province du Katanga. Cette morgue
construite dans l’enceinte de l’hôpital général de
référence, situé dans cette commune, est équipée d’une
salle de nettoyage des corps avec de l’eau courante,
d’un frigo mortuaire qui a une capacité de contenir six
corps. Le tout, construit dans un bâtiment bien pensé
par l’ingénieur en construction. Dans cette morgue, le
constructeur a même jugé utile d’y construire des
toilettes, non pas pour les morts mais, pour le public
qui fréquentera ce lieu où l’on se sent secoué jusque
dans les entrailles. Sa mise en service a eu lieu le 30
juin dernier, jour de l’anniversaire de l’accession du
pays à l’indépendance.
Au jour de la mise en service de cette morgue, plusieurs
allocutions ont été tenues par des différentes
personnalités qui ont pris part à cette cérémonie. Le
bourgmestre de la Kenya a rappelé à la mémoire
collective que, « depuis la création de cette
commune, c’est la première fois qu’est érigée une
morgue ». C’est pour cette raison que les morts sont
vite enterrés, faute de lieu de conservation des corps,
a-t-il indiqué. Le médecin directeur de l’hôpital
général de référence a indiqué que son institution a eu
à souffrir plusieurs fois du comportement incivique de
certains compatriotes mal intentionnés. Ces derniers
détruisent et volent ce qu’ils trouvent sur leur passage
dans ce lieu d’intérêt public. Il apparait clairement
que la beauté de cet ouvrage est une véritable mise à
l’épreuve du sérieux des habitants de la commune Kenya.
Allant dans le même sens, le représentant du donateur,
Gilbert Simbi, le chargé de missions du gouverneur,
estime que la meilleure façon pour la population de la
Kenya de présenter sa gratitude à Moïse Katumbi, c’est
de garder en bon état ce bijou. Car, a-t-il dit, « en
offrant cette morgue, le donateur montre son souci
ardent et permanent de voir toutes les couches de la
population y accéder sans problème. Autrefois, garder
un mort à la morgue était l’apanage des seuls nantis de
la ville». Gilbert Simbi a, à cet effet, invité les
gestionnaires de cette morgue de tenir compte de cette
réalité et d’en faire bon usage à la satisfaction de
tous. Cette morgue, située à côté de l’église doit être
un véritable lieu de recueillement et non de dispute, ni
de dissension familiale, a rappelé Gilbert Simbi au
public présent à cette cérémonie.
La cérémonie s’est poursuivie par la visite des lieux,
précédée par la coupure du ruban symbolique et la remise
des clés par Myriam Katumbi au médecin directeur de cet
hôpital public.
Marthe Bosuandole
30 JUIN A BRUXELLES
L’Ambassadeur Henri Mova parle de la nouvelle vision de
la diplomatie de Joseph Kabila et rassure la diaspora de
Belgique
Dans
un style plus con-cret que protocolaire, le nouvel
ambassadeur de la Rdc à Bruxelles, M. Henri Mova Sakani
a inscrit la diplomatie congolaise à Bruxelles dans le
réalisme. Preuve, « cette nouvelle célébration de
l’indépendance de notre pays risquait, cependant, comme
tant d’autres célébrations dans le passé,
d’être emportée dans le long fleuve monotone des
solennités inhérentes à ces festivités.... » C’est
par cette observation que l’ambassadeur extraordinaire
et plénipotentiaire de la République démocratique du
Congo près le Royaume de Belgique, le Royaume des Pays
Bas, le Grand-duché de Luxembourg, l’Union européenne,
Henri Mova Sakani a introduit son allocution à
l’occasion du 49ème anniversaire
de l’indépendance de son pays. Un anniversaire, le
premier pour lui à Bruxelles, célébré dans la salle de
fêtes de l’ambassade de la Rdc à Bruxelles avec des
Congolais en liesse et plus détendus et confiants
qu’autrefois.
En effet, réaliste, Mova a su saisir les singularités de
cet évènement. Il a fixé les personnalités présentes sur
la signification profonde de ce 49ème anniversaire.
Par ailleurs, son réalisme est constaté aussi dans le
message qu’il a adressé à ses compatriotes venus cette
fois plus nombreux que d’habitude à l’ambassade à
l’occasion de la fête nationale.
En l’occurrence, Henri Mova a eu l’esprit d’à propos en
exhortant ses compatriotes vivant en Belgique de
privilégier, au delà de leurs différentes sensibilités,
l’intérêt national : « malgré nos divergences
politiques, sachons que nous sommes d’abord congolais.
De ce lien fort, découle un destin commun que nulle
polémique ne pourra jamais rompre ». Rupture ! A la
place de la suspicion d’antan entre l’ambassade de la
Rdc et sa diaspora de Belgique, s’installe la
confiance.
Quand on sait que la Belgique est souvent perçue comme
un terreau de l’opposition, la pertinence d’un tel
propos n’est plus à démontrer. Ce message va dans le
sens de l’apaisement et du dialogue. Car il reste ouvert
aux suggestions venant de tout le monde afin de joindre
tous les efforts pour l’avènement d’un Congo en paix et
pourquoi pas aussi de l’Afrique et du reste du monde.
A en croire Henri Mova, l’ambassade de la Rdc à
Bruxelles sera désormais un lieu de solidarité et de
confiance mutuelle entre Congolais. A ce sujet,
l’ambassadeur Mova a salué la participation nombreuse
des Belges d’origine congolaise aux dernières élections
européennes et régionales belges.
Par ailleurs, dans le registre des singularités de cet
évènement, il y a également la coïncidence de cet
anniversaire et l’importance que revêt la représentation
belge. Désormais, celle-ci englobera la Belgique, les
Pays Bas, le Grand-duché du Luxembourg et l’Union
européenne. Ce déploiement diplomatique en Belgique
succédant à une crise entre le la Belgique et la RDC
montre le courage et la volonté de ces deux pays
d’inaugurer une ère nouvelle de leurs rapports.
A ce sujet, l’ambassadeur Mova a salué la lucidité et le
courage de deux gouvernements belge et congolais. En
substance, le nouvel ambassadeur disait dans son
discours : « pour nous, nulle ombre d’un doute la
Belgique demeure un partenaire de premier plan pour la
République démocratique du Congo. Que ces 49 ans soient
donc l’occasion de chanter l’amitié belgo-congolaise ».
A l’égard des Pays-Bas, Henri Mova a tenu des propos
sincères en soulignant le caractère excellent des
rapports avec ce pays. « Il y a lieu de saluer
l’évolution heureuse de notre coopération qui place le
Royaume des Pays Bas dans le peloton de tête de notre
partenariat au développement », a-t-il reconnu.
Quant au Grand-duché de Luxembourg, le nouvel
ambassadeur a fait l’éloge de la qualité des échanges
entre ce pays et la Rdc. Ces rapports, a-t-il rappelé,
sont dominés par la sérénité. S’agissant des ACP, Henri
Mova a un credo : la solidarité comme moyen commun de
faire face à la crise. C’est pourquoi, le diplomate
congolais souhaite voir les États cheminer vers une
intégration économique.
Pragmatique, Henri Mova, à peine arrivé, n’est pas resté
indifférent au dernier scrutin européen. La proximité du
49ème anniversaire
de l’indépendance du Congo et la tenue de ces élections
est l’une de ces singularités au plan politique. Pour
Mova, les résultats de celles-ci soulignent le dynamisme
de la démocratie au sein de l’Union européenne, ainsi
que le caractère irréversible de l’intégration
européenne. Toujours dans le discours de l’ambassadeur
Mova, la Rdc est devenue un partenaire naturel et
incontournable dans le concert des nations. Ceci grâce
aux réalisations au plan intérieur : « après les
défis de la réconciliation nationale, de la
démocratisation de la vie politique, de la consolidation
de la paix avec notamment l’aide de nos partenaires, le
gouvernement congolais s’est lancé dans un vaste
programme de reconstruction sur l’ensemble du
territoire national ».
Ces réalisation traduisent la vision du chef de l’Etat,
le président Joseph Kabila Kabange, formalisée sous le
concept Cinq Chantiers qui visent la réhabilitation des
infrastructures de base, à savoir la santé, l’éducation,
l’eau, l’électricité et l’emploi. Il y a lieu de
souligner, disait Mova, l’assainissement du cadre
macro-économique et la création des conditions
favorables aux investissements.
A titre d’exemple, la croissance économique est en
moyenne, supérieure à 6%, une augmentation des
investissements de plus de 186%...Au niveau régional, on
note le réchauffement des relations diplomatiques entre
la Rdc et ses voisins (le Rwanda, le Burundi et
l’Ouganda) matérialisé par l’échange des ambassadeurs.
Ces propos qui décrivent des efforts concrets prononcés
devant des nombreux invités représentant des
institutions internationales à Bruxelles ont de quoi
rassurer. Surtout dans le domaine de la protection de
l’environnement et la lutte contre la dégradation du
climat. Ainsi, le Congo, grâce à l’exploitation du
barrage d’Inga avec une capacité de 40 000 Mega Watts
pourra fournir de l’énergie verte à toute l’Afrique. Et
participer à la gestion du développement durable.
Le sens de sa nomination à Bruxelles
Parlant enfin de sa nomination, l’ambassadeur Mova la
situe dans le cadre de nouvelles lignes philosophiques
de la diplomatie tracées par le président Joseph Kabila
Kabange. Il s’agit de la diplomatie de développement.
Celle-ci exige beaucoup de pragmatisme.
En effet, soucieux d’un monde plus juste, d’un système
d’échanges équitable, le Congo pays épris de paix, veut
développer un système de coopération allant dans le
sens de la concorde entre les peuples pour un partage
juste des richesses pour la sauvegarde de
l’environnement face aux nouvelles menaces planétaires.
C’est cette nouvelle conception de la diplomatie que
l’ambassadeur Henri Mova essaiera de mettre en œuvre
avec réalisme.
Anticipant sur le 50ème anniversaire,
Henri Mova Sakani a déclaré que : « l’année que nous
célèbrerons l’année prochaine, année que nous
souhaitons être l’année du Congo en Belgique ».
Jean BOOLE EKUMBAKI
Correspondant auprès de l’Union européenne
Contrairement aux fausses rumeurs
Tabu Ley se porterait mieux à Bruxelles
La
rançon de la gloire est souvent difficile à assumer. Le
célèbre artiste congolais, Tabu Ley alias Rochereau en
paye le prix à cause de la maladie qui le terrasse
depuis l’année dernière. Bien qu’il ait subi des soins
appropriés en 2008 et au premier trimestre de 2009, en
Belgique, l’accident cardio-vasculaire (Avc) est loin de
le lâcher. La semaine dernière, de folles rumeurs ont
circulé à Kinshasa faisant état de la mort de ce
chanteur talentueux sans pourtant que cette information
ne soit confirmée. Il est, de ce fait, vivant. Aux
dernières nouvelles, Tabu Ley qui a fait le déplacement
de la Belgique particulièrement à Bruxelles où il est
admis en soins intensifs, se porterait de plus en plus
mieux. Et ses médecins soignants sont rassurants à
propos de sa santé, nous signale un compatriote vivant à
Bruxelles. La République profite de cette occasion, pour
lui souhaiter prompt
rétablissement.
Lr
Le Palu Willy Makiashi veut conditionner Joseph Kabila
Dans un exercice philosophico-politique aux contours
très flous, le Palu Willy Makiashi, actuel Adg de la
Société Nationale de Loterie, Sonal en sigle, a eu
toutes les peines du monde à faire avaler aux
téléspectateurs de la chaîne de télévision Cmb, les
syllogismes de son raisonnement militant. En effet,
intervenant dans l’émission Nouvelle Donne, où il était
invité, et rediffusée le matin du jeudi 2 juillet 2009,
ce cadre du Palu s’est hasardé à établir, pêle-mêle, des
liens politiques entre Joseph Kabila, Antoine Gizenga et
Adolphe Muzito, le Premier ministre en fonction.
Pour ce cacique du Palu, habitué au culte de la
personnalité, Gizenga, qui a la chance exceptionnelle
d’assister vivant à sa glorification en tant que «héros
national», serait cette pierre angulaire que les
bâtisseurs avaient négligée et que Joseph Kabila a
récupérée pour en faire la principale de l’angle.
Ponctuant ses propos de plusieurs images et expressions
sacrées, Makiashi Willy a frôlé l’adoration en affirmant
que la présence de Gizenga à la tête du gouvernement a
été le facteur déterminant de la préservation de l’unité
nationale, car grâce au grand cordon de l’ordre national
des héros nationaux Kabila-Lumumba, la fracture
Est-Ouest a pu être évitée.
Visiblement très inspiré des écritures saintes, Makiashi
a achevé son sermon politique, philosophique et
religieux par une image biblique en comparant le passage
des témoins entre Gizenga et Muzito au transfert des
pouvoirs entre Moise et Josué à la fin du ministère du
premier. Gizenga étant le Moise et Muzito le Josué à
qui incombe la lourde tâche de faire entrer le peuple
congolais à la ‘’terre promise’’ comme le vrai Josué fit
entrer le peuple d’Israël plusieurs milliers des siècles
auparavant. Mais au lieu que l’Adg de la Sonal limite sa
pensée à son ‘’Moise’’ et à son ‘’Josué’’, cet
intellectuel d’assez bonne envergure s’est hasardé à
mêler le chef de l’Etat dans son exercice périlleux en
le présentant comme totalement dépendant de ces deux
personnalités dans la réussite de sa mission à la tête
du pays. En effet, pour lui, Joseph Kabila aurait trouvé
au Patriarche et à son successeur à la primature les
oiseaux rares dont il avait tant besoin pour réussir son
œuvre de redressement du pays. Ils seraient même, selon
Makiashi, les rares personnes que le numéro un du pays
recherche désespérément autour de lui comme
collaborateurs crédibles, partageant le même idéal de
développement de la Rdc.
S’il est vrai que l’accord conclu entre le Palu et
l’Amp, aux lendemains du premier tour de l’élection
présidentielle de 2006 tient encore la route, force est
de reconnaître que Willy Makiashi s’est donné un peu
trop des libertés dans ses pensées parfois assez mal
agencées. De prime à bord, il faut relever que ce cadre
du Palu distille son discours en fonction de la
température politique du moment entre l’Amp et le Palu.
S’il s’est permis de donner, dans le contexte politique
actuel, libre cours à ses émotions partisanes jusqu’à
encenser Joseph Kabila, ce qui n’est pas mauvais, on ne
peut pas s’empêcher de relever les propos très acerbes
que l’intéressé avait tenu, quelques jours plus tôt, à
l’encontre du Directeur de cabinet du chef de l’Etat
qu’il avait traité de tous les noms d’oiseaux lorsque le
ciel s’était complètement obscurci au dessus de la
primature suite à la lettre qu’avait adressé le Dircab
du chef de l’Etat à son ‘’Josué’’. Interprété par tous
les tabloïds kinois comme le signe qui annonce la fin,
Willy Makiashi s’était violemment pris au Professeur
Lumanu qu’il avait traité d’initiateur de la fronde anti
Muzito alors que le contenu de la lettre de celui-ci
n’avait rien contre son ‘’Josué’’.
Cette hargne à défendre mordicus, et contre tous, le
Palu est regrettable de la part de ce monsieur qui
oublie que le chef de l’Etat n’est pas du Palu et qu’il
dispose aussi de ses collaborateurs en qui il a
confiance. Si le climat politique actuel est favorable à
Muzito du fait des vacances parlementaires, Makiashi ne
doit pas oublier que le bilan cumulé de Gizenga et de
Muzito ne prête guère à l’optimisme et que ce n’est pas
de la faute du Dircab du chef de l’Etat si la gestion de
Muzito est mise sous tutelle. Cela démontre
l’opportunisme de cet homme.
En outre, il y a lieu de dénoncer la légèreté de ce
raisonnement qui est digne d’un militant sectionnaire du
Palu complètement déconnecté des vraies réalités
politiques. Makiashi sait pertinemment bien que le chef
de l’Etat n’a jamais élevé Antoine Gizenga en qualité de
héros national de son vivant. Même s’il peut mériter
cette qualité, la vérité est qu’il ne l’est pas encore.
Donc, que Makiashi arrête de distraire l’opinion avec
ses arguments fallacieux.
Somme toute, en analysant ce discours, on finit par
comprendre que Makiashi n’est pas si fou que l’on peut
le croire. Son discours rentre dans le vaste schéma
politique du Palu qui consiste à conditionner le chef de
l’Etat afin de le contraindre à maintenir le ‘’gentlemen
agreement’’ conclu entre le Palu et l’Amp. Ayant gouté
au gâteau du pouvoir, le Palu ne veut plus lâcher le
morceau quand bien même que son bilan est de plus en
plus contesté. On veut faire une pression morale et
politique sur le Président de la République pour
sauvegarder des intérêts privés. En politique, cela
n’est pas si mauvais sauf que l’art de diriger la cité
comporte au moins une éthique. Celle-ci veut qu’un parti
politique ne prenne pas un pays en otage, d’une part, et
de l’autre, qu’il ait la sportivité de reconnaître
l’échec lorsque son action n’a pas réussi à apporter des
solutions aux problèmes de la population.
C’est cela la vérité. Il ne faut donc pas chercher à
forcer la main du chef de l’Etat que l’on connait
respectueux des accords. Le respect des accords ne doit
pas éclipser les intérêts supérieurs de l’Etat qu’est
appelé à défendre le numéro un des institutions.
Celui-ci est conscient de ses responsabilités ; il
n’appartient donc pas à un théoricien de parti politique
de l’obliger à demeurer dans une voie donnée. Kabila
n’est pas à conditionner.
Charles Mukonkole
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