Le chantier routier continue au Katanga
169.000 dollars pour l’aménagement d’une route

Aux premières heures du jeudi 30 avril dernier, le gouverneur de la province du Katanga, Moise Katumbi Chapwe est allé au croisement des avenues Laurent Désiré Kabila et Lumumba, dans la ville de Lubumbashi afin de se rendre compte de l’état d’avancement des travaux à ce point de la ville. Pour l’autorité provinciale, les immondices qui ont élues domicile dans ce lieu doivent laisser définitivement place à la propreté.
En effet, le gouvernement provincial venait de disponibiliser une somme de 169.000 dollars américains qu’il a confiée à l’Office des voiries et drainage pour que l’ouvrage en béton soit prêt dans un maximum de 20 jours d’exécution.
Pour les responsables de la direction des voiries et drainage, ces travaux consisteront à faire le décapage de la couche existante. Pour ce faire, on n’y enlèvera plus ou moins 40 cm pour refaire 20 cm en latérite stabilisé à la chaux avant de couler un béton légèrement armé.
Cette descente de l’autorité provinciale sur le lieu d’exécution des travaux prouve qu’il n’est plus question de perdre du temps dans les paperasses et la bureaucratie, mais prendre des décisions au profit du bien-être des administrés.
Marthe Bosuandole

 

Manifestation de soutien au Park hôtel à Lubumbashi
Le gouverneur Moise Katumbi s’est prononcé

Les visites des manifestants au gouvernorat du Katanga ne se comptent plus. Ces manifestations sont vues pour l’autorité provinciale comme un signe fort d’expression démocratique. Ainsi, le 30 avril 2009, un groupe de manifestants en protestation contre un jugement dans le dossier du Park Hôtel de Lubumbashi est venu exprimer son mécontentement à l’autorité provinciale face à la spoliation de cet hôtel. Pour le porte-parole des manifestants, l’immeuble appartiendrait à M. Ngezayo mais serait spolié par un certain Raymond. A travers cette marche, les manifestants ont voulu exprimer leur ras-le-bol ; car trop c’est trop, a soutenu leur porte-parole. Ces manifestants ont dit faire appel à l’autorité afin de préserver la paix sociale et que Ngezayo soit remis dans ses droits.
Dans sa réponse aux manifestants qui ont envahi l’enceinte du gouvernorat, Moise Katumbi a reconnu à ces citoyens congolais le droit à la marche pacifique pour dénoncer les injustices sociales dont ils se sentent victimes. Le gouverneur de province a clairement indiqué que les services compétents ne lui avaient pas encore signifié quoi que ce soit sur ce dossier.
Sauf, a-t-il précisé, « ayant évolué dans ce milieu, je sais que Park Hôtel est une propriété de M. Ngezayo », ces mots du gouverneur ont soulevé une clameur de joie du côté de la foule. Le chef de l’exécutif provincial a cependant indiqué à ces visiteurs que « maintenant que nous sommes informés, nous allons laisser la justice faire son travail afin de remettre chacun dans ses droits. C’est seulement à ce moment que nous saurons si oui ou non, M. Ngezayo a vendu Park Hôtel. Pour l’instant, il n’est pas encore question que Ngezayo soit mis dehors avant que la justice fasse son travail ».
«Le Katanga a une superficie égale à celle de la France, a-t-il ajouté, ce n’est pas tant une question de terre qui doit autant perturber la paix sociale. Si quelqu’un a besoin de construire un hôtel, il n’a qu’à venir et nous lui donnerons une parcelle», a-t-il dit en souriant.
La situation a été décantée au milieu de cette foule où l’on pouvait reconnaître aussi bien des agents du Park Hôtel que leurs épouses et enfants, mais aussi des jeunes gens et filles surchauffés.
Marthe Bosuandole

 

A l’occasion du defile du 1er mai au Katanga
Le gouverneur Katumbi prône le retour à la terre auprès des travailleurs
Dans la province du Katanga, la célébration de la Journée du 1er mai, fête des travailleurs, a été marquée par un important défilé sur la place de la Poste à Lubumbashi, sur l’initiative de l’intersyndical. Différents syndicats, entreprises et établissements ont pris part à cette manifestation. Les membres du gouvernement provincial, de l’Assemblée provinciale et de la mairie ont accompagné les travailleurs qu’ils ont d’ailleurs encouragés.
Dans son mot de circonstance, le président de l’intersyndical a plaidé pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs de la Société nationale de chemin de fer du Congo, Sncc.
Le gouverneur de province, l’honorable Moise Katumbi qui était présent à cette manifestation, a de son côté rappelé à l’assistance que le meilleur moyen de lutter contre la crise c’est de retourner aux champs. C’est la raison pour laquelle, il y a deux ans, a-t-il précisé, j’appelais la population à retourner au champ. L’autorité provinciale n’est pas allée par quatre chemins pour dire à ses administrés qu’on ne peut plus continuer à bercer l’espoir du développement du pays ou de la province sur le cuivre ou d’autres matières premières bien que le prix du métal jaune commence à augmenter sur le marché international.
Pour l’honorable Katumbi, cette crise devait nous faire réfléchir afin de travailler la main dans la main pour le développement du pays. Les tracteurs que le chef de l’Etat nous a envoyés sont là, pour lutter contre la crise alimentaire, mais contribueront également à créer des emplois.
Une entreprise comme la Générale des carrières et des mines (Gécamines) doit faire un effort pour augmenter sa production. Car, a-t-il indiqué, si cette entreprise n’agit pas de la sorte, le Katanga ne pourra remettre son économie sur les rails.
Le gouverneur de province a profité de cette occasion pour annoncer à l’assemblée présente, composée essentiellement des parents, que son équipe est en train d’aménager un centre de rééducation à Kasapa afin de remettre tous les enfants de la rue à l’école. Il a en même temps, interpellé les parents sur leur sens de responsabilité.
Car, a conclu Moise Katumbi, un parent responsable ne va pas tolérer de voir son enfant dans la rue quelque soit le niveau de la crise qui frappe le ménage. Les parents doivent donc faire preuve de responsabilité dans l’éducation de leur progéniture.
Marthe Bosuandole

 

 

Les ministres Mabunda et Kisimba Ngoy chez Moise Katumbi

Deux membres du gouvernement central, le ministre des Affaires foncières, Mage Kisimba Ngoy, et sa collègue du Portefeuille, Jeannine Mabunda ont été reçus par le gouverneur de la province du Katanga, Moise Katumbi Chapwe, le 29 avril dernier à Lubumbashi.
Reçu le premier, le ministre des Affaires foncières, a tenu à préciser qu’il était parti voir le chef de l’exécutif provincial afin de s’enquérir de la santé foncière de la province. Car pour Mage Kisimba Ngoy, c’est l’autorité provinciale qui gère la province au quotidien, alors que le ministre « se contente des rapports et missions effectuées sur une moyenne d’une fois par mois. En venant sur place, il est question d’avoir l’impression du gouverneur par rapport aux instructions données dans le secteur foncier et voir comment les choses évoluent  sur le terrain», a soutenu le ministre des Affaires foncières.
Après son tête à tête avec le ministre des Affaires foncières, Moise Katumbi a eu un entretien avec la ministre du Portefeuille, Jeannine Mabunda. Rien n’a filtré de cet entretien. Au sortir de cette audience, la presse a tenu à entendre madame Mabunda s’exprimer sur le problème de la Société nationale de chemin de fer du Congo, Sncc. A ce sujet, la ministre a indiqué que le problème de la Sncc concerne avant tout les agents de cette entreprise.
De ce fait, elle s’est refusé de parler de tout sur la place publique, par respect pour ces agents. « Nous nous sommes compris, a-t-elle dit, le gouvernement central et particulièrement le chef de l’Etat a eu à cœur ce problème et s’est investi aux côtés du Premier ministre pour permettre de débloquer deux millions de dollars américains sur le protocole de 5.400.000 dollars qui était signé, de manière à ce que l’on commence à faire des progrès. Pour le moment, le gouvernement a fait sa part, pense Jeannine Mabunda, il n’y a pas de triomphalisme à avoir parce que la situation de la Sncc est dure, et nécessite des efforts de plusieurs mois sur le long terme pour voir des impacts sur l’entreprise et sur ses agents. Le gouvernement ayant fait sa part, a poursuivi la ministre, je sais le sens de responsabilité des agents de la Sncc. Je sais leur confiance, je sais leur courage, et je pense qu’avec eux, nous pouvons avancer », a conclu la ministre du Portefeuille.
Marthe Bosuandole

 




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