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En prévision des opérations de révision
du fichier électoral
L’Udps et le Mlc affûtent les
armes pour 2011
-
Mais le parti cher à Etienne Tshisekedi
qui s’est réveillé pour les élections, porte toujours
les germes de son auto-exclusion
Hier,
c’était le Mlc à travers son secrétaire général François
Muamba qui a appelé les populations des deux Kasaï à
s’enrôler massivement pour les futures élections, dont
notamment les municipales, aujourd’hui c’est au tour du
parti cher à Etienne Tshisekedi wa Mulumba, l’Udps, de
se réveiller à travers des déclarations d’espoir pour sa
participation au futur processus électoral qui démarre
ce dimanche 7 juin à Kinshasa par la révision du fichier
électoral. L’Union pour la démocratie et le progrès
social (Udps) a appelé, au cours d’un point de presse
tenu le mardi dernier, ses militants à prendre
déjà part aux opérations de révision du fichier
électoral.
Cet appel de ses militants à l’enrôlement
est un tournant décisif de ce parti qui s’était
librement exclu du processus électoral de 2005-2006-2007
sous des prétextes aussi fallacieux qu’irréalistes
laissant ainsi des jeunes partis politiques comme le
Pprd et le Mlc dominer la vie politique nationale. Si
l’on peut saluer cette décision de voir pour la première
fois ce parti vouloir se mesurer à d’autres par des
élections, on relève néanmoins les séquelles de blocage
dans la démarche de ce parti. Voulant toujours se
comporter en hors-la-loi, ce parti a indiqué avoir écrit
à la Commission électorale indépendante (Cei) pour être
membre de la future Commission électorale nationale
indépendante, Ceni. Selon ce parti, sa participation à
la composition de cette institution citoyenne constitue
un gage de transparence de ces élections.
Si le souci de transparence des élections
s’avère légitime pour l’Udps, il est plutôt étonnant que
ce parti qui ne peut manquer en son sein des cadres,
puisse toquer à des portes inappropriées pour demander
l’intégration dans la future Commission électorale
nationale indépendante. Un parti sérieux devrait savoir
que la loi sur l’organisation et le fonctionnement de la
Ceni se discute actuellement à la chambre basse du
Parlement, et que seule la loi dont question définira
les critères de choix de ses membres, non pas la Cei qui
joue aux prolongations dans l’attente de la mise en
place de la Ceni. Et, même sous la formule Cei, il
n’appartenait pas au Bureau de désigner ses membres qui
étaient l’émanation des ex-composantes et entités.
A moins que cela soit le fait de
l’ignorance des lois et de la marche politique du pays,
cette démarche de l’Udps ressemble à bien d’autres qui
ont condamné de tout temps ce parti à l’autoexclusion.
Alors que le parti d’Etienne Tshisekedi avait bel et
bien signé l’Accord global et inclusif de Pretoria et
Sun City, -pour ne prendre que cette partie de
l’histoire-, en sa qualité de parti politique et non de
composante, l’Udps a librement décidé de ne pas faire
partie des institutions de la transition décidant de
s’activer à préparer les élections. Mais quand sonna
l’heure du démarrage du processus électoral, ce parti,
encore lui, commit le grand péché de refuser d’aller aux
élections et de demander aux Congolais de ne pas
s’enrôler pour participer aux élections (les deux Kasaï
l’avaient massivement suivi), crachant ainsi sur tous
les sacrifices consentis par la communauté
internationale et la population congolaise. Et ce, en
dépit de toutes les démonstrations lui faites par des
personnalités diverses et différents experts
internationaux en matière électorale sur la crédibilité
du processus électoral.
Malgré l’implication des présidents
sud-africain Thabo Mbeki et congolais Sassou Nguesso et
aussi de l’Union européenne à travers des personnalités
telles que le président de la Commission européenne,
José Manuel Barroso ; le haut représentant Javier Solana,
le Commissaire Louis Michel ainsi que les Nations unies
à travers son Secrétaire général de l’époque, Koffi Anan,
la mission du Conseil de sécurité et sa mission en Rdc (Monuc),
ce parti dit niet aux élections ruinant le peu de
crédibilité qui lui restait.
Comme pour distraire l’opinion, ce parti
avait feint à un moment de regagner le processus tout en
alignant les raisons d’un blocage, en exigeant que son
parti soit représenté au bureau de la Cei et que les
bureaux d’enrôlement lui soient rouverts sur tout le
territoire national à un moment où le processus était en
avance.
Ses animateurs ont ainsi démontré à la
face du monde qu’ils n’avaient que faire des élections,
encore moins du pouvoir, pourvu que le mythe d’opposants
soit sauvegardé et les garanties d’asile politique pour
les familles à l’extérieur du pays gardées intactes.
Comme si la mort politique de ce parti était préméditée
au profit d’autres partis, certains de ses dirigeants
qui avaient poussé ce parti en dehors du processus dont
l’ancien directeur de campagne du leader de l’Udps,
Gaston Dyndo et l’ancien chargé de la communication de
ce parti, Jean-Baptiste Bomanza, se sont réfugiés auprès
du président du Mlc pour l’appuyer aux élections.
Avec la nouvelle dynamique issue du
congrès organisé par le groupe Beltchika et la
détermination du groupe Mutanda de ne pas rater aux
rendez-vous électoraux, l’Udps garde tous les atouts des
surprises bonnes ou mauvaises. Ce qui ne peut aucunement
pas laisser les autres acteurs politiques dont ceux de
l’Amp dans un inactivisme à haut risque.
T.L.
Enjeux de l’heure
Amp : les masques vont tomber !
Très bientôt, l'heure de la clarification entre ceux qui
accompagnent effectivement le Chef de l'Etat dans la
réalisation de son programme, et ceux qui pèchent par
l'mmobilisme et d'autres anti-valeurs
Journaliste,
où est passée l’Alliance pour la majorité présidentielle
(Amp) », m’a demandé un observateur qui s’étonne du
manque de visibilité de cette plateforme sur le terrain
à ce mi-parcours du mandat présidentiel. Pour cet
observateur, les partis membres de l’Amp semblent
s’endormir ne se réveillant que quand il y a un enjeu,
tel a été récemment la course pour le renouvellement du
Bureau de l’Assemblée nationale. Et même là, il a fallu
que le président de la République puisse s’impliquer
personnellement pour sauver la face d’un navire qui
semblait naviguer au gré des vagues.
Tenez. De 2001, année de son accession à
la présidence de la République jusqu’avant la tenue des
élections présidentielles de2006, l’image de marque du
chef de l’Etat, Joseph Kabila était reluisante
particulièrement pour son engagement à la pacification
du pays, à rassembler les Congolais de tous les bords
pour les tâches de la reconstruction.
Durant cette période, il a eu à sillonner
pratiquement toutes les provinces du pays où il a été
accueilli avec triomphe suscitant l’estime. A l’issue du
dernier scrutin présidentiel, les résultats récoltés
sur toute l’étendue du pays ont reflété un certain
clivage entre les provinces de l’Est et de l’Ouest.
Fondamentalement cet état de choses prouvait, dès le
départ, qu’il y avait problème dans la méthodologie de
l’Amp, plate-forme s’appuyant sur le leadership de
certains partis politiques tels que le Pprd, le Msr, les
Forces du renouveau, le Ccu, le Msdt, le Panu, la Dcf,
le Pdc, le Fis…
L’heure du pré-bilan à mi-mandat
Au moment où on devrait réaliser un
travail de fond pour reconquérir les espaces perdus lors
des scrutins de 2006, on semble attendre la veille des
élections de 2011 pour se réveiller. Et depuis que les
ténors de l’Amp et alliés sont aux commandes, ils font
semblant pour la plupart de soutenir Joseph Kabila alors
que concrètement leur gestion de la chose publique et
leurs attitudes pèchent par l’immobilisme, la corruption
et autres anti-valeurs. Des pratiques décriées par la
population qui s’attendait à un changement radical. Que
ce soit à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays, le doute
persiste quant à la capacité de tels dirigeants à
convaincre demain l’électorat au nom du chef de l’Etat,
au cas où une thérapeutique de choc n’était pas
appliquée dans le fonctionnement de cette plate-forme
pour en écarter les brebis galeuses.
Au plan politique, on constate et non
sans raison que des dirigeants des partis de l’Amp et
alliés se battent plus pour les postes ministériels ou
pour placer dans des entreprises publiques des frères et
des cousins lorsqu’il ne s’agit pas des garçons de
course. Triste réalité. Un autre constat : certains de
ces partis politiques n’ont plus d’assises solides dans
la capitale et à l’intérieur puisqu’ils ne sont
nullement ancrés dans le tissu social et
artificiellement implantés. Le drame, c’est qu’ils ne
s’intéressent même pas à porter plus loin le message de
l’autorité morale de l’Amp vers les masses avides
d’informations. La démonstration de force que vient de
faire preuve le Mlc avec une mobilisation réussie, lors
de sa récente tournée au Kasaï, après le Bas-Congo et
avant le Bandundu et l’Equateur, le Katanga et l’Est a
valeur de symbole. Si l’on ne fait garde à l’Amp, les
prochaines élections risquent d’être difficiles pour la
majorité étant donné que l’opposition donne des signes
d’espérance surtout que l’Udps s’est jointe dans la
bataille et a déjà pris une position radicale pour la
création de la future Commission électorale nationale
indépendante (Ceni). Preuve que l’opposition s’enracine
au moment où ceux qui occupent des postes au
gouvernement et ailleurs se plaisent dans la jouissance.
Dans leurs activités, on ne sent guère le militantisme
mais plutôt le culte du clientélisme. Au moment où
l’opposition a décidé d’envisager de prendre les
bastions du pouvoir à l’Est, pourquoi eux-aussi ne
feraient-ils pas de même en allant fragiliser les
leurs ?
A la veille des changements qui se
profilent à l’horizon tant au sein de la plate-forme
que dans les structures institutionnelles, ces éléments
devraient être tenus en compte. L’heure des comptes a
sonné. C’est l’occasion d’intégrer de nouvelles forces
qui ont la capacité de mobilisation et qui se battent
sur le terrain au lieu de se contenter de ceux qui
mènent des actions de façade et risquent de conduire la
majorité dans la débâcle puisqu’ils ne défendent que
leurs intérêts égoïstes et non ceux du chef de l’Etat.
Lr
Katanga
Déploiement prochain du matériel de
fabrication des passeports biométriques
L’ouverture des centres d’enregistrement
pour l’obtention des passeports biométriques à
l’intérieur du pays n’a pas eu lieu le 01 juin comme
prévu. Faute de locaux. Seule la province du Katanga,
dont les quatre districts sont déjà dotés de ces
infrastructures recevra le matériel nécessaire pour la
délivrance du nouveau passeport, rapporte radiookapi.net
Ce sont, en principe, les gouvernements
provinciaux qui devaient aménager les bureaux dans tous
les chefs-lieux de district de leurs entités pour
permettre le démarrage de ces opérations. A ce jour,
selon le secrétaire général du ministère des Affaires
étrangères, Bertin Kanunu, seule la province du Katanga
a rempli cette condition. « Concrètement, j’ai reçu
l’instruction du ministre de déployer le matériel au
Katanga, tout simplement parce que le gouverneur de
cette province a confirmé que des locaux existent, et
pour cela, le ministère va déployer au cours de ce mois
du matériel au Katanga », a-t-il indiqué avant
d’appeler les gouverneurs d’autres provinces à emboîter
le pas à leur collègue du Katanga.
Pour le secrétaire général Kanunu, la
question n’est pas tant le déploiement des kits par son
ministère dans les provinces, que la disponibilité des
locaux nécessaires à cette fin. Il explique : «
Le ministre des Affaires étrangères
avait écrit aux gouverneurs, à travers le ministre de
l’Intérieur, depuis bientôt deux mois, pour demander des
locaux. Vous savez que le matériel que l’on doit
déployer dans des centres à l’intérieur, c’est du
matériel très sensible qui nécessite des locaux très
sécurisés.
A la Gécamines,
certains agents ont repris le travail, d’autres
poursuivent la grève
Après
une grève démarrée depuis le lundi 18 mai et dont la
reprise du travail a été effective pour une semaine le
25 mai dernier, les travailleurs de la Gécamines ont
continué de travailler avec l’espoir qu’ils soient tous
payés dans les meilleurs délais, conformément aux
résolutions de la concertation avec l’employeur.
Toutefois, l’on a noté certaines résistances auprès de
certains travailleurs de l’entreprise dans les trois
groupes de représentation de cette entreprise (Sud,
Ouest et Centre) qui ont boudé le travail dès le lundi
dernier à la raison selon laquelle une bonne frange des
travailleurs n’est pas encore payée.
Au groupe centre, notamment à Kambove,
des travailleurs de cette société qui se sont réunis
devant le bureau du chef de cité (changa changa) en
guise de protestation contre leur non paiement, ont été
dispersés par la police. Et pendant ce temps, selon
Radio Okapi, sept agents ont été licenciés mardi pour
absence au service et deux autres ont été suspendus pour
incitation à la grève. Toujours au sein de la
représentation centre de la Gécamines, principalement à
Likasi, le président de l’intersyndical confirme la
poursuite de la grève tout en indiquant que lui et les
autres délégués syndicaux étaient en concertation avec
l’employeur à Lubumbashi.
Certains autres délégués syndicaux
minimisent cette situation entretenue, selon eux, par
une minorité d’agents, soutenant que la reprise du
travail est effective, étant donné que la promesse ferme
de l’employeur de verser 100 millions de dollars du pas
de porte prévu dans l’accord sino-congolais.
La République
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