Gouvernement : réaménagement technique au mois de mars

Mise en ligne mercredi 10 février 2010

 Jamais un remaniement gouvernemental n’aura tenu l’opinion congolaise en émoi comme celui annoncé du gouvernement Muzito. En effet, il ferra bientôt une année depuis que le chef de l’Etat avait lui-même annoncé ce remaniement pour le mois de juin 2009. Tout le monde s’y attendait avec assurance d’autant plus que le numéro un congolais avait déclaré dans la foulée qu’il était à la recherche des collaborateurs sérieux et crédibles qu’il n’arrivait pas à trouver autour de lui.

Le mois de juin 2009 est passé sans qu’aucun fait politique majeur ne vienne troubler la quiétude des ministres et vice-ministres. Dans l’entre-temps, le gouvernement Muzito a enregistré des départs à telle enseigne qu’il compte aujourd’hui quatre postes vacants. Au lieu que ceux-ci soient comblés, on a appris au mois de décembre de l’année dernière, toujours de la bouche de la Haute Autorité du pays, qu’un sursis de trois mois était accordé à cette équipe ; sursis qui prendra fin, on l’espère, au mois de mars 2010.

Mais au moment où s’approche le délai butoir, des inquiétudes demeurent  quant à la matérialisation de ce remaniement. En effet, des sources généralement bien informées, on apprend qu’un  remaniement aura bien lieu au mois de mars mais qu’il s’agira plutôt d’un réaménagement technique qu’un d’un véritable chambardement. Il semble que le chef de l’Etat aurait consenti à opérer un remaniement à deux temps. On comble les vides dans un premier temps puis on change l’équipe dans un deuxième temps. Dans cette optique, l’opinion peut s’attendre à ce que les portefeuilles des Relations avec le Parlement, de la Recherche scientifique, de l’Economie nationale et  des Affaires sociales, Humanitaires et Solidarité nationale soient comblés. Mais, a-t-on appris, il y aurait possibilité d’assister à un jeu de chaise musicale qui se soldera certainement par les départs des quelques membres du gouvernement actuel. Ces départs seront dus au jeu de compression de certains ministères. Il est vraisemblable que l’équipe subisse une petite cure d’amaigrissement.

Ce réaménagement technique ne concernera pas le Premier d’entre les ministres qui conservera son fauteuil. Les dés seraient donc jetés. Le Chef de l’Etat détiendrait la liste définitive qu’il pourra rendre publique au moment de sa convenance, mais certainement au mois de mars prochain.

Dans cette hypothèse, et si les choses se confirment, tout laisse croire que l’entrée du Cndp au gouvernement n’est pas pour bientôt. En outre, il semble que Joseph Kabila continue à garder sa confiance à Adolphe Muzito qui va poursuivre le travail commencé au mois d’octobre 2008. De ce fait, les rumeurs sur son éventuelle démission sont infondées. Du moins pour l’instant encore que si démission il y a, la primeur sera réservée au Chef de l’Etat. Cela n’ayant pas été fait, on peut affirmer sans peur d’être contredit que Muzito se maintien. Par ce maintien, on peut aussi affirmer que l’alliance Amp-Palu-Udemo a encore des beaux jours devant elle. Mais jusqu’à quand ? La question reste posée.

Elle vaut tout son pesant d’or car l’avenir nous réserve quelques surprises. Il semble, selon toujours certaines sources, qu’après ce réaménagement technique, la question de la primature sera réellement posée en termes de changement de titulaire et de parti politique. Il est un secret de polichinelle que le Pprd revendique mordicus ce fauteuil à une année des élections générales de 2011. On peut donc s’attendre à ce que le remplaçant d’Adolphe Muzito provienne du Pprd sans avoir la certitude sur son nom dans la mesure où le jeu reste ouvert.

Les spéculations vont bon train et affirment que le nom du prochain Premier ministre sera connu avant la fin de cette année voire dans sa deuxième moitié.

Charles Mukonkole

 

Paris-Kinshasa

La France engagée à appuyer la Rdc à atteindre l’initiative PPTE

Mise en ligne mercredi 10 février 2010

En visite de travail de deux jours depuis lundi à Kinshasa, la secrétaire d’Etat française au Commerce extérieur, Mme Anne-Marie Idrac a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à appuyer les efforts de la République démocratique du Congo à atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE.

Au terme de l’entretien que le Premier ministre, Adolphe Muzito lui a accordé le même lundi, elle a renouvelé le ferme soutien de son pays pour atteindre cet objectif. Le même engagement a été confirmé à l’issue d’une séance de travail que le chef du gouvernement congolais a présidée, aussitôt après, avec des hommes d’affaires français accompagnant Mme Idrac. Dans cette perspective, les hôtes français ont pris l’option d’entreprendre une action de lobbyng auprès du Club de Paris, et du Fonds monétaire international en vue de faire bénéficier la Rd Congo de l’annulation de sa dette auprès de ses partenaires financiers.

Pour Mme Idrac, la visite qu’elle effectue à Kinshasa traduit la matérialisation des relations politiques fortes  et bonnes entre la France et la Rdc dont l’impulsion a été donnée par le président français, Nicolas Sarkozy lors de sa visite officielle de mars 2009. Notons que lors dudit séjour à Kinshasa, le chef de l’Etat français a eu des entretiens fructueux avec son homologue congolais, Joseph Kabila Kabange.

 Par la même occasion, elle a évoqué la signature de nombreux accords entre le gouvernement congolais et les sociétés françaises dont Areva dans le traitement de l’uranium et Lafarge, premier groupe mondial du ciment qui prend 80% des parts sociales à la Cimenterie nationale (Cinat) de Kimpese.

L’amélioration du climat des affaires en vue de permettre aux investisseurs français et européens de s’implanter en Rdc est parmi les recommandations faites au gouvernement congolais par la secrétaire d’Etat française au Commerce extérieur. La tournée qu’elle entreprend en Afrique la conduira également au Bénin et au Kenya. Son passage dans la capitale congolaise aussi bien que les contacts importants noués tant avec le Premier ministre que les hommes d’affaires témoignent de l’excellence des rapports entre Paris et Kinshasa.

Ndong.M.N.

 

 

Veillée d’armes politique

Gouvernement d’union nationale : une fausse alerte !

Mise en ligne mardi 09 février 2010

Une nouvelle trouvaille fait recette, ces derniers jours, sur l’échiquier politique congolais. Il s’agit de la nouvelle circulant faisant état de l’éventualité de la formation d’un gouvernement dit d’union nationale. Dans certains milieux politiques notamment de l’opposition institutionnelle, on en parle avec persistance sans cependant avancer des arguments convaincants. Un journal de la place qui a titré, la semaine dernière, sur cette nouvelle évoque des pesanteurs qui inciteraient à croire à cette possibilité. Parmi celles-ci, il cite des préalables d’ordre pratique et politico-judiciaire qui hypothèqueraient la tenue des élections prochaines dans le délai. Parmi lesquels, on indique l’ajournement de l’opération de la révision du fichier électoral, le financement des élections, le nombre insuffisant des tribunaux de paix auxquels sont reconnus la compétence d’examiner les litiges qui peuvent naître des élections locales, l’absence de la liste des entités décentralisées et déconcentrées, l’adoption de la loi sur la Ceni en gestation. Selon notre confrère, « quand on prend toutes ces pesanteurs, il n y a pas une seule simulation qui tienne pour le rendez-vous électoral de 2011 ». D’où, justifie-t-il, la mise en place d’un gouvernement d’union nationale qui passe pour la recette indiquée pour la circonstance.

En réalité, le journal concerné ne rapporte que ce qui se dit dans certains milieux de l’opposition. Ce n’est donc pas pour rien que dans cet article, Franck Diongo est cité nommément. Selon des informations recueillies de bonne source, des opposants en mal de positionnement parmi lesquels des députés du Mlc, des Forces du futur…sont à l’origine de ce genre des rumeurs de bas-étage. C’est dans ces milieux que les fuites d’information sont organisées délibérément dans l’espoir que les tenants du pouvoir puissent mordre à l’hameçon. L’objectif inavoué, c’est d’accéder à des postes au gouvernement, d’aller à leur tour à la mangeoire. Un observateur note que la plupart de ces opposants bien connus sont las d’attendre la fin de la mandature et veulent à tout prix jouir des privilèges qu’offre un poste au sein de l’exécutif. Certains, parmi eux, sont prêts à franchir le Rubicon juste pour satisfaire leurs ambitions jugées démesurées.

 

Des vieux schémas

Dans les circonstances actuelles, on s’interroge : quelle est cette opportunité qui en appelle, présentement, à la formation d’un cabinet dit d’union nationale ? C’est par quels mécanismes, les chasseurs des postes déclarés pourtant opposants vont-ils y accéder ?

Dans les milieux officiels, on balaie de revers de la main de telles allégations que l’on qualifie des manœuvres dilatoires pour distraire l’opinion. On indique que la formation d’un tel gouvernement n’est pas à l’ordre du jour. La logique démocratique voudrait que seules les élections puissent déterminer l’accès au pouvoir et non plus qu’on revienne encore à des combines politiciennes ou alors à des arrangements particuliers du genre « partage équitable et équilibré » du pouvoir après des négociations. Un vieux discours plusieurs fois entendus dont raffolent des partis comme l’Udps ou alors les partisans de la réconciliation nationale qui, après les accords de Sun City, signés en 2002 en Afrique du sud, sont restés des éternels insatisfaits.

A l’heure où l’on évoque l’éventualité du remaniement du gouvernement dont les contours ne sont même pas connus, la formation d’un cabinet d’union nationale fait jaser.

Ndong.M.N.

 

Loi sur la CENI

Le Sénat contredit l’Assemblée nationale sur la question de la société civile

Mise en ligne lundi 06 février 2010

La chambre haute du Parlement congolais examine présentement le projet de loi sur la Commission électorale nationale indépendante. Comme il est de coutume parlementaire, le Sénat planche sur le texte adopté par l’Assemblée nationale en première lecture. L’opinion se souviendra que les députés nationaux ont mis plus de deux sessions parlementaires pour arriver à adopter, en première lecture, ce texte si important pour les prochaines échéances électorales du pays. Ce long moment d’indécision était causé par les tractations politiques qui s’imposaient entre les principaux acteurs présents à l’Assemblée nationale au sujet des certaines dispositions de ce projet de loi. 

Les divergences étaient surtout constatées au niveau de la répartition des 7 postes à pourvoir au bureau de la Ceni entre l’opposition et la majorité. Il faut reconnaître que cette disposition a été l’une des pommes de discorde entre les deux forces en présence à la chambre basse. Et c’est par la magie de la politique congolaise que les deux parties avaient fini par trouver une solution qui a visiblement mis tout le monde d’accord.

Curieusement, cette hache de guerre n’était pas perceptible sur la question de la participation de la société civile au bureau de la Ceni. Majorité et opposition s’étaient complètement mis d’accord sur l’exclusion de la société civile dans la composition de la Ceni. L’argument de base était que les élections ne doivent concerner que les politiques puisqu’elles restent une question politique. En outre, la société civile congolaise est accusée de partialité pour l’un ou l’autre camp en fonction des personnalités qui l’anime. En ce qui concerne la société civile officielle, elle est ouvertement accusée de soutenir l’actuelle majorité à laquelle elle appartient du reste.

Tous ces arguments n’ont pas emportés la conviction de la Commission Politique Administrative et judiciaire du Sénat qui a traité la question. Pour celle-ci, en effet, la société civile doit absolument faire partie de la composition de la Ceni parce qu’elle est représentative de l’ensemble des forces vives de la nation. Il serait incorrect de ne pas tenir compte de la société civile lorsqu’on cherche à mettre en place une structure neutre chargée de chapeauter les élections dans notre pays. Les sénateurs ont estimé qu’il ne fallait pas laisser aux politiques seuls le soin de décider des élections. Les sénateurs ont également pris le contre-pied des députés nationaux, concernant la Ceni, en décrétant la mise en place d’une Assemblée générale alors que les élus nationaux s’y étaient farouchement opposés.

Cela constitue une avancée et un gage de crédibilité, si l’on se place dans l’optique des militants de la société civile. L’un d’eux, pour ne pas dire le plus illustre d’entre eux, l’honorable Modeste Bahati Lukwebo, doit s’estimer heureux avec cette position du Sénat. En effet, l’ancien questeur de l’Assemblée nationale a été minorisé lors du vote de la loi à la chambre basse. Mais l’homme ne s’était pas avouer vaincu pour autant. Il avait promis de continuer la lutte voire d’occuper l’espace médiatique pour faire porter sa voix. On peut dire que son acharnement à défendre sa cause a produit du fruit même s’il n’est pas établi qu’il existe un lien de cause à effet entre son combat et la position du Sénat. Il ne faudrait tout de même  pas exagérer la capacité politique de l’inamovible président de la société civile. On peut néanmoins affirmer que par ce vote au sénat, Bahati rebondit et peut donc espérer d’entrevoir l’avenir avec optimisme.

Cet optimisme doit en fait être mesuré puisque la bataille est loin d’être gagnée. La position du Sénat, bien que contredisant celle de l’Assemblée nationale, ne prime pas sur celle de la chambre basse. La procédure parlementaire prévoit la mise en place d’une Commission mixte paritaire qui sera chargée d’aplanir les points des divergences. Or, rien ne prouve que les députés nationaux qui feront partie de cette commission vont fléchir sur cette question de la société civile. La désapprobation était telle, à la chambre basse, qu’un revirement des élus nationaux est difficile à envisager, sauf changement de dernière minute. Les députés sont réconfortés dans la perspective de ce bras de fer inévitable avec le Sénat par les dispositions de la Constitution et des règlements intérieurs des deux chambres qui reconnaissent à la chambre des représentants le dernier mot sur celle des ‘’lords’’. En effet, en cas de persistance de la divergence entre les deux chambres au niveau de la mixte paritaire, c’est le point de vue de l’Assemblée nationale qui prime. Dans ce cas, celle-ci va tabler soit sur sa version avec possibilité d’y inclure des amendements des sénateurs, soit encore sur celle du Sénat.

On voit que la bataille est loin d’être gagnée par la société civile du Congo qui souffre de l’activisme politique de ses membres qui ont galvaudé, par leur engagement politique, le sens de la société civile et permis à des politiques malintentionnés de justifier leurs accusations gratuites.

Charles Mukonkole

 

Tête à tête Katumbi – Mwando Nsimba

Le dessablement du port de Kalemie préoccupe le gouvernement central

Mise en ligne lundi 06 février 2010

Le ministre de la Défense, Charles Mwando Nsimba,  et son collègue des Transports et voies de communication, Matthieu Mpita, séjournent depuis le samedi 6 février 2010 dans la province du Katanga pour une mission officielle. En effet, les deux ministres du gouvernement central avaient pour destination la ville de Kalemie, chef-lieu du district de Tanganyika. Les deux hommes s’y sont rendus dans le cadre du lancement des travaux de dessablement du port de Kalemie au niveau du lac Tanganyika. 

Ces travaux que le gouvernement central chapeaute seront effectués en collaboration avec la coopération technique belge, avec un matériel de type militaire. D’où, la présence du ministre de la Défense nationale à la tête de la dite délégation. Avant de se rendre à Kalemie où les travaux s’effectueront, les deux ministres du gouvernement central ont tenu a présenter leurs civilités au gouverneur de la province, Moïse Katumbi Chapwe.

A en croire Charles Mwando Nsimba, le chef de l’exécutif provincial a donné des conseils pratiques afin que la délégation ainsi présente atteigne les objectifs visés.

Il faut dire que le dessablement de ce port sera d’un apport important pour l’économie à la fois de la province du Katanga que de la Rdc. Car, de par son positionnement, le port de Kalemie est ouvert sur plusieurs ports d’Afrique de l’Est, à l’instar de celui de Kigoma à Tanzanie et celui de Dar es Salam. D’une capacité de 500 tonnes par jour, le port de Kalemie a besoin d’être réaménagé.

C’est une bonne chose que les travaux de dessablement commencent afin que ce port reprenne sa place au niveau du trafic sur le lac Tanganyika du fait qu’il est ouvert sur Kalundu-Uvira et Bujumbura au Burundi ainsi que sur  celui de Moba et de Mpulungu en Zambie. Le port de Kalemie est géré par la Société nationale des chemins de fer du Congo (Sncc). 

Marthe Bosuandole

 

Coopération belgo-congolaise

Une délégation du ministère belge de la Défense chez Moïse Katumbi

Mise en ligne lundi 06 février 2010

Dans le cadre de la collaboration entre la République démocratique du Congo (Rdc) et le Royaume de Belgique, le gouverneur de la province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, a reçu une délégation du ministère belge de la Défense le 4 février 2010 à Lubumbashi.  En mission officielle dans la province cuprifère, cette délégation conduite par le consul du royaume de Belgique dans la province du Katanga, s’est entretenue avec le chef de l’exécutif provincial dans le cadre d’un exercice de contingence pour prévenir des éventuelles catastrophes dans cette partie du territoire congolais.

 La partie belge veut profiter de la réouverture du consulat belge (depuis le 17 août dernier) pour prévoir certaines mesures à prendre en cas de catastrophe naturelle, une crise sanitaire ou encore une émeute. Il est question à la fois pour la communauté belge et toute la communauté internationale de prévoir certaines mesures à prendre en cas de crise.

 Au cours de cette rencontre, le gouverneur Katumbi a fait part à ses hôtes des mesures qui sont déjà prises au niveau du gouvernement provincial à ce sujet. Pour le consul belge, « les problèmes sont connus, on connait aussi bien les causes que les remèdes ». Les deux parties ont promis de travailler dans le sens d’améliorer la situation sur le terrain face aux crises. Selon des sources sûres, cette délégation a rencontré le même jour d’autres autorités de l’armée congolaise, de la police nationale et des services de sécurité pour discuter de la question.

 Etant donné qu’une délégation du gouvernement central, conduite par le ministre de la Défense Charles Mwando Nsimba, a séjourné au Katanga pendant la même période, tout porterait à croire que les deux délégations auraient des choses à planifier ensemble. En tout cas, le consul belge s’est dit content de la collaboration avec les autorités congolaises tant au niveau national que provincial.

Marthe Bosuandole

 

Le gouverneur Katumbi réhabilite l’école primaire Munama

Mise en ligne lundi 06 février 2010

Le gouverneur de la province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe vient de financer les travaux de réhabilitation de l’école primaire Munama situé dans la  commune Kalebuka  à Lubumbashi. Cette  école de 497 élèves, comprenant six salles de classe reparties dans trois bâtiments, était dans un état de délabrement très avancé. Eclairage, places assises et tout ce qui est relatif à la viabilité d’une école posent problème. Pour Fulbert Simba, le chargé du social du gouverneur, « tout doit être refait » : la toiture, le plafond, le pavement,  les portes, etc. Bref, il faut pratiquement tout reconstruire.

Devant cet engagement de Moïse Katumbi en faveur de cette école primaire, le personnel de l’établissement n’a pas manqué d’exprimer sa joie. Afin de permettre la poursuite normale des cours, les ouvriers vont effectuer les travaux un bâtiment après l’autre.

Marthe Bosuandole

 

Kinshasa

Luzolo Bambi se réveille : Les «Kuluna » en difficulté !

Mise en ligne lundi 06 février 2010

Au total 70 malfaiteurs internés au Centre pénitentiaire de rééducation  de Kinshasa (Cprk, ex prison centrale de Makala) ont pris le chemin des prisons de l’intérieur du pays en fin de semaine passée. L’œuvre porte le seing du ministre Luzolo Bambi que d’aucuns avaient cru dans un profond sommeil ayant permis aux gangsters de jubiler. Par cette nouvelle vague de transfèrement, le ministre de la Justice et Garde des sceaux a voulu réserver une réplique concrète à tous ceux qui l’invitaient à plus d’actions contre cette nouvelle race de criminels. Ainsi vendredi, 40 gangsters ont été mis dans l’avion pour la prison d’Osio en Province Orientale, tandis que le jour suivant 30 autres ont pris un vol commercial d’Air Kasaï. Cette fois en destination de la province de Bandundu où ils ont le « privilège » d’inaugurer le nouvel établissement pénitentiaire dénommé Prison du Cinquantenaire.

Ces bandits, dont l’âge moyen se situe dans la fourchette de 30 et 35 ans, ont été condamnés pour plusieurs charges : vol, blessures… Crimes commis avec des armes blanches, dont les machettes, les tessons de bouteilles, etc. Au regard des peines prononcées par les différents tribunaux de Kinshasa, les prisonniers séjourneront dans leurs lieux d’accueil pendant au moins 12 mois et 24 mois au plus. A en croire le conseiller pénitentiaire du ministre de la Justice, les prisonniers retrouveront leurs familles après avoir purgé leurs peines respectives. Autant le gouvernement les y a conduit, autant il disposera des moyens pour assurer leur retour dans la capitale, a précisé M. Matari, espérant que les séances de rééducations auxquelles ils seront soumis auront changé leurs comportements.

L’expédition du samedi dernier constitue ainsi la 5ème vague du transfèrement de ces bandes de malfaiteurs dont les rangs continuent à se grossir. Actuellement les altercations ont repris de plus belle entre les bandes des quartiers différents ; même les agressions sur des passants et des vendeurs dans les rues ont refait surface avec ampleur. Dans les communes de Ngaba, les quartiers Yolo Sud, Yolo Nord, Kauka (commune de Kalamu), le quartier Mombele (commune de Limete)…les coups des balles de policiers sont enregistrés la nuit comme le soir aux fins de pourchasser ces gangsters. Ici émergent des inquiétudes d’autant que l’action des policiers s’avère sans fruit escompté ; les « Kuluna » sont toujours actifs, semant la panique sur leur chemin de cavale. Selon des témoignages, la plupart des jeunes qui tombent dans les filets des agents de l’ordre se recrutent souvent parmi les innocents ; ils sont aussitôt relâchés contre paiement d’une amende oscillant entre 50 et 100 dollars américains.

Contrairement à la police, Luzolo Bambi ferme le poing autant pour les gangsters que contre les auteurs de détournement des deniers publics qu’il surnomme «Kuluna en cravate». Selon le ministre, la même thérapeutique sera administrée à ces gestionnaires qui confisquent à leur seul profit les recettes du Trésor public. Menace rabâchée par le ministre à l’occasion de chaque expédition, sans que la réalisation suive. Mais Luzolo s’en défend : « s’agissant des « Kuluna en cravate », pour la plupart, ils n’ont pas encore fait l’objet d’une condamnation définitive à cause de la grandeur de leur criminalité. Ce sont des gens qui ont détourné des millions, de centaines de millions, de milliers de dollars, et donc leur instruction prend généralement du temps, mais aussitôt que des décisions définitives seront prises, nous vous avons dit qu’il leur a été construit une prison 3 étoiles. C’est la prison du cinquantenaire ici à coté au Bandundu qui n’attend que des clients, qui n’attend que des résidents. Et donc, ces gens qui sont en instance actuellement y partiront ». Reste à vivre !

James Momba

 

 

Commission PAJ de l’Assemblée nationale : François Muamba veut la tête de Sesanga

Mise en ligne samedi 06 février 2010

La République a, dans plusieurs de ses dernières éditions, parlé de la crise qui sévit au sein du Mlc. Et a prévenu que les dernières sorties du député Mlc Delly Sesanga Hipungu à la tête de son mouvement alias Ong L’Envol, ne serait pas sans conséquences sur la bonne marche du parti cher à Jean-Pierre Bemba. Et voilà, c’est chose faite. François Muamba, secrétaire général du Mlc, vient de trouver une opportunité de descendre définitivement l’homme qui lui crée toujours de l’ombre autour de lui depuis qu’il a remplacé Olivier Kamitatu comme numéro deux du parti. A travers une lettre adressée à Evariste Boshab, président de l’Assemblée nationale, François Muamba réclame la tête de Delly Sesanga. Il exige que ce dernier « qui ne fait plus partie du Mlc », puisse remettre le tablier de président de la commission politique administrative et juridique (PAJ) de l'Assemblée nationale. Adam Bombole, président du Mlc/Kinshasa, a exprimé cette demande de François Muamba du haut de la tribune de l’Assemblée nationale lors de la plénière du jeudi 4 février. Evariste Boshab qui présidait ladite plénière a proposé et obtenu de la plénière que la question soit débattue au niveau de la conférence des présidents.

La raison avancée de pousser ainsi Sesanga à la voie de sortie, c’est de s’être exprimé sous couvert d’un parti L’Envol autre que le Mlc. Au même moment que le député Delly Sesanga brillait par ses absences aux rencontres de son parti. Pour Constant Ndom Da Ombel, l’un des membres du directoire du parti, c’est plutôt une question d’alternance à un poste confié par l’Assemblée nationale au Mlc. Et c’est un autre membre du Mlc, le député Faustin Kambala, élu comme Delly Sessanga du Kasaï occidental, que le Mlc propose à la tête de la PAJ.

T.L.

 

 

 

A Londres et New York

Alan Doss en discussion sur la reconfiguration du mandat de la Monuc

Mise en ligne jeudi 04 février 2010

Le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies au Congo, Alan Doss, s’est envolé depuis mardi 2 février dernier pour Londres et New York. A Londres, il prendra part à la réunion du Groupe de contact sur la République démocratique du Congo (Rdc), et à New York le diplomate onusien participera aux discussions informelles toujours sur notre pays. Information donnée par le porte-parole de la mission des Nations unies au Congo (Monuc) au cours de la conférence de presse de ce 3 février. Ce voyage d’Alan Doss intervient juste après la série de consultations qu’il a eues les 1er et 2 février à Kinshasa avec le Senat, l’Assemblée nationale et le Premier ministre sur le cadre stratégique intégré que la Monuc et l’équipe des pays des Nations unies sont en train d’élaborer.

Ce cadre stratégique, précise-t-on, servira de guide pour les activités de tous les éléments du système des Nations unies en Rdc durant la période qui mène au redimensionnement progressif et à l’éventuel retrait de la Monuc. Des rencontres d’une importance capitale d’autant plus que c’est le développement de ce document, en concertation avec les institutions congolaises, qui fait partie des réflexions qui permettront au Secrétaire général de l’Onu de faire des recommandations au Conseil de sécurité sur la reconfiguration du mandat de la Monuc. Dans ce sens, le cadre stratégique prendra en considération les priorités établies par le gouvernement et d’autres cadres de coopération entre la Rdc et la communauté internationale qui ont déjà été agréés. 

Pour sa part, le chef de l’information publique militaire de la Monuc, le colonel Dietrich, a indiqué que sur le terrain, la situation est restée plutôt tendue dans le district du Haut Uélé, dans la Province Orientale, où le 23 janvier dernier, des combats ont opposé les forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc) à l’Armée de résistance du Seigneur (Lra) à Indwala, situé à 12 kilomètres de Ngilima où deux éléments Lra ont été tués. Le lendemain, d’autres accrochages entre Fardc et Lra avaient été signalés faisant un bilan de quatre éléments Lra tués et deux autres arrêtés et cinq otages libérés. Le 27 janvier 2010, l’armée gouvernementale s’est de nouveau affrontée à la Lra à Zandi, situé à 6 kilomètres de Niangara, occasionnant la mort d’un militaire des Fardc et l’enlèvement de deux enfants par la Lra. Dans l’entre temps, dans  la province du Nord-Kivu, des combats sporadiques entre les Fardc et les éléments négatifs ont été rapportés à travers la semaine dernière. Néanmoins, des signes positifs indiquent que la sécurité s’améliore dans certaines zones du territoire de Lubero nettoyées de la présence des Fdlr. Toutefois, malgré cette sécurité « apparente », la situation n’est pas si rassurante qu’on le croit. En effet, le 29 janvier, des combats à l’arme automatique ont opposé environ 14 braconniers suspectés appartenir aux Fdlr à une patrouille des responsables de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (Iccn) dans le parc national des Virunga, à approximativement  2 kilomètres au Sud-ouest de la base opérationnelle de la compagnie de la force de la Monuc de Rwindi. Des balles perdues ont également survolé la base. A cette occasion, les casques bleus ont tiré deux roquettes et ont dépêché une patrouille des véhicules blindés sur place. Les assaillants ont pris fuite en percevant la patrouille de la Monuc.

Par ailleurs, dans la province du Sud-Kivu, la population continue à être exposée au harcèlement, aux extorsions, enlèvements, viols et autres abus, pas seulement de la part des Fdlr, mais également de la part d’autres éléments armés.

La situation sécuritaire s’est normalisée dans les zones les plus touchées par des conflits armés récents à l’Equateur. Le général Babacar Gaye, commandant de la force de la Monuc, à la tête d’une mission mixte d’évaluation était mardi 02 février à Gemena et à Bozene. Lors d’une séance de travail avec le commandant des Fardc à Gemena, le général Ekutshu, le commandant de la force a encouragé des projets d’impact rapide afin de faciliter la réconciliation entre la population locale et l’armée nationale, qui à ce jour, accomplit sa mission avec professionnalisme. Le général Gaye a également félicité les casques bleus qui travaillent souvent dans des conditions ardues. Néanmoins, la population bénéficie d’une assistance médicale de base, partout où les soldats de la paix sont déployés. 

Marthe Bosuandole 

 

Tolérance zéro

Des gros calibres dans le collimateur

Mise en ligne jeudi 04 février 2010

- Tous les « kulunas » à col blanc, ministres, gouverneurs, a-dg et autres gestionnaires, présumés coupables de mal gouvernance et de corruption seraient tous visés

L’opération « Tolérance zéro » a-t-elle perdue de sa superbe ? Dans l’entendement de certains, elle aurait pris un coup de froid. Faux, rétorquent d’autres. Il est évident qu’entre le coup d’envoi et la situation actuelle, l’eau a beaucoup coulé sous le pont. Signe de temps : le grand balai n’a pas encore été donné. Argument sur lequel se basent les détracteurs pour « banaliser » la démarche. Erreur.

En initiant, il y a quelques temps, l’opération « Tolérance zéro », le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange visait essentiellement la moralisation de la société congolaise. Atteinte par le virus de la corruption et de la mal gouvernance, la Rd Congo est malade de ses politiques promus à de hautes responsabilités tant dans les institutions, l’administration publique que les entreprises d’Etat. Il n’est un secret pour personne qu’une société plongée dans les vices de ce genre est en perdition, sans avenir du point de vue de son développement. Ce faisant, l’antidote prescrit au sommet de l’Etat pour combattre ces maux, a un objectif cathartique certain par rapport à l’impératif de bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.

Depuis le coup d’envoi de cette opération « mains sales » à la congolaise, des mandataires publics sont tombés dans le filet de la justice et non pas des moindres. C’est le cas des gestionnaires de la Sonas, de la Cohydro, de l’Ogefrem…Dans le cas particulier de la Congolaise des hydrocarbures (Cohydro), la cavale entamée par l’ancien administrateur-délégué général, Jacques Yolo Yeli démontre l’ampleur de la situation. Accusé de plusieurs cas de détournements chiffrés en dizaines de millions de dollars américains, des cas d’abus des « biens sociaux », ce manager n’a eu la vie sauve que grâce à la fuite en Grande-Bretagne. Un rapport d’audit du Conseil supérieur du portefeuille l’accablant recommandait au dernier trimestre de 2009 le retrait de son mandat et l’ouverture des poursuites judiciaires. Les choses avaient malheureusement piétiné, l’entrainant ensuite à prendre la poudre d’escampette. Combien parmi ces collègues n’agissent-ils, à l’ombre, comme lui jusqu’au jour où ils seront inquiétés ?

Dans l’opinion, certains considèrent que l’opération aura été, jusqu’ici, sans grand résultat. Des sources généralement bien informées estiment pourtant que ceux qui le disent devraient prendre leur mal en patience. Dans les jours à venir, renseigne-t-on, les promesses faites,  par le président de la République, lors de son discours d’investiture du 6 décembre 2006, seront bel et bien tenues. A en croire ces sources, toutes les personnes ayant assumé depuis lors ou assumant des responsabilités au niveau de l’Etat ou des entreprises publiques devraient rendre compte de leur gestion. Qu’on se souvienne qu’à l’époque, il avait décrété la « fin de la récréation » dans un langage imagé que plusieurs citoyens n’ont guère mesuré la portée. S’il en était le cas, la culture de jouissance qu’étalent publiquement de nombreux gestionnaires qui n’ hésitent pas à collectionner des villas, de voitures de luxe, à passer des vacances dorées dignes de pacha à l’étranger, à amasser des fortunes… sur le dos du contribuable congolais…ne serait pas devenue un sport national. Serait-ce tout simplement parce que les « portes des prisons » n’ont pas encore accueillies tous les frimeurs suspects qui écument nos villes et cités quand bien même leurs consciences seraient chargées !

La fin de l’impunité

Dans le contexte actuel où, au plan intérieur, il y a nécessité d’assurer un virage à cent degré dans la bonne gouvernance, de maximiser à bon escient les recettes de l’Etat et de se conformer aux recommandations des institutions financières des Bretton Woods et, au plan international, de donner les preuves, par des actes concrets, de la détermination des dirigeants congolais à rompre définitivement avec les méthodes du passé par l’assainissement des milieux tenus par la mafia politico-financière, la fin de l’impunité à travers une justice juste et efficace, l’heure du « grand balai » ne tardera pas à sonner. Des sources fiables indiquent que la plupart des gestionnaires qui bombent encore le torse seraient visés par l’opération « Tolérance zéro » qui, dans les prochains jours, ne manquera pas de déclencher l’offensive de choc. Dès lors, on aura la preuve que le répit était bel et bien justifié.

NMN

 

 

Louis Michel salue les avancées de la Rdc

Mise en ligne jeudi 04 février 2010

Le Chef de l’Etat a reçu en audience le député européen Louis Michel le mardi 2 février 2009 au Palais de la Nation, en présence de son Directeur de cabinet, le Pr Adolphe Lumanu Bwana N’Sefu. En première visite en Rdc en cette année jubilaire du Cinquantenaire de l’Indépendance, l’ex-ministre belge des Affaires étrangères et ancien commissaire européen en charge de l’Aide au développement préside, sous son mandat actuel, la Commission Eu/Acp. La Rdc est un pays Acp. Son arrivée à Kinshasa survient dans un contexte particulier. En effet, d’un côté, il y a la controverse suscitée par son successeur à l’Aide au développement, le Belge Karel de Gutch ; de l’autre l’initiative rassurante du nouveau ministre des Affaires étrangères de Belgique, Steven Vanackère, de même le lancement du programme de soutien de l’Union européenne à la réforme de l’appareil judiciaire congolais, réforme que le Président de la République appelle de tous ses vœux. Pendant près d’une heure, le Chef de l’Etat et le parlementaire européen ont échangé sur les questions relatives à la sécurité, aux élections, à la reconstruction nationale etc. Ci-dessous, l’intégralité de l’interview de Louis Michel recueillie par la Presse présidentielle.

 Presse présidentielle (PP). Vous venez de vous entretenir avec le Président de la République. Quelles sont les questions essentielles que vous avez abordées?

Louis Michel (LM) : Nous avons parlé des élections. Le Président de la République est d’avis que les élections doivent se tenir l’année où elles doivent se tenir, dans les meilleures conditions. Je trouve que c’est un engagement extrêmement important sur le plan politique. Au demeurant, je n m’en doutais pas; je savais bien que c’était son point de vue.

Il a parlé évidemment des priorités pour le pays : sécurité, justice, police. Il faut absolument accélérer la consolidation de ces grandes fonctions de l’Etat. Il en est totalement convaincu, et c’est indiscutablement sa priorité.

Nous avons parlé de la situation à l’Est. Elle s’améliore. Il faut continuer à travailler avec le cantonnement et le casernement de l’armée tout en améliorant les conditions de vie des militaires, dont le paiement de la solde. Il a une parfaite conscience de ces problèmes.

Il a parlé aussi de grands travaux qui se réalisent. J’ai surtout été impressionné par sa volonté d’en accélérer le processus.

Il m’a surtout révélé une des choses qui les avait fait surprises, en tant qu’autorités congolaises. Elles avaient peut-être attendu trop de ce que la Communauté internationale pouvait leur donner.

Il a parlé en plus de la Monuc.

C’est une rencontre, comme d’habitude, extrêmement fructueuse.

Moi, je suis évidemment engagé à continuer à travailler beaucoup dans l’intérêt de la population congolaise.

Quel sera l’apport de l’Union européenne dans le secteur de la sécurité, concrètement ?

Je pense que c’est à vous Congolais de nous dire ce que vous voulez. L’Union européenne a déboursé une enveloppe consistante. Rien que cette année, on a déboursé 180 millions d’euros, sorti et engagé plus de 50 millions d’euros à peu près pour l’aide humanitaire.

Vous savez que l’Europe est le plus grand donateur depuis de très longues années. Ici, je ne parle pas de nos Etats membres. Je vais continuer à mobiliser les moyens qu’il faut pour accompagner le Congo.

Nous savons très bien que vous êtes très attaché à notre pays pour que vous le fréquentiez si souvent. Selon vous, il y a eu des avancées en RDC ?

Je l’ai dit hier déjà : je suis potentiellement optimiste ; moi, c’est l’optimisme de la volonté. Je pense qu’il faut croire, et on fera avancer les choses. J’ai toujours cru dans le Congo, j’ai cru dans les autorités du pays, j’ai cru dans la société civile du pays, j’ai cru dans les partis politiques du Congo, mais jamais je n’aurais imaginé, quelques années seulement après qu’on ait engagé la mobilisation de la Communauté internationale et après que le processus de transition se soit mis en marche, que je vivrais assez vieux pour voir deux parlements – le Sénat et l’Assemblée nationale – fonctionner selon les meilleurs standards internationaux.

J’ai vu hier une expérience très intéressante. Le président Evariste Boshab avait invité le président Léon Kengo. Il m’a proposé une entrevue avec les présidents des commissions de l’Assemblée nationale. J’ai eu l’occasion de m’adresser à eux, d’avoir un échange avec eux : Pouvoir et Opposition.

J’ai trouvé ça extrêmement magnifique : on ne ressent ni le risque d’une tyrannie majoritaire dans le sens d’une majorité qui impose tout à l’Opposition, ni une Opposition qui cherche à pratiquer le sabotage dans le sens du flibustier.

Il y a, je trouve, un véritable esprit de débat, un vrai esprit pour rechercher ce qu’ils font dans le fond. L’esprit républicain est congolais. Jamais je ne me suis imaginé que je verrai ça un jour.

Or, aujourd’hui, je le vois. Je viens dans un pays en voie de développement pour vous dire, témoigner qu’on ne voie pas ça partout. Rien que ça déjà pour moi, c’est important.

Il est évident qu’on voit quand même bien - on n’est pas aveugle - que le pays a changé. J’ai le sentiment, pour illustrer la formule, que le pays retrouve des couleurs. Vous savez : le malade qui était gravement malade et qui sort petit à petit de sa convalescence retrouve des couleurs.

J’ai sillonné avec beaucoup de plaisir le centre de Kinshasa ; je vois des échoppes, des gens qui vendent, qui achètent, qui travaillent, des gens qui cherchent à monter de petites entreprises, à faire pleines de choses.

Bien entendu, il y a encore beaucoup de malheurs. Bien entendu, il faudra encore du temps. Mais, aujourd’hui, je reviens à la formule : le Congo reprend les couleurs. Et donc, le Congo va bientôt arriver à une vitesse de croisière qui va le faire monter en puissance. C’est un des pays au plus fort potentiel. Je suis persuadé que tout ça va fonctionner. Il faut quand même donner du temps au temps.

Quand on porte un jugement sur la manière dont ça se passe, l’honnêteté fondamentale oblige de commencer par identifier ce qui va bien. Je trouve que chaque fois que je viens ici, je me retrouve en face des éléments nouveaux qui vont bien ou qui vont mieux. Ça veut dire qu’on est sur la bonne voie.

Il faut continuer à faire l’effort ; il faut continuer à consolider la justice, l’administration, la santé, l’enseignement, l’économie

Pour terminer, nous avons une préoccupation. Le Commissaire européen au développement Karel de Gutch a tenu des propos contre les autorités congolaises. Nous voulons avoir votre réaction.

C’est un non événement. Je n’ai pas envie de permettre à ce malentendu-là d’occulter tout ce qui se fait ici. J’ai envie d’aller expliquer au parlement et aux commissaires que je vais rencontrer, j’ai envie de dire aux ministres des Affaires étrangères que je rencontrerai, j’ai envie de leur dire que je reviens d’un pays dans lequel il y a encore beaucoup de malheurs, mais d’un pays qui sort progressivement de ses malheurs. Il faudra encore du temps. Il faudra encore des années d’efforts. Il y aura encore des gens qui diront que ça ne va pas vite, mais je reviens d’un pays où les couleurs reprennent

Vous avez déjà un message pour les Européens. En avez-vous un pour le peuple congolais ?

Continuez à croire à votre développement, continuez à croire dans votre potentiel, soyez sûrs de vous, soyez solidaires entre vous. N’attendez pas tout des autres. Ça, je sais bien que, parfois, c’est une erreur. La communauté internationale peut faire énormément de choses ; l’Union européenne fait énormément de choses, tellement de choses. Mais, la pacification, c’est vous qui devez la faire. Lutter contre les injustices, contre les crimes, contre les exactions de toutes sortes, c’est vous autres qui allez le faire. Lutter contre l’impunité, c’est vous autres qui allez le faire. Faire prospérer votre pays, faire jaillir du sol de l’énergie vitale, des petites entreprises, des initiatives, c’est vous autres qui allez faire tout ça. Nous entendons mettre à votre disposition des idées, mais croyez-en vous-mêmes. Faites-le vous-même ; ne croyez pas que les autres vont le faire à votre place.

Lr/Presse présidentielle

 

Kinshasa

Les producteurs de l’«eau pure» ont la peau dure

Mise en ligne jeudi 04 février 2010

La production et la commercialisation de l’eau prétendument pure vendue en sachet plastic sont interdites sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa. Ainsi en avait décidé le gouvernement province de la capitale à l’issue de sa réunion du 21 janvier dernier. Le gouvernement Kimbuta avait justifié sa décision par les résultats d’une enquête menée par ses services et qui aurait conclu aux mauvaises conditions d’hygiène dans les installations de production de cette eau dite pure. Certaines unités de production ne disposent même pas d’une seule machine de filtration et mettent en sachet l’eau puisée directement du robinet. Ce qui a fait dire à un membre de l’exécutif provincial que « cette eau et son emballage, d’après les résultats des experts en matière de santé, s’avèrent mal traités et non conformes aux règles d’hygiène. C’est un danger pour la santé des consommateurs ».

De la sorte, l’opinion a espéré que le gouvernement provincial avait levé l’option de prendre le taureau par les cornes en réservant la diligence à sa mesure d’interdiction. Hélas, plus de deux semaines après, les sachets d’eau pure colonisent toujours les rues, les bureaux, les habitations de la capitale. Sans que les autorités compétentes se manifestent soit par l’arrestation des producteurs soit par une action de police contre les vendeurs ambulants de ce liquide du reste très prisée par les consommateurs. Pourtant en raison du danger qu’il représente sur la santé de la population, ce commerce devrait être interdit et combattu avec la dernière énergie par l’autorité publique.

Tous les indicateurs laissent craindre que la lutte contre l’eau sale suive les mêmes sillons que celle contre les marchés pirates, c’est-à-dire l’essoufflement de l’autorité provinciale face à la ténacité des vendeurs. A l’issue de son conseil, le gouvernement provincial a souligné que le délai de grâce accordé à ces producteurs d’eau et des sachets en plastic était largement dépassé. Ce qui laissait présager une action disciplinaire dans les instants qui suivaient, mais la vérité est  à la déception de tous. Rien n’a changé. La population dont on sollicite la collaboration pour dénoncer les usines logées dans des maisons d’habitation ne réalise point l’opportunité d’une telle démarche. D’autant qu’elle soutient ce commerce dont elle tire un revenu et soulagement surtout en cette période de fortes chaleurs. Bien plus, l’eau en sachet prend en compte la maigre bourse de la majorité en se vendant à un prix dérisoire, alors que celle en bouteille semble exclure les gagne-petit. Il revient donc aux pouvoirs publics de prendre des mesures draconiennes pour sauver les citoyens du pays. Telle la décision prise par l’exécutif provincial mais qui souffre de manque de suivi.

James Momba

  

Conférence-débat

Quid de la méthode Okada pour améliorer la santé et le bien-être ?

Mise en ligne jeudi 04 février 2010

Dimanche dernier, l’asbl Moa-Congo a, à travers l’un de ses administrateurs, UNYAI BAGA, ingénieur des télécommunications de profession, tenu à Matete une conférence-débat sur « la Méthode Okada pour améliorer la santé et le bien-être de l’individu, de la famille et de la société » à laquelle ont participé plusieurs invités. Dans son introduction, le conférencier a défini la mission de la Moa, évoqué son initiateur, Mokichi Okada, ses objectifs, ses principes de base notamment l’adaptation à la nature, le respect de la nature ; les dimensions de l’univers ; les trois grandes lois de la nature. D’une manière succincte, l’Association internationale Mokichi Okada (Moa-Congo) a pour objectifs la création d’une nouvelle civilisation, c’est-à-dire un monde de vérité, de vertu et de beauté.

Philosophe japonais, Mokichi Okada (1882-1955) a observé le monde d’aujourd’hui, et a trouvé qu’il y a trois grands maux qui terrorisent les humains, à savoir : la maladie, la pauvreté et le conflit. A cet effet, il a proposé des solutions simples et pratiques abordables par tous les humains se traduisant par trois thérapies.

Parlant de la Thérapie purificatrice Okada (TPO.), Unyai Ubaga a d’abord constaté qu’ « il est un fait indiscutable que la médecine a fait des grands progrès ». Est-ce pour autant qu’on a trouvé des solutions aux problèmes des maladies, s’est-il interrogé. La réponse, a-t-il révélé, est qu’on est loin de trouver des solutions satisfaisantes et durables aux problèmes des maladies. On assiste, de plus en plus, impuissant à l’apparition des nouvelles maladies, celles liées au mode de vie, celles chroniques. En outre, a-t-il poursuivi, les maladies deviennent de plus en plus pernicieuses, etc.

Après avoir souligné les inquiétudes soulevées par cet état de choses, il a indiqué qu’aujourd’hui la société a, de plus en plus, besoin de passer  de la méthode thérapeutique classique basée sur les soins et le traitement où le corps humain  est traité comme une matière inerte, une mécanique, à une médecine qui apaise le corps et l’esprit. Donc à une médecine qui soit axée sur le malade et qui mette l’accent sur la prévention des maladies et la promotion de la santé.

Dans la même perspective, le conférencier a évoqué une remise en cause des méthodes basées sur la médecine occidentale, avec l’introduction des thérapies diversifiées parmi lesquelles les médecines alternatives et médecines complémentaires… et une coopération accrue entre médecins et patients. Surtout que l’OMS, elle-même, a revu sa façon de définir la maladie en y incluant la dimension mentale.

Dans le cadre de la médecine intégrée, Moa International propose « la Méthode Okada pour le bien-être et la santé » qui inclut la Thérapie de purification Okada (TPO), l’alimentation naturelle ainsi que les activités artistiques et culturelles, la beauté. En fait, la méthode Okada appartient au système de traitement énergétique. Elle est basée sur « le respect de la nature et l’adaptation à la nature ».

 

Alimentation saine et appréciation de la beauté

S’agissant de l’alimentation, il a, après avoir fait le constat selon lequel notre environnement alimentaire est profondément bouleversé, planché sur la nécessité qu’il soit assaini par une alimentation naturelle sans l’utilisation des pesticides, des engrais chimiques qui ont les mêmes effets que les médicaments tout en insistant sur l’importance de la fonction digestive produisant 50% d’énergie vitale. Parlant de la thérapie de la beauté, des arts, Unyai Baga a noté que la contemplation du beau est un vecteur puissant de l’ennoblissement de l’âme humaine et a enfin souligné l’importance de vivre dans un environnement assaini. L’appréciation de la beauté influe, en effet, sur une meilleure qualité de vie en renforçant la force mentale par la découverte du beau (fleurs, arts), de meilleures habitudes de vie, etc. Un débat fort passionnant s’en est suivi précédé par une démonstration de l’art floral.

Une conférence analogue animée par la même personne s’était tenue le 22 décembre 2009 à Goma, au Nord-Kivu, dans les installations de l’Ista/Goma qui avait accueilli, à cette occasion,  une soixantaine d’invités.

Moa a son origine au Japon. Elle a des sièges dans cinq continents. En Afrique, c’est la Rdc qui est le premier pays à l’accueillir. En Rdc, Moa est installé à Kinshasa, au Bas-Congo (Matadi, Boma et Mbanza-Ngungu), Mbuji-Mayi, Ngandajika, Tshikapa, Lubumbashi, à Goma, à Uvira et en voie de l’être à Kisangani et à Bunia.

Ndong.MN.

 

Avec les rebelles ougandais de la Lra

Dungu : « Nous avons beaucoup souffert », dit la population

«Dungu : Nous avons beaucoup souffert» ce titre du film de Seck Ndiaga traduit le cri de cœur de la population du territoire de Dungu, dans le district de Haut Uélé en Province Orientale, victime des exactions des rebelles ougandais de l’Armée de résistance du Seigneur (Lra) de Joseph Koni. Ce film réalisé à la mi-septembre 2009 a été présenté le vendredi 29 janvier 2010 à la presse par le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha) en présence d’autres acteurs humanitaires dont Unicef et Caritas développement Congo. Un véritable outil de plaidoyer en faveur des populations de Dungu, le réalisateur qui a juste repris les paroles d’un personnage du film, a révélé que son message devant la souffrance et les atrocités dont sont victimes les habitants de Dungu est : « Nous avons beaucoup souffert et ça suffit ». Avant d’ajouter, « Il est temps de penser à autre chose ».

La réalisation de ce film est une façon pour Seck Ndiaga, de mettre sur la place publique et ainsi faire connaître à l’opinion tant nationale qu’internationale, par l’entremise des médias, ce que beaucoup de personnes ignorent étant donné que Dungu est un territoire enclavé.

En effet, les rebelles de la Lra sèment la terreur dans cette zone où ils tuent les hommes, enlèvent les enfants, pillent les villages, incendient les maisons. Devant cette situation, certaines personnes ont fui leurs villages, des femmes sont restées seules avec leurs enfants car les maris sont tués. En tout cas, c’est ce qu’affirment les personnages du film. Un calvaire qui remonte  en décembre 2007 lorsque les éléments de la Lra avaient lancé leur attaque contre la paroisse catholique tenue par les pères Combonniens, accusant ces derniers de révéler leur présence dans la zone au gouvernement congolais. Tout a été déclenché avec des attaques qui ont poussé une partie de la population émigrer du Nord vers le Sud.

A en croire les rares rescapés des otages, lorsque les Lra vous capturent, « ils vous font transporter leurs bagages quels que soient leurs poids. Comme nourriture, ils vous donnent du manioc cru. Ils ne vous donnent pas à boire et la nuit ils vous attachent les pieds et les mains. Durant la période de captivité, les Lra vous torturent et tuent les autres pour vous faire peur. Et tous ceux qui résistent à leur ordre sont tout simplement tués sans autre forme de procès ». Dans ce contexte, le traumatisme est grand au sein de la population surtout pour les femmes et les enfants.  Dans le village Bama en 2008, à la veillée de Noël, les éléments de la Lra ont incendié l’église, les gens ont été calcinés et ceux qui voulaient fuir étaient tués à coup de machette. Chose qui n’étonne personne lorsqu’on sait que la rébellion ougandaise est redoutable pour ces atrocités.

Sentiment de frustration et de révolte, cette situation de souffrance a donné naissance à deux groupes de résistance à Dungu, dont celui de M. Koba qui affirme ne pas avoir peur des Lra. Impuissant devant la souffrance infligée à ses administrés, le chef de district de Dungu  s’est  dit : «choqué» devant ces actes barbares  des rebelles ougandais et pourtant, dit-il,  «Dungu ne partage aucune frontière avec l’Ouganda ».

L’insécurité règne à Dungu et ses environs à tel point que le périmètre de sécurité était réduit à trois kilomètres alors que dans cette contrée, les champs les plus proches se situent à environs 10 kilomètres, indiquent des humanitaires. Ce qui veut clairement dire que la population ne sait plus assurer sa prise en charge alimentaire, condamnée ainsi à vivre de la distribution des humanitaires qui a du mal à arriver vu le délabrement des routes. Une nourriture qui est larguée par le Programme alimentaire mondial, alors qu’on sait que le largage de nourriture coûte trois fois plus cher que le prix de la nourriture. Si non, il faut passer par l’Ouganda, puis le Sud Soudan avant d’acheminer la nourriture à Dungu par camion. Ce qui n’est pas facile non plus.

Devant ce tableau sombre, la population de Dungu ne réclame qu’une seule chose, qu’elle appelle la solution valable : « mettre fin à la guerre, que la population circule librement comme autrefois ».

Pour sa part, le coordinateur humanitaire ad intérim, Dieng, est de cet avis car soutient-il, la solution « C’est la paix et que tous travaillent dans ce sens ». Il estime par ailleurs que beaucoup d’efforts ont été faits par le gouvernement conjointement avec les casques bleus. Maintenant, « il faut de solution politique et non militaire pour mettre fin à cette guerre », a-t-il conclu. 

Il a été surprenant pour le public, composé des journalistes essentiellement, de constater une absence quasi-totale des éléments des Forces armées de la Rdc (Fardc) dans ce film, ni même une quelconque évocation de leur présence par les habitants de Dungu, au moment où l’opinion sait que les opérations Rudia  continuent leur bon homme de chemin afin de traquer les Lra de la région. Interrogé sur cette question, Sech Ndiaga, réalisateur du film, a  précisé que cette absence des militaires Fardc est due au fait que ces derniers, du moins leurs chefs sur le terrain, se sont refusés à toute interview du réalisateur.

«Dungu : Nous avons beaucoup souffert » est une œuvre qui interpelle à la fois les acteurs humanitaires et le reste de l’opinion tant  nationale qu’internationale sur le drame qui se vit dans cette partie de la Province orientale. Œuvre d’un témoin sénégalais – donc impartial – le souhait de tous est de voir ce message sortir la communauté internationale de ses atermoiements face à cette tragédie humanitaire !

Marthe Bosuandole

 

Théophile Mbemba sensibilise sur la maladie de Konzo

Mise en ligne jeudi 04 février 2010

Le député national et élu de la circonscription électorale de Kenge a pris le devant dans la lutte contre la maladie de Konzo qui sévie dans la province de Bandundu et précisément dans le Territoire de Kahemba. Selon l’homme qui a découvert la plante de Kikalakasa, la maladie de Konzo est entrain de devenir un réel problème de santé publique dans ce territoire où l’on estime que 10% de la population souffre de cette pathologie. La population cible est constituée généralement d’enfants au rang desquels on dénombre beaucoup des malades. La population infantile n’est pas la seule concernée puisque les malades se recrutent aussi chez les adultes où cette pathologie est observée. La maladie de Konzo paralyse les membres inférieurs de ceux qui en souffrent.

Cette information a été livrée aux députés nationaux par l’Honorable Théophile Mbemba, le lundi 1er février 2010, du haut de la tribune de l’Assemblée nationale où il intervenait par motion d’information en vue d’attirer l’attention des élus sur les ravages de cette maladie et sur ses conséquences sur la population congolaise.

La maladie de Konzo, a-t-il expliqué, est une pathologie qui résulte de la consommation du manioc. Ce tubercule contient dans son état initial du cyanure, qui est un poison. Lorsque le manioc n’est pas traité correctement, ce poison ne s’élimine pas complètement. Pour que ce cyanure s’élimine complètement, il faut que le traitement prenne un certain nombre de temps. En plus, l’eau avec laquelle ce manioc est traité doit être de bonne qualité. Or, à Kahemba, la population ne laisse plus le manioc pendant longtemps dans l’eau. Quelques jours seulement. La cité de Kahemba, où la pathologie sévie avec acuité, est confrontée à un problème d’accessibilité à l’eau potable.

Théophile Mbemba a attiré l’attention des députés nationaux sur les conséquences de cette maladie pour le pays tout entier. L’enjeu est national puisqu’on a aussi signalé cette maladie au Kasai-Occidental. Le danger guète la Rdc puisque la population congolaise est à 70% composée des consommateurs du fufu qui est un produit fait à base de manioc. C’est pourquoi, les Autorités nationales doivent mettre les bouchées doubles pour éradiquer cette maladie. Pour ce faire, il a préconisé une alimentation équilibrée sans laquelle la maladie fera des ravages dont les complications visuelles en dehors des handicaps qu’elle entraîne. Théophile Mbemba a demandé au bureau de l’Assemblée nationale de saisir le gouvernement pour que la question de Konzo devienne une préoccupation nationale.

On espère que l’Assemblée nationale prendra ce problème à bras-le-corps en enjoignant le gouvernement à mettre sur pied un vaste programme de lutte contre la maladie de Konzo.

Charles Mukonkole      

 

 

Incidents à l’Assemblée provinciale du Katanga

Moïse Katumbi victime d’attaques injustifiées

Mise en ligne mardi 02 février 2010

-      Une motion d’information présentée hier à l’Assemblée nationale fait l’amalgame entre ces incidents et la gestion de la province cuprifère

Au moment où les autorités nationales et régionales se mobilisent pour résoudre la crise qui a sévi au sein de l’Assemblée provinciale du Katanga, certains politiciens malintentionnés cherchent à remuer le couteau dans la plaie et à jeter l’opprobre sur le gouvernorat de la province cuprifère.

En effet, profitant des événements malheureux pourtant déplorés par tout le monde au Katanga et dans l’ensemble du pays, le Député national Banza Lupasa Buffon (Msr-alliés) a proféré des accusations gratuites à l’endroit du Gouvernement provincial du Katanga alors que les faits incriminés se sont déroulés à l’Assemblée provinciale et concernent le fonctionnement d’une institution autre que l’Exécutif provincial. Le Député national sus mentionné a accusé, dans une motion lue à la tribune de l’Assemblée nationale hier lundi 1er février 2010,  le gouvernement provincial d’entretenir un terrorisme d’Etat. Il a poussé ses accusations jusqu’à soutenir que la Province du Katanga était mal gouvernée « contrairement au battage médiatique auquel on assiste ». Pour étayer ses fausses accusations sur la gestion de la province, il a donné l’exemple des certains territoires katangais qui n’ont vu aucun début d’exécution des travaux.

Les observateurs avertis de la classe politique katangaise ont vite compris les manœuvres politiciennes de bas étage qui se cachent derrière cette motion. Il ne suffit pas d’être branché au fait katangais pour comprendre que l’honorable Banza en veut au Gouverneur Moïse Katumbi et cherche, malicieusement, à entraîner le chef de l’Exécutif provincial sur un terrain glissant dans le but d’en tirer un bénéfice politique certain.

Cela ne peut en être autrement dès lors que le Député national sort d’un cas particulier pour généraliser. Les événements qui ont eu lieu à l’Assemblée provinciale du Katanga relèvent de la gestion d’hommes au sein d’une institution démocratique où les contradictions d’intérêts politiques sont permanents et où les conflits constituent le quotidien  des rapports internes. Sans aller jusqu’à excuser les affrontements intervenus entre Députés provinciaux, il y a lieu de relever que la police des débats au sein de l’hémicycle est assurée par le bureau. Le gouvernement provincial n’intervient qu’en cas de trouble de l’ordre public comme cela a été le cas. Pour ce faire, il prend des mesures de police et de sécurité nécessaires. Et c’est exactement ce qu’a fait le gouvernement provincial. Dès lors, quels sont les liens de causalité entre ces incidents et la gestion du Katanga ? On n’en voit pas franchement.

La vérité dans cette affaire est que la visibilité de l’action politique de l’honorable-gouverneur du Katanga dérange plusieurs personnes. Ces derniers sont donc à l’affût d’un moindre faux-pas pour crier au feu. Cette attitude est la traduction d’un combat déloyal et un signe d’essoufflement politique. Il est malheureux de se servir de la tribune de l’Assemblée nationale pour régler des comptes politiques régionaux.

En ce qui concerne le battage médiatique incriminé, l’honorable Banza a du mal à comprendre que l’on ne peut parler que de quelqu’un qui travaille. Quand on travaille, on est suivi y compris par la presse. Les actes parlent en faveur du gouvernorat provincial du Katanga qui, en dépit des difficultés financières dues à la faiblesse et au retard de la rétrocession, a réussi à poser des actes d’une ampleur telle que toute la nation est reconnaissante.

Certes qu’il y a des problèmes, comme partout ailleurs, mais il faut avoir l’honnêteté intellectuelle et politique de s’incliner devant le travail bien accompli. Tout le monde semble l’avoir compris à l’instar du président de l’Assemblée nationale qui n’a pas voulu entrer dans ce jeu. Evariste Boshab a recadré les choses en informant la plénière de la démarche du Sénat qui a dépêché au Katanga une mission d’enquête. Ce qui est du reste normal dans la mesure où la chambre haute est l’émanation des Assemblées provinciales. Boshab a, enfin, suggéré à la plénière d’attendre les conclusions de la mission d’enquête du Sénat et de celle diligentée par le gouvernement avant de se prononcer sur la question. N’est-ce pas là une proposition plus sage que les fléchettes empoisonnées de l’honorable Banza Buffon.

Charles Mukonkole           

 

Lutte contre le banditisme à Kinshasa

Luzolo Bambi en congé ! les « Kuluna » jubilent

Mise en ligne mardi 02 février 2010

Kinshasa est de nouveau à la merci des bandes de gangsters, communément  appelés «Kuluna». Dans les communes de Masina, Kalamu, Limete, Ngaba … sont à nouveau en proie à la loi de ces malfaiteurs qui tuent, blessent, agressent, violent, extorquent désormais le jour comme la nuit. Après l’accalmie enregistrée avec le transfèrement des « Kuluna » vers des prisons lointaines, le phénomène a repris ses lettres de noblesse … à l’excès. Le ministre de la Justice, Luzolo Bambi, auteur de cette sanction, semble accuser de l’essoufflement. Donnant, en conséquence de l’espace aux malfaiteurs d’imposer leur loi aux habitants de la capitale.

Depuis le mardi 26 janvier dernier, les camps militaires de la ville de Kinshasa sont sous la visière de la police nationale et de la hiérarchie militaire engagées dans une lutte profonde contre les actes de banditisme dans la capitale. Le camp Kokolo a été le premier à recevoir le coup d’annonce avec le déguerpissement des familles hébergeant des bandits de grand chemin. Avant de passer à l’acte, la hiérarchie avait invité les familles concernées à dénoncer les enfants et/ou parents qui se livrent au banditisme dans les camps et autres endroits de la ville. A cause du refus de coopérer, ces familles, par conséquent accusées de complicité, ont été délogées manu militari avec leurs effets pour se retrouver sur les dépendances du Boulevard Triomphal. Avec interdiction formelle de retourner au camp.

Pour le général John Numbi, tous les camps militaires de la ville sont ainsi concernés par cette mesure qui concerne aussi les populations civiles. Chaque famille est invitée à dénoncer son enfant qui se livre à la pratique de brutalité dite « Kuluna » pour extorquer ou voler les biens d’autrui. Cacher un criminel dans la maison, c’est vivre de manière permanente avec un danger ; les parents ont donc l’obligation de conscientiser leurs enfants « Kuluna » à changer de comportement ou à dénoncer ceux qui sont réfractaires au changement de mentalité.

Le grand banditisme a atteint des proportions pharaoniques dans la ville de Kinshasa. Les populations sont agressées de jour comme de nuit par des bandes de malfaiteurs à main armée qui tuent, extorquent, violent, volent, blessent... Les nombreux assauts donnés par des éléments de la Police nationale se sont soldés souvent par l’arrestation des innocents, laissant les malfaiteurs poursuivre leur sale besogne. Même les mesures d’expédition des gangsters dans des prisons éloignées de la capitale – Angenga (Equateur), Buluwo (Katanga), Osio (Province Orientale) – n’ont pas éradiqué le fléau dans la ville de Kinshasa. La thérapeutique n’était-elle pas bien appliquée ? Pas entièrement, en tout cas. D’où la mesure prise par l’Inspecteur général de la Police nationale de poursuivre la traque dans les camps militaires. John Numbi a pris la mesure en vue de contrer les bandits qui trouvent refuge dans ces camps toujours isolés de contrôle, voire de la traque engagée par les agents de police.

Beaucoup de faits ont démontré que l’insécurité dans maints quartiers environnant les camps militaires  est l’œuvre d’enfants des soldats et militaires qui se servent de la tenue de travail et des armes de leurs parents – à l’insu de ces derniers ? Pour bien opérer, ces enfants s’appuient sur leurs amis des quartiers concernés afin d’identifier des maisons cibles et des endroits appropriés pour dresser une embuscade. Selon des révélations obtenues depuis longtemps, les effets militaires pour l’opération sont déposés la journée auprès des amis du quartier – qu’on surnomme Traces, en raison de leur rôle – afin de faciliter l’utilisation la nuit.      James Momba

 

Kinshasa : psychose autour du prix des transports en commun

Mise en ligne mardi 02 février 2010

Les Kinois sont sur le qui-vive depuis l’annonce le samedi 30 janvier de la hausse du prix des carburants par le ministère de l’Economie et commerce. L’heure est maintenant à la gestion des conséquences de cette modification qui vont immanquablement commencer le secteur des transports publics en commun.

En effet, les nouveaux tarifs des carburants, ont été publiés, le samedi soir au cours du journal télévisé de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC) par Boniface Mawatadi. Les prix des produits pétroliers ont été revus à la hausse sur l'ensemble du pays. A  Kinshasa, le litre d’essence est passé de 895 Fc à 970 Fc l’équivalent de 1.06 USD. Le gasoil, lui est passé de 885 à 965 FC.

Le secrétaire général à l’Economie, justifie, cette énième augmentation des prix des produits pétroliers par la dépréciation du Franc congolais face au dollar américain. Qu’à cela ne tienne, M. Mawatadi  a reconnu que ce changement est susceptible de générer des conséquences néfastes sur le marché particulièrement le cas du transport en commun.
«Les conséquences sont là. Maintenant, il faut prendre des mesures d’encadrement de ces conséquences. Nous vivons au taux du jour. Que ça soit en ce qui concerne les produits de première nécessité ou toute autre marchandise, en dehors des prix de transports qui sont administrés (...) On va voir la structure des prix au niveau des provinces, l’impact de ce réajustement des prix. En ce moment-là, on devrait encadrer les prix de transports et d’autres biens», a déclaré Boniface Mawatadi.

Les Kinois cueillis à froid tremblent à la pensée de ce que vont leurs compatriotes de taxi, taxi-bus et bus. En attendant les inévitables concertations entre l’Hôtel de ville et les transporteurs réunis au sein de l’Association des chauffeurs du Congo (Acco), la menace qui plane est celle d’une hausse anarchique du prix de la course et la pratique de demi-courses connues sous le vocable de « demi-terrain ».

L’Acco et ses membres sont invités à plus de civisme parce que la dernière hausse du prix des transports d’il y environ 4 mois était intervenu sans calcul logique. Pour environ 50 Fc d’augmentation pour un litre d’essence, le prix de la course a été élevé à 50 FC. C’est comme si chaque client  devait payer les 50 Fc d’augmentation pour un seul litre qui les transportait tous.

La République

 

Tournée agricole

Moïse Katumbi dans la ferme de Maman Sifa

Mise en ligne mardi 02 février 2010

Il y a quelques semaines, le gouverneur du Katanga avait recommandé aux entreprises minières œuvrant dans cette province  de s’impliquer significativement dans l’agriculture afin de parvenir à une autosuffisance agricole dans la région.  Dans le souci d’inspirer et d’encourager ses administrés dans le travail de la terre, Moïse Katumbi est allé le 30 janvier 2010 à la ferme Hewa Bora, située à 12 kilomètres de Lubumbashi pour découvrir les activités agricoles réalisées par Maman Sifa, la mère du président Joseph Kabila. Sur une centaine d’hectares, cette dame produit une variété des produits agricoles : maïs, aubergines, tomates, poivrons, choux, bananiers… pour la prise en charge alimentaire.

Aux côtés de ces légumes, élevage et pisciculture sont au rendez-vous. Au terme de cette visite, le gouverneur Katumbi a salué le travail abattu par la mère du chef de l’Etat et épouse de l’ancien président de la République, Laurent Désiré Kabila. Pour le chef de l’exécutif provincial, cette femme « donne un exemple pour toutes nos femmes et nos filles ». A cette occasion, Moïse Katumbi a fustigé l’attitude de certaines femmes qui, estime-t-il, « ont pour spécialité le maquillage, être coquette et mettre des bijoux en or ». Le gouverneur du Katanga a ainsi lancé un appel vibrant aux femmes mais aussi aux hommes de s’impliquer dans le travail agricole, condition sine qua none pour une autosuffisance alimentaire

De cette ferme, le gouverneur s’est rendu aux installations de l’Institut national d’études et de recherches agricoles (Inéra) à Kipopo. Ce lieu de recherche qui était abandonné à lui-même dans la broussaille depuis le départ des Belges, est ressuscité de ses cendres grâce à l’implication du gouvernement provincial, de la Coopération technique belge et du Presar (projet de réhabilitation du secteur agricole et rural).  Ainsi, sur un total de 202 étangs qu’on y trouve, 35 ont déjà été réaménagés après trois mois qui ont consisté à mettre en place des digues. Entant que centre primaire de production piscicole, Inéra/Kipopo, regorge déjà de différentes espèces des poissons aux côtés desquels l’on constate facilement la production des semences de maïs, haricots, tournesols. La main d’œuvre locale est mise à profit pour cette réalisation.

D’une ferme à une autre, le gouverneur a terminé sa tournée agricole dans sa ferme privée du village Futuka, à 25 kilomètres de Lubumbashi. A bord d’une voiture de ferme, Moïse Katumbi a passé en revue ses élevages : poules, chèvres, autruches, antilopes, zèbres, pour ne citer que ceux là, qui s’épanouissent par centaine dans un cadre idéal. Une véritable révolution agricole au Katanga.

Marthe Bosuandole

 

 

Rebondissement du procès Botheti

Le gouverneur Kimbuta toujours innocenté par les présumés assassins

Mise en ligne lundi 01 février 2010

     Innocenté au premier degré dans l’affaire qui oppose le ministère Public, la partie civile et celle de la défense pour le meurtre de Daniel Botheti, vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa ; le gouverneur André Kimbuta a comparu le vendredi 29 janvier dernier devant la Haute cour militaire de la Gombe dont instruction était au second degré.

     Le n°1 de la ville fut appelé à renseigner ladite Cour sur les éléments d’information qui ont permis à mesurer l’authenticité des déclarations des présumés assassins qui contredisent les allégations de Kovi Ingila, cousin de feu Botheti, qui apparaît près de deux ans après le meurtre.

     L’audience ouverte, les avocats de la partie civile ont voulu savoir en quelle qualité comparaissait le gouverneur de la ville. A cet effet, le colonel Kapalay, président de cette juridiction militaire, a fait comprendre aux avocats que le ministère public n’a pas relevé appel contre Mr Kimbuta. Par conséquent, il est renseignant comme fut le cas au premier jugement.

     Les avocats de la partie civile, maître Serge Etombodji Efelo et Claude Karl n’étaient pas du tout d’accord sur le statut du chef de l’exécutif provincial devant la Cour. Pour eux, il fallait que le gouverneur puisse comparaître comme présumé.

     L’auditeur militaire supérieur, Bashonga, répondant à la partie civile a déclaré que : « Nous sommes prêt à inculper n’importe qui, personne n’est au dessus de la loi. Mais avec quoi ? La Cour va d’abord écouter les déclarations du n° 1 de la ville de Kinshasa, du Colonel Kanyama et du présumé Patrick Mwewa ». La Haute Cour militaire a donc souhaité qu’on puisse d’abord écouter celui qui a été appelé, tout en promettant de l’inculper en cas où il aurait tort. Fort de ce qui précède, les avocats de la partie civile toujours pas d’accord, ont décidé de retirer leur comparution.

     Après la sortie des avocats de la famille Botheti, l’audience s’est poursuivi, les deux prévenus, Kady et Mwewa ont été confrontés au gouverneur de la ville et au colonel Kanyama (commandant du district de Lukunga). Patrick Mwewa à confirmé qu’il n’a jamais eu de contact aussi bien physique que téléphonique avec André Kimbuta ; encore moins par l’intermédiaire d’une tierce personne. Il soutient que c’est le colonel Kanyama qui lui avait dit de citer le nom du gouverneur de la ville, afin qu’il puisse bénéficier des soins médicaux adéquats.

     Mais, le colonel Kanyama, prenant la parole à son tour, a tout rejeté en bloc. Quant au prévenu Kady Mununga, il a confirmé qu’il n’a jamais vu le gouverneur André Kimbuta tout comme le colonel Kanyama.

     Passant à la barre, le gouverneur Kimbuta s’est dit être très déçu de s’entendre attribuer des vocabulaires du genre « commanditaire, malfaiteur ». « Je continue à faire confiance à la justice de mon pays. Je suis père de famille, et c’est humiliant de venir devant cet Cour pour une affaire que je ne connais pas » enchaînera-t-il.

     Le n° 1 de la capitale congolaise a aussi demandé à la Cour : « Qui insiste auprès de Mwewa ? Qui en veut à Kimbuta ? ». Il a prié à la Cour de cesser de donner l’occasion à ces gens qui cherchent le fauteuil de Kimbuta par des méthodes peu recommandables. Le gouverneur Kimbuta a conclu en disant qu’il ne mérite pas un tel traitement : « Je n’aimerais pas que vous puissiez accorder la parole aux inciviques qui sont derrière moi ».

     L’audience continuera le vendredi 05 février à la prison centrale de Makala sur d’autres faits en l’occurrence, la détention des armes, donc sur les effets militaires.

      Chantal Choma

 

Hausse de prix des produits pétroliers à travers tout le pays

Mise en ligne lundi 01 février 2010

Les nouveaux tarifs, arrêtés par le secrétaire général à l'Economie, Boniface Mawatadi, ont été annoncés, samedi soir au cours du journal télévisé de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC). Les prix des produits pétroliers ont été revus à la hausse sur l'ensemble du pays.  A  Kinshasa, le litre d’essence est passé de 895 Fc à 970 Fc l’équivalent de 1.06 USD. Le gasoil, lui est passé de 885 à 965 FC.

Le secrétaire général à l’Economie, justifie, quant à lui, l’augmentation des prix des produits pétroliers par la dépréciation du Franc congolais face au dollar américain. Qu’à cela ne tienne, M. Mawatadi  a reconnu que ce changement est susceptible de générer des conséquences néfastes sur le marché particulièrement le cas du transport en commun.
«Les conséquences sont là. Maintenant, il faut prendre des mesures d’encadrement de ces conséquences. Nous vivons au taux du jour. Que ça soit en ce qui concerne les produits de première nécessité ou toute autre marchandise, en dehors des prix de transports qui sont administrés (...) On va voir la structure des prix au niveau des provinces, l’impact de ce réajustement des prix. En ce moment-là, on devrait encadrer les prix de transports et d’autres biens», a déclaré Boniface Mawatadi.

Lr

 

 Equateur

Jean-Claude Baende annonce un programme pharaonique

Mise en ligne lundi 01 février 2010

L’équipe gouvernementale formée par Jean-Claude Baende, et rendue publique le 30 décembre dernier, a reçu le quitus de l’assemblée provinciale de l’Equateur le samedi 30 janvier 2010. Au total, 89 députés provinciaux présents à la plénière de ce jour, sur les 108 que compte l’assemblée provinciale de l’Equateur, ont voté pour l’investiture du nouvel exécutif provincial. Occasion pour le nouveau titulaire de la province de d’annoncer son programme de travail pour le temps qui sépare des prochaines échéances électorales. Un plan véritablement titanesque mais articulé autour des atouts naturels et majeurs de l’Equateur. Dans un discours de politique générale, qui a duré près de quatre heures – rappelant les exploits de feu le Maréchal Mobutu – l’ancien prélat catholique a annoncé, entre autres, des grands travaux dans le secteur des voies de communication.

Province à vocation agricole, l’Equateur disposera bientôt prise en charge par«la réhabilitation et l’entretien de 8 730 kilomètres de routes existantes, l’implantation des brigades routières mécanisées de l’Office des routes et de l’Office de voiries et drainage pour entretenir 83 557 kilomètres». A cela se greffent le dragage de 6.845 kilomètres de biefs navigables et, surtout l’acquisition de 76 embarcations légères, dites baleinières. Au fait, il est question de favoriser la navigabilité sur le fleuve Congo et les autres grandes cours d’eau qui baignent la province. Vraisemblablement en raison des nombreux accidents de circulation et surtout de navigation, Jean-Claude Baende a intégré dans son programme le volet renforcement des capacités du personnel des transports.

On peut convenir que le nouveau gouverneur n’a pas eu de la peine à élaborer la mouture présentée devant les élus provinciaux, car il s’agit d’un programme dont des pans avaient été rendus publics alors que l’homme était vice-gouverneur ou assumait encore l’intérim. Les archives remontent à la surface, en effet, les propos de l’actuel ministre en charge des TPI, habitat, transports, affaires foncières. Retraçant les faiblesses de sa province, alors qu’il était encore simplement député provincial, Thierry Mbuze affirmait : « Il y a un manque de moyens de transport fluvial, une situation liée à l’absence de dragage de certains tronçons du fleuve par la Régie de voie fluviale (Rvf). C’est le cas spécialement de la rivière Ubangi qui n’est navigable que six mois par an. Conséquence : les armateurs rechignent à envoyer leurs embarcations «s’aventurer» sur cette partie de la province.» Cela justifierait sa titularisation de ce secteur.

Pour réussir ce pari, le nouveau gouverneur en appelle à la conjugaison des efforts de tous. « Beaucoup de temps a été perdu, notamment à cause des conflits d’intérêts et de personnes. Désormais, c’est tous unis derrière le gouverneur de tous les Equatoriens que la Province va devoir penser son avenir», a-t-il souligné dans son discours d’investiture devant plusieurs personnalités venues même de Kinshasa. C’est le 13 novembre dernier que Jean-Claude Baende a été élu lors de l’élection dictée par le départ de José Makila défenestré par l’assemblée provinciale.

L’équipe qui accompagne J-C Baende

- Intérieur et Ordre public : Jean-Baptiste Mena (PPRD/Tshuapa)

- Genre, famille, affaires sociales et humanitaires : Mme Iyongo Mputusamongo

(Société civile/Tshuapa)

- Agriculture, pêche et développement rural : Maurice Danamwa Falanga Nord-Ubangi)

- Finances, économie et hydrocarbures : Willy Bombito

- Budget, plan, mines et énergie : Jean-Faustin Mokoma (PDC/Sud Ubangi)

- TPI, habitat, transport, affaires foncières : Thierry Mbuze

(Indépendant Sud-Ubangi)

- Santé & culture : Dr Mwamba Mangbenga (MLC/Mongala)

- EPSP (Enseignement), jeunesse, sport et loisirs : Dr. Baiegeto Antoine

(AMP-Unadec/Mongala)

-Environnement, tourisme et ressources naturelles : Dr Bindaba Senge Bruno

(Indépendant/ Nord-Ubangi)

-Communication, fonction publique, emploi et porte-parole du gouvernement :

Mme Ebale Nguma Rebecca.

James Momba

 

 

Le Président Kabila promulgue le Budget 2010

Mise en ligne samedi 30 janvier 2010

Le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, a promulgué, le lundi 25 janvier 2010, la loi financière portant budget de l’Etat pour l’exercice 2010. Elle a été adoptée, après sa seconde lecture à la suite de son renvoi par le Président de la République, par les deux chambres législatives convoquées en session extraordinaire. A la lecture de cette loi budgétaire, on se rend vite compte qu’elle prend en compte les observations faites par le Chef de l’Etat concernant notamment l’amélioration tant soit peu des conditions salariales des policiers, militaires et autres fonctionnaires émergeant du Budget de l’Etat, ainsi que des engagements tenus avec les partenaires multilatéraux dans l’objectif de l’annulation de la dette extérieure.

Tout en prenant en compte la crise financière et économique internationale, il intègre les résultats attendus des réformes sur la bonne gouvernance en vue d’une mobilisation accrue des recettes publiques et d’une gestion rationnelle des dépenses pour ainsi atteindre le point d'achèvement de l'Initiative PPTE au cours du premier semestre de 2010.

Les politiques suivies sont axées sur la consolidation de la paix et la restauration de l'autorité de l'Etat sur toute l’étendue du territoire national, la décentralisation et l’amorce du transfert effectif des charges aux provinces, la réalisation d'une croissance économique forte et durable, l'assainissement des finances publiques en vue d’améliorer la gestion des ressources publiques, la stabilité des prix, l'accès des Congolais aux services sociaux de base tels que l'éducation, la santé, l'eau et l'électricité, l’emploi.

Le cadre macro-économique qui sous-tend le budget 2010 se fonde, notamment, sur un taux du PIB de 5,4% et un taux de change de 950,6 FC/le dollar américain.

Le Budget de l’Etat est élaboré en équilibre et situe les recettes et les dépenses à 5.607,5 milliards de FC, dont 5.300,4 milliards de FC pour le Pouvoir central et 307,1 milliards de FC pour les Provinces. Une enveloppe de 795,1 milliards de FC, soit 14,2 % des dépenses totales, est affectée aux dépenses de personnel ; 189,9 milliards de FC, soit 3,4% des dépenses totales, à la dette publique.

Lire l’intégralité de la loi budgétaire 2010 en pdf

 

 

Incidents à l’Assemblée provinciale du Katanga

Le ministre Célestin Mbuyu : «Attention à la récupération pour raconter n’importe quoi »

Mise en ligne samedi 30 janvier 2010

Le ministre de l’Intérieur, Célestin Mbuyu, regrette ce qui est arrivé jeudi 28 janvier 2010 à l’Assemblée provinciale du Katanga. Il tire l’attention de tout le monde pour ne pas récupérer la situation afin de raconter n’importe quoi. « Il est vraiment malheureux que des députés provoquent des problèmes entre eux et qu’il y ait des blessés, des dégâts matériels, c’est regrettable, c’est une situation déplorable qu’il faut éviter à tout prix, nous ne pouvons pas accepter que des choses comme cela se passent », renchérira-t-il. C’est dans ce cadre qu’il a confirmé, outre mesure,  la décision du gouvernement central de fermer momentanément le siège de l’Assemblée provinciale jusqu’à l’aboutissement d’une enquête judiciaire sur lesdits incidents. En application de cette mesure, les abords du bâtiment du 30 Juin qui abrite l’Assemblée provinciale ont été quadrillés par des éléments de la Police nationale congolaise. « Si la situation perdure, l’Assemblée provinciale sera fermée », selon le ministre de l’Intérieur.

Dès son arrivée à Lubumbashi, dans le cadre de sa visite d’inspection, le ministre Célestin Mbuyu a visité  le même  jeudi soir les dépôts où sont stockés des fûts, des bouteilles, de flacons qui servent à la fabrique du whisky « de la mort ». Cet arsenal tant qu’en matière première qu’en produits finis est composé de l’éthanol et du méthanol, qui selon le ministre, chimiste de formation, est nocif et consommé à cet état peut provoquer la cécité. Qui pis est, le mélange qui consiste à tromper la vigilance de la population en utilisant des couvercles importés est criminel. La santé de  la population est primordiale, un peuple qui boit des choses nocives est voué à la disparition. Ceux qui fabriquent ces breuvages de la mort doivent cesser, et qu’à cela ne tienne, s’ils veulent fabriquer de la boisson alcoolique, ils n’ont qu’à respecter les normes comme partout ailleurs.

Il sied de rappeler ici que dix entreprises de fabrication des liqueurs avaient été fermées mardi 26 janvier 2010 à Lubumbashi à l’issue d’une décision prise par le conseil provincial des ministres. Juste après l’annonce de cette décision, une dizaine de commerçants indiens fabricants de ces liqueurs ont été arrêtés et leurs usines fermées.

Célestin Boko Ngunz

 

 

L’affaire Botheti rebondit

Kimbuta ce matin à la Cour d’ordre militaire

Mise en ligne vendredi 29 janvier 2010

Le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango, déjà innocentée dans le procès Daniel Botheti au premier degré, doit se présenter ce vendredi 20 2010 devant la Cour d’ordre militaire pour fournir des renseignement jugés utiles.

Les sources proches du chef de l’exécutif provincial, précisent qu’il ne s’agit nullement d’une nouvelle version du procès Botheti où le n° 1 de la capitale congolaise va comparaître comme témoin. Les mêmes sources ajoutent que ce dernier le fera volontiers au second degré où se poursuit ledit procès. Il va se rendre ce matin en qualité de renseignant.

Les mêmes sources affirment qu’au même second degré, le ministre provincial de l’Intérieur, de la population, sécurité et décentralisation, Godard Matumona et le président de l’Assemblée provincial de Kinshasa, Roger N’singi, ont déjà renseigné la justice militaire sur cette affaire.

Quoi donc de plus normal que la Cour d’ordre militaire qui juge cette affaire fasse appel au chef de l’exécutif provincial autre fois cité dans l’assassinat du vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa et innocenté par le prévenu Patrick Mwewa qui avait du reste déclaré publiquement qu’il ne connaît aucune autorité urbaine et qu’il n’avait jamais eu de contact aussi bien physique que téléphonique avec lui, encore moins par l’intermédiaire d’une tierce personne.

Rappelons aussi qu’au premier degré, et présentant des excuses à André Kimbuta, le prévenue Patrick Mwewa a affirmé que, c’est un certain colonel qui l’avait contraint à citer le nom du gouverneur de la ville de Kinshasa. Puis, ce dernier a confirmé à son tour que le n° 1 de la ville miroir de Kinshasa n’a rien à avoir dans cette affaire. La question que l’opinion publique se pose est celle de savoir  la raison de ce rebondissement.

Chantal Choma

 

Autour du vote de la loi relative à la Ceni

La classe politique barre la route à la société civile

Mise en ligne vendredi 29 janvier 2010

Les choses se précisent au sujet de la question de la présence de la société civile au sein de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) en gestation. Loin de s’être arrêté après le rejet par l’Assemblée nationale de sa représentativité dans cette structure à travers une loi organique transmise au Sénat pour examen, le débat se corse. Dans les milieux généralement bien informés, on renseigne que l’unanimité se dégage, dans la classe politique, pour l’écartement pur et simple de la société civile. Plusieurs raisons justifient cette option jugée réaliste par certains observateurs.

Du point de vue du fond, la loi organique en question solde l’Accord global et inclusif issu des pourparlers de Sun City (Afrique du Sud) qui avait pris en compte la participation de la société civile dans la gestion des élections. Cette étape préliminaire ayant été dépassé et le pays ayant amorcé le processus de la normalité avec la mise en place des nouvelles institutions, aucune raison ne pourrait encore justifier que la Ceni, remplaçante de la future défunte Cei, soit tenue en mains par les anciens tenants d’une institution d’appui à la démocratie. Dans les milieux intéressés, on estime que l’organisation des élections est une affaire des politiques comme partout dans le monde sauf bien sûr dans les républiques bananières.

  La prétention selon laquelle la présence de la société civile au sein de la Ceni, garantissait une certaine neutralité est balayée du revers de la main du fait que cet organe tire son indépendance de la neutralité découlant de la présence des délégués de la majorité (quatre) et de ceux de l’opposition (trois) parmi ses animateurs.

 

Juge et partie

Du point de vue de la légalité, un autre argument de poids est avancé ; les dispositions de l’article 211 de la Constitution du 18 février 2006 ne prévoient nullement l’incorporation de la société civile au sein de la Ceni. Faut-il, dès lors, violer la loi fondamentale juste pour satisfaire aux ambitions démesurées de ceux qui ont quitté la société civile pour s’engager pleinement en politique ? Le jeu est jugé malsain du fait que les mêmes acteurs s’amusent à jouer sur deux fronts, selon leurs intérêts personnels. Or, il n’est un secret pour personne que sous d’autres cieux, les choses ne se passent pas de cette manière. On ne saurait, en effet, être jugé et partie à la fois.

Qui ignore que dans les pays de vieille démocraties, tels que les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, le Canada, l’Allemagne, la Belgique et autres, les élections sont organisées par les ministères ayant les Affaires intérieures dans leurs attributions et nullement par une quelconque structure dite indépendante ou neutre sur papier. Sans doute que l’expérience antérieure vécue par la classe politique l’a particulièrement assagi d’autant plus que pour bon nombre d’acteurs, le bilan de la Cei est globalement négatif.

Ndong.M.N.

 

Pose de la première pierre du bâtiment judiciaire

Boshab invité à accélérer l’examen des projets de loi de réforme de la justice

Mise en ligne vendredi 29 janvier 2010

Le président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab, a procédé le 27 janvier dernier à Kinshasa, à la pose de la première pierre du bâtiment devant abriter plusieurs services du ministère de la Justice. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Justice, Luzolo Bambi, et du chef des opérations à la Délégation de l’Union européenne (Ue) en République démocratique du Congo, Vincent Dowd. Ce  bâtiment de  2.720 m² en surfaces utiles judiciaires et  3.128 m² en surfaces hors œuvres nette sera construit sur financement du Programme d’appui à la Gouvernance de l’Ue par son volet justice. Le bâtiment qui sera ainsi construit  abritera la Cour constitutionnelle, le Conseil d’Etat, le Conseil supérieur de la Magistrature, la Haute Cour militaire et L’Auditorat général. Il aura comme future extension, l’Ecole nationale de la Magistrature.

Le nouveau bâtiment comprendra deux salles d’audience mutualisables, une bibliothèque, une cafeteria, sept salles de réunion dont la moitié mutualisables et 1500 m² de surface de bureaux pour 123 occupants, magistrats et personnels de l’ordre judiciaire. Il y est aussi prévu des locaux pour barreau de Kinshasa/Gombe. Le coût de la construction est estimé à 1.700.000 euros.

Outre ce bâtiment, le Programme d’appui à la gouvernance apportera son soutien à la réhabilitation des espaces intérieurs du ministère de la Justice et du Palais de la justice de la Gombe. A ceci, il faut ajouter la réhabilitation des juridictions de Matete.

Dans son discours de circonstance, le chef des opérations à la Délégation de l’Union européenne en Rdc, M. Vincent Dowd, a souligné l’importance qu’accorde  l’Ue dans l’amélioration de la justice congolaise. Ainsi, estime-t-il, « ce bâtiment sera le lieu où battra le cœur de la Justice en Rdc ». Il a également promis l’implication de l’Ue pour contribuer à l’amélioration des conditions de travail du personnel œuvrant dans le secteur de la justice pour une meilleure gestion. 

Le but étant, a-t-il précisé, « de favoriser une meilleure gouvernance judiciaire de manière à faciliter l’accès de la justice aux citoyens ». Pour Vincent Dowd, l’implication de l’Union européenne  dans le secteur de la justice, en Rdc, ne se limite pas à Kinshasa mais s’étend jusqu’à l’Est, où la question de la justice est particulièrement criante. Avec ses partenaires belges, néerlandais, suédois et britanniques, elle apporte son soutien au Programme de restauration de la Justice à l’Est du Congo (Rejusco), pour un montant de près de 17 millions d’euros, a-t-il fait savoir.

A en croire le chef des opérations à la Délégation de l’Union européenne, deux nouveaux programmes d’appui aux réformes du secteur de la justice congolaise sont en cours de préparation. Il s’agit d’une part de «Uhaki Safi», que l’on pourrait traduire du Swahili par « Justice équitable ». Ce programme prendra le relais du Rejusco et se concentrera à l’Est du Pays. D’autre part, le Programme d’appui à la réforme de la Justice, qui complétera les activités initiées par le volet justice du programme d’appui à la gouvernance. Il se concentrera sur le renforcement des capacités des magistrats, du personnel judiciaire, mais aussi sur l’amélioration de la gestion administrative et financière des cours et tribunaux. D’autant plus que ces aspects  visent à rendre  la Justice accessible, transparente, équitable et crédible aux yeux des justiciables.

Des efforts sont certes faits pour améliorer le secteur juridique dans notre pays, mais des défis à relever sont non négligeables.  C’est par exemple le cas  des  projets de loi encore à l’étude au Parlement, dont ceux portant sur  la Cour Constitutionnelle, le Conseil d’Etat, la Cour de cassation ou celui relatif à la révision du Code de l’organisation et de la compétence judiciaire. Ces textes sont essentiels pour le bon fonctionnement de l’appareil judiciaire d’un Etat moderne, qui se veut Etat de droit. Les élus du peuple, dont le président a procédé à la pose de la première pierre du nouveau bâtiment du ministère de la justice, ont donc du pain sur la planche.

Marthe Bosuandole

 

Lutte contre le banditisme à Kinshasa

« Kuluna » : la purge dans les camps militaires

Mise en ligne vendredi 29 janvier 2010

Depuis le mardi 26 janvier dernier, les camps militaires de la ville de Kinshasa sont sous la visière de la police nationale et de a hiérarchie militaire engagées dans une lutte profonde contre les actes de banditisme dans la capitale. Le camp Kokolo a été le premier à recevoir le coup d’annonce avec le déguerpissement des familles hébergeant des bandits de grand chemin. Avant de passer à l’acte, la hiérarchie avait invité les familles concernées à dénoncer les enfants et/ou parents qui se livrent au banditisme dans les camps et autres endroits de la ville. A cause du refus de coopérer, ces familles, par conséquent accusées de complicité, ont été délogées manu militari avec leurs effets pour se retrouver sur les dépendances du Boulevard Triomphal. Avec interdiction formelle de retourner au camp.

Pour le général John Numbi, tous les camps militaires de la ville sont ainsi concernés par cette mesure qui concerne aussi les populations civiles. Chaque famille est invitée à dénoncer son enfant qui se livre à la pratique de brutalité dite « Kuluna » pour extorquer ou voler les biens d’autrui. Cacher un criminel dans la maison, c’est vivre de manière permanente avec un danger ; les parents ont donc l’obligation de conscientiser leurs enfants « Kuluna » à changer de comportement ou à dénoncer ceux qui sont réfractaires au changement de mentalité.

Le grand banditisme a atteint des proportions pharaoniques dans la ville de Kinshasa. Les populations sont agressées de jour comme de nuit par des bandes de malfaiteurs à main armée qui tuent, extorquent, violent, volent, blessent... Les nombreux assauts donnés par des éléments de la Police nationale se sont soldés souvent par l’arrestation des innocents, laissant les malfaiteurs poursuivre leur sale besogne. Même les mesures d’expédition des gangsters dans des prisons éloignées de la capitale – Angenga (Equateur), Buluwo (Katanga), Osio (Province Orientale) – n’ont pas éradiqué le fléau dans la ville de Kinshasa. La thérapeutique n’était-elle pas bien appliquée ? Pas entièrement, en tout cas. D’où la mesure prise par l’Inspecteur général de la Police nationale de poursuivre la traque dans les camps militaires. John Numbi a pris la mesure en vue de contrer les bandits qui trouvent refuge dans ces camps toujours isolés de contrôle, voire de la traque engagée par les agents de police.

Beaucoup de faits ont démontré que l’insécurité dans maints quartiers environnant les camps militaires  est l’œuvre d’enfants des soldats et militaires qui se servent de la tenue de travail et des armes de leurs parents – à l’insu de ces derniers ? Pour bien opérer, ces enfants s’appuient sur leurs amis des quartiers concernés afin d’identifier des maisons cibles et des endroits appropriés pour dresser une embuscade. Selon des révélations obtenues depuis longtemps, les effets militaires pour l’opération sont déposés la journée auprès des amis du quartier – qu’on surnomme Traces, en raison de leur rôle – afin de faciliter l’utilisation la nuit.     

James Momba

 

 

Economie

Bientôt, le groupe français Lafarge aux commandes de la Cinat

Mise en ligne vendredi 29 janvier 2010

      Dans les prochains mois, plus précisément d’ici mars 2010, le groupe français Lafarge va prendre la gestion de la Cimenterie nationale (Cinat) installée à Kimpese, dans le Bas-Congo, dans le cadre d’un accord de partenariat Public-Privé.. Nouvel actionnaire privé, Lafarge s’adjuge 80 % des parts sociales, devenant ainsi majoritaire tandis que l’Etat congolais qui détenait jadis 91, 70 % se contente désormais de 10 % et les anciens actionnaires s’attribuent 10 %.

      La privatisation de la Cinat, société par actions à responsabilité limitée (Sarl) est justifiée par le manque des moyens financiers consistants qu’aurait pu consentir l’Etat congolais en vue de permettre à la Cinat d’augmenter le volume de sa production qui est de 100.000 tonnes par an mais ramené à 45.000 t, soit en taux de chute de production d’environ 55 %. Ce qui est largement insuffisant étant donné le fait que le besoin national est évalué autour de 2 à 3 millions de tonnes de ciment par an.

      La santé de ce produit dont l’importance dans la construction est stratégique sur le plan national alimente malheureusement la surchauffe de prix sur fond de la spéculation. C’est, en fait, la loi de l’offre et de la demande qui joue. Avec l’entrée en force du groupe Lafarge dans le capital social de la Cinat, il est évident que la pénurie du ciment va s’arrêter ipso facto lorsque la production débutera tandis que les prix baisseront automatiquement, annonce une source sûre.

      Fini donc dans un proche avenir l’approvisionnement irrégulier en fuel lourd (Fom) indispensable au fonctionnement continu de l’usine et vive la réhabilitation des équipements. Le personnel actuel subirait, sans aucun doute, selon les besoins, un dégraissage. Une opération qui ne manquerait pas de soulever des passions. Chapeau bas tout de même au comité de gestion sortant de la Cinat, notamment au Président-administrateur délégué, l’ingénieur Alphonse Mabondo Kembolo, et ses collaborateurs. Qui, dans une conjoncture difficile, a relevé plusieurs défis. C’est grâce à lui que la production avait repris de 16 juin 2006 alors qu’à l’entrée en fonction de ce comité de gestion, l’usine ne tournait plus. Preuve que des efforts ont été fournis pour maintenir le cap.

      Leader mondial des matériels de construction, Lafarge occupe une position de premier plan dans chacune de ses activités : ciment, granulat,  béton et plâtre. Avec 71.000 collaborateurs, le groupe français est présent dans plus de 70 pays. En 2006, il a réalisé un chiffre d’affaires de 17 millions d’euros et un résultat net de 1,4 milliard d’euros. Le nouvel actionnaire privé de la Cinat n’est, de ce fait, pas des moindres dans le secteur du ciment. Des espoirs sont, dès lors, permis pour un nouveau départ.

Ndong.M.N.

 

 

ça bouillonne à la Cei

Mise en ligne jeudi 28 janvier 2010

-La gestion Malumalu contesté par quatre membres de son Bureau et grève de la faim d’un agent impayé depuis 9 mois ;

- Des interrogations demeurent sur la cession-vente de l’immeuble de la Cei (ex-Bzce) 

Ca bouillonne à la Commission électorale indépendante (Cei). Au moment où la population attend impatiemment l’organisation des obsèques dignes des services rendus à la Nation, à travers l’organisation des élections saluée par tous, ce sont plutôt des mauvaises nouvelles qui proviennent de là. Un agent des finances de la Cei fait la grève de la faim pour non paiement des salaires ; des membres du Bureau de la Cei suspendent leur participation aux réunions accusant le président Malumalu de gestion floue ; le président de la Cei renvoie les contestataires aux textes ; le rapporteur de la Cei annonce la vente du bâtiment servant de siège de cette institution.

Trop de problèmes à la fois pour cette institution d’appui à la démocratie qui n’attend que l’établissement de son certificat de décès par le Parlement et le chef de l’Etat avant que ses prérogatives soient reprises par la Ceni (Commission électorale nationale indépendante).

 

La gestion Malumalu désavouée par des membres du Bureau de la Cei

Crise de confiance ou scission au Bureau de la Commission électorale indépendante ? La question se pose depuis que quatre de sept membres, qui composent son Bureau, ont annoncé, mardi dernier à Kinshasa, la suspension de leur participation aux réunions du bureau. Dans un document de trois pages intitulé «Communication des membres du bureau concernant le fonctionnement actuel de la CEI.» remis à la presse, la première vice-présidente, Rose-Marie Mika Ebenga ; le premier rapporteur adjoint, Carole Kabanga Koy ; le deuxième, Charles Kabangu Tshibitshibi et le troisième rapporteur,  Marie-Rose Kambere Kavira, ont dénoncé une gestion floue de cette institution citoyenne par son président, l’abbé Apollinaire Malumalu.

Pour ces quatre membres du Bureau de la Cei, Apollinaire Malumalu a personnalisé l’administration et les finances de l’institution, paralysant par ce fait, les organes de contrôle. Le président de la Cei est aussi accusé par ces membres du Bureau d’être « toujours et tous les jours en voyage». La Cei s'endette chroniquement et la hauteur de ses créances n’est pas connue, se plaignent les quatre membres mécontents.
     Le gouvernement congolais et le président de la Cei restent indifférents au non-paiement des agents qui totalisent, affirment-ils, bientôt une année sans salaire. Des revendications qui légitiment, aux yeux de certains observateurs, la grève de la faim qu’observe le conseiller financier de la Cei, Oswald Wanzalugendo depuis 10 jours pour dénoncer les mêmes faits. Outre la crise sociale que peut générer cette situation, les quatre membres mécontents du Bureau craignent que le processus électoral ne soit interrompu ou que la Ceni, institution qui doit remplacer la Cei, ne débute son travail sur fond de malaises.

Sur les sept membres du Bureau, le Pprd (ex-Gouvernement) Crispin Kankonde, 3è vice-président, et le Mai Mai Dieudonné Mirimo, rapporteur de la Cei n’ont pas signé le document.  Le Rcd Norbert Basengezi, deuxième vice-président, actuellement ministre de l’Agriculture n’a pas, non plus, signé ce document, ne siégeant plus au bureau. Les quatre signataires du document sont l’émanation du Mlc, de l’opposition politique, du RcdN et du RCDKml.

Se réservant de tout commentaire sur les accusations portées contre lui, le président de la Cei, Apollinaire Malumalu s’est limité, par l’entremise de Radio Okapi, à demander aux personnes lésées de suivre ce que dit la loi en la matière.

A la Cei, il ne fait plus beau vivre. Les agents et cadres alignent neuf mois d’impaiement. On souligne là-bas que non seulement le gouvernement depuis Gizenga I ne trouve pas prioritaire de payer le personnel Cei qu’il considère en chômage dans l’attente d’autres élections, mais aussi le président Malumalu qui a trouvé entretemps un autre job dans le processus de paix à l’Est, n’affiche aucune préoccupation pour le personnel Cei. Ce qui a poussé le conseiller financier de cette institution d’observer une grève de la faim depuis plus de dix jours. Admis aux soins depuis dimanche à l'hôpital du centre Nganda, il a expliqué lundi à Radio Okapi que son action vise à protester contre le non paiement des salaires dont lui et ses collègues de la Cei sont victimes depuis neuf mois.

Selon les dernières informations obtenues de certaines sources hospitalières, Oswald Wanzalugendo aurait accepté de reprendre à manger, sur recommandation de son médecin soignant et sur conseil de beaucoup de  ses collègues.

Lr

 

Cession-vente de l’immeuble de la Cei (ex-Bzce) : des interrogations demeurent

Mise en ligne jeudi 28 janvier 2010

C’est avec stupéfaction que l’on a appris, la semaine dernière, l’annonce de la vente du bâtiment qui sert de siège de la Commission électorale indépendante (Cei) qui appartenait jadis à l’ancienne Banque zaïroise du commerce extérieur (Bzce). Selon le rapporteur de la Cei, Dieudonné Mirimo qui a révélé le pot aux roses, « l’Etat congolais…a décidé de le céder à un privé ».  Dans l’opinion, on s’interroge depuis lors sur les opérations qui ont abouti à cette vente et, aussi, sur l’heureux acquéreur. A l’heure où l’on parle avec persistance de l’amélioration du climat des affaires en Rd Congo, la nouvelle fait jaser. Est-ce que la nouvelle morale des affaires a-t-elle été respectée surtout que ce dossier date de plusieurs années et, a des allures rocambolesques. Qu’en est-il au juste ?

Le problème de l’immeuble ex-Bzce qui est passé d’un propriétaire à un autre, comme dans un film de série b, n’en finit pas de surprendre les bonnes consciences.

Après le tumultueux épisode du temps de Mobutu dans lequel son propre fils Manda Mobutu et son compère Aimé Atembina Mungoma étaient impliqués, le 27 août 2008, l’administrateur délégué de la Trust Merchant Bank (TMB), Robert Levi, écrit au ministre des Finances dans une lettre référencée No006/TMB/RL/MVM/2008 dans laquelle il lui offre la reprise par l’Etat de l’immeuble intéressé, sis boulevard du 30 juin alors pris en location par la Cei. Une rondelette somme de 17,5 millions de $ us est proposée pour la vente. Cet homme d’affaires justifie la vente dudit immeuble par des nécessités de consolidation des actifs immobiliers autour de ses activités bancaires.

A son tour, le ministre des Finances, Athanase Matenda, dans une lettre datée du 5 février 2009 référencée no0473/CAB/MIN/FINANCES/JUR/2009, prie le gouverneur de la Banque centrale du Congo d’envisager « un règlement amiable » car, il en reconnait la propriété à la société anversoise Dorado Diamonds BVBA. Ces précautions sont justement prises en vue d’éviter à « l’Etat congolais de nouvelles tracasseries judiciaires sur ledit immeuble ». Ce qui est vrai, c’est le fait que ladite société anversoise détient sur ce bâtiment une créance de 10 millions de $ us. On se souvient sans doute que la société CDA Opération Café, propriété de feu Aimé Atembina Mongoma et de feu Manda Mobutu avait réussi, à l’époque, à faire condamner la Bzce à payer la somme de 19 millions de $ us et 43 millions de Fb.

La justice décida, dès lors, de l’exécution forcée dudit arrêt en autorisant et organisant la vente publique des immeubles Bzce identifiés par les certificats d’enregistrement vol. A 322 folio 80 portant le no3952 du plan cadastral de la commune de la Gombe et vol A 322 folio 93 portant le no44471 du même plan cadastral. C’est ainsi que l’immeuble Bzce, les dépendances et les  parkings furent acquis par la société Dorado Diamonds BVA au prix respectivement de 3,3 millions de $ us pour l’immeuble alors enregistré sous le vol A 322 folio 80, et de 50.000 $ us pour celui enregistré sous le volume A 322 folio 93, soit la somme totale de 3.350.000 de $ us plus frais de notaire et d’enregistrement soit 1,172 million de $ us que la société anversoise versa en totalité à l’agent des ventes publiques. Ainsi ces biens devinrent la propriété exclusive de la société anversoise et cessèrent d’appartenir à la Bzce qui fut dissoute par ordonnance présidentielle no 91.227 datée du 6 août 1991.

Un coup fourré

A l’avènement de l’Afdl au pouvoir, la Cour suprême de justice par arrêt RC 052/TSR du 3 avril 1998 et l’arrêt RCA 18.999 de la Cour d’Appel de la Gombe contre la société de fait CDA  Opération Café, propriété de Aimé Atembina et Mobutu Niwa, agissant au nom de l’Etat congolais, intimait l’ordre au conservateur des titres immobiliers d’annuler les certificats d’enregistrement détenus par Dorado Diamonds BVA au motif de reprendre ces immeubles avant de les vendre à l’homme d’affaires, Robert Levi, installé au Katanga.

Malgré l’insistance du conservateur des titres immobiliers faisant part des arrêts de la justice congolaise, Dorado Diamonds se désolidarisa des « arrangements inhabituels » de Kinshasa. Il lui fut opposé un refus à sa demande de retourner les originaux desdits certificats d’enregistrement et non sans faire valoir ses droits de propriété sur les biens acquis.

Dans l’entretemps, l’homme d’affaires, Robert Levi prenait l’option de liquider l’immeuble pour une somme de 17,5 millions de $ US alors que lui-même l’avait acheté contre 6 millions de $ US. Telles que les choses se passent, on s’interroge sur plusieurs aspects d’autant plus qu’en dépit de l’acquisition par Robert Levi de cet immeuble, le ministre des Finances reconnait que les biens vendus, lors d’une opération légale, appartiennent bel et bien à la société anversoise. D’où la question de savoir si cette affaire avait déjà trouvé un terrain d’entente entre le gouvernement congolais et Dorado Diamonds qui considère qu’il est victime d’expropriation et, dans le cas d’espèce, l’exécutif pourrait être amené dans des arbitrages à l’international et ainsi devoir l’indemniser avec des montants colossaux.

Au moment où la Rdc fait sienne le credo de l’amélioration du climat des affaires, ce ne serait que charger davantage la Rdc déjà pointée au bas de l’échelle des classements du Doing Business.

Dans les milieux généralement bien informés, on indique que ce dossier est loin d’être définitivement classé. Affaire à suivre.  

Ndong.M.N.

 

Au cours de sa conférence de presse de mercredi

La Monuc annonce des opérations chaudes contre les Fdlr

Mise en ligne jeudi 28 janvier 2010

Le Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo, Alan Doss, était à Naïrobi au Kenya en début de semaine en compagnie des envoyés spéciaux de la conférence des Grands Lacs, de la Norvège, de la Suède, de l’Union européenne et des Etats-Unis pour assister à une réunion de la co-facilitation sur la République démocratique du Congo.

Selon Madnodje Mounoubai, porte-parole de la Mission des Nations unies au Congo (Monuc), qui a donné cette information  au cours de la conférence de presse de ce mercredi 27 janvier 2010,  « avec les présidents Obasanjo et Mpaka, ils ont fait un tour d’horizon du processus de paix en Rdc. Les co-facilitateurs ont fait part de leurs actions ces derniers mois et recueilli l’évaluation des participants ».

 Cette réunion s’est donc tenue en prélude au rapport que les deux co-facilitateurs vont faire à l’Union africaine et aux Nations unies. De cette rencontre rien n’a encore été rendu public par les participants, la primeur de l’information étant peut-être réservée à l’Union africaine et aux Nations unies.

 

Des mois décisifs s’annoncent

Pendant ce temps, au pays, l’on note une recrudescence de la violence dans les provinces de l’Est de la Rdc. Malgré l’annonce du début de l’opération Amani Leo qui a succédé à Kimia II dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu ainsi que la poursuite de l’opération Rudia 2, la situation sécuritaire demeure préoccupante.

En effet, dans les deux provinces du Kivu, les éléments des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (Fdlr) continuent à semer la panique au sein de la population. Ces rebelles rwandais poursuivent leur politique  d’enlèvements. Dans ce contexte, des combats ont opposé le 25 janvier les Fardc à ces rebelles rwandais à Kitumba  où six éléments Fdlr ont été tués.

Devant cette recrudescence de la violence, le chef de l’information publique militaire de la Monuc, le Colonel Dietrich, a tenu à préciser que l’Opération Amani Leo s’adresse justement à ces poches de résistance des Fdlr, avant de lancer : « Très prochainement, les opérations chaudes vont commencer ». Cela est d’autant plus urgent que, selon les prévisions du Conseil de sécurité, la première évaluation de cette opération devra avoir lieu le 1er avril prochain.

Sur un autre front, cette fois-ci dans la Province Orientale, les Fardc se sont affrontées aux éléments de l’Armée de résistance du Seigneur (Lra) le 22 janvier à Kaka, une localité située à 27 kilomètres au Nord-ouest de Dungu. Selon le Colonel Dietrich, deux civils ont trouvé la mort au cours de cet affrontement. Et le lendemain, un échange des tirs  a eu lieu entre les Fardc et la Lra à Indwala, situé à 12 kilomètres au Nord de Ngilima. Deux éléments de la Lra ont été tués. Le 25 janvier, des affrontements entre les Fardc et la Lra se sont produits à 8 kilomètres au Nord de l’aéroport de Dungu.

 De ces combats, dix éléments de la Lra ont été blessés et cinq otages libérés tandis que d’autres éléments Lra se sont enfuis. Dans cette partie du territoire national, on estime à environ 80 éléments Lra qui opèrent en quatre groupes différents, indique la Monuc.

Marthe Bosuandole

 

Katanga : Moïse Katumbi ferme une dizaine d’entreprises de fabrication des liqueurs

Mise en ligne jeudi 28 janvier 2010

La production et la consommation des liqueurs à forte dose contenue dans des sachets ou des petites bouteilles sont formellement interdites dans la province du Katanga. La décision a été annoncée, mardi dernier à Lubumbashi à l’issue du conseil provincial des ministres. Juste après l’annonce de cette décision, une dizaine de commerçants indiens fabricants de ces liqueurs ont été arrêtés et leurs usines fermées.

La commission mixte gouvernorat de province du Katanga-Parquet général a visé principalement la commune de Kampemba, où sont basées la plupart des usines de fabrication de ces liqueurs fortes. La moisson était abondante. Six usines ont été scellées et leurs patrons trouvés sur les lieux ont été mis aux arrêts. Des quantités importantes de liqueurs trouvées dans des bouteilles et des fûts ont également été saisies.

Selon la commission, les conditions de fabrication de ces produits sont déplorables. En plus de l’insalubrité, ces liqueurs sont fabriquées seulement à base de l’éthanol (alcool) mélangé à l’eau et au colorant.

Le gouverneur de la province du Katanga, Moise Katumbi, a exigé l’arrestation immédiate de tous ceux qu’il appelle « vendeurs de la mort au Katanga ». Il a souhaité qu’ils soient jugés dans le meilleur délai. Parmi les fabricants arrêtés, constate-t-on, se retrouvent certains récidivistes, qui avaient été arrêtés il n’y a pas très longtemps pour le même motif.

La population, tout en applaudissant l’opération, espère bien que la justice fera correctement son travail cette fois.

Lr

 

Assemblée nationale

La loi sur la sauvegarde de l’Industrie nationale en péril divise

Mise en ligne jeudi 28 janvier 2010

Le Prof. Katanga très fâché contre les « stagiaires-conseillers»

·           La chambre basse du Parlement a examiné, au cours de sa séance plénière d’hier mercredi 27 janvier 2010, le rapport de la Commission des Relations Extérieures relatif au projet de loi portant mesures de sauvegarde de l’Industrie nationale en péril. Cette loi s’inscrit dans la droite ligne de la politique du gouvernement tendant à assainir le climat des affaires en République démocratique du Congo.

Après la discussion, 24 heures avant, du projet de loi portant code des marchés publics, les députés nationaux ont enchaîné avec le projet sus évoqué.

La particularité de cette loi est de permettre l’émergence d’une Industrie nationale dans notre pays. Elle prévoit, pour y arriver, des mécanismes tendant à alléger les charges fiscales des industriels congolais en difficulté ainsi que des mesures leur permettant d’avoir accès au financement. La loi prévoit ainsi la mise en place d’un fonds de soutien et un train des mesures allant dans le sens de doper l’industrie nationale.

Vu le faible degré de développement de l’Industrie nationale, cette loi présente un avantage inestimable pour les industriels congolais soumis à un environnement des affaires non propice à l’industrialisation. Il était temps que le pays pense à donner un coup de pouce à ses industriels afin de protéger l’emploi des nationaux et de soutenir la production nationale.

Mais force est de constater que cet optimisme n’est pas partagé par tous les élus nationaux. Un nombre non négligeable d’entre eux estiment que cette loi doit être purement et simplement retoquée à la chambre basse pour son caractère inapproprié. En effet, des députés rodés en la matière dont Jean Bamanisa ont relevé le caractère redondant de cette loi avec les structures existantes actuellement. Nombre des mesures prévues ici sont déjà d’application notamment dans le code des investissements qui prévoit, dans certaines conditions, des allégements fiscaux au bénéfice de l’Industrie nationale. En outre, certains élus ont fustigé la non-conformité de cette loi avec l’environnement économique mondial fait de mondialisation. En ce siècle de mondialisation, il est inapproprié d’ériger des mesures de protection de l’Industrie nationale qui s’apparente à une sorte de protectionnisme prohibé par les règles économiques actuellement en vigueur dans le monde.

Le Professeur Timothée Katanga, député national et membre de la commission des Relations extérieures, est de ceux là. Qu’il s’agisse des débats en séance plénière que de ceux qui se sont déroulés à la commission, il n’a cessé de soutenir le rejet de cette loi. Il n’a donc pas hésité, lors du débat organisé hier, de revenir sur ses propos malgré son appartenance à la commission. Réagissant aux propos du président de sa Commission qui l’a malencontreusement cité comme l’un des experts dont les positions ont été mis en minorité dans la commission, l’élu du territoire de Kabinda, au Kasaï Oriental, est monté au créneau pour fustiger l’entêtement de la commission. Il a décrit l’atmosphère dans lequel les travaux s’étaient déroulés à la Commission.

On a ainsi appris que la Commission des Relations extérieures n’avait pas bénéficié de la collaboration des membres du gouvernement dont les ministères sont impliqués dans la mise en place de cette loi. Tirant à boulet rouge sur les ministres dont celui du Plan, qui a refusé de répondre à l’invitation de la commission, le professeur Katanga n’a pas hésité à minimiser l’apport scientifique des collaborateurs de ces ministres. En effet, pour combler leur absence, ces ministres ont préféré envoyer à la commission des notes techniques élaborées par ce qu’il a appelé : «Des stagiaires-conseillers », c’est-à–dire des conseillers sans envergure, expérience et valeur scientifique avérées. Il a terminé ses propos par un appel à la reconnaissance de l’expertise et de l’expérience de certains députés dont lui-même.

Il faut reconnaître que le Professeur Timothée Katanga Mukumadi, ancien ministre des Finances et de l’Economie, doyen des élus du Kasaï Oriental, possède une expertise incontestable qu’il serait politiquement incorrect de vouloir nier ou traîner dans la boue. Il a, par ces propos durs, exprimé le ras-le-bol des élus sur l’attitude on ne peut plus hautaine et non coopérative de certains membres du gouvernement qui refusent de collaborer avec le Parlement pour des raisons dont ils sont seuls à connaître. On espère que ce cri de colère va réveiller les personnes concernées.

Charles Mukonkole               

 

 

 

 

Sénat

Examen de trois projets de loi relatifs à l’assainissement du climat des affaires

Mise en ligne mercredi 2 janvier 2010

Le Sénat a entamé mardi à Kinshasa, sous la direction de son président, Léon Kengo wa Dondo, l’examen de trois projets de loi relatifs à l’assainissement du climat des affaires en RDC, après leur adoption par l’Assemblée nationale qui les a envoyés suivant la procédure d’urgence tel que proposé par le gouvernement de la République démocratique du Congo. Il s’agit du projet de loi modifiant et complétant l’ordonnance-loi n° 68-400 du 23 octobre 1968 relative à la publication et à la modification des actes officiels. Le deuxième projet de loi modifie et complète le décret du 6 mars 1951 instituant le registre du commerce tandis que le troisième modifie et complète le décret du Roi souverain du 27 février 1887 sur les sociétés commerciales tel que modifié par le décret-loi du 19 septembre 1965. Le ministre de la Justice, Luzolo Bambi a présenté l’économie de ces trois projets. Il s’en est suivi un débat général et la réplique en rapport avec les principales articulations des textes nécessitant soit des améliorations soit leur suppression.

A l’issue du débat et des éclaircissements du ministre Luzolo Bambi, les matières sous examen ont été envoyées à la commission PAJ (politique, administrative et juridique) pour toilettage. Un délai de 24 heures a été accordé à cette commission en vue de finaliser le travail qui sera adopté par la plénière de jeudi matin.

Déjà la Fec avait invité le gouvernement à concrétiser les mesures économiques du chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange étant donné que l’année 2010 est placée sous le signe de l’amélioration du climat des affaires en République démocratique du Congo. Albert Yuma, président national de la Fec est optimiste. Pour lui, cette fois-ci, la Fec a une courroie extraordinaire, c’est le comité de pilotage pour l’amélioration du climat des affaires qui était mis en place par le décret du Premier ministre, Adolphe muzito surtout qu’ils en font partie et les mesures qui y sont prises sont inspirées notamment par des critères du bureau business.

Il y a, d’autre part, le fait que les experts du gouvernement et ceux de la Fec se sont engagés à liquider le reliquat de la première feuille de route dont le travail a  déjà été réalisé à 90% sur les quatorze mesures prises. On note que des instructions ont été données pour que le travail se poursuit sur la la deuxième feuille de route contenant dix-neuf mesures. Actes juridiques et administratifs sont en cours pour accompagner cette deuxième feuille de route.

Alors que l’on croyait que le ministre Luzolo Bambi allait aborder l’affaire du test des magistrats qui fait couler beaucoup d’encre, il n’en a pas été question. 

La République

 

2001-2010 : Neuf ans d’une politique des résultats

Hier mardi 26 janvier 2010, le président de la République a totalisé 9 ans de pouvoir qu’il a acquis dans la douleur. En effet, ancien chef d’état major de la Force terrestre, Joseph Kabila Kabange a été appelé à succéder à son père, Laurent-Désiré Kabila, tombé 10 jours avant, sous les balles lâches de ceux qui ont voulu de la balkanisation du pays.

Il lui a fallu un courage exceptionnel pour accepter à l’âge de 29 ans de sacrifier sa jeunesse pour se mettre entièrement au service de la Nation, et ce, en une période où l’administration du pays par Kinshasa se limitait à moins de la moitié du territoire national. Le reste étant occupé par des forces d’agression et diverses rébellions et groupes armés. Tandis que la voix du Congo (Rdc) n’était pas entendue dans le monde à cause de son isolement diplomatique et de la rupture de la coopération avec les institutions internationales.

C’est le 26 janvier 2001 que Joseph Kabila Kabange prenait l’engagement de servir loyalement la République. Neuf ans après, le Congo a fait un grand bond en avant. Sur le plan politique, le pays longtemps divisé a retrouvé son unité, et beaucoup d’anciens chefs de guerre se retrouvent à ce jour qui, députés, qui sénateurs, qui ministres, après s’être débarrassés  de leurs treillis pour la casquette de démocrates. Sur le plan diplomatique, la Rdc est redevenue fréquentable ; et les relations avec les partenaires tant bilatéraux que multilatéraux se sont bien améliorées.

Neuf ans après, le président Kabila est resté constant et déterminé à réussir. Il suffit de lire son discours d’investiture pour s’en rendre compte. Il a réalisé ce qu’il a promis dès le 26 janvier, et les différents discours qui s’en sont suivis, restent ceux exprimant sa détermination de bâtir un Congo moderne vivant dans la paix

Dans ce discours programme, le président Kabila a promis de relever plusieurs défis. Celui de l’instauration de la paix et la consolidation de la communion nationale, face à une Nation déchirée par des guerres ;  dont les résultats sont la réconciliation nationale et le retour à la mère-patrie des territoires hier sous administrations rebelles et étrangères. La mise en place d’un gouvernement de transition avec un pouvoir à plusieurs têtes (Un Président, quatre vice-présidents de la République représentant les anciens antagonistes de la crise) était là la manifestation de cette volonté de la réunification du pays et de la réconciliation nationale. Un autre défi à relever était celui de la normalisation de la vie démocratique en renforçant l’Etat de droit, en consolidant la démocratie et la bonne gouvernance, et en garantissant les droits de l’homme et la justice. L’organisation des élections libres, transparentes et démocratiques qui ont doté le pays des institutions démocratiques et la réforme qui se poursuit dans le domaine judiciaire sont la résultante de ce défi.

Un autre défi majeur est celui de la reconstruction du pays, actuellement exécutée à travers les cinq chantiers pour la modernisation du pays. En dépit des contraintes financières et du poids de la dette extérieure, le pays a réussi avec le concours des partenaires divers dont la Chine, à se transformer en véritable chantier pour la construction des infrastructures sociales et de communication modernes.

Les neuf ans de gouvernance de Joseph Kabila montrent à la face du monde que la volonté et la détermination sont des grandes armes susceptibles de relever plusieurs défis dans la vie des Nations.

Tshibambe Lubowa

 

 

 

26 janvier 2001- 26 janvier 2010

Neuf ans de Kabila : l’unité retrouvée et la reconstruction amorcée

Mise en ligne mardi 26 janvier 2010

Il y a de cela neuf ans que le jeune Joseph Kabila prêtait le serment de servir une République qui était en lambeau et isolé diplomatiquement. Neuf ans après, il y a eu un véritable bond en avant. La réunification du pays a été faite après des négociations intercongolaises et avec des pays voisins, naguère agresseurs sur fond d’humiliation acceptée pour les raisons d’unité nationale et du retour de la paix. La paix est devenue de plus en plus une réalité, et la reconstruction-modernisation du pays sort du domaine du rêve pour devenir de jour en jour une réalité. Les élections démocratiques ont été organisées sur l’ensemble du territoire congolais ; et à ce jour, ce sont les élus du peuple qui parlent désormais au nom du peuple.

Diplomatiquement isolée, plus de dix ans durant, la Rdc est sortie de l’ostracisme pour redevenir fréquentable.

Les promesses tenues à travers le discours d’investiture ont été ainsi tenues.

 

 

En critiquant la visite en Rdc du ministre belge des Affaires étrangères Steven Vanackere 

Karel De Gucht s’en prend en réalité à Sarkozy, Hillary Clinton, Jacob Zuma…

Mise en ligne mardi 26 janvier 2010

Karel de Gucht refuse de se faire oublier en Rdc. Plutôt que de se donner le temps de  bien affûter ses armes pour bien maitriser les rouages du commerce international où on ne se donne pas de cadeau au regard de sa nouvelle fonction à l’Union européenne, le commissaire européen sortant au développement et à l’aide humanitaire continue à s’afficher donneur de leçons à quiconque se mêle des affaires de « sa colonie » qu’est la Rdc. Ce qui explique son manque de sang-froid vis-à-vis du ministre belge des Affaires étrangères Steven Vanackere qu’il a sermonné comme un gamin au cours d’une émission télévisée du dimanche suite à sa récente visite en Rdc au cours de laquelle il a été reçu à Lubumbashi par le président Joseph Kabila.

Karel De Gucht a vivement critiqué dimanche, sur le plateau d’une télévision belge Zevende Dag (VRT), le ministre belge des Affaires étrangères Steven Vanackere (CD&V) pour son entretien récent avec le chef de l’Etat congolais.  «Ce qui se passe au Congo est un drame inconcevable. En tant qu’être humain, je n’aurais pas pu me résoudre à avoir un entretien agréable avec Kabila, un verre de bière à la main», a déclaré sans gène ni rire De Gucht, l’un des prédécesseurs de M. Vanackere aux Affaires étrangères.

Ce discours n’a pas seulement énervé les Congolais, mais aussi ses propres compatriotes dont le principal concerné, Steven Vanackere. S’exprimant à son tour le même dimanche sur la VRT,  Vanackere observe qu’il ne revient pas à un ministre belge de «délivrer des diplômes», évoquant ainsi les positions de M. De Gucht sur la RDC, jugées offensantes pour Kinshasa. Il a, en plus, qualifié son entretien avec le président Kabila de «rencontre courtoise» au cours de laquelle aucun sujet n’a été évité.

Transformé en justicier congolais, Karel veut faire croire, comme s’il avait à se reprocher, que tous les maux qui rongent la Rdc, à savoir les viols, la situation à l’Est et la corruption, c’est Kabila. Et de se demander comment son successeur aux Affaires étrangères s’est permis de prendre un verre avec Kabila. Ce qui équivaut à dire, selon lui, qu’aucun homme d’Etat « digne » ne peut partager un verre avec le président congolais. Autrement dit, tous les hommes d’Etat qui fréquentent le chef de l’Etat congolais sont indignes. Pour lui, le président français Sarkozy, le ministre Kouchner, la secrétaire d’Etat américaine, les chefs d’Etats africains qui ont confié la charge de direction de la Cééac, ensuite de la Sadc au président Kabila ainsi bien d’autres hommes d’Etat à travers le monde qui ont rencontré ou partagé un verre avec le chef de l’Etat élu d la Rd Congo, sont indignes.

Croyant ainsi humilier les autorités congolaises, Karel de Gucht insulte en réalité les différents dirigeants du monde qui entretiennent des relations avec Kinshasa. Plus que le Conseil de sécurité de l’Onu et les dirigeants de la Monuc qui ont la vraie approche des problèmes de la Rdc, Karel croit avoir le droit divin de régenter la Rdc à son goût. Et comme s’il faisait le lit de ceux qui alimentent l’insécurité et les guerres en Rdc, il donne toute l’impression de ne pas être favorable aux conditions de retour de paix qui se créent à l’Est du pays. Sinon où était-il quand les bandes armées et armées d’agression avaient occupé plus de 50 % du territoire, et occasionné plusieurs millions de morts, enterré des gens vivants, violé des milliers de personnes comme armes psychologique pour mieux dominer les victimes ?

Curieux, c’est chaque fois que des solutions de paix sont envisagées à l’Est du pays que Karel s’agite. Serait-il alors un agent des multinationales aux mains pleines de sang des Congolais ?

Sinon rien n’explique cet acharnement sur la Rdc et ses amis. Heureusement, Karel n’est qu’un individu, non pas l’Etat belge ou l’Union européenne.         

Lr

 

Roger Lumbala juge Jean-Pierre Bemba

« Il écoute difficilement. Il ne libère pas facilement »

Mise en ligne mardi 26 janvier 2010

Le président du RCD-National, Roger Lumbala Tshitenge, a accordé une interview à notre confrère Le Soft International au cours de laquelle il s’est déclaré disposé de répondre à « ses crimes » à La Haye. De cette longue interview, nous retenons le jugement de valeur qu’il a fait concernant le président national du Mlc, Jean-Pierre Bemba. Sans commentaire.

« Jean-Pierre Bemba fut un allié. Je ne dirai pas un ami. Un allié politique qui m’a aidé dans des moments difficiles de guerre et que j’ai soutenu politiquement au moment où notre allié, le président Museveni, voulait savoir quel choix je portais entre la politique de Mbusa et celle de Jean-Pierre Bemba. Je l’ai soutenu parce que Jean-Pierre Bemba, en âme et conscience, je le considère comme un nationaliste. Je le considère comme un homme qui sait apprécier les qualités de ses compatriotes. Comme toute personne, il a aussi des défauts ».

Concernant ses défauts, l’ancien chef rebelle de Bafwasende dans le Haut-Uélé déclare :

« Il aime que tout s’organise autour de lui. Il écoute difficilement. Il ne libère pas facilement. Ce n’est pas de sa faute. Il est né avec une cuillère en or dans sa bouche. Donc, il ne peut pas comprendre les conditions sociales difficiles dans lesquelles peuvent se trouver d’autres personnes ».                  

Lr/Lsi

 

 

Sur instruction du chef de l’Etat

André Kimbuta renvoyé aux  études à l’école de Moïse Katumbi

Mise en ligne mardi 26 janvier 2010

Le pays traverse une forte crise qui ne lui permet pas de faire face à ses exigences de développement. C’est la rengaine maintes fois rabâchée par des dirigeants de ce pays, à plusieurs niveaux, pour justifier le peu d’actions réalisées dans le sens de l’amélioration des conditions sociales des communautés. Une rengaine qui éloigne de la conscience collective l’espoir de voir les conditions de vie du plus grand nombre s’améliorer dans un avenir rapproché. Heureusement qu’il y a des dirigeants dont l’action contredit ce sophisme développé surtout dans la capitale Kinshasa. Il s’agit singulièrement de Moïse Katumbi, indiscutablement appliqué à démontrer qu’avec une dose de volonté, il y a possibilité de remettre le pays sur l’orbite de son développement. Et son action ne passe pas inaperçue, comme vient de le démontrer le président de la République. En effet, après son séjour à Lubumbashi dans la province du Katanga la semaine dernière, le président Joseph Kabila a instruit le gouverneur de la ville province de Kinshasa, André Kimbuta Yango, de descendre à Lubumbashi afin de s’inspirer des actions que mènent Moïse Katumbi et son gouvernement provincial. Dans cette mission d’études, le gouverneur de Kinshasa est accompagné de Kimbembe Mazunga, conseiller du chef de l’Etat en charge des travaux publics et infrastructures. Le souci du président Kabila est certainement de sortir la ville province de Kinshasa de l’état de dégradation discontinue dans lequel elle sombre. Il est spécialement question pour le  «Haut sommet » et les techniciens qui l’accompagnent de s’inspirer de la nouvelle technique exploitée au Katanga pour la construction des routes. Il s’agit des pavés fabriqués à base de scories et des matières plastiques, des produits obtenus localement et donc à moindre coût.

Arrivée à Lubumbashi, cette délégation venue de la capitale a visité, le dimanche 24 janvier, certains chantiers de la ville de Lubumbashi dont celui de la route construite avec le mélange de scories et de matières plastiques. Il était question pour André Kimbuta et sa suite de se rendre compte de ce qui se fait dans cette partie du pays en termes de réalisation dans le cadre des cinq chantiers.

Interrogé sur le sens de leur visite dans la capitale du cuivre, Kimbembe Mazunga, a tenu à préciser : « Nous ne sommes pas venus de notre propre initiative. C’est sur instruction du chef de l’Etat, qui, lors de son dernier séjour à Lubumbashi, a visité quelques chantiers en cours. Quelque chose qui avait particulièrement frappé son attention c’est l’initiative développée par la province du Katanga, le gouverneur en tête : il s’agit de la production des briquettes qui vont servir à paver les routes mais à la différence  de celles qu’on utilise à Kinshasa. Et donc des briquettes produites en mettant en œuvre les matériaux locaux c’est-à-dire la scorie et les déchets  plastiques ».

Pour sa part, le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta n’a pas tari d’éloges à l’endroit de son collègue Moïse Katumbi tout en promettant de lui emboiter les pas. Ainsi, a-t-il confessé : « je suis très fier de lui, je ne fais que le découvrir. La dernière fois lorsque nous sommes venus encourager le Tout Puissant Mazembe pour le match final de la Ligue des champions, j’ai découvert autre chose lorsque nous nous sommes rendus à sa ferme. Je suis en train de suivre son exemple », a indiqué le gouverneur de Kinshasa. Affirmation qui a semé le froid dans le dos des Kinois qui se sont mis à rechercher le pan d’action qui traduise la copie des actions de Katumbi à Kinshasa. Que le chef de l’Etat ordonne à Kimbuta un séjour d’études à Lubumbashi, cela traduit indiscutablement la désapprobation de la façon dont le gouvernement de la capitale s’acquitte de ses charges.

Kimbuta lui-même le reconnaît en sourdine : « Mais aujourd’hui, je suis revenu sur instruction du chef de l’Etat ; nous avons découvert une autre technique que la province du Katanga applique pour les pavés. C’est une innovation qui va nous servir surtout que la ville de Kinshasa est pleine de plastiques. Nous allons également expérimenter cette nouvelle technique », a précisé le premier citoyen de la ville de Kinshasa.

A cette occasion, le gouverneur Kimbuta a, selon ses propres termes,  sollicité et obtenu de son collègue, l’expertise de ses conseillers techniques afin qu’en collaboration avec l’Office des voiries et drainage et l’Office des routes, un projet pareil soit monté à Kinshasa. L’opinion kinoise attend maintenant que ces paroles du numéro un de la ville passent en acte. Cela permettra non seulement de construire les routes mais aussi et surtout de débarrasser la capitale congolaise des ses déchets plastiques qui la placent comme étant la ville la plus sale du monde.

Marthe Bosuandole

 

Afin de prêcher par l’exemple

Moïse Katumbi amène ses collaborateurs dans sa ferme

Mise en ligne mardi 26 janvier 2010

Le gouverneur de la province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe a effectué, le dimanche 24 janvier, une visite sur quelques tronçons routiers périphériques qui vont être prochainement réhabilités dans le cadre du chantier infrastructure dans cette partie du territoire national. Une fois sur la route Kasenga, le chef de l’exécutif provincial et sa suite se sont arrêtés à un endroit où les cantonniers étaient en plein travail pour donner un coup de coupe-coupe sur les mauvaises herbes qui envahissent la route avant de planter un arbre. Ce geste traduit son souci pour la protection de l’environnement. En effet,  c’est un acte que Moïse Katumbi a déjà eu à poser plusieurs fois au Katanga. Pour lui, c’est sa foi en l’avenir de la planète qui le pousse à toujours poser ce geste symbolique. Car, estime-t-il, la protection des écosystèmes et de la biodiversité doit être l’affaire de tous, d’autant plus que les affres du réchauffement climatique n’épargneront personne.  Ce geste vaut son pesant d’or surtout en cette année consacrée par les Nations unies à la biodiversité. 

Le gouverneur a ensuite conduit ses collaborateurs dans sa ferme au village Futuka, situé à quelques kilomètres de Lubumbashi où des poissons de plusieurs espèces ont été tirés des différents étangs devant l’émerveillement des membres de sa délégation. Tous ont certainement compris pourquoi Moïse Katumbi défend à cor et à cri l’auto-prise en charge alimentaire dans sa province. 

Notons cependant que le gouverneur avait auparavant revisité l’usine de fabrication des briques faites à base de scories et des déchets plastiques servant à la construction des routes.   

Marthe Bosuandole

 

Test des magistrats

Le ministre Luzolo s’explique aujourd’hui à l’Assemblée nationale

Mise en ligne mardi 26 janvier 2010

Après la publication des résultats du test de recrutement des magistrats, laquelle a eu lieu le mercredi 20 janvier 2010, l’intérêt de l’opinion congolaise ne cesse de croître sur la suite des événements. En effet, du commun de mortel au député et sénateur sans oublier les ministres du gouvernement central, tout le monde veut connaître la suite des événements.

Le pouvoir organisateur de ce concours a indiqué, dans le communiqué lu quelques minutes plus tôt avant la publication des résultats sur les antennes de la Radio et Télévision nationales, la procédure à suivre. Les candidats retenus passeront une épreuve orale à la date du 27 janvier 2010, mais en ce qui concerne ceux de l’intérieur du pays des précautions complémentaires ont été dégagés notamment quant aux centres qui vont abriter ces épreuves orales.

Mais la question même de la localisation des centres d’examen a posé problème à telle enseigne qu’une délégation des notabilités du Maniema amenée par le Sénateur Ngongo Luwowo a demandé et obtenu du ministre de la Justice l’engagement de voir les candidats retenus de cette province passés leur examen à Goma. Ce qu’a accepté le Ministre. Mais force est de reconnaître que cette démarche des notabilités du Maniema risquera d’être adoptée par d’autres personnes avec comme conséquence de voir toute l’organisation arrêtée par le pouvoir organisateur sombrer sous le poids des nombreuses demandes.

Le même jour, le député national Mirindi lisait une motion à la tribune de l’Assemblée nationale dans laquelle il sollicitait le report de l’épreuve orale à une autre date que celle initialement prévue afin de permettre aux candidats de l’intérieur du pays de joindre les centres d’examens.

Ces deux revendications ne sont malheureusement pas les seules puisqu’à leurs côtés il en existe plusieurs autres qui vont de la qualité des correcteurs à l’annulation pure et simple de l’épreuve orale. Pour cette dernière vague des contestations, le règlement du concours n’a nullement prévu la passation d’une troisième épreuve orale. Celle-ci ne s’explique pas, en outre, dans la mesure où les candidats ont déjà fait montre de la connaissance du droit dans la dissertation et les questions à type traditionnel. L’épreuve orale introduirait aussi une sorte de subjectivité contraire à l’objectivité qui a entouré le déroulement de la première épreuve.

C’est à toutes ces inquiétudes que le ministre Luzolo tentera de répondre aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Et c’est sur pieds de l’article 150 du Règlement intérieur de la chambre basse que l’ancien Secrétaire académique à la Faculté de Droit de l’Unikin se présentera devant les élus.

Convoqué par le bureau de l’Assemblée nationale, Luzolo va certainement être amené à fournir aux élus nationaux toutes les explications qui s’imposent car tout le monde tiens à la réussite et à la transparence de cette opération de recrutement. Il lui faudra extirper toutes les zones d’ombres qui risquent, si elles ne sont pas réglées, de jeter le discrédit sur un travail de qualité abattu jusque là.

Il est surtout attendu sur la question du recrutement des 2.500 candidats retenus. Certains élus pensent qu’il faudrait les incorporer directement dans la magistrature en respectant néanmoins les contraintes budgétaires. Il n’y aurait donc aucune raison qui expliquerait l’élimination des 1500 candidats à l’issue d’une épreuve orale hypothétique. Cette bataille s’explique par la carence d’hommes en noir sur l’ensemble du pays, le délai très long mis par l’Etat avant d’organiser un concours et la nécessité de doter le Chef de l’Etat d’hommes nouveaux capables de l’aider à matérialiser la tolérance zéro et à traquer les auteurs de la mauvaise gouvernance.

De toute évidence, le juridisme pur et dur risque de tourner contre le ministre qui, par excès de zèle, est allé de modification en modification sans tenir compte du règlement du concours. En outre, Luzolo ne peut nier le caractère hautement subjectif de cette épreuve orale dans la mesure où personne ne pourra contester quoi que ce soit après. La crédibilité de cette opération repose entièrement entre les mains des examinateurs. Or, ces derniers pourraient aussi soutenir des nièces, fils ou neuves. Sans accuser qui que ce soit, il y a tout de même lieu de réfléchir ensemble. Luzolo ne doit pas commettre l’erreur monumentale de démolir son propre œuvre.

De toute façon, l’épreuve orale n’est pas si nécessaire pour un magistrat. il l’est plus pour un avocat. Or, ce dernier ne le passe pas alors qu’on attend de lui une maîtrise parfaite de la langue de Molière.

ZM     

 

 

Partis politiques

Udps : les fissures s’exportent au-delà des frontières nationales

Mise en ligne lundi 25 janvier 2010

Il n’est l’ombre du doute que l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) vit ses derniers jours. La réalité est certes dure mais elle s’impose à notre conscience afin de nous prêter au requiem de ce qui s’est présenté pendant plus d’une décennie comme le fils aîné de l’opposition congolaise. En effet, rien ne marche plus dans ce parti perdu dans d’interminables convulsions qui prennent corps dans des décisions et déclarations contradictoires. La dernière en date reste sans conteste l’imbroglio autour de la tenue, à Brazzaville en République du Congo, d’un forum des fédérations de l’étranger. Information annoncée par Jean-François Manga se réclamant président de la fédération de Brazzaville. Pour lui, en dépit du son discordant émis par les autres, la rencontre se tiendra effectivement du 12 au 15 février dans la capitale de la République du Congo.

Annonce vite rejetée par Jean-Pierre Tshimanga Mamela, véritable représentant de ce parti sur la rive droite du fleuve Congo. L’homme qualifie d’imposteurs ceux qui annoncent la tenue de cette rencontre dans sa « juridiction ». Ces aventuriers et opportunistes entendent déstabiliser le parti ; sa lecture est partagée par le secrétaire général de l’Udps. Alexis Mutanda ne reconnaît ni la pertinence de cette rencontre ni la qualité de la personne qui annonce sa tenue.

Mais entre la désapprobation et la réalité matérielle il existe un hiatus ; il n’est pas exclu que la rencontre tienne ses promesses en dépit de l’opposition du secrétaire général Mutanda. La réalité est que François Manga appartient au courant, mieux à l’aile qui s’est démarquée et ne reconnaît même pas la qualité d’Alexis Mutanda. Cela s’est vérifié avec la tenue du 1er Congrès du parti en dépit de la protestation de la bande au secrétaire général. Les choses ont évolué tel que le parti est aujourd’hui exsangue ; personne ne sait en réalité qui dirige encore l’Udps. Il est incontestable que les brides échappent largement à Etienne Tshisekedi, devenu plutôt patriarche sinon piédestal pour des ambitieux qui rodent autour de sa personne.

C’est dans cette perte d’énergie du président national que se ressourcent les dissensions actuelles, chaque cadre ayant compris la perte de contrôle de l’Udps par l’ancien « lider maximo ». En réalité personne ne se plie plus devant les décisions du président Tshisekedi, comme en témoigne la décision de la tenue projetée de la rencontre  de Brazzaville. Une rencontre inopportune lorsqu’on sait que de Bruxelles, où il réside depuis 3 ans pour des raisons de santé, Etienne Tshisekedi avait invité à la retenue en attendant l’organisation du congrès devant refonder l’unité du parti et mettre l’Udps « en ordre de bataille pour la conquête du pouvoir ». La confusion de Brazzaville se traduit ainsi comme l’expression de l’impatience des uns et des autres à retrouver la voix au chapitre lors du partage de l’héritage à la constitution duquel on avait investi de son énergie. D’où certainement l’émergence des ailes constituées autour des cadres comme Alexis Mutanda, Valentin Mubake et François-Xavier Beltchika.

Mais quelle est la substance de cet héritage dont on se dispute tant ? A l’instar d’autres formations politiques du pays, l’Udps s’identifie en la personne de son président (de celui qui a façonné son image et son prestige, dans le cas d’espèce). Les combattantes et combattants agglutinés à ce parti ne sont pas le fruit d’une adhésion à une idéologie donnée ; ce sont en réalité les fanatiques de la personne de Tshisekedi. Un fond que l’heureux dépositaire ne peut céder automatiquement. Il est une vérité que ceux qui escomptent récupérer la popularité du président de l’Udps, en prenant sa position, investissent sur du sable mouvant. L’Udps disparaîtra avec la personne de Tshisekedi, surtout que ce dernier n’a pas daigné se forger un dauphin.  

James Momba

 

La maladie de Tshisekedi à la base des débats sur la place de Bruxelles

Mise en ligne lundi 25 janvier 2010

- De la capitale belge, la famille Tshisekedi a réagi à travers une lettre dont nous publions son intégralité ;

- A Brazzaville, on se dispute l’organisation du forum des fédérations Udps de l’étranger

Le parti cher à Etienne Tshisekedi wa Mulumba, l’Udps, connaît un véritable problème de cohésion depuis qu’il avait décidé librement de ne pas participer aux élections générales organisées en 2006-2007. Certains de ses membres ont vite intégré la mouvance politique du challenger de Joseph Kabila au second tour de l’élection présidentielle, le cas de Dyndo Gaston et de Bomanza ; d’autres ont pris la mesure des déboires antérieures décidant de lever l’option d’engager désormais le parti dans les préparatifs des futures élections. Les plus courageux ont même organisé un congrès du parti pour remettre de l’ordre dans la maison Udps, au même moment que d’autres ont contesté l’organisation de ce congrès.

Pour sa part, le leader du parti, Etienne Tshisekedi, malade ou en convalescence, a continué à se taire faisant entre-temps l’objet de la dispute. Chaque camp prétend agir en son nom. Il a fallu que Oscar Kashala se fasse recevoir et fasse publier une photo prise avec lui pour que l’opinion se rende compte que le président de l’Udps est affaibli par la maladie et le poids de l’âge.

Ce qui a poussé un groupe des membres du parti à lancer à partir de Bruxelles, un appel à contribution pour assister le leader de l’Udps dans sa « convalescence ». « SOS pour une action au sujet de la santé de M. Etienne Tshisekedi » est l’intitulé de cet appel à contribution qui fait désormais objet à débats sur la place de Bruxelles. La réaction de la famille Tshisekedi, par la voix du fils aîné Jean-Claude Tshisekedi Mulumba, loin de calmer le jeu, n’a fait que l’aggraver.

Voici le communiqué de la famille Tshisekedi

 

COMMUNIQUE DE LA FAMILLE TSHISEKEDI

Concerne: Le SOS pour une action au sujet de la santé de M. Etienne Tshisekedi

Madame, Monsieur,

Par cette communication, la famille du Président National de l’UDPS, tient à attirer votre attention au sujet d’un message qui circule sur le Net, et qui fait allusion à une campagne de récolte de fonds visant à régler de prétendus frais médicaux de M. Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, notre père. Cette campagne risquant de faire des victimes, la famille tient à faire la mise au point que voici :

1. La famille Tshisekedi ignore totalement l’existence d’une telle initiative, et n’a pas mandaté qui que ce soit pour pouvoir mener cette démarche.

2. M. Etienne Tshisekedi ne se trouve nullement dans un état nécessitant une aide éventuelle et n’a pas demandé un tel élan de solidarité en sa faveur.

3. M. Etienne Tshisekedi se porte bien et sa santé ne nécessite pas de dépenses quelconques en frais médicaux.

4. Toutefois, si des personnes de bonne volonté tiennent malgré tout à poser un geste en sa faveur, qu’elles s’adressent aux instances officielles du parti afin que leurs apports contribuent plutôt au financement du 1er Congrès en préparation.

5. Nous mettons en garde tout mauvais plaisantin qui s’aventurerait à escroquer de paisibles citoyens au nom de notre père, sur les suites judiciaires que nous réserverions à sa conduite.

Espérant ne pas devoir en arriver jusque-là, nous tenons tout de même à vous rappeler,

Madame, Monsieur, de réserver une suite de non-recevoir aux auteurs de cette cabale.

Pour la Famille TSHISEKEDI,

Jean-Claude Tshisekedi Mulumba

Le fils aîné

 

Crise au sein du parti de J.P Bemba

Les fédérations du Mlc/Europe en convention à Bruxelles

· Le fauteuil de François Muamba mis en ballotage

Mise en ligne lundi 25 janvier 2010

Comme nous avons eu à l’annoncer dans nos éditions précédentes, le Mouvement pour la Libération du Congo (Mlc) a ouvert samedi 23 janvier 2009 à Bruxelles, une convention en vue de faire l’état des lieux du parti, de la Nation ainsi que de la situation de son président, Jean-Pierre Bemba. Cette convention qui regroupe les sections européennes de ce parti, se réunit, selon nos sources sans l’aval du secrétaire général François Muamba, qui n’a pas fait le déplacement de la capitale belge, pour répondre à l’invitation lui transmise par les organisateurs.

Pour le journaliste Cheik Fita de qui nous détenons l’information, le parti cher à Jean-Pierre Bemba voudrait préparer l’alternance au pouvoir au regard des élections présidentielles et législatives prévues pour 2011 en RD Congo. La situation qui prévaut actuellement au sein du parti qui a perdu son âme depuis la défaite électorale de son leader suivie bien après de l’arrestation de son leader et les divisions qui caractérisent ce parti actuellement, sont passés au peigne fin au cours de cette convention du parti. La défaite subie par ce parti pour la gestion de la province de l’Equateur, dont l’Assemblée provinciale est majoritairement dominée par le Mlc, est l’élément déclencheur de ce temps de réflexion et de décision que le parti vient de s’accorder à Bruxelles.

Dans les coulisses du centre culturel Kuumba du quartier Matonge à Bruxelles où se réunissent les 60 participants à la convention, on laisse entendre que la situation est traitée sans complaisance, et la direction du parti que dirige le secrétaire général François Muamba est visée et accusée de faire le jeu du pouvoir. Les résultats qui vont sortir de ce forum, dit-on, iront dans le sens d’exiger la restructuration profonde des organes du parti et le rajeunissement du directoire qui doit être dirigé par quelqu’un de sûr. On signale même que des noms seront proposés au leader du parti encore en prison pour exiger son aval au projet de restructuration. Entre-temps, durant la journée du samedi, les participants se sont repartis en trois commissions: Commission MLC,  Commission RD Congo, et Commission Bemba.

En soirée, chacune des commissions a livré ses conclusions. Hier dimanche 24 janvier, les participants se sont penchés sur les résolutions de chaque commission et préparer le projet de déclaration finale qui sera rendu public dans les prochaines heures.

Deuxième parti politique du pays au regard de ses résultats électoraux affichés à l’issue des élections générales de 2006-2007, le Mlc est rongé à ce jour par des divisions internes doublées de crise de leadership. L’organisation de cette convention que la direction du parti n’a pas mandaté, est une énième manifestation de la crise, même si ses organisateurs disent vouloir dégager des pistes de sortie, et donner de la lumière sur les principaux candidats du parti aux élections de 2011.

Lr

 

Belgique-Rd Congo

Les leçons du dernier voyage du ministre Steven Vanackere

Mise en ligne lundi 25 janvier 2010

Assurément le style Vanackere tranche avec celui de ses prédécesseurs. Rien ne l’apparente par exemple à Karel de Gucht, ancien ministre belge des Affaires étrangères devenu commissaire européen à l’Aide au développement. Peu friand des déclarations tapageuses, l’actuel ministre belge des Affaires étrangères récuse fondamentalement la « diplomatie du mégaphone » et joue à fond la prudence qui fait des diplomates une race à part. Parlant du bilan de son voyage en Rd Congo (du 18 au 20 janvier 2010), il a, la main sur le cœur, déclaré ce qui suit : « Je trouve essentiel d’avoir écouté d’abord, et de me former une opinion. Toute rencontre est utile pour que j’ai une meilleure compréhension de ce pays ». Steven Vanackere a indiqué, à ce propos, qu’il n’allait pas faire de discours concernant les conclusions qu’il y a à tirer de sa mission en Rdc surtout que, a-t-il observé, « c’est aussi aux Congolais de voir comment  il faut organiser leur avenir ».

Il est évident qu’au cours de son séjour congolais, il a eu à échanger avec ses interlocuteurs tant à Kinshasa, à Lubumbashi qu’à Goma, de tous les problèmes liés au renforcement de la coopération entre les deux pays mais aussi de l’état de la justice, des droits de l’homme, de la situation sécuritaire à l’Est du pays et des relations avec les pays voisins notamment le Rwanda et le Burundi. Lors du tête-à-tête qu’il a eu le mardi 19 janvier dans la capitale cuprifère avec le chef de l’Etat, Joseph Kabila, il s’en est dégagé un climat empreint de cordialité qui témoigne de l’amélioration des rapports entre Bruxelles et Kinshasa. Il était grand temps après la tension qui avait marqué en 2008 les rélations entre les deux capitales à cause des coups de gueule de Karel de Gucht.

Entré en fonction fin novembre dernier, Steven Vanackere souhaitait réellement faire connaissance avec les problèmes de la région des Grands lacs émergeant d’une quinzaine d’années de conflits souvent ethniques. Il est venu, il a vu et, à présent, il s’est fait une approche exacte de la situation.

Lorsqu’il assure que la normalisation des relations entre la Belgique et la Rd Congo « est et reste » une donnée importante à l’approche du 50ème anniversaire de l’indépendance de son ancienne colonie, c’est tout dire du nouvel état d’esprit qui anime les dirigeants de deux pays. Tout compte fait, il est sûr que rien ne sera plus comme avant durant les années antérieures, le grand bond belge vers la Rdc ayant amorcé un tournant décisif.

Ndong.M.N.

 

Kalemie

Un groupe électrogène pour mettre fin au calvaire lié à l’accès en eau potable

Mise en ligne lundi 25 janvier 2010

Le gouverneur de la province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe vient d’acquérir un grand groupe électrogène d’une capacité de 350 KVA, pour  voler au secours de la Régideso Kalemie à cause de la panne que connait la centrale de Bendera. Ce matériel acquis sur fonds du gouvernement provincial a été présenté par le numéro un de la province le samedi 24 janvier  au directeur provincial de la Régideso, en présence du Sénateur Ntambo Nkulutanda. Ce parlementaire a salué ce geste du gouvernement provincial en faveur de la population de ce coin du pays. Ce groupe électrogène permettra aux installations de la Régideso/Kalemie de fonctionner comme si la centrale de la Bendera était opérationnelle.

Au cours de sa visite à Bendera, le 7 janvier dernier, le gouverneur Katumbi avait promis de faire de son mieux pour régler le problème lié à la desserte en eau potable à Kalemie et ses environs.  C’est dans ce contexte que s’inscrit la remise de ce groupe électrogène. Car les habitants de cette partie du territoire national sont confrontés au crucial problème de desserte en eau potable. Ainsi, les ménagères s’approvisionnent chaque matin à la rivière Lukuga vu le désengagement de la régie de distribution d’eau, Regideso. Face à cette situation, le chef de l’exécutif provincial du Katanga était allé visiter la centrale hydroélectrique de Bendera en panne il y a un peu plus de six mois. Séance tenante, il avait assisté au dépannage d’un des alternateurs qui, avait-on promis, devait être opérationnel dans un mois.

Après s’être fait expliquer les questions techniques, le gouverneur Katumbi avait alors décidé d’expédier deux pièces importantes, de ce matériel, en Afrique du Sud pour réparation.  En même temps, le numéro un de la province avait remis une gratification consistante aux travailleurs qui y veillent.

Cependant,  la réhabilitation de la centrale de Bendera permettra de relancer les activités industrielles  dans cette partie de la province, tout en créant les emplois. L’autorité provinciale s’était tout de même plainte du manque d’entretien qui caractérise les infrastructures dans notre pays. C’est justement cette attitude qui fait que les entreprises se ferment les unes après les autres.

C’est pourquoi, même si la Société nationale d’électricité (Snel) est en train de réhabiliter le premier groupe, le gouverneur a demandé que le deuxième soit fait également afin que les deux groupes soient opérationnels en attendant le financement de l’Union Européenne.

Pour le gouverneur, la réhabilitation de cette centrale est plus qu’urgente surtout pour faire face à l’épidémie de choléra qui a élu domicile à Kalemie. Car, c’est seulement dans cette condition que la population qui aura accès à l’eau potable pourra éviter les maladies hydriques. C’est justement par souci de cette population que le gouvernement provincial s’est décidé d’acheter ce groupe électrogène qui permettra la distribution d’eau potable pour tous.

Marthe Bosuandole

 

A Ruashi, les habitants ont enfin droit à l’eau potable grâce au gouverneur Katumbi

Mise en ligne lundi 25 janvier 2010

Les habitants de la commune de Ruashi dans la ville de Lubumbashi dans la province du Katanga ont été dans la joie l’après midi du jeudi 21 janvier 2010. Et pour cause ? La mise en service des puits d’eau, don du gouverneur de province, Moïse Katumbi Chapwe qui s’inscrit dans le cadre de son projet d’approvisionnement en eau potable par forage des puits filtrants. Pour cette commune, trois puits ont été inaugurés dont un au Complexe Scolaire le Rassembleur afin de soulager la soif des élèves avec une eau saine. La mise en service de ces puits a occasionné un important rassemblement des habitants venus célébrés  et salués la présence de l’eau qui était devenue une denrée rare. Ainsi, la sortie des premières goutes d’eaux a été accompagnée d’acclamations et de cris de joie de la par du public composé essentiellement des habitants du quartier et des délégués sociaux du gouverneur de province conduit par Myriam Katumbi.

En tant que chef de la délégation, Myriam Katumbi a demandé aux usagers des ces puits de les utiliser à bon escient, tout en soulignant que l’accès à l’eau est gratuit. Pour elle, c’est seulement de cette façon que ces habitants de la ville cuprifère pourront exprimer leur gratitude au donateur. Cela n’a pas pour autant empêché les habitants des quartiers concernés d’exprimer leur gratitude à l’autorité provinciale qui, ont-ils soutenu, a répondu favorablement à leur demande.

Avec la mise en service de ces nouveaux puits, leur nombre total est de quarante et un afin de rendre effectif l’accès en eau potable et  d’étancher la soif de habitants de Lubumbashi.

Marthe Bosuandole

 

Pour la première fois, Kabila chez Kyungu Wa Kumwanza

Mise en ligne lundi 25 janvier 2010

Au cours de son dernier séjour à Lubumbashi, dans la province du Katanga, le président de la République, Joseph Kabila, a visité l’Assemblée provinciale du Katanga accompagné du gouverneur de province, Moïse Katumbi Chapwe, le jeudi 21 janvier 2010 à Lubumbashi. Le chef de l’Etat a été accueilli par le président provincial de cette institution, Kyungu wa Kumwanza et les membres de son bureau avec qui il a eu un entretien de travail au cabinet du président de l’assemblée provinciale. Bien qu’ayant placé quelques mots au sortir de cette rencontre, Kyungu wa Kumwanza n’a rien laissé filtré tout en indiquant que la primeur de l’information sur l’entretien avec le chef de l’Etat est réservée aux membres du gouvernement provincial, encore en vacances.

Toutefois, Kyungu wa Kumwanza a estimé que cette visite de Joseph Kabila est un grand honneur pour l’institution qu’il dirige. « Notre mandat tendant à sa fin, nous avons bénéficié enfin de la visite du responsable numéro un de la république, venu pratiquement bénir notre institution. Il a tenu à être avec nous dans mon bureau. Il nous a passé quelques messages, nous ne pouvons pas les divulguer ; nous entendons la plénière prochaine pour en parler aux collègues à qui nous réservons la primeur », a-t-il conclu.

Le personnel de l’Assemblée provinciale a saisi cette opportunité pour saluer la présence de président de la République dans leurs mûrs. C’est la première fois que le président Joseph Kabila visite l’Assemblée provinciale du Katanga, a-t-on appris.

Dans un autre registre, le président Kabila a le même jour visité certains chantiers de la ville de Lubumbashi. C’est une façon pour l’initiateur des cinq chantiers de se rendre personnellement compte de l’état d’avancement des travaux de reconstruction ou de construction, c’est selon,  dans cette partie du territoire national. Accompagné du gouverneur Katumbi, le chef de l’Etat a visité successivement le chantier du pont jeté sur la rivière Lubumbashi, l’avenue Maniema sur 270 mètres de long, où l’on expérimente le mélange des matières plastiques à la scorie pour la construction de route. Les avenues Araucarias, des plaines, Kilobelobe, du Marché prolongé ont vu passer le président de la République. Il a également visité d’autres établissements de la place dont une banque, afin de se rendre compte du climat des affaires dans la capitale du cuivre.

  Marthe Bosuandole

 

Budget 2010

Policiers et militaires, bénéficiaires de la deuxième lecture

Mise en ligne lundi 25 janvier 2010

L’Assemblée nationale et le Sénat viennent d’achever l’examen et le vote de la loi portant budget de l’Etat pour l’exercice 2010 ; texte qui leur a été renvoyé par le chef de l’Etat en seconde lecture. Après la séance plénière-marathon du jeudi 21 janvier 2010 à la chambre basse, le Sénat s’est mis à la tâche dès le lendemain avant d’adopter définitivement le texte quarante huit heures après le vote de l’Assemblée nationale, soit le samedi dernier.

Il ressort de cet examen express que les parlementaires congolais ont fourni un grand effort pour rencontrer les observations autrefois formulées par le Président de la République contre la mauvaise affectation des recettes additionnelles dégagées par le Parlement à l’issue du travail de la commission mixte paritaire Assemblée nationale –Sénat.

Ainsi le budget de l’Etat découlait de ce cadre macroéconomique situe les recettes et les dépenses à 5.607,5 milliards de FC, dont 5.300,4 milliards de FC pour le pouvoir central et 307,1 milliards de FC pour les provinces.

Les élus nationaux ont, de manière unanime, renoncé à l’augmentation de leurs émoluments qu’ils ont maintenu au niveau de 2007, soit 4250$ au taux budgétaire de 2010. Ce qui fait quand même un petit paquet quand on sait que le taux de change a été sérieusement revu pour le budget 2010. Contrairement aux membres des cabinets ministériels dont la rémunération n’est plus indexée au taux de change, les élus nationaux peuvent quand même s’estimer heureux même si les différentes retenues à la source opérées sur leurs émoluments  dont notamment celles alliées à l’acquisition de leurs Prado et Nissan Patrol réduisent sensiblement leur enveloppe.

Cet aspect de rémunération semble être malheureusement le seul point qui intéresse, et qui a intéressé, tout le monde. Mais quand on scrute le rapport de la Commission Ecofin de l’Assemblée nationale, on se rend bien compte que la grande majorité des fonctionnaires et agents de l’Etat seront amenés à consentir encore un peu des sacrifices cette année. En effet, en dehors des militaires et policiers le budget 2010 ne prévoit aucune augmentation salariale pour les agents et fonctionnaires de l’Etat. Ce blocage de salaire résulte des engagements pris avec le Fmi dans l’optique de l’atteinte du point d’achèvement qui aboutira, d’ici à juin 2010, à l’effacement de 80% de la dette extérieure de la Rdc. Le gouvernement s’est engagé à bloquer l’enveloppe salariale à 6,7% du Pib, soit 758 milliards de franc congolais.

Mais ce blocage n’est pas total puisqu’en même temps, le gouvernement s’est engagé à uniformiser les barèmes salariaux actuellement en vigueur à la Fonction publique. Les fonctionnaires de l’intérieur du pays pourront, à plus ou moins long terme, rattraper le niveau de leurs collègues de Kinshasa. De ce fait, ils sentiront une grande amélioration contrairement à leurs collègues de Kinshasa.

Cette uniformisation sera progressive et dépendra aussi de l’atteinte du point d’achèvement qui permettra au gouvernement de disposer des moyens conséquents. On sait qu’actuellement, les moyens de l’Etat sont affectés en partie par le service de la dette qui absorbe 50 millions de $ américains par mois. L’atteinte de ce point d’achèvement au mois de juin de cette année laisse donc augurer des lendemains meilleurs car la Rdc peut espérer économiser de juillet à décembre 2010, 300 millions de $. Les fonctionnaires sont donc appelés, en attendant des lendemains meilleurs, à prendre leur mal en patience.

Mais cela n’est pas le cas des policiers et militaires qui vont sentir en 2010, une augmentation symbolique de leurs soldes. En effet, malgré les contraintes internationales, les députés et sénateurs ont tout de même décidé d’accorder une enveloppe additionnelle à l’Armée et à la Police. Ce signal patriotique envers nos compatriotes servant sous le drapeau peut être interprété comme une marque de reconnaissance de nos élus et du Président Joseph Kabila,  envers les hommes et les femmes qui ne cessent de payer le prix le plus fort dans la défense de notre souveraineté nationale. Les élus nationaux ont pris le risque de titiller le très vénérable Fmi avec cette petite augmentation puisque cette petite largesse a eu pour conséquence d’amener le niveau des rémunérations à 6,9% du Pib au lieu de 6,7% rigoureusement arrêté par le Fmi.

On espère que les hommes en uniformes sauront apprécier ce geste à sa juste valeur d’autant plus que le pays tout entier s’est sacrifié. Le vœu du peuple congolais dans son ensemble est de voir cette catégorie socioprofessionnelle revêtir son prestige d’antan et se tourner réellement à la sécurisation du pays et de ses habitants.

Il faut reconnaître que les recettes additionnelles en elles-mêmes sont minimes par rapport aux besoins et à la nécessité de respecter certains équilibres budgétaires. Les 606 milliards de francs congolais dégagés au titre des recettes additionnelles devaient aussi tenir compte des échéances électorales prochaines, qui est un grand rendez-vous que le pays doit honorer et qui rentre dans le cadre de sa souveraineté. C’est pourquoi le Parlement a prévu 127 milliards 931 mille 143 francs congolais au titre de provision Fonds spécial élections 2011.

En définitive, force est de reconnaître que les parlementaires ont réussi à éviter un bras de fer avec l’exécutif en réaffectant autrement les recettes additionnelles tant contestées. La crise est passée. Il est donc temps de penser au travail, seul capable de permettre à tout le monde de se retrouver car sans le travail dans la paix, les régies financières ne pourront pas mobiliser toutes ces recettes qui ne sont que des simples prévisions.

Charles Mukonkole        

 

 

Gouvernement : tout peut arriver !

Mise en ligne vendredi 22 janvier 2010

Dans l’opinion, on ne cesse d’épiloguer sur le renvoi par le président de la République du budget 2010 à l’Assemblée nationale pour une relecture plus juste et correcte. Dans les faits, on note que Joseph Kabila  a, après examen du texte du budget lui soumis, jugé qu’il contenait des incohérences qu’il fallait absolument élaguer étant donné qu’il était considéré notamment anti-social de par la mauvaise affectation des recettes additionnelles.

Pour les observateurs, cet exercice projette l’image réelle du fonctionnement de la chambre basse du parlement que d’aucuns trouvent qu’elle se préoccupe davantage des privilèges des députés que des intérêts des électeurs parmi lesquels on trouve des enseignants, des médecins, des agents de l’Etat…qui, jadis, avaient introduit des revendications sous forme des mémorandums. Pour d’autres, le mea culpa du gouvernement, par rapport à cette situation, serait interprété comme une attitude de complaisance de la part de l’exécutif qui, heureusement, n’a pu échapper à la vigilance de la présidence de la République.

De toute évidence, la commission économico-financière de l’Assemblée nationale a, dans cette affaire, joué un rôle de premier plan qu’elle semble minimiser, présentement, sans doute parce qu’elle ne s’attendait guère à une réaction musclée du chef de l’Etat tenant en compte des aspects rémunératoires du budget 2010 pour toutes les catégories socio-professionnelles concernées. Pour sa part, il est réel qu’en élaborant le budget 2010, le gouvernement a eu de difficultés réelles pour maintenir l’équilibre entre la satisfaction des besoins sociaux de la population et l’encadrement des paramètres macroéconomiques dont le taux d’inflation et le taux d’échange. Fallait-il pour autant donner la part belle aux seuls desideratas des députés nationaux !

Face à la réalité, dans les milieux généralement bien informés, on révèle que le chef de l’Etat, Joseph Kabila suit attentivement l’évolution de la situation étant donné le fait qu’il a placé cette année sous le signe du social comme il avait eu à l’annoncer dans son discours de fin de l’année. Les mêmes sources indiquent que dans les jours à venir, tout peut arriver…au niveau du gouvernement. Dans les coulisses, on renseigne que le président de la République s’apprêterait à opérer des changements tant attendus en vue notamment de rectifier le tir. Les enjeux présents et futurs justifieraient un réaménagement technique, sinon un remaniement.

Selon les mêmes sources, la concrétisation du programme des 5 chantiers et les perspectives de prochaines échéances électorales de 2011 exigeraient que le chef de l’Etat soit entouré des personnalités sûres partageant sa vision du futur de la République démocratique du Congo.

 

La fuite en avant

D’où les changements auxquels il pourrait amener à faire prendraient en compte des critères plus rigoureux dans le choix des collaborateurs. Comme à la veille de grandes mutations, l’agitation observée dans certains milieux et ceux des partis membres de l’Amp que le président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab a qualifié de « chauve-souris » procéderait de ce stratagème de distraction. Sentant leur « fin » prochaine, quelques maitres-chanteurs n’hésitent pas en sillonnant l’arrière-pays de lancer des propos venimeux à l’endroit du pouvoir en place quand bien même ils appartiennent au gouvernement. Des actes qui appellent que des hommes aguerris soient appelés à la rescousse pour relever les nombreux défis auxquels ne pourraient conjurer que des vertébrés.

NMN

 

Belgique-Rd Congo : un nouveau départ dans les relations bilatérales

-Vers la réouverture du consulat belge de Bukavu

Entre Bruxelles et Kinshasa, c’est sans doute la lune de miel. On ne saurait en dire autrement au regard des résultats. La visite officielle de trois jours effectuée par le ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere en République démocratique du Congo vient assurément de relancer les vieils amours autrefois mis à mal par des scènes de ménage habituelles.

A ce jour, on peut dire que la page de la crise de 2008 exarcebés par les propos nauséabonds de l’ancien chef de la diplomatie belge, Karel de Gucht, appartiennent désormais au passé. C’est la nette impression qui se dégage au terme de l’entretien qu’a accordé mardi à Lubumbashi le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange à Steven Vanackere.

A l’issue de l’audience de plus d’une heure qui a eu lieu à la ferme présidentielle située à 53 km de la capitale cuprifère, les gros nuages qui s’étaient amoncelés sur le ciel des relations belgo-congolaises se sont dissipés. Le poids des mots échangés-raison d’Etat oblige- a eu le pouvoir d’exorciser les vieils  démons de la division et de réchauffer les relations entre les deux pays.

Que ce soit à Kinshasa, à Lubumbashi ou à Goma où il est allé prendre la température de la situation sécuritaire à l’Est du pays, le ministre belge des Affaires étrangères a eu la preuve de la volonté politique des dirigeants congolais à rompre avec le passé, à s’engager résolument à la pacification de l’Est du pays, à consolider ses relations avec les pays voisins notamment le Rwanda et le Burundi et enfin à reconstruire la Rdc.

Karel de Gucht aux oubliettes !

Les signes de la normalisation des rapports entre les deux capitales sont perceptibles comme le témoigne l’invitation lancée par le président de la République au Roi des Belges, Albert II à assister, le 30 juin 2010 à Kinshasa, aux festivités de la commémoration de l’indépendance nationale de la Rdc aussi bien que la possibilité de la réouverture du consulat belge de Bukavu fermé en 2008 au plus fort d’une crise diplomatique entre Bruxelles et Kinshasa. Cette éventualité a été abordée hier à Goma par les ministres des Affaires étrangères de deux pays. Fermé jadis dans les mêmes circonstances, le consulat belge de Lubumbashi a ouvert de nouveau ses portes en août 2009.

Notre consoeur belge Collette Braeckman qui couvre le séjour congolais du chef de la diplomatie de son pays n’a sans doute pas tort d’avoir noté dans son blog ce qui suit : « Désormais à Kinshasa et Bruxelles, on assure ne pas se sentir concerné par les nouvelles « sorties » du commissaire européen au Développement, désormais considéré avant tout comme un « Européen », dont les déclarations ne refléteraient en rien le point de vue de la Belgique. Car, l’heure est à la normalisation, sinon au beau fixe, comme s’il s’agissait de franchir sans incident la dernière ligne droite menant aux cérémonies du 50ème anniversaire auxquelles de nombreuses personnalités belges sont invitées, dont le Roi Albert II ». C’est tout dire du nouvel état d’esprit qui s’installe dans les rapports belgo-congolais.

Ndong.M.N.

 

Premier cadeau du nouveau ministre belge des Affaires étrangères aux Congolais

Une «maison Schengen» pour les demandeurs de visa à Kinshasa

Mise en ligne vendredi 22 janvier 2010

Depuis des années, les grilles de l’ambassade de Belgique sont l’un des lieux les plus rébarbatifs de Kinshasa. Non seulement parce que sur l’ancienne « place Braconnier » s’entassent mendiants, handicapés, changeuses de dollars et autres vendeuses de fruits, mais surtout parce que chaque jour, sous la pluie et le soleil, des dizaines de demandeurs de visa font patiemment la file. Les uns souhaitent présenter leur dossier, les autres s’interrogent sur l’état d’avancement de leur demande ou ramènent des documents manquants. Dans ces files, on crie, on s’interpelle, on se chuchote quelques tuyaux pour faire avancer les choses, des tuyaux que les progrès de la biométrie et de l’informatique rendent de plus en plus aléatoires…

D’ici peu, les conditions pénibles de cette attente devraient s’améliorer sensiblement. En partenariat avec le Portugal et avec l’appui de la Commission européenne, la Belgique ouvrira une « maison Schengen », un centre qui accueillera les demandeurs de visa pour la Belgique, la France, le Portugal, l’Autriche, la Finlande, le Luxembourg et les Pays-Bas.

Déjà les travaux ont commencé dans des locaux cédés par l’école belge, dans la commune de la Gombe à Kinshasa et une modeste plaque argentée « maison Schengen » a été dévoilée par le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères Steven Vanackere.

Ce dernier a souligné que la mission de ce centre sera de réceptionner les demandes de visa, insistant sur le fait que les « sollicitants » seront désormais accueillis dans des conditions plus dignes et plus respectueuses. Cette idée, visiblement, est chère au cœur du ministre : « bon nombre d’habitants de cette ville rêvent de venir en Europe, mais il est évident que ce ne sera pas possible pour tous. Mais même en cas de refus, il faut que la dignité des gens soit respectée, que le processus s’améliore… »Selon le ministre, plusieurs raisons expliquent pourquoi la Belgique a pris l’initiative d’une « maison Schengen » : tout d’abord le fait que ce pays, fondateur de Schengen, a toujours tenu à être à la pointe des avancées en matière de coopération européenne, de circulation des personnes et d’amélioration du processus d’octroi des visas. En plus d’une exigence personnelle de dignité, le ministre insiste aussi sur les nouvelles techniques : la mise en œuvre de la biométrie (reposant entre autres sur les empreintes digitales) devrait rendre la fraude plus difficile. Les données ainsi recueillies devraient rejoindre une base de données commune aux Etats européens. Et cela afin, assure Vanackere, de rendre impossible le « visa shopping », où l’on voyait les demandeurs de visa tenter leur chance d’une ambassade à l’autre, tandis que les « petits malins » utilisaient le système dit « ngulu » littéralement « petits cochons », par lequel des musiciens, membres d’un orchestre ou suivants d’un artiste connu, cédaient leur passeport dûment muni d’un visa en bonne et due forme afin que le précieux document serve plusieurs fois…

Si la Belgique a pris le leadership de cette « maison Schengen » c’est aussi parce que ses services consulaires accueillent bon an mal an entre 13 et 14.000 demandes de visa, dont 75% reçoivent une réponse positive, un chiffre important qui représente les trois quarts du « marché des visas » à Kinshasa.

A noter cependant que la « maison Schengen » ne représentera que la première étape de la demande de visa, celle de la constitution du dossier et de la demande. Les Etats européens en effet ne cèdent qu’à regret leurs prérogatives et l’évaluation, positive ou négative des demandes ainsi que le processus de décision demeureront de la compétence de chaque ambassade. Ces dernières devront aussi s’entendre sur la répartition des frais de visas, qui devraient alimenter le fonctionnement de ce nouveau service administratif.

Avant de quitter le chantier de cette maison qui deviendra un nouveau visage de l’Europe à Kinshasa, Vanackere insiste une fois de plus : « la procédure devrait devenir plus rapide et, quelle que soit la décision finale, il faut que nos hôtes soient accueillis de manière correcte, dans la dignité… ».

Colette Braeckman/Le Soir

 

Vers la fin du phénomène « ngulu »

Mise en ligne vendredi 22 janvier 2010

Plus rien ne semble pouvoir assombrir le paysage des relations entre la Belgique et la République démocratique du Congo. La visite qu’effectue en Rdc le tout nouveau vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere, le démontre bien. Outre son esprit d’ouverture différent de celui de l’un de ses prédécesseurs actuellement au service de l’Union européenne, Karel de Gucht, lequel est susceptible de réchauffer les relations bilatérales entre Bruxelles et Kinshasa, l’homme d’Etat belge ramène une solution tant attendue par les Congolais voulant effectuer des voyages en Europe, sinon dans l’espace Schengen. « la procédure devrait devenir plus rapide et, quelle que soit la décision finale, il faut que nos hôtes soient accueillis de manière correcte, dans la dignité… ».

Le ministre belge des Affaires étrangères vient ainsi de trancher avec une longue procédure vieille de plusieurs décennies qui frisait l’humiliation des Congolais, et qui poussait ces derniers à monter toute sorte de stratagème pour obtenir le visa. Ainsi, était né le phénomène « ngulu » avec en scène des musiciens, des pasteurs, des prêtres, des officiels qui n’hésitaient pas de manipuler leurs passeports ou d’incorporer des membres de famille ou des clients sur leurs listes de musiciens, danseurs, diacres, pasteurs ou prêtres. Feu le cardinal Frédéric Etsou a eu même à interpeller, en 2001, des prêtres congolais qui avaient, selon lui, transformé leur paroisse en « agences de voyage ».

Avec l’installation à Kinshasa de la « maison Schengen », l’honneur est offert aux Congolais d’être désormais traités avec dignité quand ils sollicitent les visas schengen. Aux voyageurs congolais de se comporter aussi convenablement désormais pour mériter d’une confiance et d’un traitement qui se veulent mutuels.            T .L.

 

Traque des rebelles rwandais

Alan Doss reconnaît les prouesses de Kimia II

Mise en ligne vendredi 22 janvier 2010

Les travaux de la deuxième session d’évaluation de l’opération Kimia II se sont clôturés le mardi 19 janvier dernier dans la ville de Matadi. Pendant trois jours, les chefs d’états-majors généraux des armées du Burundi, du Rwanda et de la Rdc ont passé au peigne fin les résultats obtenus de cette opération militaire lancée par les Forces armées de la Rdc (Fardc) contre les rebelles rwandais  des Fdlr (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda). Aux termes des échanges, James Kabarebe, chef d’état-major général de l’armée rwandaise, Godefroid Niyombare, chef d’état-major général du Burundi ainsi que le lieutenant général Didier Etumba, chef d’état-major général des Fardc, ont apposé leurs seings au bas du communiqué final. Mais les articulations essentielles sont tenues hors de portée du grand nombre, secret défense oblige.

On peut cependant retenir que les responsables militaires des trois pays ont convenu de maintenir la coopération afin de dessoucher les racines de quelques rebelles rwandais encore en divagation sur le sol congolais leur devenu hostile. A ce sujet, le chef d’état-major général du Burundi a plaidé pour l’intensification des échanges de renseignements entre les trois armées nationales afin de mieux sécuriser la frontière commune.

Tandis que le chef d’état-major général de l’armée rwandaise a encouragé les Fardc et la Monuc à poursuivre la traque des Fdlr restants, en vue de leur éradication. Pour sa part, Babacar Gaye, commandant des forces de la Monuc, a souhaité que les experts des états majors des Fardc et des forces de défense du Rwanda se réunissent régulièrement en vue d’harmoniser leurs points de vue et d’atteindre les objectifs fixés.

De son côté, le chef d’état-major général des Fardc a rassuré ses hôtes en indiquant que l’armée nationale va poursuivre sans relâche les opérations jusqu’à l’éradication de Fdlr.

Un engagement qui ne fait l’ombre du doute d’autant qu’à l’issue de l’opération Kimia II, menée avec l’appui des Casques bleus, les Fardc ont avoué avoir réduit à sa plus simple expression la gangrène des Fdlr. Ces rebelles ont été délogés de leurs fiefs du passé, tués, rapatriés et dépouillés de leur arsenal militaire. Aujourd’hui, les rebelles tant redoutés par la communauté internationale et ayant valablement résisté aux assauts répétés de l’armée rwandaise, sont mis en déroute par l’armée nationale congolaise avec le soutien appréciable des Casques bleus de la Monuc.

Performance reconnue par la mission onusienne, à travers le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies. Alan Doss a, en effet, au cours d’un entretien avec le gouverneur du Sud-Kivu, Louis Léonce Muderwha, affirmé que Kimia II a atteint ses objectifs essentiels. Qui peut contredire ces propos d’un acteur faisant autorité dans les opérations de pacification de la Rdc ? Place donc à la phase suivante lancée au début de l’année en cours et qui s’articule autour de la protection de la population civile. Ici aussi, Alan Doss a rassuré quant à l’implication des Casques bleus dans cette nouvelle opération militaire destinée à éradiquer la gangrène des rebelles rwandais.

Concomitamment à cette entreprise, Alan Doss donne aussi le ton à la relance des activités économiques dans les deux provinces sinistrées. Le retour à la paix est un processus ; il ne serait pas raisonnable d’attendre son rétablissement parfait pour amorcer les activités économiques dans la région.

James Momba

  

Après la rencontre Moïse Katumbi – entrepreneurs à Lubumbashi

Les travaux de construction de la Luano City pourront enfin démarrer

Mise en ligne vendredi 22 janvier 2010

La reconstruction de la province du Katanga est incontestablement au centre des préoccupations de ses dirigeants. Au terme de la rencontre que le gouverneur de la province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe a eu avec une délégation d’entrepreneurs sud-africains, conduite par le Mwami Godefroid Mulongo, le mercredi 20 janvier 2010 à Lubumbashi, il ressort que le projet Luano City pourra enfin démarrer. En effet, le chef de la délégation a laissé entendre qu’au cours de la rencontre avec le chef de l’exécutif provincial, il était question pour eux de finaliser les derniers détails techniques avec le gouvernement  provincial. Il a été promis que tout sera prêt  dans les deux semaines prochaines. Ces entrepreneurs pensent commencer les travaux de construction de la cité afin de donner forme à leur initiative. 

 Luano City est un méga projet dans le secteur de l’immobilier qui prévoit la construction d’une cité moderne à Lubumbashi. Celle-ci comprendra un quartier résidentiel, un quartier commercial, des sites touristiques et sportifs, des hôtels.  Il s’agit d’un véritable projet de développement mixte, comme le disent les entrepreneurs.

Marthe Bosuandole

 

Equateur

Aujourd’hui, les humanitaires décideront du retour des 17.000 réfugiés congolais de la Rca

Mise en ligne vendredi 22 janvier 2010

 A la suite de la mission inter agences qui s’est rendue la semaine dernière dans le district du Sud Ubangi, dans la province de l’Equateur, la communauté humanitaire prépare l’assistance humanitaire, a annoncé le mercredi 20 janvier Stefania Trassari, chargée de l’information publique adjointe du Bureau des affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha). Entre temps, une autre mission a eu lieu mercredi 21 janvier à Karawa où l’on  annonce la présence d’autres personnes déplacées. Ce 22 janvier, une mission est  prévue à Libenge où les acteurs humanitaires de la République démocratique du Congo (Rdc) vont rencontrer leurs collègues de la République centrafricaine (Rca) en vue d’envisager le retour des congolais qui sont réfugiés en Rca.

En effet, on estime à environ 17.000, le nombre de congolais réfugiés en Rca. Pendant ce temps, une autre mission doit se rendre à Zongo où l’on signale la présence d’environ 3.500 personnes déplacées. Dans le souci d’assurer la prise en charge des blessés civils et militaires, la Croix Rouge (Cicr) a offert une trousse chirurgicale à l’hôpital général de référence de Gemena. En effet, le 18 janvier, sept nouveaux blessés ont été évacués de Dongo vers Gemena. Après le transfert, un des six civils évacués a, malheureusement, succombé à ses blessures. La prise en charge aussi bien des civils que des militaires est assurée par le service orthopédique militaire venu de Kinshasa.

Cependant, malgré les efforts fournis par les uns et les autres, la population hésite tout de même à retourner dans son milieu de vie et craint, on ne sait pourquoi, la présence des Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc), croit-on savoir. C’est dans ce contexte qu’un officier de la Police nationale congolaise (Pnc) est actuellement en tournée dans les localités de Boboma, Bokonzi, Kingu et Makengo pour un prochain déploiement des éléments de la police. En même temps, les campagnes de sensibilisation se poursuivent pour amener la population à sortir de la forêt, indique Ocha. Par ailleurs, ce bureau soutient que le travail de plaidoyer qu’il mène « est gêné par l’absence des autorités locales ».

Six groupes sectoriels de travail (clusters) ont été mis en place à Gemena pour faciliter la coordination de l’action humanitaire. Il s’agit de clusters : sécurité alimentaire, protection, santé, eau et assainissement, biens non alimentaires et nutrition. Face à l’inexistence d’infrastructures d’hébergement à Dongo, qui entrave le travail des humanitaires, Ocha a promis d’ouvrir une maison des humanitaires, dont l’objectif principal est de permettre des nouveaux partenaires d’assister les populations vulnérables de ce milieu et de trouver un cadre pour se loger et travailler en attendant l’installation de leurs bases respectives.

Marthe Bosuandole

 

 

Des dissensions internes rongent le parti du chairman Jean-Pierre Bemba

Le Mlc au bord de l’éclatement

Mise en ligne jeudi 21 janvier 2010

·  - Delly Sessanga choisit d’évoluer désormais au sein de son parti alias Ong Envol ; Yves Kisombe prend acte de son exclusion du parti ; José Makila boude les réunions du parti ; les sections d’Europe du parti en appellent au rajeunissement des instances dirigeantes

Rien ne va au Mouvement de libération du Congo, le Mlc. Depuis l’arrestation de son chairman Jean-Pierre Bemba Gombo par la CPI à La Haye, en mai 2008, François Muamba Tshishimbi qui a la charge de présider aux destinées de ce parti a du mal à partir avec bon nombre de cadres du parti. De sorte que les sections d’Europe de ce parti voudraient organiser un congrès de ce parti pour remettre de l’ordre dans la maison.

Ces comités sectionnaires du Mlc n’ont pas manqué de déplorer la faiblesse du leadership actuel qui a fait perdre au parti en novembre dernier, l’unique province qu’il dirigeait à l’issue des élections, exigeant même le rajeunissement des instances dirigeantes du parti. Certaines sources indiquent que le chairman aurait même retiré sa confiance en son numéro deux, le secrétaire général François Muamba, et il n’attendrait qu’une opportunité pour le balancer.

La messe que le député secrétaire général a célébrée à l’occasion de nouvel an n’a pas réussi à remettre la confiance au sein du parti où certains cadres soupçonneraient François Muamba de vouloir, par son appel au regroupement de l’opposition en vue de la création d’une nouvelle plateforme, bondir sur l’occasion, pour se promouvoir face aux enjeux électoraux futurs.

Et comme pour confirmer la crise qui sévit au parti, le député Mlc Delly Sessanga a choisi la même opportunité de nouvel an pour s’afficher publiquement à la tête de son « parti » alias Ong Envol. Devant sa base de l’Envol réunie au carrefour des jeunes à Kinshasa/Matonge, celui qui est resté simple membre du Mlc, selon ses propres termes, a tenu un véritable meeting politique. Il vient de récidiver vendredi 15 janvier dernier à Nioki, district du Maï-Ndombe, province du Bandundu.

Pour cet élu de Luiza, Kasaï occidental, sa descente dans ce coin de la République s’inscrit dans le cadre d’une tournée de consolidation des structures locales de son Ong Ensemble de volontaires pour le développement de la Rdc, non pas du Mlc. Comme qui dirait, désormais il n’a plus rien à faire avec le parti cher à Jean-Pierre Bemba, sauf bien sûr la seule protection de son mandat électoral de député qui a la couleur de ce parti. Dénoncer publiquement au parti signifierait dénoncer à son mandat.

Tel est aussi le cas de Yves Kisombe qui a été, lui, exclu du parti pour avoir défendu à l’Assemblée nationale des thèses qui ne cadraient pas avec la ligne du parti sur le dossier Bundu dia Kongo. Il a reconnu tout dernièrement dans une émission sur la chaîne Digital Tv son exclusion évoluant désormais en électron libre. Même si juridiquement, il fait encore partie de ce parti sur la liste de laquelle il est député.

L’inspecteur général de ce parti, José Makila, ne cache pas son dégoût de la manière qu’est dirigé son parti ; et accuse certains de ses collègues de la direction politique qui l’ont abandonné quand il avait maille à partir avec la justice jusqu’à perdre son poste de gouverneur de la province de l’Equateur.

Et la perte du gouvernorat de la province de l’Equateur pour ce parti qui regorge d’une confortable majorité au sein de l’Assemblée provinciale, est le signal fort de la déliquescence du Mlc démontrant par là que le parti est au bord de l’éclatement.

Désormais, c’est la course à la montre au sein de ce parti où chaque acteur, en prévision des échéances futures, et incertain de revoir de sitôt le leader de ce parti, Jean-Pierre Bemba, apprête son matériel pour éviter de se noyer avec le parti. Deuxième parti en terme de nombre de députés et de sénateurs au Parlement et ayant réussi à placer son candidat en président de la République au second tour, le Mlc risque de connaître le sort du Mnc de Patrice Lumumba et du Mpr de Mobutu qui ne sont à ce jour que l’ombre d’eux-mêmes.

Lr

 

 Relations Parlement-Gouvernement

Emile Bongeli désamorce la bombe

Mise en ligne jeudi 21 janvier 2010

La plénière de l’Assemblée nationale du mardi 19 janvier 2010 était présentée comme étant celle de tous les dangers à cause de la frustration ressentie par les députés nationaux à l’issue du renvoi au Parlement du budget 2010 par le Chef de l’Etat. L’ambiance qui a régné ce jour  dans la salle des Congrès du Palais du peuple a été au diapason des inquiétudes.

Le ministre du Budget, Michel Lokola, en a fait l’amère expérience. En effet, alors qu’il lui était demandé de présenter l’économie générale du projet de budget 2010, le titulaire du portefeuille de budget au sein du gouvernement n’a pas pu s’exprimer. Affrontant une hostilité des députés nationaux sans pareille depuis le début de cette législature, Michel Lokola a été incapable de placer un seul mot. Véritablement conspué par les élus, le ministre de budget a dû jeter l’éponge pour ne pas envenimer la situation.

Il a fallu l’intervention du Vice-premier ministre chargé de la Reconstruction, Emile Bongeli, pour que l’hémicycle se calme. Trouvant les mots justes, le patron de la Commission Ecofin du gouvernement a eu la grandeur d’esprit de demander pardon aux députés à cause des commentaires tendancieux les visant en raison du renvoi au Parlement du budget 2010 par le chef de l’Etat. Sollicitant leur indulgence, Emile Bongeli a demandé aux élus nationaux de bien vouloir écouter le ministre du Budget.

Même si la suite des événements n’a pas cadré avec son souhait, les députés préférant régler leurs comptes à celui par qui le scandale est arrivé, il faut saluer l’acte posé par le vice-premier ministre. En effet, dans une configuration de suspicion mutuelle qui s’est installée entre ces deux institutions, il fallait beaucoup de tacts et de diplomatie pour renouer le fil de l’entente. Il ne faut pas oublier qu’aux termes de la Constitution du 18 février 2006 en vigueur, le Parlement et le Gouvernement sont appelés à collaborer étroitement malgré le principe de la séparation des pouvoirs qui caractérise le fonctionnement des instituions congolaises. Or, pour parvenir à la meilleure collaboration tant souhaitée, il faut absolument éviter qu’un climat de tension s’installe entre les deux institutions au risque de paralyser complètement le bon fonctionnement du pays. Ces deux institutions sont capables de se détruire mutuellement grâce aux leviers constitutionnels à leurs dispositions.

Emile Bongeli l’a bien compris lorsqu’il s’est permis de présenter des excuses au nom du gouvernement. Contrairement donc à une certaine opinion qui a interprété son acte comme une faiblesse ayant pour conséquence d’afficher la piètre figure du gouvernement, cet acte, du fait de sa grandeur morale, illustre plutôt la profondeur d’Emile Bongeli ainsi que son sens de responsabilité puisqu’il a privilégié l’apaisement dans les rapports Parlement-Gouvernement. En réalité, dans cette pseudo-crise, les deux parties n’ont pas totalement tort. Chacune détient une part de vérité. Il faut, dès lors, installer un dialogue franc et sincère susceptible d’évacuer les zones d’ombres. C’est ce que la commission Ecofin tente de faire aujourd’hui avec toute responsabilité en associant le gouvernement. Ceux qui accusent Bongeli de faiblesse auraient peut-être voulu voir un responsable de sa trempe être à la base d’une crise institutionnelle. Les connaissant, ils allaient être les premiers à l’accuser d’irresponsabilité. Moralité : il existe des Congolais qui caresseraient le rêve  absolu de voir une crise ébranler les institutions de la République. Il ne faut donc pas compter sur des patriotes comme Bongeli pour ce faire.

Charles Mukonkole

 

L’Assemblée nationale et le Sénat ayant rejeté les crédits provisoires

L’Ecofin de l’Assemblée nationale se penche sur les points de divergences du budget 2010

Mise en ligne jeudi 21 janvier 2010

Après le refus de la chambre basse du Parlement, exprimé au cours de sa séance plénière du 19 janvier 2010, d’examiner la loi sollicitant l’ouverture de crédits provisoires, et après le refus du Sénat exprimé un jour plus tard,  la commission économique et financière de l’Assemblée nationale se penche depuis hier sur le projet de budget 2010. Déférant ainsi à une décision de la plénière, les membres de l’Ecofin ont 48 heures pour examiner les points qui ont posé problèmes dans la version du budget qui leur a été renvoyée par le chef de l’Etat pour seconde lecture.

Il faut rappeler, pour mémoire, que le chef de l’Etat avait estimé que le budget 2010 contenait des incohérences qu’il fallait absolument élaguer. Pour Joseph Kabila, la version du budget votée par le Parlement était anti-sociale et qu’à ce titre, il ne se voyait pas en mesure de le promulguer. L’Ecofin est donc chargée d’extirper ces incohérences. Il s’agit en fait de la mauvaise affectation des recettes additionnelles opérée par les élus qui se sont attribués 57% de celles-ci au détriment des autres catégories socioprofessionnelles.

La bataille au niveau de l’Ecofin de l’Assemblée nationale est de démontrer techniquement que les affectations des recettes additionnelles n’ont pas été réalisées en violation des règles budgétaires. Au cas contraire, le gouvernement doit prouver l’irrégularité de ces affectations et démonter que l’inégalité ne lui permettra pas de couvrir les dépenses prévues. Car, faut-il le signaler, la deuxième lecture ne porte que sur cet aspect des recettes additionnelles. Le rapport de l’Ecofin devra d’abord examiner la lettre du Président de la République puisque c’est celle-ci qui contient officiellement les observations du numéro un congolais. Cet examen se fera quant au fond et à la forme puisque cette dernière préjuge de la première. La forme, notamment le délai dans lequel la réaction du chef de l’Etat a été exprimée peut interrompre toute discussion. La production de cette lettre a été particulièrement sollicitée par les élus.  Si la forme est régulière, l’Ecofin devra maintenant examiner les aspects techniques.

Sur le plan technique, le gouvernement a fustigé l’alignement des dépenses contraignantes sur les recettes exceptionnelles dont le recouvrement n’est pas totalement sûr. Le Parlement aurait donc affecté de manière indistincte les recettes additionnelles dégagées. Il devait affecter les recettes additionnelles courantes au paiement des dépenses contraignantes tandis que les recettes additionnelles exceptionnelles devaient servir au paiement des dépenses d’investissement.

C’est cette bataille technique qui doit être faite. Toutefois, on reste sceptique quant à la matérialisation de l’aspect social de ce budget puisque les recettes additionnelles seules ne peuvent pas améliorer les aspects sociaux encore moins permettre au pays de tenir ses engagements internationaux. Ne représentant que 2% des recettes totales, ces recettes additionnelles sont faibles et leur affectation ne rétablira pas considérablement l’équilibre social. Il aurait fallu que l’on rediscute totalement des aspects rémunératoires du budget 2010 pour toutes les catégories socio professionnelles concernées. Ce n’est que ce réexamen total qui pourrait permettre de rétablir les équilibres sociaux tout en maintenant les fondamentaux en matière de politique monétaire. Car, la difficulté majeure pour le gouvernement résulte dans l’équilibre entre la satisfaction des besoins sociaux de la population et l’encadrement des paramètres macroéconomiques dont le taux d’inflation et le taux de change. L’Ecofin de l’Assemblée nationale qui doit rendre théoriquement son rapport aujourd’hui est appelée à collaborer avec le gouvernement afin d’extirper les zones d’ombres et de doter le pays d’un budget en bonne et due forme avant le 1er février au plus tard, comme l’exige la Constitution. Sinon c’est le chef de l’Etat qui aura le pouvoir de faire appliquer le budget en tenant comte des amendements du Parlement.

Charles Mukonkole

 

Le roi Albert II invité à Kinshasa

Bruxelles et Kinshasa scellent la réconciliation

Mise en ligne jeudi 21 janvier 2010

Un signe probant du dégel dans les rapports jadis tendus entre la Belgique et la République démocratique du Congo vient d’être donné à travers l’entretien qu’a accordé mardi à Lubumbashi le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange au ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere. Le déclic aura sans doute été l’invitation lancée au roi des Belges, Albert II à venir prendre part à Kinshasa aux festivités commémoratives du cinquantenaire de l’indépendance de la Rdc, le 30 juin 2010.Sans doute que s’il était convaincu que des peaux de banane jonchaient encore le parcours des relations bilatérales, le président de la République n’aurait pas du s’hasarder à le faire, mais rassuré par le nouveau virage, il a osé renouvelé l’engagement de la majorité des Congolais à voir le souverain belge fouler le sol congolais après tant d’années d’absence depuis le séjour de son prédécesseur. C’est un véritable pari d’autant plus que l’enjeu est capital dans la mesure où il constitue un test sur la confiance rétablie et le retour de la Rdc sur la place diplomatique mondiale.

En accueillant dans le cadre majestueux de sa ferme son hôte belge, le chef de l’Etat qui arborait une mine joyeuse sur fond de plaisanterie voulait juste prouver que la page tumultueuse de la crise de 2008 appartenait désormais au passé et qu’il faille répartir d’un nouveau pied dans les relations entre la Belgique et la Rdc. Très serein, Joseph Kabila a lancé : « Je l’ai déjà invité(…) officiellement oui ». « J’espère qu’il va venir », a-t-il poursuivi, admettant qu’il n’avait pas encore reçu de réponse de la part de la Belgique. C’est pour dire que la balle se trouve dans le camp du gouvernement belge qui, selon les us et coutumes, devra en décider, la partie congolaise ayant, pour sa part, exprimé son vœu le plus ardent.

Viendra ou ne viendra pas ?

Quoi qu’on en dise, le premier pas qui vient d’être posé par les deux parties présage des lendemains enchanteurs. De ce point de vue, on voit très mal que l’invitation faite par le président de la République ne puisse pas être concrétisée quand bien même les raisons d’Etat sont déterminées par leurs intérêts.

A cette démarche congolaise, le ministre belge des Affaires étrangères a eu des mots justes : « Il y a un certain espoir ». Ce qui laisse croire que tout est possible…

On attend de la visite officielle en Rdc de Steven Vanackere qu’elle produise des résultats positifs notamment la mise sur pied du Programme indicatif de coopération pour la période de 2010-2013. On indique que ce programme déterminera les axes prioritaires de coopération entre les deux pays et sera focalisé notamment sur les secteurs tels que l’éducation, la santé, les infrastructures de base, l’agriculture et la bonne gouvernance.

Ndong.M.N.

 

Heureuse implication de Moïse Katumbi

Deux communautés katangaises évitent l’affrontement

Mise en ligne jeudi 21 janvier 2010

Le gouverneur de la province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, a eu une journée très chargée le mardi 19 janvier au cours de laquelle il a reçu différentes  personnalités, les unes le félicitant pour ses actions, les autres exposant des problèmes  qui se posent dans la province cuprifère. Le chef de l’exécutif provincial du Katanga a ainsi d’abord reçu l’évêque et sénateur Tambwe Nkulutanda. Outre les vœux de la nouvelle année, ce dernier a fait part à Moïse Katumbi de l’état des routes au Nord Katanga, avant de solliciter une urgente réhabilitation. Bien que cette demande ait rencontré l’attention du chef de l’exécutif provincial, il a cependant été révélé un sérieux problème de manque de carburant qui entrave la relance des travaux sur ce tronçon routier.

Le gouverneur a ensuite reçu une délégation conduite par l’apôtre patriarche mondial de l’Eglise Néo-apostolique, en visite au Katanga pour un service divin spécial, a-t-on indiqué. Cette rencontre a été suivie par celle accordée par le gouverneur à la secrétaire à la communication avant qu’une délégation de la Mission des Nations unies au Congo (Monuc/Katanga), venu discuter de la situation sécuritaire dans la province, ne fasse son entrée. A cette occasion, la délégation conduite par Armand Foster, chef de la Monuc/Katanga, a félicité le gouverneur Moïse Katumbi de s’être positivement impliqué dans la résolution pacifique de la situation qui a failli prévaloir entre deux communautés locales au Katanga.

Cependant, parlant de cette situation qui a prévalu entre les Balubakat et les Sempia (membres de la communauté Bemba, une tribu de la partie Sud de la province du Katanga) au cours de la conférence de presse de la Monuc de ce mercredi, 20 janvier à Kinshasa, son porte parole Madnodje Mounoubai, a indiqué que « A Lubumbashi, la Monuc continue de suivre de très près la tension interethnique qui prévaut depuis le début de cette année entre deux communautés katangaises. A ce stade, une rencontre est envisagée avec le gouverneur de cette province dans le but de réfléchir sur une stratégie commune pour baisser la tension ».

Marthe Bosuandole

 

Partis politiques

L’Unadef Katanga rompt son silence face aux prochaines élections

Mise en ligne jeudi 21 janvier 2010

Face aux prochaines échéances électorales prévues pour l’année prochaine, les états-majors des partis politiques se mobilisent déjà pour la préparation de ce rendez-vous qui, en réalité, donne un sens à leur combat politique. Il s’agit donc de travailler, pour ceux qui sont au pouvoir, de le conserver et pour les autres de le conquérir.  C’est dans ce contexte que l’Union nationale des démocrates fédéralistes (Unadef) a procédé à l’installation de sa fédération provinciale du Katanga le 17 janvier dernier au cercle Kamalenge de Kipushi. Les militants et cadres de ce  parti avaient tous répondu présents à ce rendez-vous politique où ont été rendues publiques la décision portant  nomination des membres du comité fédéral de l’Unadef/Katanga, l’annonce du soutien à la candidature de Joseph Kabila pour les prochaines échéances mais aussi la reprise des ambitions politiques des membres de ce parti.

Faisant d’une pierre deux coups, le président fédéral de l’Unadef, Jean Chrysostome  Manda Kansabala a, au nom du parti, présenté les vœux les meilleurs pour la nouvelle année à tous les militants de l’Unadef. Il  a en outre appelé les membres de son parti à l’action. A cet effet, il a indiqué « qu’il est plus que temps de redynamiser les activités du parti et de penser à la mobilisation de la population afin qu’elle prenne part à la révision du fichier électoral » dans cette partie du territoire national en vue des prochaines élections qui pointent à l’horizon 2011.

Pour sa part, Christian Mwando, autorité morale provinciale de ce parti a tenu à préciser que  l’Unadef s’attache à l’esprit et à la lettre de la Constitution  de la République. Il a saisi cette opportunité pour annoncer aux militants et membres de l’Unadef Katanga, le soutien de ce parti au président Joseph Kabila pour les élections prévues en 2011. Car, « il fallait que les militants en soient informés officiellement et il faut que les membres de notre parti politique fassent preuve  d’ambitions politiques et se préparent aux élections », a-t-il conclu.

Marthe Bosuandole

 

 

Belgique - Rd Congo

Tête-à-tête Joseph Kabila-Steven Vanackere

Mise en ligne mercredi 20 janvier 2010

-  Le chef de l’Etat a reçu hier à Lubumbashi le vice-Premier ministre belge et ministre des Affaires étrangères. Au centre des entretiens : le réchauffement des relations bilatérales

En séjour de travail depuis lundi en République démocratique du Congo, le chef de la diplomatie belge, Steven Vanackere a effectué hier un voyage à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Katanga, où il a été reçu par le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange. Les deux personnalités ont évoqué, dans un climat empreint de sérénité, des questions d’intérêt commun dans le cadre du renforcement des relations de coopération. On croit savoir que les deux parties ont abordé le portefeuille de projets que les deux pays ont en commun, mais aussi, la commémoration du cinquantenaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le 30 juin 2010 auquel pourrait participer le Roi des Belges.

A son arrivée lundi soir à l’aéroport international de N’Djili, le ministre belge des Affaires étrangères a été accueilli par son homologue congolais, Alexis Thambwe Mwamba. « Je suis venu vous écouter et apprendre » a-t-il déclaré à la presse.

Entre Bruxelles et Kinshasa, les rapports bilatéraux ont résolument pris une nouvelle tournure.  Depuis la décision relative à la mise sur pied du Programme indicatif de coopération prise en mars 2007 pour la période allant de 2008 à 2010, s’est ouverte une page nouvelle dans les relations entre les deux pays. En témoignent des nombreux faits qui, au jour le jour, contribuent à leur consolidation. En dépit des faux pas de l’ancien ministre belge des Affaires étrangères, Karel de Gucht qui, exceptionnellement, s’était illustré par des déclarations à l’emporte-pièce contre les gouvernants congolais, l’essentiel a du moins été  sauvegardé. C’est le plus important, estiment les observateurs des relations belgo-congolaises. Surtout que cela cadre avec la nouvelle dynamique de la diplomatie congolaise s’inscrivant dans le contexte international actuel.

  Programmé depuis lors, le voyage sur le sol congolais du chef de la diplomatie belge témoigne de l’intérêt que porte le Royaume de Belgique à la République démocratique du Congo considérée à juste titre comme un « partenaire privilégié ».  C’est une mission importante que celle qu’effectue Steven Vanackere d’autant plus qu’elle intervient à un tournant de l’histoire du Congo à la veille du cinquantenaire de son indépendance.

En marge de cette visite, d’importants résultats y sont attendus. Dans le cadre de la poursuite de la normalisation des relations entre Bruxelles et Kinshasa, la Belgique et la Rdc vont concrétiser leur volonté d’activer le Programme indicatif de coopération pour la période de 2010-2013. Ce programme va définir les axes prioritaires de coopération entre les deux pays et sera focalisé notamment sur les secteurs tels que l’éducation, la santé, les infrastructures de base, l’agriculture et la bonne gouvernance.

Dans une déclaration à Okapi, le porte-parole du gouvernement congolais et ministre de la Communication et Médias, Lambert Mende Omalanga a indiqué que la mission de Steven Vanackere à Kinshasa dénote de l’existence de bonnes relations entre les deux pays. « Nous n’avons aucune ombre avec le gouvernement belge… » faisant ainsi allusion aux propos jugés désobligeants tenus récemment par Karel de Gucht, ancien ministre belge des Affaires étrangères et actuel commissaire européen à l’Aide humanitaire qui début février prochain va troquer son fauteuil contre celui du commissaire européen au Commerce.

Qui est Steven Vanackere ?

Agé de quarante-cinq ans, il est juriste de formation et il est « démocrate-chrétien flamand (CD –V). Ancien ministre chargé de la Fonction publique, Steven Vanackere a fait un « parcours fulgurant » dans un laps de temps de trois ans. De l’échevin de l’Economie, du Commerce et des Affaires flamandes à la ville de Bruxelles, il a ensuite occupé le poste de ministre régional flamand chargé de la Santé, le Bien-être et la Famille et enfin celui de ministre fédéral de la Fonction publique.

On révèle qu’il allie à merveille une parfaite connaissance des dossiers avec une simplicité débordante dans les contacts humains. On assure que c’est un homme de compromis, peu enclin au conflit et aux déclarations fracassantes. Son tempérament réservé fait de lui un anti Karel de Gucht.

Ndongala Mbizi a Nkadi

 

Coopération militaire

Didier Etumba, James Kabarebe et Godefroid Niyombare en concertation à Matadi

Mise en ligne mercredi 20 janvier 2010

Une réunion de concertation sur la situation sécuritaire dans la sous-région des Grands lacs s’est ouverte mardi dans la ville portuaire de Matadi, dans le Bas-Congo à laquelle participent les chefs d’états-majors de l’armée congolaise, rwandaise et burundaise respectivement le général Didier Etumba, le général James Kabarebe et le général Godefroid Niyombare. Cette rencontre fait suite à celle qui a réuni dernièrement à Goma, dans le Nord-Kivu, les trois chefs d’états-majors des pays voisins. Il s’agissait cette fois-là d’évaluer les opérations militaires Kimia II contre les rebelles rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda(Fdlr), dans le Sud-Kivu et le Nord-Kivu.

Selon de bonnes sources, l’occasion sera mise à profit pour étudier notamment les moyens d’améliorer la coopération militaire entre les trois pays voisins. On renseigne que cette réunion pourrait se clôturer ce mercredi. Le général Didier Etumba, hôte de ses homologues rwandais et burundais, séjournent à Matadi depuis le week-end dernier pour s’assurer des conditions d’accueil des participants.

A l’heure de l’opération « Amani leo » montée par les Fardc avec le concours de la Monuc, la concertation des plus hauts gradés de trois armées des pays voisins revêt une importance particulière d’autant plus qu’elle concourt à maintenir d’une part, le dialogue et d’autre part, l’échange des renseignements.

Ndong.M.N.

 

 

Session extraordinaire à l’Assemblée nationale

Evariste Boshab contraint les députés à l’endurance

Mise en ligne mardi 19 janvier 2010

C’est la conclusion à laquelle on abouti lorsqu’on analyse l’acte de convocation révisé de la session extraordinaire de janvier 2010 à la chambre basse du Parlement. En effet, pour une session qui ne prendra réellement que 24 jours des travaux au lieu des 30 jours théoriques, les 13 points inscrits à l’ordre du jour sonnent comme un appel à l’endurance physique et mentale. Les députés devront adopter en moyenne un texte de loi par jour et entamer au moins la discussion d’un autre texte le même jour, soit 1,8 texte par jour si on veut parler un langage mathématique. Or, les pesanteurs qui entourent généralement les travaux parlementaires retarderont certainement l’examen continu et suivi des différents textes inscrits à l’ordre du jour de la présente session extraordinaire.

 Evariste Boshab ne pourra pas, en effet, refuser les tonnes des motions qui pleuvent à chaque plénière. Même s’il n’a retenu aucune initiative de contrôle parlementaire au cours de cette session, il aura tout de même du mal à contenir la fougue des élus nationaux, déterminés plus que jamais à faire passer des motions souvent très capitales pour la procédure et leurs bases respectives. En outre, la procédure parlementaire en vigueur impose, pour chaque texte de loi, un débat général suivi du vote article par article du texte nonobstant son envoi en commission.

Si, pour le cas d’espèce, la plupart des matières proviennent des commissions permanentes qui les ont enrichies, elles devront néanmoins passer par l’étape du débat général relatif au rapport de la commission.

C’est dire que le pari reste quand même difficile à tenir par rapport au nombre très grand des matières inscrites au cours de cette session extraordinaire. La difficulté s’accroît avec le renvoi du budget 2010 par le chef de l’Etat au Parlement. Celui-ci pose le problème de la procédure à suivre. Faudra-il rediscuter de tout le texte ou seulement de certains de ses aspects relevés par le Président de la République ? Dans un cas comme dans l’autre, il va se poser la question de l’organe de la chambre basse qui devra en débattre. Serait-ce la plénière ou la Commission Ecofin ?

S’il faudra rediscuter de tout le texte, une hypothèse plausible, la procédure sera très longue. Mais au cas où la tendance se pencherait sur la deuxième hypothèse, l’envoi du texte à la commission Ecofin fera gagner du temps à tout le monde. Mais il y a à craindre que la hache de guerre soit déterrée et que les discussions qui en résulteront ne viennent retarder le débat. En effet, l’occasion est trop belle pour les détracteurs de ce budget 2010 qui trouvent à ce renvoi le moyen de vilipender l’absence d’un débat de fond lorsque la question était inscrite à la session de septembre 2009. Ils vont donc chercher à obtenir un débat appuyé et approfondi. Dans le cas de figure où on se trouve, il sera difficile de leur prouver le contraire au risque de jeter un discrédit total et définitif sur l’Assemblée nationale.

La conséquence logique de tout cela est que le seul point prioritaire du budget 2010 risquera de prendre plus de deux jours. Ce qui veut dire qu’il y aura certainement des matières qui ne connaîtront pas la moindre chance d’être examinées. C’est en cela que résulte l’imprudence du bureau de la chambre basse qui n’aurait dû retenir que les matières essentielles susceptibles d’être traitées. Cela n’ayant pas été fait, les députés sont obligés de sortir la forme des grands jours pour essayer, tant soit peu, de revendiquer un bilan positif, même à 70%, à la fin de cette session extraordinaire qui s’annonce trépidante.

Charles Mukonkole         

    

Belgique - Rd Congo

Le réchauffement des relations dans l’agenda du ministre Steven Vanackere à Kinshasa

Mise en ligne mardi 19 janvier 2010

Entre Bruxelles et Kinshasa, les rapports bilatéraux ont résolument pris une nouvelle tournure.  Depuis la décision relative à la mise sur pied du Programme indicatif de coopération prise en mars 2007 pour la période allant de 2008 à 2010, s’est ouverte une page nouvelle dans les relations entre les deux pays. En témoignent des nombreux faits qui, au jour le jour, contribuent à leur consolidation. En dépit des faux pas de l’ancien ministre belge des Affaires étrangères, Karel de Gucht qui, exceptionnellement, s’était illustré par des déclarations à l’emporte-pièce contre les gouvernants congolais, l’essentiel a du moins été  sauvegardé. C’est le plus important, estiment les observateurs des relations belgo-congolaises. Surtout que cela cadre avec la nouvelle dynamique de la diplomatie congolaise s’inscrivant dans le contexte international actuel.

En visite officielle de trois jours à Kinshasa depuis hier, le ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere abordera avec les autorités congolaises plusieurs sujets d’intérêts communs dans le cadre du renforcement des relations de coopération.  Programmé depuis lors, le voyage dans la capitale congolaise du chef de la diplomatie belge témoigne de l’intérêt que porte le Royaume de Belgique à la République démocratique du Congo considérée à juste titre comme un « partenaire privilégié ».  C’est une mission importante que celle qu’effectue Steven Vanackere à Kinshasa d’autant plus qu’elle intervient à un tournant de l’histoire du Congo à la veille du cinquantenaire de son indépendance.

En marge de cette visite, d’importants résultats y sont attendus. Dans le cadre de la poursuite de la normalisation des relations entre Bruxelles et Kinshasa, la Belgique et la Rdc vont concrétiser leur volonté d’activer le Programme indicatif de coopération pour la période de 2010-2013. Ce programme va définir les axes prioritaires de coopération entre les deux pays et sera focalisé notamment sur les secteurs tels que l’éducation, la santé, les infrastructures de base, l’agriculture et la bonne gouvernance.

Dans une déclaration à Okapi, le porte-parole du gouvernement congolais et ministre de la Communication et Médias, Lambert Mende Omalanga a indiqué que la mission de Steven Vanackere à Kinshasa dénote de l’existence de bonnes relations entre les deux pays. « Nous n’avons aucune ombre avec le gouvernement belge… » faisant ainsi allusion aux propos jugés désobligeants tenus récemment par Karel de Gucht, ancien ministre belge des Affaires étrangères et actuel commissaire européen à l’Aide humanitaire qui début février prochain va troquer son fauteuil contre celui du commissaire européen au Commerce.

Qui est Steven Vanackere ?

Agé de quarante-cinq ans, il est juriste de formation et il est « démocrate-chrétien flamand (CD –V). Ancien ministre chargé de la Fonction publique, Steven Vanackere a fait un « parcours fulgurant » dans un laps de temps de trois ans. De l’échevin de l’Economie, du Commerce et des Affaires flamandes à la ville de Bruxelles, il a ensuite occupé le poste de ministre régional flamand chargé de la Santé, le Bien-être et la Famille et enfin celui de ministre fédéral de la Fonction publique.

On révèle qu’il allie à merveille une parfaite connaissance des dossiers avec une simplicité débordante dans les contacts humains. On assure que c’est un homme de compromis, peu enclin au conflit et aux déclarations fracassantes. Son tempérament réservé fait de lui un anti Karel de Gucht.

Ndongala Mbizi a Nkadi

 

Kinshasa

Un nouveau bâtiment pour la Cei

Mise en ligne mardi 19 janvier 2010

Le bâtiment administratif de la Commission électorale indépendante (Cei) a été vendu, selon le rapporteur de cette institution chargée des élections. Le gouvernement lui aurait déjà attribué un nouveau bâtiment qui abritera son siège administratif, précise la même source. Toujours d’après Dieudonné Mirimo, à ce jour, il n’existe pas de contentieux sur la propriété du bâtiment vendu.

Les nouveaux bureaux de la Cei seront installés sur l’avenue du 30 juin, commune de la Gombe, en face de la direction provinciale de l’ex-OFIDA (Office des douanes et accises), en plein centre d’affaires de Kinshasa. « Le bâtiment vendu n’était pas la propriété de la Cei mais de l’Etat congolais. Ce dernier a donc décidé de le céder à un privé », a indiqué Dieudonné Mirimo.

Les travaux de réhabilitation du nouveau bâtiment vont bientôt commencer, a-t-il déclaré, ajoutant qu’aucune menace de délogement forcé ne plane à ce ce jour, sur la Cei.

 

Arriérés des salaires

Les agents de la Cei n’ont pas perçu leurs salaires depuis plus de 10 mois, ont confié certains d’entre eux à radiookapi.net

Réagissant à cette déclaration, Dieudonné Mirimo a plutôt évoqué « quelques mois d’arriérés de salaire comme dans plusieurs administrations et services de l’Etat », avant de promettre que cette situation sera réglée rapidement avec le vote du budget de l’Etat congolais, exercice 2010.

Le calendrier de prochains scrutins, toujours attendu

Les calendriers de la poursuite de l’opération de révision du fichier électoral et des prochaines élections locales, urbaines et municipales ne sont pas encore prêts. Le blocage résulterait de deux préalables, selon Dieudonné Mirimo. Il s’agit d’abord du décret d’application de la loi sur les entités décentralisées et déconcentrées. Une loi qui n’est pas encore promulguée.

En effet, selon la loi électorale, le groupement et la commune sont considérés comme des circonscriptions électorales pour les élections locales, municipales et urbaines. Les assemblées provinciales doivent fournir au Premier ministre les listes complètes de ces entités. Or, ceci n’est pas encore fait et crée par conséquent le retard observé dans la promulgation du décret d’application de la loi sur les entités décentralisées et déconcentrées.

Ensuite, le deuxième préalable concerne le financement. A ce sujet, le rapporteur de la Cei, Dieudonné Mirimo a rappelé que la révision du fichier électoral et l’organisation des élections urbaines, municipales et locales avaient été budgétisées à hauteur de 283 millions de dollars américains. D’après lui, la Monuc a déjà alloué 80 millions de dollars pour l’appui logistique à la Cei. D’autres partenaires internationaux font la même chose.

En ce qui concerne la quote-part du gouvernement congolais, ce dernier l’a inscrite au budget 2010, afin de financer les opérations électorales, a affirmé Dieudonné Mirimo. Une autre partie du financement proviendrait de la vente des cartes d’identité nationale, a-t-il ajouté, précisant que cette option a été levée au cours de la réunion interinstitutionnelle tenue en décembre 2009 à Mbuji-Mayi, au Kasaï-Oriental.

 

Selon son avocat

Laurent Nkunda accepte d’être jugé en Rdc

Mise en ligne mardi 19 janvier 2010

L’ex-chef rebelle congolais Laurent Nkunda, détenu depuis près d’un an au Rwanda, est disposé d’être jugé en Rdc ou par la Cour pénale internationale. Il se dit aussi « prêt à aller en exil », a déclaré samedi son avocat à l’AFP.

«Au tout début, il demandait la liberté pure et simple, aujourd’hui Laurent Nkunda est prêt à considérer toute solution raisonnable, sauf la détention illégale », a indiqué son avocat, Me Stéphane Bourgon. « Il n’a pas peur d’être jugé à Kinshasa (...). Il n’a pas peur d’être jugé par la Cour pénale internationale (à La Haye), mais il n’y a ni mandat ni accusation de la CPI. Et il est prêt à aller en exil, il a même identifié trois Etats », a ajouté l’avocat canadien, sans préciser les trois pays qui ne sont pas tous en Afrique.

La Cour suprême du Rwanda devait examiner, mercredi, une requête des avocats de Nkunda, visant sa remise en liberté. Mais, la cour a reporté son audience au 1er mars prochain. L’ex-chef rebelle du CNDP est actuellement en résidence surveillée dans la banlieue de Kigali au Rwanda, selon M. Bourgon.

 

Saisir la balle au bond

Le souhait du gouvernement congolais, est que Laurent Nkunda revienne à Kinshasa, pour y répondre des crimes commis par le CNDP, au moment où le général déchu était aux commandes de ce mouvement insurrectionnel. Arrêté le 22 janvier 2009 à Gisenyi, ville rwandaise frontalière avec Goma dans l’Est de la RDC, Nkunda aura passé près d’une année sans jugement au Rwanda. Certains observateurs, qui croyaient sur parole le ministre congolais de la Communication, pensaient que le transfèrement vers Kinshasa de l’ancien chef du CNDP ne serait qu’une simple formalité. Lambert Mende avait affirmé que Kigali allait sans atermoiement renvoyer le « colis à Kinshasa ». On s’attendait à une bonne dose de bonne foi des autorités rwandaises pour mettre en branle tout l’arsenal juridique et autres conventions liant les deux pays en matière d’extradition des prévenus. Rien de tel ne fut fait. Le Rwanda qui, au départ, n’excluait pas le transfèrement de Nkunda vers la RDC, tergiversait, proposant soit de le juger sur son sol, soit de lui trouver un pays d’asile.

Près d’une année après, l’ex-chef du CNDP vient de se déclarer prêt à rentrer en RDC pour y être jugé. C’est une occasion bien indiquée. Kinshasa doit saisir la balle au bond pour matérialiser d’urgence le souhait de Nkunda. Juger ce dernier au pays où il aurait commis des exactions ne serait que justice, affirment certains juristes.

 

La longue aventure qui risque de tourner court

Ex-général déchu de l’armée congolaise, Laurent Nkunda a été arrêté alors qu’il était à la tête de la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), aujourd’hui ralliée au pouvoir de Kinshasa et dont les combattants ont été intégrés dans l’armée. Il avait  menacé de faire tomber Goma. Mais, à la suite d’un retournement d’alliance, les armées congolaise et rwandaise avaient lancé le 20 janvier 2009 une opération conjointe sans précédent contre les rebelles hutus rwandais dans l’Est de la RDC, qui avait par ailleurs abouti à l’arrestation de Nkunda deux jours plus tard.

L’ex-chef rebelle fait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré en 2005 par la Haute Cour militaire congolaise pour désobéissance et crimes de guerre à Bukavu, au Sud-Kivu (est), qu’il avait prise brièvement en juin 2004. Il est aussi accusé par nombre d’ONG d’avoir enrôlé des enfants dans les rangs de l’ex-CNDP.

«Nous sommes toujours en pourparlers» avec le Rwanda pour une extradition de Laurent Nkunda, a déclaré le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende à radiookapi.net», avant d’ajouter : « Nous souhaitons toujours qu’il puisse venir ici répondre de ce qu’on lui reproche. Le président Joseph Kabila a dit que tout semble indiqué que cette année nous aurons le fin mot de cette histoire.Car, aussi bien les Rwandais que nous, nous souhaitons vraiment qu’on mettre un terme à l’impunité dans cette région », a-t-il ajouté.

«L’exil ne serait pas une solution satisfaisante. Notre préférence est qu’il n’y ait pas d’impunité. Il y a eu des faits répréhensibles, il faut absolument qu’il (Nkunda) en réponde.

Lr/Radiookapi.net

 

 

Katanga

Les autorités traditionnelles se désolidarisent des tendances divisionnistes

Mise en ligne mardi 19 janvier 2010

Une activité débordante a été observée dimanche dernier à la résidence du gouverneur de la province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe. Comme il est de tradition, au début de l’année, le chef de l’administration provinciale a reçu les civilités de quelques communautés du Katanga qui ne tiennent guère à rater cette belle occasion. Tel est le cas des autorités traditionnelles venues de tous les coins de la province. Sortant de fins fonds de Kamina , de Momba, de Malemba, de Sandoa, de Kapalowe et d’autres sites, les chefs coutumiers ont unanimement effectué le voyage de Lubumbashi dans le but d’une part, de lui présenter les vœux les meilleurs de santé, de bonheur et de réussite pour l’année 2010 et d’autre part, de faire part de leur désapprobation totale au mouvement prônant la division tribale des filles et fils du Katanga.

Prenant la parole au terme de la visite, Mulopwe Mulongo, porte-parole des chefs coutumiers du Katanga a condamné toutes les tendances divisionnistes en leur qualité des chefs traditionnels seuls investis par la nature, la coutume, les ancêtres  et Dieu. Il a demandé, à cette occasion, au gouverneur Katumbi d’être leur fidèle interprète auprès du chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange. Un mémorandum reprenant les préoccupations de la communauté des chefs traditionnels lui a, par la même occasion, été remis.

 

L’association socio-culturelle Yeke se range derrière le gouverneur Katumbi

A son tour, une délégation des membres de l’association socio-culturelle Yeke du Katanga a été reçue le même dimanche par le gouverneur, Moïse Katumbi auprès de qui elle a présenté ses vœux de succès, de bonheur et de bonne santé. Habillés d’une manière particulière avec pagnes unicolores et mouchoirs noués à la tête, les représentants de la communauté Yeke ont exprimé leur soutien à l’autorité provinciale et au chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange.

Mitwaba Donatioen, vice-président de ladite association a eu des mots justes en louant les efforts qu’entreprend l’autorité provinciale pour le développement du Katanga. Sous la conduite du Mwami N’siri, les Yeke ont offert deux moutons, l’un au gouverneur et l’autre au président de la République, à l’occasion des fêtes de fin de l’année. A l’issue de cette audience, les membres de cette association ont exhibé des danses traditionnelles au son du tam-tam. Leur souhait le plus cher est que le gouverneur Katumbi arrive à réaliser de grandes œuvres dans l’intérêt de la communauté entière. Un vœu qui sera sans doute exaucé.

NMN 

 

Kalemie  

Le gouverneur Moïse Katumbi s’en prend au «voleur» de Kinshasa

Mise en ligne mardi 19 janvier 2010

Moïse Katumbi, le gouverneur du Katanga s’est en violemment à la hiérarchie de la Rva qui a commandé des blocs ciment à Kinshasa pour la construction du l’aéroport de Kalémie. Dans un « baraza la majengo» (meeting) tenue dans cette ville où il séjournait le 14 janvier, il a qualifié la personne ayant signé cette commande de voleur et souhaité qu’elle soit sanctionnée.

Pour cette deuxième visite au chef-lieu du district de Tanganyika, le gouverneur du Katanga était accompagné de deux ministres nationaux autochtones de cette province. Il s’agit de Laurent Muzangisa de l’energie et Martin Kabwelulu des mines. A sa descente à l’aéroport de Kalémie, M. Katumbi montrera à ses hôtes de marque les fameux blocs venant de Kinshasa par avion.

Il en soulèvera qu’il laissera choir devant leurs yeux. Et le bloc s’émiettera en plusieurs morceaux au simple contact avec le sol. Ensuite le gouverneur du Katanga entraînera ses hôtes dans une longue marche à pied à travers le relief montagneux de cette ville portuaire. Au cours de cette randonnée, il leur montrera les chantiers, les érosions, le groupe électrogène de la Snel et la station de la Regideso.

Au cours du meeting populaire qu’il tiendra, le numéro un du Katanga dira à la population de voter à 100 % Joseph Kabila à la présidence de la République en 2011. Ensuite, il expliquera aux Kalemiards venu l’écouter que les travaux de réhabilitation de la voirie traînaient à cause du manque de moyens financiers. Les engins neufs achetés par le gouvernement provincial du Katanga manque de carburant, le produit devant  être fourni par Kinshasa qui tarde à s’exécuter.

Le peu des travaux  effectué à ce jour le sont grâce au gouvernement provincial obligé à racler les fonds de caisses pour fonctionner. A ce propos, le gouverneur Katumbi affirmera haut et fort que la province cuprifère n’a pas reçu les frais de fonctionnement de mars, octobre et décembre 2009.

Au chapitre de la construction de l’aéroport, Katumbi laissera éclater sa colère. Il considérait comme une injure faites aux Katangais qu’on importe de blocs de ciment de Kinshasa comme les résidents de Kalemie  étaient incapables d’en fabriquer. Chaque bloc rendu au chef-lieu du district du Tanganyika revenait à 2,5 $ alors qu’on pouvait en fabriquer de qualité sur place pour 5 fois moins. Quel type de bâtiment allait-on construire ces blocs où un seul sac de ciment était utilisé pour fabriquer 200 pièces ? Vilipendant ces compatriotes dont les poches sont plus longues que leur pantalon (« Mufuko yabo inapita pantalon bulefu » dira-t-il en swahili), il dira qu’ils méritaient un châtiment.

Mayonde Kolongo

 

Un million de dollars pour reconstruire l’Institut Lubuye

Mise en ligne mardi 19 janvier 2010

Le gouverneur Moïse Katumbi en séjour de travail à Kalemie a visité les ruines des Instituts Lubuye et Moni. Déplorant l’état où  la megestion et la guerre ont détruit ces infrastructures scolaires, il a promis aux Kalemiards une mobilisation prochaine d’un million de dollars par le Bceco et la province de Katanga pour la réhabilitation de l’Institut Lubuye.

Car, les images de notre consoeur Nyota Tv de Lubumbashi ont montré des murs écroulés, des tôles tordus ou carrément absents. Les élèves étaient installés sur des bancs cassés ou des morceaux de bois placés sur un reste de pavement cimenté.

Et pourtant, l’Institut  Lubuye construit à l’époque coloniale était le berceau de l’intelligentsia du Tanganyika. La déliquescence des infrastructures scolaires congolaises n’a pas épargné non plus celles de ce district du nord-est de la province du Katanga.

Les efforts fournis par la coopération belge ces dernières années ont été anéantis par les guerres de 96-2003 et les intempéries. Mais, des enseignants héroïques continuent à former des enfants désireux de s’instruire dans ces ruines chargées d’histoire.

Mayonde Kolongo

 

Lubumbashi

Des études de faisabilité pour moderniser l’aéroport de la Luano

Mise en ligne mardi 19 janvier 2010

Une équipe d’experts chinois dépêchée par le gouvernement central a foulé l’aéroport international de la Luano à Lubumbashi le 14 janvier dernier pour examiner l’état de la piste. La délégation qui avait croisé le gouverneur Moïse Katumbi de retour de Kalemie lui expliquera que le gouvernement central envisageait la reconstruction de la piste dans un proche délai.

L’on sait qu’à Kinshasa les travaux ont été lancés pour l’aéroport international de N’djili par le président Joseph Kabila en 2009. Les travaux amorcés par la piste iront jusqu’à l’aérogare qui sera agrandi et modernisé.Ils ont été confiés à une société française.

Pour l’aéroport de Lubumbashi, le gouvernement provincial avait déjà financé la réfection d’une partie de la piste. Ces travaux qui avaient paré au plus pressé méritent d’être poursuivis pour une véritable modernisation des installations. Car, la Luano ne soutient pas la comparaison avec les aéroports de l’Afrique de l’Est et australe d’où proviennent les avions en transit.

Il faudra sans doute attendre quelques mois pour voir effectivement démarrer ces travaux car, ils exigent un financement assez costaud et donc une longue procédure. La célérité des Chinois fera sans doute que les choses aillent vite dans le cadre de 5 chantiers.

Mayonde Kolongo

 

 

 

Laurent-Désiré Kabila et Patrice Emery Lumumba, même combat, même destin

Mise en ligne dimanche 17 janvier 2010

La République démocratique du Congo vient de commémorer le samedi 16 et dimanche 17 janvier 2010 les dates anniversaires de ses martyrs nationalistes tombés sous les balles ennemies. Pour ces deux circonstances, la Fondation Laurent-Désiré Kabila a organisé des cultes d’action de grâce suivis des visites, le 16 janvier, du mausolée de Laurent-Désiré Kabila situé à l’entrée du Palais de la Nation ; et du monument de Patrice Emery Lumumba à Limete, le 17 janvier.

Pour Laurent-Désiré Kabila, un culte a été organisé le samedi 16 janvier en matinée à la Mosquée Ar Rassoul dans la commune de Ngaliema. Aussitôt après, une cérémonie de dépôt de gerbes des fleurs été organisée en début d’après-midi au Mausolée Laurent- Désiré Kabila où ils ont été déposés, cette fois-ci, au pied du monument, à la suite des travaux qui s’y déroulent.

Outre une foule nombreuse, plusieurs personnalités ont marqué de leur présence la cérémonie parmi lesquelles le président de l’Assemblée nationale, le professeur Evariste Boshab, qui représentait le Président de la République Joseph Kabila, actuellement à Lubumbashi en provenance de Maputo où il a présidé une réunion de la Sadc sur le dossier Madagascar.

On y a vu également le Premier ministre Adolphe Muzito, accompagné de son épouse ainsi que des membres du Gouvernement, du Parlement, dont le sénateur Yerodia Abdoulaye Ndombasi, ancien vice- président de la République, Directeur de cabinet et compagnon de M’zee Laurent- Désiré Kabila. Mme Gizenga Mbuba, épouse de l’ancien Premier ministre Antoine Gizenga, les membres du  Cabinet du Chef de l’Etat avec en tête son directeur de Cabinet, le professeur Adolphe Lumanu, les autorités militaires et de la Police nationale congolaise (Pnc), dont le chef  d’état- major général de Forces armées de la Rdc (Fardc) et l’Inspecteur général de la Pnc, John Numbi, les  Compagnons de M’zee Laurent Désiré Kabila, les membres du Sécréterait exécutif  de l’Alliance de la Majorité présidentielle (Amp) ainsi que les membres des directoires des partis politiques membres de plate-forme ont été aussi de la partie.

La famille du défunt président était conduite par Maman  Sifa, la veuve Laurent- Désiré Kabila qui est également mère de l’actuel Chef de l’Etat. Elle comprenait, la jumelle du chef de l’Etat, Mme Jaynet Kabila, présidente de la Fondation Laurent- Désiré Kabila, et organisatrice de la cérémonie, Zoe Kabila, jeune frère du président de la République, Mme Olive Lembe Kabila, épouse du Président de la République ainsi que tant d’autres membres de la famille.

Cela a été aussi le cas pour la journée du 17 janvier consacrée aux cérémonies commémoratives de l’an 49 de la mort par assassinat de Patrice Lumumba. Les cérémonies ont été organisées devant le monument dédié à ce héros national, situé au niveau de l’échangeur de Limete. Plusieurs personnalités ont été présentes à ce lieu pour le dépôt des fleurs, ainsi qu’une foule nombreuse.

Le tout premier Premier ministre du Congo indépendant, Patrice Emery Lumumba, a été assassiné le 17 janvier 1961 ; et le troisième président de la République arrivé à la tête du pays à la suite d’une longue marche et guerre de libération, Laurent-Désiré Kabila, l’a été le 16 janvier 2001. Nationalistes purs et durs, les deux héros nationaux semblaient être  en avance sur leur temps, et ont ainsi été tout simplement mal compris. Tous morts ont été assassinés à travers des complots appuyés par ceux qui n’ont jamais accepté que le Congo soit effectivement indépendant.

Patrice Lumumba avait refusé d’une indépendance du Congo de façade dont les décisions sur sa gestion proviendraient de l’ancienne métropole et d’autres puissances alliées à celle-ci. Ainsi, n’avait-il pas hésité, après avoir prononcé le 30 juin de l’indépendance, un discours qui rappelait les affres de la colonisation et saluant la libération des Congolais, de confier le commandement de l’armée entre les mains des Congolais ; et de s’attaquer à tous ceux qui menaçaient l’intégrité du territoire. Qualifié de « communiste » par ces détracteurs, le complot a été vite concocté dans des officines occidentales, et sa mort programmée et exécutée.

Tel a été aussi le cas avec Mzee Laurent-Désiré Kabila. Arrivé au pouvoir à travers une guerre de libération qui avait l’appui, au départ, de bien de puissances et des pays africains, LD Kabila en avait assez de diktats de ces puissances qu’il l’exprimait ouvertement. Celles de ces puissances qui croyaient lui dicter les lignes politiques et économiques à suivre, ont vite découvert en lui, un personnage difficile à manipuler et très attaché à la défense des intérêts de son pays et à sa souveraineté nationale. Les policiers de garde de l’Occident en matière économique et financière que sont le FMI et la Banque mondiale ont été éconduits ; et la patronne de la diplomatie américaine rappelée à l’ordre.

Comme pour Lumumba, le nationalisme de LD Kabila l’a condamné jusqu’à son assassinat.

T.L.

 

Dernière lettre de patrice Emery Lumumba avant son assassinat

Mise en ligne dimanche 17 janvier 2010

"Je t’écris ces mots sans savoir si ils te parviendront, quand ils te parviendront et si je serai en vie lorsque tu les liras. Tout au long de ma lutte pour l’indépendance de mon pays, je n’ai jamais douté un seul instant du triomphe final de la cause sacrée à laquelle mes compagnons et moi avons consacré toute notre vie. Mais ce que nous voulions pour notre pays, son droit à une vie honorable, à une dignité sans tache, à une indépendance sans restrictions, le colonialisme belge et ses alliés occidentaux - qui ont trouvé des soutiens directs et indirects, délibérés et non délibérés, parmi ces hauts fonctionnaires des Nations Unies, cet organisme en qui nous avons placé toute notre confiance lorsque nous avons fait appel à son assistance - ne l’ont jamais voulu. Ils ont corrompus certains de nos compatriotes, ils ont contribué à déformer la vérité et à souiller notre indépendance. Que pourrai-je dire d’autre ? Que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des colonialistes, ce n’est pas ma personne qui compte. C’est le Congo, c’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage d’où l’on nous regarde du dehors, tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais et je sens au fond de moi même que tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs ou extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non au capitalisme dégradant et honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil pure. Nous ne sommes pas seuls.

L’Afrique, l’Asie et les peuples libres et libérés dans tous les coins du monde se trouveront toujours aux côtés de millions congolais qui n’abandonneront que le jour où il n’y aura plus de colonisateurs et leurs mercenaires dans notre pays.

A mes enfants que je laisse, que peut-être que je reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau et qu’il attend d’eux, comme il attend de chaque congolais, d’accomplir la tache sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité il n’y a pas de liberté, sans justice il n’y a pas de dignité et sans indépendance il n’y a pas d’hommes libres. Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tète haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés.

L’histoire un jour dira son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au Nord et au Sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure pas, ma compagne. Moi je sais que mon pays, qui souffre tant, saura défendre son indépendance et sa liberté.

Vive le Congo !

Vive l’Afrique ! "

Patrice Emery Lumumba.

 

Séisme à Haïti : deux Congolais encore sous les décombres

Mise en ligne dimanche 17 janvier 2010 

Le séisme qui vient de secouer le Haïti concerne le monde entier dont certains puissances ainsi que des organismes internationaux divers accourent au secours de ce peuple meurtri. Port-au-Prince, la ville-capitale de ce pays, est le site qui a été sérieusement touché où l’on compte par milliers le nombre de cadavres et de personnes disparues dans les décombres. La Mission de maintien de la paix appelée MINUSTAH, Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti, à travers son quartier général logé Grand Hôtel Montana, a été sérieusement touchée. Ce bâtiment s’est écroulé avec plus de trois cents personnes dont le représentant du secrétaire général de l’Onu. Jusqu’à ce jour, beaucoup de corps encore en vie ou morts ne sont pas encore sortis de ces décombres. 

Parmi eux figurent des Congolais. Selon certaines informations obtenues de nos compatriotes Anne Marie Eteb et Jean-Marie Rusimbuka, tous s’occupant des droits de l’homme pour le compte de MINUSTAH et qui ont échappé à la mort certaine pour n’avoir pas été dans le Grand Hôtel Montana lors du séisme, une soixantaine de Congolais vivrait à Port-au-Prince au sein de la MINUSTAH ou dans des sociétés privées comme celle de télécommunication, Digicel. Il y a aussi des prêtres et des religieuses et un petit nombre de mariés à des haïtiennes.

Parmi ces Congolais, certains se sont retrouvés ce mardi-là dans les bâtiments qui ont été secoués par le tremblement de terre. C’est le cas de Nicole Bahaya et Didier Lwango dont tout laisse croire qu'ils sont encore sous les décombres. Comme nous l’avons écrit dans notre édition de jeudi, un Congolais répondant au nom de Dieudonné Munyinga, ancien du bureau de Kinshasa du Haut commissariat des Nations unies pour les Droits de l’homme, a été blessé à la tête et évacué sur la République Dominicaine. Sa vie ne serait pas en danger, selon nos sources. Les autres compatriotes seraient en bonne santé.

T.L.

 

 

Remaniement du gouvernement

Les partis politiques préparent les remplaçants des ministres partis du gouvernement

Mise en ligne vendredi 15 janvier 2010

La révocation, samedi dernier, du ministre des Affaires sociales, Action humanitaire et Solidarité, Barthélemy Botswali, a relancé les débats au sein des états-majors des partis politiques sur le remaniement du Gouvernement Muzito. Cela fait désormais quatre vides qu’il faudra à tout prix combler au sein du gouvernement. Il y a le poste de ministre  est de plus en plus évoqué dans les états-majors politiques de la RDC. Il faut combler le vide créé par le départ de quatre ministres. Il y a le poste de ministre des  Relations avec le Parlement laissé vacant par Adolphe Lumanu Mulenda Buana N’sefu, devenu directeur de cabinet du chef de l’Etat, et dont le très long intérim est assuré par Upio Kakura Wapol, ministre des Droits humains ; le poste de ministre la Recherche scientifique, Joseph Lititiyo, actuellement à la Cepgl (Communauté économiques des pays des Grands Lacs), dont l’intérim est assuré par le ministre des Hydrocarbures. Il y a aussi le poste de ministre de l’Economie nationale et Commerce laissé vacant par la mort de André Philippe Futa, et dont l’intérim est assuré par Athanase Matenda, ministre des Finances ; le poste de ministre des Affaires sociales libéré par la révocation de Barthélemy Botswali.

Tout cela constitue des opportunités sûres pour pousser le chef du gouvernement et le chef de l’Etat à procéder si pas à un réaménagement technique, sinon à un remaniement. Au sein des états-majors des partis politiques, principalement ceux de l’Amp et alliés, les tractations vont bon train. 

Au Pprd, les ambitions sont là pour non seulement remplacer l’actuel dircab du chef de l’Etat à son ancien poste au gouvernement, mais aussi pour donner aussi la chance à d’autres membres d’accéder au gouvernement. Au sein du Panu de feu André Futa, l’on se bouscule, et des exclusions mutuelles ont élu domicile, avant que le député Bulambo Kilosho ne puisse réussir à s’affirmer comme président et son équipe reconnu au sein de l’Amp. Dans cette position, il s’affiche partant pour représenter son parti au sein du gouvernement, et cela, après autant de déboires connus dans sa course pour le poste de gouverneur du Sud-Kivu. 

Au sein de la Coalition des démocrates au Congo (Codeco) où Barthélemy Botswali, représentait le mouvement au gouvernement, on s’est empressé de prendre acte du limogeage de l’ancien ministre des Affaires sociales, tout en restant fidèle aux directives de l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP), dont la Codeco est membre. Une façon de vouloir reprendre le poste, et pourquoi pas, en revendiquer un second.

L’Union des démocrates mobutistes (Udemo) dont un de ses membres au gouvernement, Joseph Lititiyo, ancien ministre à la Recherche scientifique, a été nommé à la Cepgl, attend aussi impatiemment à placer un remplaçant au gouvernement.

Au sein d’autres partis de la coalition, l’heure est aussi aux concertations internes pour savoir qui va rester au gouvernement et qui va remplacer qui. Et la détermination du chef de l’Etat et du Premier ministre de réduire le nombre de ministres pousse davantage les partis de l’Amp et alliés à réduire leurs ambitions à la baisse.

Il y a aussi l’entrée négociée de l’ancienne rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (Cndp) et d’autres groupes armés, devenus partis politiques.

Et aussi d’autres cadres de l’opposition qui voudraient aussi franchir le rubicon en entrant au gouvernement. Cela se dit en silence au sein de l’opposition. Toutefois, selon KoyaGialo Ngbase te Gerengbo, secrétaire exécutif adjoint de l’AMP, il n’existe à ce jour aucune concertation, à ce sujet, au sein de l’Alliance. L’ancien gouverneur du Shaba Katanga a déclaré sur radio Okapi que la plate-forme politique attend le signal du chef de l’Etat et du gouvernement pour convoquer les chefs des partis membres afin de faire des propositions de remplacement des ministres AMP.

Lr

 

Laurent-Désiré Kabila et Patrice Emery Lumumba, même combat, même destin

Mise en ligne vendredi 15 janvier 2010

La République démocratique du Congo commémore ce samedi 16 et dimanche 17 janvier 2010 les dates anniversaires de ses martyrs nationalistes tombés sous les balles ennemies. Nous disons Patrice Emery Lumumba, le tout premier Premier ministre du Congo indépendant assassiné le 17 janvier 1961 ; et le troisième président de la République arrivé à la tête du pays à la suite d’une longue marche et guerre de libération, Laurent-Désiré Kabila, assassiné le 16 janvier 2001. La Fondation Laurent-Désiré Kabila a prévu des cérémonies pour ces deux circonstances tant au mausolée Kabila au Palais de la Nation le 16 janvier qu’au monument Patrice Emery Lumumba à Limete, le 17 janvier. Lire l’histoire de leur combat dans notre prochaine édition. T.L.

 

Obtention du passeport biométrique : le chemin de la croix de l’Anr aux Affaires étrangères

Mise en ligne vendredi 15 janvier 2010

Il faut combien de temps pour obtenir le nouveau passeport biométriques en République démocratique du Congo ? L’opinion s’interroge et constate que bon nombre de demandeurs n’ayant pas donné de pourboire à chaque fonctionnaire auprès de qui le dossier passe, fait plus de temps que ceux qui ont joui d’un certain clientélisme. « C’est depuis le début du mois de novembre que je continue d’attendre mon passeport », déclare quelqu’un que nous avons croisé très mécontent au bâtiment des Affaires étrangères. Selon lui, il connaît des personnes qui ont été capturés bien après lui, mais qui ont été servis parce qu’ils entretiennent de bonnes relations au sein du circuit. Effectivement il s’agit d’un circuit où seuls les initiés s’en sortent facilement.

Pas de problème pour l’achat de formulaires de demande de passeport. Il suffit de verser 20 dollars Us, et le formulaire est accordé avec, en plus, une note de perception délivrée par la Dgrad. Cette note de perception permet de verser les frais de vente du passeport ordinaire fixés à 150 dollars Us, plus 5 dollars Us de frais bancaires à l’agence Biac du guichet Forescom. Avec le bordereau délivré par la Biac et le formulaire  de demande de passeport, l’on se dirige au service d’identification de l’Anr.

 

L’ordre d’arrivée expressément non respecté

C’est le début du calvaire. Les agents installés pêle-mêle dans un grand bureau recrutent des clients à travers des intermédiaires, ou directement. Que vous ayez déjà rempli les mêmes formulaires à d’autres occasions ou pas, pas de temps de revisiter les données antérieures.

Le service est apparemment satisfaisant du remplissage du formulaire d’identification à remplir au passage à l’encre noire. Partout, on donne l’air d’être gentil et préoccupé à rendre service. On prend soin de dire au demandeur que le service est gratis… mais, en même temps, on lui dit de songer à ceux qui font le travail et qui peuvent faciliter l’envoi rapide du dossier aux Affaires étrangères. Gare à ceux qui ne sauront pas entretenir une clientèle. Le dossier est facilement égaré car non suivi. L’ordre d’arrivée ne compte pas ; et Madame le chef de service ne s’en préoccupe guère. Elle signe ce que lui présente son secrétariat où l’activisme est très visible. Chaque agent amène le dossier de « son candidat » et négocie l’inscription immédiate sur la liste. Aussitôt les formalités de ce service remplies, le demandeur est théoriquement prié de passer dans les 48 heures au ministère des Affaires étrangères où sont affichées les listes des dossiers envoyés. En réalité, on peut afficher le nom dans les 24 heures ou plus, selon l’efficacité de l’intervention au secrétariat. « C’est depuis le 11 décembre 2009 que j’ai rempli les formalités d’identification, et rien de mon nom sur les listes affichées aux Affaires étrangères », déclare avec colère une dame que nous avons rencontrée le lundi dernier. Un autre demandeur parle même du 4 décembre 2009 nous exhibant les copies de ces documents, tous remplis à cette date. Au service d’identification où il est rentré se plaindre, on prétend rechercher le dossier et rien n’avance jusqu’à ce jour. Et Mme le chef de service dans tout ça ? Elle signe ce qu’on lui présente et semble ne pas vérifier si tous les dossiers entrés à son service ont été traités et envoyés aux affaires étrangères, faisant aveuglement confiance à ces agents.

Aux affaires étrangères, c’est le même calvaire, dit un autre demandeur. Si pour la capture (prise d’images), le problème ne se pose pas tellement, c’est le retrait du passeport qui est un problème. Les services chargés du traitement des dossiers (remplissage des passeports, signatures, et autres) sont d’une  lenteur qui appelle des pourparlers pour entrer vite en possession des documents. La plainte devenue générale aux Affaires étrangères, c’est « depuis telle date du mois d’octobre 2009 ou novembre 2009 ou décembre 2009 que j’ai rempli toutes les formalités, sans que je ne sois servi jusqu’à ce jour. Mais je connais des gens qui ont été vite servis grâce à l’appui de tel agent ou cadre des Affaires étrangères ».

 

Les cris de détresse de Lubumbashi et de Bruxelles

Les mêmes cris de détresse proviennent aussi de Lubumbashi où la même opération d’achat de passeport a été organisée. De la capitale cuprifère, des cris nous sont parvenus où l’on déplore les longues attentes des passeports qui sont établis à Kinshasa. La plupart des cas datent du mois de novembre 2009 et certains soutiennent que le lot des passeports envoyés tout récemment à Lubumbashi ont été délivrés à des personnes qui ont été identifiées et « capturées » bien après beaucoup qui ne sont pas encore servis. Qui entretient cette anarchie à Kinshasa, se demande-t-on à Lubumbashi.

De Bruxelles, ce sont les mêmes pleurs.  Selon Radio Okapi que nous avons suivi hier jeudi, il y a des bousculades à l’ambassade de la Rdc en Belgique et le personnel de l’ambassade parait débordé du fait de la pénurie de passeports. Pas plus loin que le mercredi 13 janvier dernier, la même scène a été vécue à notre chancellerie de la capitale belge. La quantité de passeports délivrés est dérisoire, protestent nos compatriotes de ce pays, tout comme aussi ceux qui sont en Angleterre. 100 passeports par mois face à 6 000 demandes.

D’après l’ancien ministre Tshisekedi de l’Environnement, Docteur Tharcisse Loseke, professeur d’université prestant en Belgique, la situation est extrêmement grave et même explosive à l’ambassade de la Rdc à Bruxelles suite à une pénurie de passeports qui remonte ä plusieurs mois. Mais la décision du ministre des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba vient encore aggraver la situation. « Auparavant, a-t-il déclaré à la radio Okapi, il fallait attendre 3 mois pour avoir son passeport. Actuellement, le ministère n’envoie que 100 passeports par mois pendant qu’il ya plus de 6.000 demandeurs. Si vous faites le calcul, vous trouverez qu’il faut attendre encore 50 jours pour ceux qui en ont besoin», affirme le professeur Loseke avant d’ajouter que cette décision prive des milliers des Congolais habitant la Belgique de circuler. «Le ministère des Affaires étrangères doit faire vraiment attention et doit modifier cette décision», conclut-il.

Comme on peut bien le constater, l’annulation de l’exigence du certificat de nationalité qui semblait au départ constituer le principal obstacle n’a rien amélioré de la prestation dans les différents services concernés par la délivrance des passeports. Il y a d’abord, l’homme, le fonctionnaire qui ne veut nullement s’accorder de belles occasions d’améliorer son image déjà ternie par des pratiques de corruption. Il y a aussi la désorganisation savamment entretenue tant au service d’identification qu’aux Affaires étrangères pour ne pas suivre l’ordre d’arrivée des dossiers. Même s’il existe aussi des cas, par ailleurs rares, de traitement express avec paiement officiel d’un montant supplémentaire.

Enfin, il y a la quantité de passeports qu’il faudra augmenter à tout prix tant pour Kinshasa que pour les provinces et les ambassades à l’étranger. T.L.

 

Budget 2010 : voici pourquoi le président Kabila a exigé sa seconde lecture

Mise en ligne vendredi 15 janvier 2010

Fini les vacances pour les députés nationaux et les sénateurs. Le travail reprend au Palais du peuple dès ce vendredi 15 janvier 2010 tant dans la salle du congrès pour les députés que dans la salle des conférences pour les sénateurs. Comme pour bien commencer cette session extraordinaire, les députés se sont échangés hier jeudi les vœux avec leur bureau que préside Evariste Boshab, lesquels voeux ont été suivis d’un toast.

Il faut effectivement bien commencer cette session convoquée pour une durée d’un mois parce que les sujets inscrits à l’ordre du jour nécessitent un travail minutieux. En effet, à l’issue d’une réunion mixte des bureaux de deux chambres législatives, des sujets ont été retenus pour figurer à l’ordre du jour. La priorité sera donnée au réexamen du texte de la loi budgétaire 2010 renvoyé par le Président de la République pour sa seconde lecture par le Parlement. Il y a aussi la conséquence de ce renvoi qui est l’examen du projet de loi portant crédits provisoires pour le premier trimestre 2010, afin de combler le vide budgétaire. A cela, il faudra ajouter l’examen du rapport de l’exécution du budget 2009, le projet de loi modifiant et complétant l’ordonnance- loi n°68-400 du 23 octobre 1968 relative à la publication et à la modification des textes officiels; le projet de loi modifiant et complétant le décret du 06 mars 1951 instituant le registre du commerce ; le projet  de loi modifiant et complétant le décret du Roi Souverain du 27 février 1887 sur les sociétés commerciales tel que modifié par le décret-loi du 19 sept 1965 ; le projet de loi organique sur la Ceni, la loi portant organisation des élections locales, municipales et urbaines et le projet de loi portant code des marchés publics. Le projet de révision de la Constitution proposé par un certain nombre de députés et sénateurs, serait renvoyé à la session ordinaire d’avril, selon la même source, en dépit de son caractère urgent en ce qui concerne le découpage territorial.

Priorité au réexamen de la loi budgétaire 2010

La loi budgétaire pour l’exercice 2010 n’a plus été promulguée comme initialement prévu à la veille de l’année nouvelle, après son adoption par les deux chambres du Parlement le 15 décembre 2009. Le Président de la République, Joseph Kabila Kabange l’a renvoyé au Parlement pour une seconde lecture. Deux raisons fondamentales sont à la base du renvoi au Parlement de ce texte de loi : le souci d’intérêt général et le respect des engagements internationaux avec la Communauté des bailleurs de fonds.

Le souci d’intérêt général est justifié par l’engagement solennel pris dans son serment par le président de la République, conformément à l’article 74 de la Constitution, de ne se « laisser guider que par l’intérêt général et le respect des droits de la personne humaine ». Ainsi, le Chef de l’Etat n’hésite pas un seul instant tantôt de rappeler à l’ordre le Gouvernement lorsqu’il s’écarte, dans sa gestion des finances publiques, des principes de la bonne gouvernance; tantôt de bousculer l’appareil judiciaire lorsque la justice n’est pas bien distribuée. Lorsqu’il s’aperçoit que les parlementaires ne veillent pas suffisamment sur les intérêts du peuple qu’ils sont censés représenter, le Président de la République prend également ses distances vis-à-vis d’eux. Ce qui est effectivement le cas, concernant la loi budgétaire 2010.

En effet, ayant constaté que la réaffectation par la commission paritaire mixte du Parlement des recettes additionnelles de l’ordre de 607,7 milliards de Francs Congolais, intervenue après l’adoption par les plénières des deux chambres du Budget 2010, ne s’est pas passée de manière appropriée, le Chef de l’Etat a tout de suite instruit le Premier ministre d’aller à la rencontre des présidents des chambres parlementaires, leur faire part de ses observations résumées pour l’essentiel comme suit :

- Prendre en compte le fait qu’il n’y avait pas à aligner l’augmentation des dépenses contraignantes, à savoir des salaires, sur base des recettes plutôt hypothétiques ; que même si à l’impossible cela était envisagé, alors seules les recettes additionnelles courantes devraient faire l’objet d’affectation à l’enveloppe de rémunération et non les recettes exceptionnelles et extérieures et ce, à concurrence de 40% seulement.

- Sur ces 40% à ajouter à l’enveloppe salariale, tenir compte particulièrement, de l’amélioration des rémunérations des militaires, des policiers et des fonctionnaires ; au lieu d’attribuer 50% des recettes additionnelles à l’augmentation salariale de la seule catégorie des députés et sénateurs.

Comme on peut bien le constater, ces observations du Président de la République répondent d’une part, aux engagements internationaux souscrits avec la Communauté des bailleurs de fonds et d’autre part, au credo de la justice distributive et de la lutte contre les inégalités, notamment envers les policiers, les militaires, les fonctionnaires et autres enseignants.

Au regard de ces recommandations du Président de la République, une réunion bipartite a eu lieu le jour même de la Saint Sylvestre, le vendredi 1er janvier 2010 au Palais du Peuple, entre la partie gouvernementale et la commission paritaire mixte du Parlement, en vue de rétablir les équilibres ainsi rompus.

Il résultera des conclusions de cette réunion ce qui suit :

- Les 607,7 milliards de Francs Congolais de recettes additionnelles éventuelles devaient être réaffectés, aussi bien à l’enveloppe des rémunérations qu’à celles réservées aux investissements, interventions économiques et au fonctionnement.

- Le montant à redistribuer devant venir des seules recettes courantes était évalué finalement à 272.373.362 Francs congolais.

- 40% de ces sommes devaient être affectés aux rémunérations et 60% à la rétrocession aux régies financières, à la rétrocession aux provinces ainsi qu’au fonctionnement des Institutions.

- Là où les divergences se sont clairement révélées entre la partie gouvernementale et la commission paritaire mixte du Parlement, c’était autour de la répartition de 40% de 272.373.362.153 Francs congolais réservés à la rémunération ; les parlementaires voulaient s’accorder pour eux seuls de 50 % de cette somme, réservant les 50 % autres à toutes les autres catégories professionnelles émargeant du budget de l’Etat.

Selon toute vraisemblance, les députés et sénateurs ainsi mis à nu seront prêts à lâcher du lest dans une certaine proportion, afin que le budget 2010 soit rapidement voté. L’opinion voudra que le budget 2010 soit adopté en des termes clairs qui ressortent les différentes rubriques et affectations des fonds, au lieu des seuls chiffres muets trompe-l’oeil.

Lr / Presse présidentielle

 

 

Kinshasa : la Ham suspend Mirador TV pour un mois

Mise en ligne vendredi 15 janvier 2010

L’environnement médiatique congolais nécessite qu’il soit assaini. Cette situation a toujours préoccupé bon nombre de personnes ayant un bon sens et connaissant mieux l’abc de la profession et de sa déontologie. Comme pour mieux boucler son mandat arrivé à terme à la suite de la création, par ordonnance-loi du président de la République, du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication, la Haute autorité des médias (Ham) vient de suspendre depuis mercredi la chaîne privée Mirador TV émettant de Kinshasa et ce, pour une durée d’un mois. Il est reproché à cette chaîne d’avoir diffusé le 5 janvier puis rediffusé le 6 l’émission « Sous l’arbre doré », alors qu’elle était préenregistrée à la veille.

Selon la Ham, Mirador TV a laissé passer une production brute sans la moindre précaution de couper la partie ayant trait aux injures et à la bagarre entre Gabriel Mokia et Benoît Yolama, respectivement membre de l’opposition extrainstitutionnelle et proche de l’AMP. Les deux contradicteurs de cette émission ont même été poursuivis par la justice, à la suite de cet élément, pour avoir troublé notamment l’ordre public. A l’issue d’un jugement rendu par le Tribunal de paix de la Gombe, Mokia a été condamné, vendredi dernier, à 3 ans de servitude pénale principale et 6 mois de prison ferme et Yolama à 12 mois. Les deux condamnés viennent de faire appel au tribunal de grande instance de la Gombe.

Pour revenir à la prestation des médias, le respect de l’éthique et de la déontologie de la profession ainsi que le sens de responsabilité ont très souvent constitué la grande faiblesse de la presse congolaise qui a failli mettre le pays à feu et à sang avant, pendant et après les élections de 2006. Pas plus tard que le mardi 12 janvier, le ministre de la Communication et des médias s’est vu obligé d’interdire  de diffusion la Radio télévision Wantashi émettant à partir de la ville de Lubumbashi. Cette chaîne de télévision s’est permise de diffuser des propos incitant à la haine tribale de nature, selon la motivation de la décision, « à soulever et opposer des populations de la province du Katanga les unes contre les autres ». Si le ministre Mende a agi en lieu et place de la Haute autorité des médias en ce qui concerne cette chaîne katangaise, c’est tout simplement parce que, selon l’administration de ce ministère, elle fonctionnait de manière illégale sans avoir des documents administratifs en ordre.

Dans ce pays où la liberté de la presse est confondue à une licence, beaucoup sont des journalistes et organes de presse qui refusent même d’obtempérer aux sanctions infligées par leurs pairs à travers la Ham ou la Commission de discipline et d’éthique professionnelle, comptant sur l’appui aveugle et intéressé de certaines ONG de défense de la liberté de presse et des droits de l’homme. Oubliant que même dans les vieilles démocraties, on ne badine pas avec la déontologie et l’éthique d’une profession aussi sensible qu’est le journalisme. T.L.

 

 

 

Autour de la création du «courant rénovateur» a l’Amp

L’Arc prête à lâcher les députés Puela et Omba

Mise en ligne jeudi 14 janvier 2010

Visiblement les violons sont loin de s’accorder autour de la création du « courant rénovateur » au sein de l’Alliance pour la majorité présidentielle. Lancé, il y a peu, par deux députés issus de l’Arc, parti cher à Olivier Kamitatu, actuel ministre du Plan, il continue à susciter le débat. Composé, dit-on, de seize parlementaires, leur discours est jugé frondeur tant les critiques au demeurant acerbes adressées en direction du président de l’Assemblée nationale et du gouvernement tranche par l’anti-conformisme, c’est-à-dire l’habituelle langue de bois. Chaque jour qui passe l’étau se resserre autour d’Albert-Fabrice Puela, élu de Matadi, dans le Bas-Congo et Gustave Omba, élu de Punia, dans le Maniema. Pas plus tard que la semaine dernière, les deux parlementaires susmentionnés ont été désavoués par leur parti politique qui a, à cet effet, publié un communiqué pour fixer les esprits.

Réagissant à la prise de position musclée des instances dirigeantes de l’Arc, le député Albert-Fabrice Puela n’a pas mâché ses mots. Pour lui, leur démarche n’engage nullement leur parti, il s’agit plutôt des actes posés en tant qu’élus du peuple. La main sur le cœur, il a confirmé les propos justifiant la création du « courant rénovateur » qui accuse la chambre basse d’être gérée comme une caisse de résonance du gouvernement tandis que cette dernière institution est taxée d’immobilisme. La témérité à laquelle fait montre les députés frondeurs soulève plusieurs interrogations dans les milieux politiques.

Dans une déclaration récente, Luzanga Shamandevu, membre fondateur de l’Arc a indiqué que les deux parlementaires agissent en leurs noms propres. Cependant ils seront entendus, au moment opportun, au niveau des organes du parti conformément aux statuts et règlement intérieur avant que des décisions ne soient arrêtées. Selon lui, la rigueur de la loi sera appliquée afin que la discipline soit instaurée avec toutes les conséquences que cela comporte notamment le retrait de la confiance.

Dans certains milieux, la position de l’Arc est qualifiée de « fuite en avant » tant le mystère demeure entier sur cette affaire. Bien avant cet épisode, les attitudes qu’affichait le parti aux couleurs d’orange au sein de la majorité intriguait déjà de par leur pertinence. Lors de l’inauguration du siège de cette formation politique, l’année dernière, la déclaration publiée, à cette occasion, est un brûlot contre l’Amp qu’elle accablait de cultiver la jouissance et le gouvernement de faire preuve d’immobilisme alors qu’Olivier Kamitatu en fait partie. Les propos de Puela et d’Omba se ressemblent, aujourd’hui, comme une goutte d’eau à ladite déclaration. Qu’est-ce qui a changé dans l’entretemps pour que les prises de position des députés frondeurs soient rejetées ? S’interrogent les observateurs. D’où le doute persiste sur les intentions réelles des uns et des autres à l’heure du positionnement et où l’on parle de plus en plus de l’éventualité du remaniement gouvernemental.

NMN 

 

Pour avoir répandu le venin de la haine tribale

La Rtv Wantanshi fermée par le gouvernement central

Mise en ligne jeudi 14 janvier 2010

Le signal de la Radio télévision Wantanshi émettant de Lubumbashi, a été coupé le mercredi 13 janvier 2010 sur ordre du gouvernement central. Il est reproché à cette chaîne de télévision l’incitation à la haine tribale au cours de l’édition de son émission « Opinion » articulée autour de « Découpage territorial au Katanga, nouvelle expérience, nouvelle opportunité ». L’animateur de l’émission a recouru à des personnes – visiblement triées pour besoin de la cause – qui ont eu la pleine liberté d’inoculer le venin de la haine tribale parmi les jeunes. Avec pour risque de les dresser les uns contre les autres dans le seul but d’assouvir des visées politiciennes.

Cette faute de Rtv Wantanshi a permis aux autorités de tutelle de constater aussi que l’entreprise ne disposait même pas de documents autorisant son fonctionnement. C’est dans ce contexte que le ministre de la Communication et des Médias a pris un arrêté portant interdiction de diffusion de chaîne de radio et de télévision. Ci-dessus, l’intégralité de la décision prise par Lambert Mende Omalanga.

 

Arrêté ministériel n° 002/Cab.Min/Com.Med/10 du 12 janvier 2010 portant interdiction de diffusion d’une station de radiodiffusion et de télévision dénommée Radio télévision Wantanshi

Le ministre de la Communication et des Médias,

Vu la Constitution, spécialement en son article 93 ;

Vu la loi n° 96-002 du 22 juin 1996 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de la presse ;

Vu l’Ordonnance n° 08/067 du 26 octobre 2008 portant nomination des vice-Premiers Ministres, Ministres et vice-Ministres ;

Vu l’Ordonnance n°08/073 du 24 décembre 2008 portant organisation et fonctionnement du Gouvernement, modalités pratiques de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement ainsi qu’entre les membres du Gouvernement ;

Vu l’Ordonnance n°08/074 du 24 décembre 2008 fixant les attributions des Ministères, spécialement en son article 1er ;

Vu l’Arrêté ministériel n° 04/Mip/020/96 du 26 novembre 1996 portant mesures d’application de la loi 96 – 002 du 22 juin 1996 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de la presse ;

Attendu que Radio Télévision Wantanshi se livre à la diffusion de propos de haine tribale de nature à soulever et opposer des populations de la Province du Katanga les unes contre les autres ;

Que du rapport du Secrétariat Général à la Communication et aux Médias, il découle que cette station n’est pas en ordre avec l’Administration ;

         Vu l’urgence :

 

ARRETE

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