Réagissant a la décision d’exclure les Eglises de réveil prise par le ministre Thambwe
Un pasteur dénonce la discrimination dans l’octroi des passeports pèlerins

A l’occasion du lance ment du passeport biométrique, le ministre des Affaires étrangères aurait affirmé exclure les responsables des Eglises de réveil du privilège d’acquérir le passeport pèlerin. Cette mesure a suscité la réaction, ci-dessous, d’un lecteur de La République qui a suivi les propos du ministre sur des médias audio-visuels.
L’autorité compétente à délivrer les passeports biométriques refuse-t-elle de reconnaître l’existence officielle des Eglises de réveil en Rd Congo ? Voudrait-elle interdire leurs clergés, pasteurs, évangélistes, apôtres, docteurs et autres bishops et archi- bishops à voyager sans leur vrai statut ou alors voudrait-elle pousser ces derniers à œuvrer dans la clandestinité dans l’exercice de leur profession-vocation à l’étranger ? Sinon, comment peut-elle décider d’octroyer les passeports pèlerins seulement aux clergés des Eglises traditionnelles et non pas à ceux des Eglises de réveil et autres indépendantes ?
N’est-ce pas là de la discrimination pure et simple que la Constitution congolaise fustige, alors que l’Etat congolais reconnaît l’existence officielle de ces Eglises de réveil et indépendantes. Bien plus, la Constitution reconnaît la liberté de foi, et donc de religion. La conséquence logique d’une telle reconnaissance donne même aux clergés de ces Eglises de réveil et indépendantes le droit de se faire délivrer par l’Etat congolais les documents officiels dont ils ont besoin en vue d’exercer tant ici au pays qu’à l’étranger leur profession.
En conséquence, la mesure du ministre des Affaires étrangères peut être considérée comme une façon pour l’autorité de récuser les droits légitimes de ces clergés, une atteinte aux droits légitime acquis et octroyés par la Constitution et par la grâce du Seigneur Jésus-Christ, le chef du christianisme et des Eglises chrétiennes. Cette décision apparente à une tentative de tordre la liberté de foi et de religion ; un début de persécution douce des Eglises de réveil et indépendantes au travers de leurs clergés astreints, une fois à l’étranger, à la clandestinité. Puisque la décision ne leur permet nullement de voyager avec les passeports que la Rd Congo octroie aux clergés : les passeports pèlerins. Pourtant pour les voyages missionnaires les clergés ont besoin de documents appropriés, d’autant que les passeports ordinaires ne leur permettent pas d’accomplir leur mission.
Nul n’ignore, au-delà des limites et dérapages liés à la nature humaine, comment les Eglises de réveil et indépendantes avec leurs fidèles et clergés contribuent depuis les décennies 70 et 80 de par leurs prières et évangélisation à amortir et à déboulonner les crises multiformes que ce pays a connues et connaît. Ce n’est pas cette autorité qui l’ignore.
Les clergés des Eglises de réveil et indépendantes lancent un appel pathétique au chef de l’Etat, garant de la Constitution dans le sens d’élaguer une telle mesure de deux poids deux mesures pour l’intérêt de tous.
Prunelle,Pasteur Journaliste




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