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CHEF DE L’ÉTAT GABONAIS DEPUIS 42 ANS
Omar Bongo a tiré sa révérence
Après
42 années passées à la tête du Gabon, Omar Bongo est
mort dimanche, à 73 ans, des suites d'un cancer, a
indiqué au Point une source proche de son entourage.
Après avoir suspendu ses pouvoirs à Libreville le 6 mai,
le plus ancien chef d'État africain avait été admis dans
une clinique de Barcelone.
Nicolas Sarkozy a été immédiatement informé de son
décès.
Son épouse Édith Lucie Bongo est décédée le 14 mars des
suites d'une longue maladie, à Rabat, au Maroc.
Albert Bernard Bongo est né le 30 décembre 1935 dans la
province du Haut Ogooué, de l’ethnies Batéké. Fier de
ses origines paysannes, il rappelle volontiers qu’il
n’est pas venu au monde sur un lit d’hôpital et n’a
connu ni berceau ni gouvernante.
Son père, cultivateur, décède alors qu’il n’a que sept
ans. Dernier d’une famille de douze enfants, il affirme
très tôt son caractère frondeur et rebelle, solitaire et
indépendant. «Dès l’école primaire, je me sentais déjà
plus vieux que les enfants de mon âge». Alors que son
tuteur lui interdit de poursuivre ses études en France,
il s’embarque seul pour Brazzaville et s’inscrit au
lycée technique. Plus tard, il devient le seul noir à
faire son service militaire au sein de l’Armée de l’Air
française au Tchad. Si ses prises de positions hostiles
à l’administration coloniale lui valent quelques
problèmes, son expérience militaire jouera un rôle
important dans la suite de sa carrière: «l’armée m’a
formé. J’ai appris ce qu’était la hiérarchie. Avant de
commander, il faut apprendre à obéir». De retour au
Gabon devenu indépendant, il intègre le ministère des
Affaires Etrangères où ses qualités sont très vite
remarquées et lui vaudront un accès rapide aux plus
hautes fonctions de l’Etat. Il devient le bras droit de
Léon Mba ( futur président du Gabon).Après
l’indépendance en 1960, il fut son vice-président et
bras droit avant de lui succéder après sa mort en 1967.
Peu après son accession à la magistrature suprême, le
Président Bongo Ondimba devient le chef du Parti
Démocratique Gabonais. Il engage alors la mise en oeuvre
de grands projets très ambitieux qui vont définitivement
marquer l’histoire du Gabon et assurer au «Père de la
Rénovation» la consécration par le peuple gabonais. On
peut citer parmi ses réalisations le Transgabonais. Ce
projet colossal qui tiendra le pays en haleine durant de
longues années s’est achevé en 1986 et engendre
aujourd’hui des retombées considérables sur l’économie
du pays. C’est grâce à l’obstination du Chef de l’Etat,
qui a su résister à l’opposition de la Banque Mondiale,
que cette réalisation a pu voir le jour.
L’année 1973 marque un tournant important dans la vie
privée du Président Bongo. Devenu musulman par intime
conviction, il prend le nom d’El Hadj Omar Bongo. Pour
certains, cette conversion n’est qu’un moyen de se faire
bien voir des pays de l’Organisation des pays
exportateurs de pétrole, en majorité musulmans, le Gabon
étant producteur de pétrole. En 1990, Bongo est poussé à
organiser une conférence nationale à l’issue de laquelle
il accepte la restauration du multipartisme. Il adosse
le patronyme de son père au sien et devient donc en 2004
Omar Bongo Ondimba.
Omar Bongo Ondimba durant toute sa présidence (42 ans en
2007) dirige le pays de façon très directe, monopartisme
ou multipartisme important peu.
Omar Bongo Ondimba a été réélu le 27 novembre 2005 avec
79,18 % des suffrages selon les résultats officiels.
L’opposition avec à sa tête Pierre Mamboundou a dénoncé
des fraudes massives, constatées lors du scrutin. A la
suite du rejet des résultats officiels par Pierre
Mamboundou et son parti l’UPG, se déroula un soulèvement
populaire qui toucha 6 provinces sur les 9 que compte le
Gabon. Mais Bongo réussit à ramener l’ordre au pays.
Son fils Ali Ben Bongo, actuellement ministre de la
Défense, est selon toute vraissemblance le successeur du
défunt président qui entretenait d’excellentes relations
avec la Rdc.
Il
a été aussi fragilisé par le décès de sa jeune femme
Edith Lucie Bongo Ondimba survenu le samedi 14 Mars 2009
à Rabat au Maroc. Elle est morte à la suite d’une grave
maladie. Elle était la fille aînée du président
Congolais Denis Sassou Nguesso et n’était plus apparue
en public depuis trois ans et était hospitalisée au
Maroc depuis plusieurs mois.
Née le 10 mars 1964 à Brazzaville, Mme Bongo avait
épousé le président Omar Bongo le 4 août 1990. Il
s’agissait alors de secondes noces pour le président
gabonais.
Docteur en médecine diplômée en 1989, pédiatre, elle
s’était beaucoup engagée dans la lutte contre le
VIH-sida. Elle avait été notamment l’une des principales
instigatrices de la création, en juillet 2002 à Genève,
de l’Organisation des Premières dames d’Afrique contre
le VIH-sida (Opdas)».
James Momba
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