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Allegement de la dette

Les contrats chinois au centre d’une réunion des créanciers de la Rdc à Washington

Au cours de cette semaine, les partenaires traditionnels de la République démocratique du Congo rassemblant les principaux créanciers de la Rdc vont se réunir à Washington, aux Etats-Unis, pour décider de l’opportunité du programme d’allègement en faveur ou non de Kinshasa dont il est question depuis plusieurs années. Tenant compte des positions affichées par le gouvernement congolais et la Chine qui vont dans le sens de la non renégociation des contrats depuis la fin de la visite effectuée à Kinshasa par le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, les observateurs considèrent que cette institution de Bretton Woods devra trouver de nouveaux éléments capables d’entamer la crédibilité des contrats chinois pour raviser les vues de Kinshasa. Au terme du séjour congolais de Strauss-Kahn, aucun résultat probant  n’a été sorti des discussions. Motif, les deux délégations n’étaient pas parvenues à parler le même langage, notamment sur les contrats chinois conclus en 2007 entre le gouvernement congolais et des entreprises chinoises représentant un pactole de 9 milliards de dollars américains.

Deux pierres d’achoppement à l’accord étaient en lice. Primo. Les garanties sur plusieurs paramètres que la Rdc devrait présenter pour que le financement chinois ne soit pas considéré comme un endettement. Première garantie, sur les infrastructures, selon le principe du Fmi, comment faire en sorte que les 300 millions de dollars américains déjà perçus par le gouvernement auprès des Chinois ne soient pas un endettement supplémentaire ? Quel partenaire serait garant de ces investissements ? Comment marier les contrats chinois au programme  avec le Fmi ?

Engagées dans une série de discussions autour de la question, la semaine dernière, à Kinshasa, les parties congolaise et chinoise ont harmonisé leur position fondée sur la non remise en cause des contrats conclus en dépit de la pression du Fmi insistant sur leur revisitation. Le ministre congolais de la Communication et des Médias, Lambert Mende a, à ce propos, tranché net : « …Il n’a jamais été question, pour nous d’envisager la moindre révision des contrats qui nous lient à la Chine ». Position confirmée par l’ambassadeur chinois en Rdc, Zechian Wu qui a notamment déclaré avec fermeté : « ces contrats sont irréversibles, nous n’allons pas reculer, et les Congolais non plus… ». Et de poursuivre en balayant l’argument principal de l’endettement : « Lors de la négociation des contrats de joint-ventures, nous étions parfaitement conscients du fait qu’il fallait absolument éviter que le Congo contracte de nouvelles dettes. En réalité, c’est la Chine qui a pris tous les risques : si les mines actuelles ne suffisent pas, nous investirons dans de nouvelles prospections et c’est l’Eximbank chinoise qui les financera… »

Du point de vie chinois, il n’y a guère aucune hostilité de Pékin à toute révision des contrats soutenue et justifiée par des arguments imparables. Dès lors, il appartient au Fmi de revenir à la charge avec du solide. Ce n’est que de cette façon que le Fmi pourrait convaincre. Dans l’entretemps, on reste suspendu sur la décision qui sortira de la réunion des bailleurs des fonds à Washington.

     Ndong.M.N.

 



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