Investiture du nouveau président sud-africain
Joseph Kabila chez Jacob Zuma
* La présence du président congolais qui est aussi vice-président de la Sadc à la cérémonie d’investiture du président élu de la République d’Afrique du Sud justifie la place de choix de la Rdc dans ce pays.

La République d’Afrique du Sud a un nouveau président depuis le samedi 9 mai 2009. Il s’appelle Jacob Zuma, 67 ans, élu la semaine dernière, et entré en fonction ce samedi à la suite de la prestation du serment constitutionnel. Parmi les invités de marque du nouveau président sud-africain élu, figurait en bonne place le Président Joseph Kabila Kabange. Le président de la République démocratique du Congo qui revenait, vendredi 8 mai d’une tournée de travail dans le Bas-Congo, a quitté Kinshasa tard la nuit du vendredi au samedi pour Pretoria, capitale politique du pays, où il a assisté à la cérémonie d’investiture du président élu de la République d’Afrique du Sud, Jacob Zuma, organisé dans la matinée au Palais présidentiel.
Outre le chef de l’Etat congolais, vingt autres chefs d’Etat et de gouvernement parmi lesquels le président libyen Mouammar Kadhafi, président en exercice de l’Union africaine et le président zimbabwéen Robert Mugabe ont pris part à ces festivités. Les trois anciens présidents sud-africains Nelson Mandela, Thabo Mbeki et Motlante ont été également de la cérémonie qui a drainés des milliers de Sud-Africains venus de toutes les provinces du pays. En dépit de la pluie qui s’est abattue sur Pretoria, nous signale un correspondant sur le site de la présidence de la Rdc, les Sud-Africains ont gardé leurs places dans la cour et les jardins non couverts du Palais présidentiel (State House) jusqu’à la fin de la cérémonie.
Au cours de cette cérémonie, le nouveau président sud-africain, 67 ans, a promis, dans son serment, d’être fidèle à la République sud-africaine, d’obéir, de respecter et de faire respecter la Constitution et toutes les autres lois de la République. Aussi a-t-il solennellement promis de toujours promouvoir tout ce qui contribue au progrès de l’Afrique du Sud, tandis qu’il s’opposera à tout ce qui causera du tort à ce pays. Bien plus, il a promis de promouvoir et de protéger les droits de tous les Sud-Africains et d’appliquer une justice équitable à tous. De même, il s’est dit engagé à améliorer le bien-être de la République d’Afrique du Sud et de tout son peuple. A la demande d’un juge, il a levé la main droite pour solliciter l’aide de Dieu. « Ainsi aide-moi Dieu », a-t-il dit.
Bien qu’il soit polygame, le président Jacob Zuma a présenté à la nation sud-africaine la première Dame (first lady) du pays en la personne de Mme Sizakele Khumalo Zuma. S’adressant à la nation, le nouveau président sud-africain a appelé ses compatriotes à travailler ensemble afin que leurs rêves deviennent réalité. Tout en étant conscient des responsabilités qui sont les siennes, il s’est engagé à se mettre au service de la nation sud-africaine. C’est dans cette optique qu’il a reconnu qu’il y a beaucoup à faire dans son pays où 11,6 millions de Sud-Africains ont voté pour l’ANC (Congrès national africain) sur la base du programme qui leur a été proposé. « Il n’y a pas de place pour la complaisance ni pour le cynisme ni pour des excuses », a-t-il averti, ajoutant que « Chaque chose que nous faisons doit contribuer d’une manière directe et significative à l’amélioration des vies de notre peuple. »
Au regard de la récession économique internationale, M. Zuma a reconnu les difficultés réelles auxquelles son pays fait face, mais il s’est refusé à désespérer, dès lors qu’il a affirmé que les fondations de l’économie sud-africaine sont fortes et sur lesquelles l’Afrique du Sud doit continuer à construire. Il a en outre opté pour un partenariat destiné à la reconstruction, au développement et au progrès. « Dans un partenariat il y a de la place pour tous les Sud-Africains, Noirs et Blancs ». Dans le même registre, il a fait savoir que l’Afrique du Sud renouvelle sa lutte pour forger une nation qui est en paix avec elle-même et avec le monde. Pour mémoire, il rappelle que l’accession au pouvoir de Nelson Mandela le 10 mai 1994 était l’un des grands moments historiques de l’Afrique du Sud, d’Afrique et de la diaspora africaine.
La présence du président congolais à cette manifestation est un signal fort d’une coopération appelée à se poursuivre entre la Rdc et la nation arc-en-ciel que d’aucuns reconnaissent comme un modèle depuis l’organisation du Dialogue intercongolais dans ce pays à Pretoria et à Sun City. Et la position qu’occupe le président de la Rdc au sein de la Sadc (Organisation pour le développement de l’Afrique australe) comme le vice-président de la Sadc aux côtés de la Rsa qui occupe pour le moment la présidence, justifie aussi la place de choix de la Rdc dans ce pays.
Lr/ Site présidence

 




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