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Formation du nouveau gouvernement

Les deux schémas possible

En politique, les grandes certitudes fondent souvent comme glace au soleil et les apparences sont quelque fois trompeuses. Au moment où l’on s’y attend le moins de monde survient parfois l’inattendu bouleversant alors tous les calculs. Les analyses prospectives les plus sérieuses sont, dès lors, démenties par la réalité des faits. Ce faisant, il faudrait lire les signes de temps et se méfier de ceux qui font croire, dans les colonnes de la presse, qu’au sommet de l’Etat, il n’y  a aucun nuage dans le ciel politique. En annonçant dans deux interviewes qu’il a accordées successivement à New York Times et au journal belge Le Soir qu’il allait entreprendre des changements au sein du gouvernement d’ici juin, le chef de l’Etat, Joseph Kabila savait pertinemment bien de quoi il parlait. Son style, sa méthode et son tempérament ne sont pas comparables à ceux de ses prédécesseurs. Qu’on le comprenne. Les jours se succédant, il est certain que, le moment venu, l’opinion ne manquera pas d’être édifiée. Fidèle à sa promesse, indique une source crédible, le président de la République attend la période indiquée pour passer à l’acte. Ayant suffisamment pris le temps nécessaire de connaitre les principaux acteurs de la scène nationale, le degré de leur attachement à la cause nationale et à sa vision politique sur l’avenir du pays, leurs rapports en relation avec les principes de la bonne gouvernance, leurs profondes motivations, Joseph Kabila est désormais en mesure de distribuer les bons et les mauvais points aux membres du gouvernement. Il a, à ce jour, une idée fixe et claire de ceux qui l’ont accompagné depuis 2007 jusqu’à ce jour. Le constat est formel quant à la gestion des affaires de l’Etat par l’équipe actuelle en fonction depuis huit mois : gabegie financière ponctuée des scandales dans le domaine immobilier et autres, mégestion, mal gouvernance, perception des commissions et pratiques corruptrices… Comment, dès lors, ne pas en tirer toutes les conséquences à mi-mandat présidentiel ?

 

Les dés sont jetés

Quoi qu’on en dise, le remaniement du gouvernement Muzito est en vue. Lesquels parmi les ministres quittent l’équipe  et qui entrent ? Le mystère reste, à ce stade, entier. Ce qui est évident, toutes spéculations mises à part, seul le chef de l’Etat en détient le secret. Dans les coulisses, on renseigne que les changements attendus seraient profonds. On croit savoir qu’ils seraient dans le sens de booster, une fois pour toute, la cohésion et l’action gouvernementale avant les échéances électorales de 2011. Il y a deux schémas possibles. Soit dans un premier temps, Muzito garde son poste dans l’esprit de l’accord Amp-Palu avec l’entrée  des personnalités-clés acquises à la cause du chef de l’Etat, soit il s’en va et ensuite remplacé, c’est selon, par un autre outsider de Palu ou alors par une autre personnalité du camp présidentiel. On révèle, à cet effet, qu’entre Joseph Kabila et Antoine Gizenga, le leader de Palu, le parti que représente la Premier ministre, Adolphe Muzito au gouvernement, le dialogue est permanent. Cela exclut-il cependant que le président de la République qui tient à la réussite de son programme de développement axés sur les 5 chantiers fasse le nettoyage des écuries et confie des postes importants à des hommes sûrs réellement  acquis à sa cause? Assurément, Joseph Kabila n’a nullement envie de se faire hara-kiri en 2011. S’il avait les quinze hommes dont il a besoin pour développer la Rd Congo, il n’allait sans doute pas le crier sur tous les toits. Ce qu’il y a autour de lui, des collaborateurs qui ne partagent pas la même vision que lui et qu’il faudrait s’en défaire. Le futur remaniement gouvernemental est l’occasion rêvée.

 

NMN

 



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