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Grève des professionnels de la santé : Kabila rassure
Dans
les hôpitaux du pays, des grèves se succèdent et ne se
ressemblent pas mettant en péril la vie des malades.
Après trois jours d’arrêt de travail du 27 au 29 mai
dernier, les professionnels de santé sous l’encadrement
de trois syndicats, à savoir le Syncass, le Synapetas et
le Solsico (comité de crise), s’apprêtaient à organiser
une marche de protestation contre le premier ministre et
son gouvernement pour son silence coupable devant la
catastrophe humanitaire qui s’abat sur les Congolais
malades dans les formations médicales du pays, suivi
d’une autre grève de 7 jours intitulée « 7 jours sans
soins de santé en Rdc ».
Aujourd’hui, tout cela n’est que du passé. D’après nos
sources, il semblerait que la haute hiérarchie du pays
est intervenue à titre personnel dans la gestion de ce
dossier ; et promet de trouver une solution définitive à
ce problème.
Il apparait clairement que la santé et le bien-être de
la population demeurent les soucis majeurs du chef de l’Etat
qui a même inscrit ces préoccupations dans le cadre des
cinq chantiers. Toutefois il y a de quoi regretter
qu’avant que la haute hiérarchie du pays ne s’y
implique, les multiples conseillers du premier ministre
ainsi que le ministre de la Santé ont gardé un silence
coupable pendant que l’on comptait des morts dans les
hôpitaux de la République.
Par ailleurs, les médecins, pharmaciens, chirurgiens
dentistes sont bien soignés dans les hôpitaux au moment
où les professionnels de santé (infirmiers, radiologues,
kinésithérapeutes, gestionnaires et autres
nutritionnistes) s’apprêteraient déjà à résoudre la
crise par la force en se vengeant sur les médecins.
T.L.
Est de la Rdc
Les Fardc et la Monuc préoccupés par la protection des
civils
Comment
mieux pro-téger les popula-tions et comment mettre fin à
la menace des Forces démocratiques pour la libération du
Rwanda (Fdlr), sont les deux thèmes qui ont dominé les
discussions entre le représentant spécial du secrétaire
général des Nations unies au Congo, Alan Doss, le
ministre de la Défense et le haut commandement des Fardc
ainsi que le commandant de la force de la Monuc lors de
leur séjour de trois jours dans les provinces du Kivu.
Alan Doss l’a fait savoir ce mercredi 10 juin 2009 au
quartier général de la Monuc à Kinshasa au cours de la
conférence de presse qu’il a animée simultanément à
l’intention des journalistes de Kinshasa et de Bukavu
via radio Okapi. Pour le patron de la Monuc, « les Fardc
bien organisées, bien équipées et soutenues, qui se
comportent professionnellement et qui jouissent du
soutien de la population, sont la clé à la stabilisation
de l’Est ».
Selon le chef de la Monuc, Kimia II est une campagne
militaire qui a trois objectifs principaux, à savoir :
protéger la population, mettre fin à la menace des Fdlr
en les persuadant de désarmer et rentrer au Rwanda, et
rétablir l’autorité de l’Etat congolais dans les
provinces du Nord et Sud Kivu. Par rapport à ces
objectifs, le représentant spécial du secrétaire général
des Nations unies a indiqué qu’avec le ministre de la
Défense et le haut commandement des Fardc ainsi que le
commandant de la force de la Monuc, ils ont fait le
point aux uns et aux autres des résultats obtenus
jusqu’à ce jour. Il était également question de faire
connaitre les préoccupations de chaque partie et les
mesures nécessaires pour surmonter les défis et définir
les perspectives, a-t-il noté. « Nous avons examiné
les opérations planifiées et exécutées conjointement
dans le cadre de Kimia II, ainsi que les déploiements et
les autres actions des Fardc et de la Monuc qui visent à
améliorer la protection des civils. Cet échange nous a
permis d’identifier ensemble nos insuffisances mais
aussi de définir les conditions de succès », a
précisé Alan Doss. Pour lui, grâce aux opérations menées
dans le cadre de la campagne Kimia II, dans plusieurs
zones, les militaires Fardc ont repris le contrôle des
localités et les Fdlr se sont retranchées dans la
forêt.
Sans entrer dans les détails des opérations, le numéro
un de la Monuc a assuré que les discussions qu’il a
eues avec les autorités congolaises ont abordé des
questions difficiles et sensibles, mais dans une
atmosphère constructive et amicale. Ils ont évoqué le
soutien que la Monuc apporte aux Fardc sur le plans
logistique, technique et opérationnel. Alan Doss a
reconnu que « la Monuc doit aussi faire preuve
d’innovation et flexibilité afin d’apporter la plus
grande aide aux Fardc ».
Au cours de sa visite dans les deux Kivu, le
représentant spécial du secrétaire général des Nations
unies, s’est aussi entretenu avec les représentants des
Ong et des agences humanitaires, ainsi qu’avec les
représentants de la société civile et de la communauté
religieuse. Selon lui, tous ont fait part de leurs
inquiétudes et de la nécessité de faire le maximum pour
épargner les civils de nouvelles souffrances. Alan Doss
dit partager entièrement ces inquiétudes et rassure de
chercher les moyens pour améliorer la protection et
assurer un meilleur accès pour les humanitaires aux
populations affectées par la violence. Il reconnait en
même temps que les défis sont toujours énormes dans la
mesure où les Fdlr continuent à menacer la population et
à mener les attaques asymétriques dont le but est de
semer la panique au sein de la population.
S’agissant de l’attaque dont ont été victimes des
observateurs militaires de la Monuc à Buta dans la
Province Orientale, Alan Doss a tenu a rappeler que « les
observateurs sont ici pour aider la Rdc et faire avancer
la cause de la paix. Ils ne sont pas des ennemis du
Congo ou des congolais, a-t-il soutenu. C’est pourquoi,
rien ne peut justifier cet acte ». Il a tout de même
salué la condamnation exprimée par le gouvernement et
l’expression de sa solidarité avec la mission onusienne.
Marthe Bosuandole
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