Construction de la route Kolwezi-Solwezi : le Sénat dit non à First Quantum

Une affaire qui sent la magouille avec l’opération «retour» pour certains sénateurs

La construction de la route Kolwezi au Katanga-Solwezi dans le Copperbelt en Zambie a constitué, depuis samedi, l’objet de l’interpellation à la chambre haute du Parlement, du ministre des Infrastructures et Travaux publics qui s’est fait représenter par son vice-ministre. L’entreprise First Quantum s’est proposée, avec l’appui du ministre de tutelle et de certains sénateurs, de financer gracieusement la construction-réhabilitation de cette route d’intérêt national. Mais, après avoir examiné les tenants et aboutissants de ce dossier, des voix se sont élevées pour dénoncer la prise en charge de la construction de cette route par cette entreprise qui vise, en réalité, non pas de servir les intérêts de l’Etat congolais, mais plutôt ceux de cette entreprise qui espère, à travers cette route réhabilitée, continuer à violer les lois du pays en déplaçant les minerais puisés dans le sol congolais pour la Zambie où elle a installé des usines.

Pourtant, le gouvernement katangais, à travers le gouverneur Moïse Katumbi, n’a cessé d’appeler les opérateurs miniers du Katanga à traiter localement les minerais bruts, en installant des usines de transformation, plutôt que de les exporter vers d’autres cieux. Ce qui ne manquerait pas d’être profitable à l’Etat congolais qui verrait le chômage de nos compatriotes diminuer, et au trésor public de tirer des profits utiles. Malheureusement, en suivant le déroulement des débats, on s’est bien rendu compte du comportement de certains sénateurs qui ne se gênent pas de faire fi des intérêts du pays, se transformant tout simplement en avocats des intérêts étrangers à l’objet de leur mandat public.

Heureusement, des sénateurs tels que Luhonge Kabinda Ngoy, Mme Kikontwe, Lunda Bululu, Mme Eve Bazaïba ont réussi à démontrer l’inopportunité de la construction de cette route par cette entreprise qui a toujours cherché à défier l’autorité du pays, en général, de la province en particulier en voulant maximiser contre tous ses profits. La présence à Kinshasa du ministre provincial des Travaux publics du Katanga, Fridolin Kasweshi, n’a pas été indifférente à cette bonne compréhension des enjeux de cette route pour avoir réussi à clarifier l’opinion sur les tenants et aboutissants de cette affaire. Notons aussi que l’Assemblée provinciale du Katanga a décidé d’aller en justice au cas ou le Senat autorisait la construction d’une route qui sent plus la magouille que l’intérêt du peuple congolais                                     

Lr