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Musiciens et politiques congolais agressés dans certaines
capitales européennes
Bruxelles et Paris seraient-elles des repères des terroristes ?
Lors de la plénière de l’Assemblée nationale du lundi 11 mai
dernier, le député Mwenze wa Mujinga Dieudonné est intervenu par motion pour
fustiger le comportement de certains activistes congolais vivant en Europe face
aux Congolais qui ne partagent pas leurs vues politiques. Il a pris l’exemple de
la chanteuse Tshiala Muana et son équipe qui ont été violentées à Bruxelles et à
Paris par certains délinquants allant jusqu’à enlever certaines de ses
chanteuses. Tout cela s’est passé dans les capitales les plus en vue de
l’Europe, en plus du fait que Bruxelles est la capitale non seulement de la
Belgique, mais aussi de l’Europe et de l’Organisation de l’Atlantique Nord
(Otan). Chose aussi curieuse, c’est dans Paris reconnue comme la capitale des
droits de l’homme que l’on violente impunément des femmes.
Mme Tshiala Muana et son équipe ne sont pas les premières victimes de la
barbarie des nostalgiques du mobutisme et des néomobutistes qui remplissent les
rues de Paris, Bruxelles et Londres. Vital Kamerhe, She Okitundu, Mujinga Nsona
et bien d’autres compatriotes ont aussi eu à subir la barbarie de ceux qui n’ont
rien à donner de sérieux au pays. Ce qui étonne les âmes bien pensantes, c’est
le fait que ce genre d’actes ne se commettent pas en Afrique, continent qualifié
de tous les maux de la terre. Cela se passe bien dans des nations dites
civilisées.
Si cela se passait dans un pays africain qu’un officiel occidental ou un citoyen
proche de Sarkozy ou d’un autre dirigeant européen puisse se faire agresser et
violenter, qu’attendrons-nous de ces gouvernements et de leurs nombreuses
organisations des droits de l’homme ainsi que leurs appendices africains ? Où
sont passés Human Right, Asadho, Vsv pour dénoncer ces graves violations des
droits de l’homme et des libertés politiques ?
On dirait que la civilisation rime bien avec la barbarie dans ces pays européens
où ces actes restent impunis encourageant d’autres individus à récidiver.
Pourtant ces délinquants sont bien connus et ce ne sont pas les services de
sécurité de ces pays qui se diront incapables de les identifier. Parmi eux se
retrouvent des chercheurs des papiers d’asile à la nationalité congolaise. Ceux
qui les manipulent et les exploitent en Europe leur font croire qu’il faut
insulter et agresser les représentants de l’autorité établie au pays, pour
justifier la qualité de réfugiés, et ils sont ainsi entrainés à l’insulte des
gouvernants, à la violence et au terrorisme vis-à-vis des symboles et supposés
représentants du pouvoir, quels qu’ils soient, pourvu qu’ils leur permettent de
soutenir leur qualité de réfugiés demandeurs d’asile politique.
A l’Assemblée nationale où le député Dieudonné Mwenze a élevé le ton, il a été
retenu parmi les résolutions, la convocation des ambassadeurs de la Belgique et
de la France à Kinshasa par le ministre des Affaires étrangères pour obtenir
d’eux les explications sur ce qui est arrivé à Mme Tshala Muana et à son équipe,
ainsi que les mesures prises par la police et la justice de ces deux pays pour
rentrer rapidement les victimes dans leurs droits. Le ministre congolais de la
Justice et son collègue de la Culture et Arts sont aussi impliqués dans la
démarche visant à rendre justice à ces Congolais violentés dans des territoires
dits civilisés.
Lr
Affaire 95.824.333 Fc
Le comité de gestion de l’Ocpt au banc des accusés
A l’Office congolais des postes et télécommunications, la gestion
artisanale, la survivance de la magouille et des arriérés des salaires
continuent de faire bon ménage malgré les dénonciations des partenaires sociaux
et des travailleurs. On croyait sans doute que la campagne contre les
anti-valeurs que mène avec acharnement la ministre du Portefeuille, Jeannine
Mabunda allait assagir les gestionnaires de l’Ocpt, on constate malheureusement
qu’elle a prêché dans le désert. Dommage qu’en dépit du rappel à l’ordre lui
adressé l’année dernière, l’Administrateur-délégué général, Jean-Pierre Muhongo
wa Shabahangu a du mal à s’aligner sur des principes de la bonne gouvernance
tels que repris dans la feuille de route initiée par la ministre du
Portefeuille. La situation ayant atteint le seuil du tolérable, l’Intersyndicale
de l’Ocpt vient de déposer à l’office du Procureur général de la République, à
Gombe, une plainte contre l’actuel comité de gestion de l’entreprise.
Mandatée par les travailleurs de l’Office réunis en assemblée générale le 29
avril 2009, à l’Hôtel des postes de Kinshasa, l’Intersyndicale a, dès lors, levé
l’option d’aller jusqu’au bout dans cette nouvelle affaire de détournement des
fonds publics. Le constat est formel. En date du 30 mars 2009, le comité de
gestion avait reçu du ministère des Finances pour le compte de l’ExBPO du mois
(voir O.P.I n°155498 du 28 mars 2009) une somme se chiffrant à 95.824.333 Fc
destinée à la paie des travailleurs de l’Ocpt.
Logée dans le coffre-fort du Ccmp (Compte chèques mandats postaux) à l’Hôtel des
postes de Kinshasa (Caisse centrale), cette rondelette somme a été retirée à
partir du 3 avril 2009 pour une destination inconnue par les travailleurs mais
sans doute connue par les seuls membres du comité de gestion. Hormis le montant
défalqué pour la paie du personnel de l’Ocpt/Nord-Kivu représentant 50 % de leur
salaire du mois de mars 2008 (sic) en date du 8 avril 2009, c’est-à-dire
1.716.443 Fc, aucune trace n’est visible.
On renseigne dans les milieux syndicaux de cet office que toutes les voies de
recours administratifs ayant été épuisées, l’Intersyndicale de l’Ocpt regroupant
les affiliés de l’Untc, Solidarité, Saptt et Otuc s’est trouvée dans
l’obligation de déposer le 4 mai 2009, la plainte contre leur comité de gestion.
S’étant constitué en partie civile, l’Adg Jean-Pierre Muhongo et ses
collaborateurs devront justifier la destination prise par ces fonds à défaut de
restituer l’argent destiné à la paie des travailleurs nonobstant les autres
peines prévues par la loi pour le préjudice causé. Dans la plainte déposée à
l’office du Pgr, l’Intersyndicale indique clairement qu’elle se réserve le droit
de réclamer au moment opportun les dommages intérêts pour réparation des
préjudices subis.
Actuellement, la tension sociale a atteint le paroxysme à l’Ocpt. Il n’y a que
la suite à réserver à ce dossier judiciaire qui devra fixer les esprits des
travailleurs victimes d’une gestion alambiquée, de clochardisation par la
privation de plusieurs mois des salaires. Saigné à blanc par des gestionnaires
qui, apparemment, ne se reprochent de rien, l’Ocpt qui, selon les décrets signés
récemment par le Premier ministre Adolphe Muzito, compte parmi les entreprises
publiques à subir des mutations statutaires, ne pourrait être redressé avec des
mandataires aux mains sales. L’heure des comptes a sonné pour l’actuel comité de
gestion, le gouvernement se doit d’en tirer toutes les conséquences.
Lr
Les malheurs du groupe parlementaire cher à Mobutu Ngiala
se poursuivent
L ’Udemo Forces du centre en voie d’être rayée de l’Assemblée nationale
- Après la défaite alignée par les candidats Udemo Forces du centre aux
élections du Bureau de l’Assemblée nationale, le groupe parlementaire cher à
Modeste Bahati a démontré hier la faiblesse numérique de cette force politique
au Parlement
La plénière de l’Assemblée nationale du lundi 11 mai a été dominée par
l’examen et le débat général sur le projet de loi-cadre sur la gestion et la
protection de l’environnement. Mais les motions tant incidentielles que
d’information ont constitué aussi les matières du jour.
Parmi la multitude de motions enregistrées par le président de séance, Evariste
Boshab, figurait, la toute dernière, celle du député évangéliste Kiziamina
Kibila Jean-Oscar. L’homme de Dieu a interpellé le bureau ainsi que la plénière
sur l’existence des groupes parlementaires qui ne remplissent pas les conditions
édictées par le Règlement intérieur de la chambre basse du Parlement. « Sur les
12 groupes parlementaires reconnus en dehors des non inscrits, certains n’ont
pas au moins 25 membres exigés », a soutenu le député évangéliste et exige du
bureau que les prescrits du Règlement intérieur soient respectés.
Le président du Bureau de l’Assemblée nationale a reconnu cette exigence et a
accordé 72 heures à la commission politique, administrative et judiciaire (Paj)
que dirige le duo Sessanga-Shadari pour étudier le dossier et fixer la plénière.
Tout d’un coup, dans les états-majors des partis politiques et groupes
parlementaires, la panique a gagné les dirigeants. A la lecture de la liste des
députés nationaux par groupe parlementaire, on se rend compte que sur les 12
groupes parlementaires enregistrés à l’Assemblée nationale, trois ne remplissent
pas l’exigence du Règlement intérieur. Il s’agit de l’Odr (Ordre des démocrates
républicains) du feu follet Roger Lumbala qui n’a que 18 membres, le GPP (Groupe
parlementaire des Patriotes) du très médiatique député Bitwakira et compagnie
avec 19 membres et l’Udemo et collectif des indépendants que dirige le député
Mobutu Ngiala avec 23 membres.
Cette motion venue d’un membre du Groupe parlementaire des Indépendants (Gpi)
qui aligne 37 membres parmi lesquels le tout puissant président Modeste Bahati
Lukwebo, semble ne pas être innocente, constate l’opinion qui soupçonne le
président de ce groupe de vouloir utiliser la grosse artillerie pour revendiquer
sa place apparemment perdue tant au sein de sa famille politique que sur
l’échiquier politique. Il voudrait ainsi par une démonstration de force prouver
son poids politique qui nécessite considération, en cette veille de la
redistribution des cartes, tant attendue en ce qui concerne principalement le
gouvernement. Et ce, après avoir perdu la place au bureau de l’Assemblée
nationale.
Ce sont les avantages tirés de l’accord de coalition entre l’Amp et l’Udemo qui
sont menacés par ce genre d’actions lancées à partir de l’hémicycle du Palais du
peuple. A l’Udemo de batailler dur pour ramener dans ses rangs quelques non
inscrits et autres, pour s’affirmer aussi par le poids politique qui lui est
contesté.
Pour rappel, le Pprd est le tout premier groupe parlementaire de par le nombre
de ces membres, 123 députés ; le Mlc aligne 64 députés ; le groupe parlementaire
des Forces du Renouveau 42 députés ; le Gpi, 37 députés moins le député Kin Kiey
Mulumba exclus !; le Palu, 36 députés ; le MSR et alliés, 32 députés ; le CDF,
28 députés ; les Chrétiens démocrates de Kiakwama, 28 députés ; le Gpdd du
député Tshibangu Kalala, 25 députés ; l’Udemo et alliés, 23 députés ; le Gpp, 19
et l’Odr, 19 députés. Les non inscrits sont à 25.
T.L.
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