François Muamba, Roger Lumbala, Lissanga ressuscitent l’interpellation de Muzito

A la suite de la motion de l’Honorable Roger Lumbala du lundi 11 mai 2009, le bureau de l’Assemblée nationale a finalement inscrit de manière formelle à l’ordre du jour de la chambre basse, le point relatif à l’interpellation du Gouvernement, conformément à l’article 171 du règlement intérieur de cette chambre. De ce fait, le suspens est finalement tombé sur cette question qui a mobilisé pendant très longtemps l’opposition institutionnelle qui ne rêvait que de cette opportunité pour se défouler, comme à son habitude, sur le Premier ministre Adolphe Muzito.
Mais il n’y a pas que les opposants qui attendent Adolphe Muzito. A vrai dire, le malaise est perceptible dans l’ensemble de l’hémicycle où les élus nationaux veulent absolument avoir des explications sur la politique gouvernementale conduite par Muzito depuis bientôt six mois. En effet, en dehors de toutes considérations partisanes malvenues, des nombreuses questions brulantes attendent de trouver des explications.
En dehors de la gestion de l’opération « Umoja Wetu » menée conjointement par les troupes de la Rdc et du Rwanda pour mettre un terme à la présence des troupes des Fdlr sur notre sol, Muzito est surtout attendu sur le terrain économique et social où la situation est loin d’être rose depuis qu’il a pris la direction des affaires gouvernementales. Hormis la crise financière internationale qui a mis à genou l’économie nationale, Muzito sera quand même tenu de s’expliquer sur l’incohérence de son budget dont les paramètres macroéconomiques qui le sous-tendent sont largement déconnectés de la réalité. Il devra particulièrement s’expliquer sur cette question que lors du vote du budget, il lui a été clairement signifié du danger de ses prévisions. Au moment où ce budget n’est même pas encore exécuté, force est de constater que tous les indicateurs sont au rouge à telle enseigne qu’un collectif budgétaire s’impose comme une nécessité absolue. Les difficultés de son gouvernement à convaincre les bailleurs de fonds internationaux viennent ajouter une tâche noire à un tableau déjà sombre. L’incapacité de ce gouvernement à conclure un programme formel avec la Banque mondiale et le Fmi renforce son incapacité à mobiliser le financement extérieur attendu au budget alors que ces institutions sont aujourd’hui en mesure de donner suite au renforcement de leurs capacités d’action par le G-20.
Le volet social est également attendu dans la mesure où, à la lumière des décrets récemment signés, des nombreuses zones d’ombres planent sur l’avenir des entreprises publiques et des travailleurs de celles-ci qui se plaignent de ne pas avoir été consultés. La même grogne, à des degrés plus accentués, se ressent auprès des travailleurs de la Sncc et de l’Onatra qui se plaignent de l’inefficacité du partenariat signé par le gouvernement avec des partenaires privés.

La procédure à suivre donne encore un bon sommeil au Premier ministre
Mais tout cela est sujet à une procédure que les auteurs de l’interpellation identifiés, à savoir François Muamba, Roger Lumbala et Lissanga Bonganga doivent suivre. En effet, selon le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, en ses articles 172 à 176, les auteurs de l’interpellation doivent d’abord faire connaitre au Bureau l’objet de l’interpellation par une déclaration écrite, avant qu’elle soit inscrite à l’ordre du jour. A ce niveau, ses auteurs doivent d’abord convaincre leurs collègues sur le bien-fondé de la démarche ; c’est là l’étape la plus difficile déjà parcourues.
Sauront-ils convaincre la majorité à adhérer à la démarche ? Rien n’est sûr à l’heure actuelle de l’aboutissement de cette démarche qui pourrait s’arrêter à ce niveau. Mais au cas où l’interpellation était approuvée, il faudra que le Premier ministre se présente devant l’Assemblée nationale dans un délai de huit jours à date de la notification de l’interpellation.
Le Premier ministre peut-il tomber avec son gouvernement à l’issue d’une interpellation ? Oui seulement si cette sentence est retenue parmi les recommandations que l’Assemblée nationale fera en guise de conclusion du dossier. Et le Président de la République aura trente jours pour prendre la décision finale, sinon l’Assemblée nationale saisira l’autorité judiciaire compétente. Une issue à laquelle on ne saura certainement pas arriver.

Lr

 

Transformés en groupes terroristes contre les populations congolaises
Les rebelles rwandais des Fdlr défient Kinshasa et New York

Les rebelles hutus rwandais des Fdlr constituent à ce jour un véritable virus pour les pays des Grands Lacs africains en général, mais principalement pour la République démocratique du Congo. Ils tuent, brûlent, violent, cassent tout ce qui se trouverait sur leur passage. Ces actes de barbarie se sont accentués après que les forces armées congolaises avec l’appui de l’armée rwandaise, ont réussi à les déloger de beaucoup de localités qu’ils avaient réussi à transformer en territoires conquis où seule la loi Fdlr avait droit de cité. Hier, à travers la radio Okapi, nous avons appris qu’ils ont attaqué le village de Busurungi, dans le groupement de Walowa Luanda, territoire de Walikale, le week-end dernier tuant plusieurs dizaines de personnes et faisant aussi plusieurs blessés. Les habitants de Walowa Luanda parlent de 62 morts et de plusieurs blessés, tous des civils. Un véritable massacre, disent-ils ; une tragédie, déplore un député du coin. Selon la même radio, la région est restée quasiment déserte, les habitants de Chambucha, Lukaraba, Biriko, ayant fui leurs villages, les uns se dirigeant vers Kalembe, et les autres vers Hombo et Musenge. Ils sont sans assistance.
Dans le centre commercial de Kinyandoni, à plus de 70 kilomètres au nord de Goma, en territoire de Rutshuru, une attaque des Fdlr a été annoncée hier mercredi faisant deux morts, tous des policiers et des blessés, en plus de la Jeep de la police brulée.
D’après les autorités locales de Kisharo situé à quelques kilomètres de Kinyandoni, un groupe des Fdlr en provenance des collines surplombant cette localité ont attaqué depuis 9 heures locales Kinyandoni sur l’axe Rutchuru-Nyamilima, au nord de Goma. Ces assaillants ont échangé des tirs avec une unité de la police nationale basée sur place pendant plusieurs heures, provoquant la fuite de plusieurs familles prises de panique. Les éléments des Fdlr ne cessent de faire des incursions partout dans le Nord tout comme dans le Sud-Kivu. Au Sud-Lubero, plus exactement à Malemo, à Kalembe, à Butalongola et à Bingi, ils ont fait encore parler d’eux entre le 5 et le 10 mai laissant de nombreuses victimes.
Cette situation doit interpeller une fois de plus le gouvernement, d’une part, et d’autre part, la communauté internationale qui est à la base de tous ces malheurs des Congolais pour avoir poussé le gouvernement congolais, en 1994, de jouir de son hospitalité en faveur de ces ingrats de rebelles rwandais.
Ces Fdlr qui refusent de rentrer dans leur pays commettent de jour en jour des crimes sur les populations congolaises, et les actions militaires Fardc-Monuc annoncées n’ont pas encore réussi à anéantir ces bandes de terroristes rwandais qui continuent à troubler la quiétude des paisibles citoyens congolais, laissant leur propre pays tranquille.
Certes les Fardc et la Monuc fournissent des efforts pour neutraliser ces bandes de bandits allant jusqu’à tuer 31 terroristes des Fdlr et capturer 64 autres les deux dernières semaines, selon un communiqué de l’Etat major général des Fardc rendu public mardi à Kinshasa.
Mais, il serait urgent de préparer des opérations de choc qui doivent mettre une fois pour toutes hors d’état de nuire ces hors la loi internationaux et sécuriser nos populations.
C’est aussi l’objet de la motion du député Fidèle Babala à qui le président de l’Assemblée nationale a demandé de transformer sa motion en question orale avec débat à adresser au ministre de la Défense. Car, il n’est pas normal qu’au moment où l’on parle de l’amnistie et des accords de paix entre Congolais, qu’il y ait des bandes de terroristes étrangers qui perturbent la quiétude des populations.
Ces bandes armées des Fdlr ont pourtant des chefs bien connus qui vivent à Paris et dans d’autres capitales étrangères, qui avaient même promis ce genre d’actions de représailles contre les populations civiles sans que personne ne s’en émeuve.
A toute l’armée avec les anciens mouvements rebelles intégrés de se mobiliser le plus rapidement possible pour combattre l’ennemi commun que sont les terroristes des Fdlr.
T.L.

 




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