Mes chers compatriotes,
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Ce premier jour de l’an 2001, m’offre l’occasion de
vous adresser mes très vives et sincères
félicitations à vous tous mes compatriotes, pour la
résistance active que vous avez menée, tout au long
de l’année écoulée contre les agresseurs de la
République Démocratique du Congo. Je relève donc
votre glorieuse et opiniâtre résistance qui a permis
à la nation de n’être occupée, ni totalement ni
entièrement, par les agresseurs et esclavagistes
rwandais, ougandais et burundais.
Que chacun d’entre vous trouve ici l’expression de
ma profonde gratitude, pour les sacrifices immenses
consentis et sans lesquels, les fossoyeurs de notre
pays auraient pu déjà ouvrir une brèche au sein de
notre peuple, pour nous entraîner irréversiblement
dans l’ornière d’humiliation, d’assujettissement et
d’exploitation systématique et malheureux.
Fort heureusement, vous avez défait et triomphé des
intentions de ceux qui, au loin, n’ont cessé de
porter régulièrement secours à nos agresseurs.
La nation aurait pu faire mieux n’eût été, d’une
part, en raison des visées de nos agresseurs, les
agissements ignobles des nôtres qui ne pouvaient
assouvir leurs appétits de pouvoir que par ce biais
et, de l’autre, le comportement anti-patriotique de
ceux des Congolais qui avaient choisi de diaboliser
le gouvernement de leur propre pays, auprès de la
communauté internationale, escomptant obtenir ainsi
un appui total, pour leur parachutage dans les
structures du pouvoir d’Etat.
Je suis convaincu qu’à la fin de l’an 2000, au début
du 21ème siècle et au premier jour du troisième
millénaire, nos efforts vont tendre à chasser du
territoire national les envahisseurs qui, du reste,
ne nous veulent nullement du bien. Ces agresseurs
ont assassiné plus de 2.300.000 Congolais et ont élu
littéralement domicile dans nos mines d’or et de
diamant, dans nos plantations de café et de cacao,
dans nos parcs, dans nos forêts et nos bois.
Ainsi, ces rapaces confirment, au fil des jours, ce
que nous savions déjà et que nous n’avons jamais
cessé de clamer haut et fort, toujours et partout.
Ils mènent, à la fois une guerre de rapine, une
guerre économique, une guerre de tentative de
balkanisation de notre pays.
C’est pour chasser ce cauchemar de démembrement de
notre nation, que je vous convie, filles et fils du
grand Congo démocratique, à une résistance encore
plus active et à une lutte, sans merci, contre nos
ennemis, jusqu’au jour où nous recouvrerons
totalement l’intégrité territoriale, l’indépendance
nationale, et la souveraineté internationale de
notre pays.
Pour atteindre ce noble et légitime objectif, la
République Démocratique du Congo a besoin de sa
cohésion interne, sans la moindre fissure. Ce dont
les anti-régimes, devant le danger que court
pourtant la mère patrie, ne veulent nullement
comprendre.
Mes chers compatriotes,
Nous sommes, malgré tout, confiant de pouvoir
surmonter nos difficultés économiques
conjoncturelles, au cours de cette année 2001, avant
d’entreprendre enfin une marche fulgurante, pour la
reconstruction de notre pays. Aussi malgré les
vicissitudes graves que vit notre pays, nous restons
plus que jamais confiants, en l’avenir de notre
patrie.
La République Démocratique du Congo est un pays
choisi par Dieu et le plan divin se réalisera
totalement sur cette terre africaine du Congo
démocratique, quelle que soient les tentatives
humaines intérieures et extérieures.
A toutes et à tous, je souhaite mes voeux de
bonheur, de prospérité et d’engagement patriotique,
en vue de la libération totale de notre pays. «BONANA»