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Bataille âpre
pour le Bureau de l’Assemblée nationale
Evariste Boshab distancerait François Muamba, Idambituo,
Kiakwama et Kanku Clément
l Mais rien n’est
encore gagné, au regard de la multitude des candidatures
rebelles à tous les postes
l Sur les 58 candidats que
nous publions dans cette édition, se retrouvent pour la
première fois beaucoup de femmes parmi lesquelles Ndombe
Sita Helène, Dimandja Elysée, ...
   
Le
Groupe technique de travail a dévoilé, hier mardi 14
avril 2009, les noms des candidats aux différents postes
à pourvoir au bureau de l’Assemblée nationale. Pour 7
postes à briguer, 58 candidatures ont été enregistrées,
soit une moyenne de 8 candidats par poste.
Une analyse lapidaire des listes affichées au Palais du
peuple donne 5 candidatures au poste de Président de
l’Assemblée nationale, 7 au poste de 1er Vice-président,
9 à celui de 2ème Vice-président, 5 à celui de
Rapporteur, 9 à celui de Rapporteur adjoint, 10 à celui
de Questeur et 13 à celui de Questeur adjoint. On ne
peut s’empêcher, d’emblée, de relever l’engouement des
candidats pour les postes très lucratifs de questeur et
de questeur adjoint où l’on dénombre 23 candidatures
contre 14 pour les deux postes de rapporteur et de
rapporteur adjoint. Cette bousculade pour les postes qui
donnent accès au coffre-fort de l’Assemblée nationale
est caractéristique de l’attrait des politiques
congolais à tout ce qui est lié aux finances vues comme
un moyen de se sécuriser. Car, comment peut-on affirmer
le contraire lorsque l’on note sur les listes des
candidatures à ces deux postes des personnalités ne
remplissant aucun profil académique ou professionnel de
gestion ?
Une toute autre remarque fondamentale que l’on peut être
tenté de relever, à l’analyse de ces listes, tient des
considérations politiques. En effet, tous les
commentaires des journalistes faits avant la publication
de ces listes se sont révélés totalement exacts sur
l’absence de consensus au niveau de l’opposition et la
fragilité de la majorité. Si, en effet, Evariste Boshab
est le seul candidat de la majorité au poste de
Président de l’Assemblée nationale, il y a lieu de
constater, au contraire, des rivalités entre députés de
la majorité pour les autres postes restants. On peut
citer l’affrontement programmé entre au moins trois
députés de la majorité au poste de 1er Vice-président.
Il s’agit des députés Boris Mbuku, N’Singa Udjuu et
Tshibangu Kalala, tous figures de proue de la majorité.
Boris Mbuku et Tshibangu Kalala étant tous les deux
présidents des groupes parlementaires, Forces du
renouveau pour le premier et Pdd pour le second. N’Singa
Udjuu, doyen et expérimenté, n’est pas de moindre dans
cette compétition puisqu’il y va avec l’appui de l’Udemo,
membre du groupe parlementaire forces du Centre, et la
sympathie de quelques députés qui sont séduits par son
expérience. Cela démontre que les jeux dans la majorité
sont loin d’être faits.
La situation est même pire dans l’opposition où chacun
ne jure que par lui-même. En effet, le Mlc, l’Odr et le
Cd ont présenté des candidats à tous les postes du
bureau sans tenir compte d’une quelconque alliance. Au
poste de deuxième Vice-président, par exemple, on trouve
trois candidats d’un même groupe, à l’occurrence l’Odr.
Il s’agit de José Engbanda, Lissanga Bonganga et Roger
Lumbala. Mais c’est au niveau de la présidence que
l’opposition semble avoir compromis ses chances puisque
tous ces candidats partageront les maigres voix de la
minorité. A ce poste, Kanku Bukassa risque de sortir le
grand perdant puisqu’il se présente comme indépendant.
Théoriquement, les voix du Mlc iront à François Mwamba,
celles de l’Odr à Idambituo et celles des Chrétiens
démocrates à Kiakwama. Même si Idambituo compte sur les
voix des kamerhistes, il lui sera difficile de passer le
cap du premier tour puisque les partisans de l’ancien
speaker se recrutent dans les deux camps voire même chez
les indépendants. Leur apport risque de ne pas beaucoup
peser dans la balance par rapport au poids considérable
de l’Amp.
Cette incapacité pour l’opposition de se fédérer fera
principalement le bonheur de Boshab qui, faute de réunir
un score mirobolant, est rassuré de passer si pas au
premier tour, sinon au second, et ce malgré la défection
des kamerhistes qui pourraient rentrer aux bons
sentiments, à la limite du second tour.
Rien n’est gagné à l’avance pour tous les 58 candidats ;
mais ce qui est sûr, c’est que l’on attend des
défections de certains candidats dans les heures qui
viennent. Avec le reste des candidats, il faudra
batailler dur pour franchir le rubicond. On ne peut
pronostiquer pour l’instant sur les chances de l’un ou
l’autre, en attendant que le ciel parlementaire essaie
de s’éclaircir à la veille des élections prévues pour le
vendredi 17 avril. Toutefois des noms ne manquent pas
d’attirer à ce jour, notamment ceux de Evariste Boshab,
Boris Mbuku, Tshibangu Kalala, le Palu Madiko Mulende
Georgine, Makonero Wildor, Kalala Mpotoyi, Martin
Mukonkole, Bolengetenge Balea, Dieudonné Modeste Bahati,
Ndombe Sita Hélène.
Charles Mukonkole
Assemblée nationale : les raisons de
l’annulation de la plénière du mardi 14 mars 2009
La
plénière de l’Assemblée nationale qui devait avoir lieu
hier mardi n’a pas pu se tenir à cause du manque de
courant électrique dans l’enceinte et les périmètres du
Palais du peuple. Pour certains, il s’est agi d’un
complot des gouvernants qui n’ont pas voulu que se
tienne une plénière préélectorale que dirigerait encore
Vital Kamerhe, président sortant de l’Assemblée
nationale, capable de faire passer des motions
inconfortables. Pour d’autres, il n’est pas nécessaire
pour empêcher que Kamerhe puisse diriger une plénière de
couper du courant ; le sujet inscrit à l’ordre du jour
étant sans intérêt face aux enjeux de l’heure.
En effet, l’ordre du jour proposé se rapportait au
rapport de la commission d’enquête parlementaire sur la
gestion des fonds SESOPA réalisés de janvier 2007 à
février 2009. De cette commission d’enquête mise en
place à la suite de la motion présentée par le député
Rémy Musungayi Bampale au cours de la plénière du 02
avril dernier, il se dégage, selon les rapports
distribués, que les listes de retenues sur les
émoluments des députés pour le compte de SESOPA
indiquent les montants de 247.080.400 Fc et 151.541
dollars Us pour l’année 2007 ; le montant de 411.675.000
Fc pour l’année 2008 et le montant de 68.750.000 Fc pour
les mois de janvier et février 2009.
De ces différents montants, ont été versés à la Banque
Internationale des Crédits (Bic) 614.440 $ Us pour
l’année 2007 et 354.142 $ Us pour l’année 2008 ; le
solde arrêté à la date du 06 avril 2009 élevé à
1.464.035,18 $Us. Les retenues du mois de février 2009
ne sont pas versées à la Bic. Dans ce rapport, il est
aussi ressorti l’absence de la quote-part du Trésor
public au compte SESOPA.
Plusieurs recommandations sont proposées pour améliorer
la gestion de ce fonds. Entre autres la cessation de la
pratique des versements cumulés des retenues et le
contrôle régulier par le comité de suivi de la paie des
anciens parlementaires effectuée au secrétariat
administratif de SESOPA.
T.L.
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