Contre vents et marrées
Beltchika ouvre les travaux du congrès de l’Udps

L’Union pour la démocratie et le progrès social, Udps, a confirmé hier jeudi sa fissure avec l’ouverture par l’aile Beltchika des travaux de son premier congrès national. Pour déjouer toute tentative de subversion et de bagarres entre les différents camps en présence qui ont été évités de justesse au Jardin botanique le mercredi, les travaux ont été organisés dans une résidence privée de Lemba/Righini.
Selon Radio Okapi qui a suivi les téméraires de Beltchika jusque dans ce quartier de la commune de Lemba, près d’un millier des militants de ce parti cher à Etienne Tshisekedi wa Mulumba ont assisté à l’ouverture des travaux de ce jeudi. Les participants sont venus de plusieurs provinces de la République ainsi que des pays étrangers tels que la Belgique, l’Italie ou le Canada. Ces militants du parti sont fatigués de la très longue politique iréaliste de la chaise vide prônée jusque-là par les dirigeants de leur parti à la multitude de prétextes, et attendent impliquer leur formation politique à participer aux prochaines élections en vue d’exercer le pouvoir.
Selon Me Jean Joseph Mukendi wa Mulumba, éternel conseiller politique du président du parti, Etienne Tshisekedi, actuellement chargé de communications au comité organisateur du congrès, le principal objectif de ces travaux est la refondation de leur parti pour l’adapter aux réalités du moment.
Comme dit dans nos éditions précédentes, l’autre aile de l’Udps/Tshisekedi qui se dit légitime et que dirige son secrétaire général Alexis Mutanda, ne l’entend pas de cette oreille. Pour elle, le congrès de Beltchika n’engage en rien le parti cher au président Tshisekedi. Etant donné que le pouvoir organisateur du premier congrès du parti était retiré à Beltchika par le président national du parti lui-même qui avait décidé de la dissolution du comité d’organisation du congrès et de l’annulation des dates initialement prévues pour son organisation, soit du 15 au 19 février. Quant à la nouvelle date de sa convocation, jusque-là, l’aile dite légaliste attend patiemment que le président Tshisekedi se rétablisse et qu’il puisse en fixer une autre date par une décision qu’il rendra publique. « Donc, tous ceux qui apprennent que l’Udps va au congrès au mois d’avril, ce n’est pas un congrès de l’Udps. Ce sont quelques agitateurs qui, plus est, utilisent le nom de l’Udps sans qu’ils aient le courage d’assumer ce qu’ils veulent poser comme acte politique », déclarait dernièrement Valentin Mubake, président fraichement réhabilité du comité national de l’Udps.
A Righini, apprend-on, les militants sont déterminés de tourner la page d’une Udps conflictuelle et statique pour une Udps dynamique toujours prête à affronter l’électorat dans le cadre de la démocratie qui est l’essence même de son existence.
Pour rappel, le parti cher à Etienne Tshisekedi n’a jamais organisé depuis sa création un congrès où cadres et militants se choisiront librement leurs dirigeants, encore moins n’a pas participé aux opérations préélectorales et électorales de 2005-2006-2007, gâchant une importante opportunité de s’affirmer comme grand parti populaire, et d’exercer ou de participer à l’exercice du pouvoir.

T.L.

 

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