Vote aujourd’hui à l’Assemblée nationale
Boshab, F. Muamba - Idambituo l’heure de la vérité
L’Amp assurée pour ses candidats Boshab, Boris Mbuku, Georgine Madiko, Makonero et Bopolo; tandis l’opposition avec François Muamba, Mukonkole … ne désespère pas

 

Après 48 heures d’une campagne électorale aux allures hollywoodiennes, l’heure est maintenant aux choses sérieuses dans l’hémicycle du Palais du peuple. En effet, c’est ce vendredi 17 avril 2009 que les députés nationaux vont élire les 7 personnes qui feront partie du bureau de l’Assemblée nationale.
Les préparatifs de ces élections se sont poursuivis toute la journée d’hier où le Groupe Technique de travail menait des démarches auprès des imprimeurs pour imprimer les bulletins de vote. Le premier imprimeur contacté s’étant déclaré défaillant, le groupe s’est rabattu sur un autre imprimeur qui, jusqu’à 17 heures, n’avait pas encore livré les bulletins. En dehors des bulletins, le Groupe doit arrêter les modalités du vote et le temps de parole à accorder à chaque candidat. Etant donné le nombre des candidats, les propositions tournaient autour de cinq ou trois minutes qu’on doit accorder aux candidats. Une autre question à régler concerne le déroulement du vote proprement dit. Certains veulent que, par respect pour le règlement intérieur, le vote et le dépouillement aient lieu à tour de rôle pour chaque poste tandis que d’autres veulent que le député vote à la fois pour tous les postes quitte à placer le bulletin dans l’urne correspondant. L’autre problème concerne le sceau et les paraphes à apposer sur les bulletins de vote. La procédure doit être bien explicitée, car selon la résolution créant le groupe de travail, le bulletin est scellé et paraphé par le Rapporteur et le Président du Groupe de travail quand on le remet au député. Or jusqu’hier, on ne savait pas exactement la procédure qui sera d’application.
Tous ces détails seront probablement réglés à la plénière d’aujourd’hui. Mais on espère que ces détails ne vont pas absorber les élus dans des débats creux. Toutefois, l’on sait d’ores et déjà que la bataille s’annonce très serrée dans la mesure où les rangs ne sont plus autant resserrés comme il y a deux ans et demi. Qu’il s’agisse du camp de la majorité ou de celui de l’opposition. Mais qu’à cela ne tienne, les candidats aux différents postes croient dur comme fer à leurs chances respectives.
A quelques heures seulement de l’élection, la plénière s’ouvrant sauf imprévu à 10 heures, les observateurs avertis de la classe politique congolaise se sont déjà faits une idée des candidatures qui ont des fortes chances de l’emporter. Etant donné que nous sommes dans un hémicycle théoriquement encore contrôlé par l’Amp et ses alliés, le ticket de cette plateforme semble avoir les faveurs des pronostics et est mieux parti pour rafler au moins cinq places sans trop de difficultés.
L’Amp a présenté, en effet, le ticket suivant : Evariste Boshab du Pprd à la présidence, Boris Mbuku des Forces du Renouveau à la première Vice-présidence, Georgine Madiko du Palu à la deuxième Vice-présidence, Wildor Makonero du Pprd au poste de Rapporteur, Sophie Kakudji de l’Unafec au poste de Rapporteur adjoint, Bolengetenge du Msr au poste de Questeur et Bopolo au poste de Questeur Adjoint. De l’analyse de ces 7 candidats alignés par l’Amp, quatre au moins peuvent prétendre à la victoire notamment Evariste Boshab, Boris Mbuku, Georgine Madiko, Wildor Makonero et Bopolo. Mais il faut avouer que la victoire est loin d’être acquise dès le premier tour même en faveur de certaines candidatures précitées.
La difficulté majeure demeurant la position définitive de ceux des députés qui ont adhéré au courant de Vital Kamerhe. Celui-ci revendique, en effet, près de 200 signatures qui se recruteraient principalement dans la majorité et qui sont déterminés à soutenir leurs candidats. Sauf la candidature de Boshab qui semble faire l’unanimité même auprès de certains membres du courant Kamerhe, il faut reconnaître que les autres postes seront âprement disputés. Cette probabilité se dessine davantage dans la mesure où l’Amp s’est défait d’un de ses alliés qu’est l’Udemo. Ce parti cher à Nzanga Mobutu n’a pas placé un candidat dans le ticket Amp-Palu. Il paie ainsi le prix de ses hésitations observées au moment de la campagne anti-Kamerhe. Suite à cette division, l’Amp ne doit pas compter sur les voix de l’Udemo.
François Muamba tout comme Idambituo et Kiakwama n’ont pas toutefois encore dit leurs derniers mots. Quoiqu’ayant des chances très négligeables, ils peuvent ne pas manquer de faire un peu de mal au probable futur président au niveau du scrutin.
Somme toute, avec les faveurs de pronostics pour la majorité des candidats Amp, certains indépendants et candidats de l’opposition aux autres postes du Bureau pourraient toujours surprendre. A cette longue journée de vendredi qui risque de rafler des heures entières à celle de samedi de nous révéler finalement la composition du nouveau bureau qui va effectuer la remise et reprise avec l’équipe Kamerhe ce lundi.
Charles Mukonkole

 

Election du Bureau de l’Assemblée nationale
Majorité ni numérique, ni moutonnière !

Ce vendredi 17 avril 2009, c’est le branlebas de combat à l’Assemblée nationale où les honorables députés vont – au moyen du vote par bulletin secret – procéder à l’élection du nouveau bureau.
Ils sont au nombre de 58, les candidats retenus pour les sept postes dont, pour celui du président, les plus en vue sont Evariste Boshab du Pprd, François Muamba du Mlc et Gilbert Kiakwama de la Cdc.
 Ayant passé les deux ans à vilipender, en direct sur les antennes de la Rtnc, Joseph Kabila, à ridiculiser le Pprd et à se moquer de la coalition « Amp-Palu-Udémo » alignant pourtant près de 350 élus (indépendants compris), Gilbert Kiakwama et François Muamba sont conscients de voir leurs chances dépendre entièrement de la majorité qu’ils n’ont cessé de qualifier tantôt de mécanique, tantôt de moutonnière.
Quelle attitude les députés de la majorité vont-ils adopter ? Ils ont le choix entre confirmer ou non le qualificatif que l’Opposition colle à leur coalition.
Certes, en visant la succession de Vital Kamerhe – ouvertement soutenu par l’Opposition dans sa fronde contre sa famille politique - Kiakwama et Muamba misent sur la fissure.
Il se fait seulement que la majorité a conscience de l’enjeu. Pour rien au monde – et surtout à mi-parcours de la législature – elle n’osera susciter une situation qui donnera l’avantage à l’Opposition. Le discours pour la consommation médiatique est une chose ; celui pour la sauvegarde de la famille politique en est une autre.
Déjà, la « géopolitique » s’invite au débat. En effet, Gilbert Kiakwama est de l’Ouest. Un président de l’Assemblée nationale de l’Ouest (Bas-Congo), un président du Sénat de l’Ouest (Equateur) et un Premier ministre de l’Ouest (Bandundu), on rentre de plain-pied dans le fameux cri de guerre « Pouvoir à l’Ouest, Mort à l’Est ».
François Muamba est du Centre, autrefois assimilé à l’Est. Il pourrait favoriser l’équilibre entre l’Est et l’Ouest. Seulement voilà : son concurrent, Evariste Boshab, est aussi du Centre. Secrétaire général du Pprd, assuré du soutien de la majorité, il a l’assurance de gagner.
Au fait, au nom de cette « géopolitique », Muamba ne devrait jamais dû concourir. Juste pour éviter l’affrontement « interkasaïen ». A moins de renouer avec la méthode de victimisation fort prisée, dans le passé, par l’Udps.
De toutes les façons, cette méthode ne tient pas, cette fois. Pour la bonne et simple raison que ce n’est pas la majorité qui leur dictait, à Kiakwama et lui, la propension à ridiculiser facilement l’adversaire politique. A preuve, ces quelques extraits de leurs déclarations authentiques faites librement depuis qu’ils sont à la chambre basse. Ils ont tellement profité du direct à la Rtnc pour s’autoproclamer bons et proclamer les autres mauvais que l’histoire les rattrape.

 Extraits accusateurs

1. Candidat Gilbert KIAKWAMA
 Appel au renversement de la Majorité Amp-Palu-Udémo
« Si au sortir de cette première législature de la troisième République rien n’est entrepris pour bâtir un véritable Etat de droit, il faut que l’Electeur congolais assume la responsabilité de sanctionner ses Représentants de la Majorité qui n’auront pas permis le changement par leur apathie. Car en définitive, l’Opposition, aussi courageuse soit-elle, restera minoritaire devant une majorité aussi nombreuse qu’introuvable. Le rapport vicié et inefficace de l’actuel type de collaboration entre Institutions ne peut conduire qu’à l’impasse et au blocage. Vous ne me reprocherez pas de ne vous l’avoir pas dit. »
Circonstance : Séminaire organisé par la Linelit
Lieu : Mbanza-Ngungu
Date : du 28 au 30 août 2008

Question : pourquoi alors la majorité mécanique voterait-il pour Gilbert Kiakwama ?
 « Chers collègues de la majorité parlementaire,
« Votez tout ce que vous voulez. Traitez-nous de tous les noms. Mais pouvez-vous au moins vous joindre à nous pour obtenir de votre Premier Ministre et de son gouvernement, ceux d’aujourd’hui et ceux de demain, d’assurer le financement des prochaines élections générales et celui des institutions qui nous permettront de les tenir dans des bonnes conditions. Je pense à la Commission Electorale Nationale Indépendante, au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication, à la Cour Constitutionnelle et autres Juridictions supérieures et enfin au Parlement et à ses Commissions permanentes. Si vous faites au moins cela, vous aurez mérité de la Nation congolaise. »
Circonstance : Débat autour du Projet de Loi budgétaire
Lieu : Assemblée nationale
Date : 5 décembre 2008

Question : pourquoi alors la majorité mécanique voterait-il pour Gilbert Kiakwama ?
 Joseph Kabila et l’Armée
« Le réalisme oblige à constater que, faute d’avoir mis de l’ordre dans la maison Congo dès l’investiture du premier gouvernement de la Troisième République, le Chef de l’Etat congolais ne dispose pas d’une armée à même de l’emporter militairement. Pour les mêmes raisons d’inefficacité dans tous les domaines de la vie nationale, notre gouvernement ne dispose pas de la crédibilité auprès de la population, de la bonne volonté (Goodwill disent les Anglais), de l’autorité enfin, nécessaires pour faire accepter à la Communauté nationale que la négociation implique des renoncements ».
Circonstance : Conférence débat organisé par Le Potentiel
Lieu : Centre Wallonie-Bruxelles
Date : 22 novembre 2008

Question : pourquoi alors la majorité mécanique voterait-il pour Gilbert Kiakwama ?
 La médiocrité de la classe politique congolaise
« En effet, si aujourd’hui les forces d’occupation et d’agression ont pu aisément s’installer et assujettir un grand peuple comme le nôtre, c’est parce qu’elles ont réussi à corrompre les élites congolaises et à en faire des valets au service de leurs intérêts. Cependant, (et heureusement) tous les Congolais n’ont pas courbé l’échine ni fléchi le genou devant l’imposteur national et ses alliés rwandais, ougandais et autres. Quelques rares dignes fils et filles du pays ont jusque là su faire preuve de dignité, de patriotisme et d’intégrité morale en résistant à plusieurs tentatives de corruption. Ce qui leur vaut aujourd’hui d’être la cible d’intimidations et de menaces de tout genre. Malgré tout cela, ils sont restés constants dans leur détermination à dénoncer aussi bien les carences que les excès du régime. Et l’honorable Gilbert Kiakwama Kia Kiziki fait justement partie de ceux là.
«  Tout son montage consistait à discréditer BDK et amener les députés à lever l’immunité parlementaire de Ne Muanda Nsemi pour pouvoir le faire condamner par une justice aux ordres. Il n’a donc pas digéré son échec, en dépit de la majorité mécanique dont dispose le PPRD/AMP à la chambre basse ».
Circonstance : Affaire Bundu dia Kongo
Lieu : Site Apareco
Date : 9 mai 2008

Question : pourquoi alors la majorité mécanique voterait-il pour Gilbert Kiakwama ?
 « Cette majorité numérique ne sait pas ce qu’elle doit faire… »
Question : Pourquoi, selon vous, ça ne démarre pas ? C’est la tête, l’équipe entière ? Ou le programme qui ne marche pas ?
Réponse : « Ça ne marche pas parce que la majorité n’a pas été constituée autour d’un programme. La majorité a été constituée simplement pour avoir une majorité au Parlement. Dès lors, cette majorité mécanique ne sait pas ce qu’elle doit faire, ni ce qu’elle doit demander à son gouvernement. C’est ça le problème de fond. Il n’y a aucune vision, il n’y a aucun programme, dans aucun secteur ».
Circonstance : Bilan l’An 1 du Gouvernement
Lieu : Radio Okapi (site Kakaluigi)
Date : 29 février 2008

Question : pourquoi alors la majorité mécanique voterait-il pour Gilbert Kiakwama ?
 
2. Francois Muamba
 
Une alternative démocratique crédible
« Au vu des faits et enjeux évoqués (…) il apparaît que la tâche prioritaire qui incombe à notre parti est la préparation d’une alternative démocratique crédible »
Circonstance : célébration du 10ème anniversaire du Mlc
Lieu : Fikin
Date : 4 octobre 2008

Question : pourquoi la Majorité doit-elle aider le candidat François Muamba à préparer avec son concours l’alternance favorable au Mlc ?
 L’AMP est une construction sur papier
« La situation de la RDC est particulière. Il n’y a pas de parti majoritaire. Personne n’a la majorité. L’AMP est une construction sur papier. Le peuple a envoyé à l’Assemblée Nationale des députés liés aux partis. D’où les alliances peuvent changer. Ainsi donc, si demain, une majorité de députés se portent sur ma candidature, il faudra simplement le constater et en tirer les conséquences ».
Circonstance : conférence de presse
Lieu : non indiqué (Le Phare du 14 avril 2009)
Date : 13 avril 2009

Question : puisque l’Amp est une construction sur papier, pourquoi ses députés voteront-ils pour François Muamba ?
« Il n’y a pas d’affaire Bemba-Cpi, mais plutôt Kinshasa-Bangui contre Bemba »
« Il n’y a aucune initiative qui vienne de la Cpi. D’où vient-elle alors ? Elle vient de Kinshasa, via Bangui. Nous sommes organisés. Nous savons des navettes que, particulièrement, deux personnes font entre Kinshasa et Bangui. Dernièrement, j’ai lu dans les journaux certains conseils qu’on voulait donner au chef de l’Etat au sujet de son entourage. J’ai l’impression qu’il ne bénéficie pas de bons conseils. Ces 2 personnes, nous les connaissons bien. Nous savons ce qu’elles font. C’est là la question : où veut-on en venir ? ».
Circonstance : Forum de la presse politique
Lieu : 17 avril 2008 (site mlc-france.org
Date : 13 avril 2009

Question : puisque l’Amp est pour quelque chose dans l’arrestation de Bemba, pourquoi voterait-elle pour François Muamba ?
Pas de corruption
En surfant sur Internet, les Internautes peuvent trouver d’autres déclarations, plus pimentées, donc plus choquantes que celles sélectionnées ici.
En se ressaisissant – parce qu’elle y est bien obligée – la coalition Amp-Palu-Udémo va assurément resserrer ses rangs en votant pour tous ses 7 candidats.
Personne de sensé ne pourra y voir de la corruption. Autrement, ceux qui savaient n’y avoir pas de chance ne se seraient pas risqués de concourir.
Omer Nsongo die Lema

 

Après le lancement d’un nouveau courant à l’Assemblée nationale
Et si Kamerhe créait son parti politique ?

Les observateurs sont unanimes à reconnaître que l’ancien président de la chambre basse du Parlement, Vital Kamerhe refuse de mourir politiquement. Après s’être battu corps et âme pour défendre la « légalité », sa « légalité » au perchoir de l’Assemblée nationale, mal lui a finalement pris de jeter l’éponge malgré sa témérité. Preuve que sa « légalité » était loin d’emprunter le même chemin que celui du Pprd, son parti pour lequel il a donné le meilleur de lui-même lorsqu’il occupa jadis le poste de secrétaire général et ensuite celui de l’Alliance pour la majorité présidentielle (Amp). En lançant au sein du Parlement le « courant de réflexion pour la défense de la démocratie et des valeurs républicaines », Kamerhe prouve sa capacité de fin manœuvrier.
Bien qu’il ait indiqué que ce nouveau courant n’était point l’appendice d’un quelconque parti politique ou en porte-en-faux avec n’importe lequel, on ne reconnaît pas moins que l’ancien speaker entend retrouver sa liberté de mouvement et surtout se présenter comme un interlocuteur sérieux dans les enjeux présents et futurs, étant donné que son courant compterait près de soixante-dix députés nationaux.
Ce qui, en principe, lui accorde une marge des manœuvres lui permettant de négocier certains « contrats » politiques et de peser sur l’avenir. A l’analyse des faits, cela relève de la bonne guerre. Pourrait-il cependant aller jusqu’à franchir le Rubicon en créant son propre parti politique ? C’est la grande question.

Oser comme Mack Sall !
Au Sénégal, lorsque l’ancien président de l’Assemblée nationale fut déboulonné en 2008 dans presque les mêmes circonstances que Vital Kamerhe après que sa famille politique l’eut disgracié, il n’hésita pas à plier bagages. Quelques temps après, il eut le courage de lancer son parti qui, aux dernières élections locales, n’a guère manqué de prouver sa popularité en réalisant des résultats tout au moins probants. C’est de cette façon que l’on mesure la capacité d’un politique d’une envergure nationale.
Vital Kamerhe aurait-il les mêmes calculs que Macky Sall ? A ce stade, on ne peut le confirmer ou l’infirmer. Ce qui est cependant évident, c’est que l’ancien speaker de l’Assemblée nationale ne manque pas d’ambitions. Au-delà de l’initiative de la création au sein de la chambre basse du Parlement du « courant de réflexion pour la défense de la démocratie et des valeurs républicaines », on le soupçonne de nourrir des intentions de ne pas s’arrêter en chemin et de foncer plus loin. Au « service » du chef de l’Etat, Joseph Kabila, n’a-t-il pas démontré son zèle jusqu’à déclarer à Jeune Afrique dans une interview accordée après les élections générales de 2006 des propos qui indiquaient- c’est selon –qu’il avait bien plus d’un tour dans son sac ?
Dans les circonstances actuelles, il est vrai qu’en dépit du soutien de son clan et de sa base du Sud-Kivu et d’ailleurs et de certaines chancelleries, le député élu de la circonscription de Bukavu ne saurait s’hasarder à braver l’expérience pour des raisons évidentes. La Constitution de la Rd Congo stipule dans son article 110 s’agissant de la fin du mandat de député national ou de sénateur dans le dernier alinéa ce qui suit : « Tout député national ou tout sénateur qui quitte délibérément son parti politique durant la législature est réputé renoncer à son mandat parlementaire obtenu dans le cadre dudit parti politique ». Légaliste devant l’Eternel, on voit très mal Kamerhe quitter aujourd’hui le Pprd, son parti, avec pour conséquence d’écourter son mandat de député national. Sans doute qu’en attendant des jours meilleurs, les rapports de forces étant inégaux, il résistera en vue d’exister politiquement. Exister, c’est le credo de tout politicien aux dents longues et acérées.
Ndong.M.N.