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En se faisant nommer directeurs dans l’administration
publique
Les ministres Sulubika, Botoro et Lubamba s’excluent du
Gouvenement
Mise en ligne mardi 18 août 2009
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Le
séisme politique attendu au sein du gouvernement n’a pas
encore eu lieu, mais voilà que des membres de l’équipe
Muzito I se font déjà siffler hors-jeu par des attitudes
désinvoltes. Il s’agit particulièrement des ministres de
la Fonction publique, Botoro, de la Jeunesse et des
Sports, Patrice Sulubika et du vice-ministre du Budget,
Alain Lubamba dont les noms se retrouvent parmi les
agents de l’Etat ayant bénéficié de la promotion en
grades de directeur lors de dernières nominations
opérées par le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange.
L’affaire fait grand bruit dans les milieux de
l’administration publique au point qu’elle soulève une
vive réaction de la part des syndicats. Considérant que
le président de la République a été induit en erreur par
des collaborateurs visant principalement leurs intérêts
personnels, les syndicalistes s’insurgent contre ce
qu’ils jugent comme une tricherie en règle et exigent
que réparation soit faite. Dans les milieux intéressés,
on se pose la question de savoir : comment une telle
supercherie pouvait intervenir sans la duplicité des
membres du gouvernement concernés ?
Y répondant dimanche dernier sur Antenne A, le ministre
de la Fonction publique, Botoro n’a nullement convaincu
par des balbutiements cachant mal l’embarras. A lui en
croire, en cas de détachement ou de mise en
disponibilité, un fonctionnaire de l’Etat peut
bénéficier d’une promotion. Ce à quoi s’insurge
l’opinion car, dans le cas d’espèce, la nomination dans
un gouvernement ne saurait être assimilé ni au
détachement encore moins à la mise en disponibilité. Il
est évident, d’autre part, que les ministres mis au
pilori ont été nommés par ordonnance présidentielle et
c’est aussi une ordonnance présidentielle qui les nomme
au grade de directeur. Or, il est clairement stipulé,
dans cette seconde décision de nomination, que celle-ci
abroge toutes les dispositions antérieures. En droit,
cela s’appelle le parallélisme de formes et en appelle
impérativement à la démission pure et simple des membres
du gouvernement concernés qui assurément, ont voulu
s’aménager une voie de sortie honorable à leur départ de
l’Exécutif. Le drame, c’est qu’en procédant de la sorte,
les auteurs de ce scandale piègent le chef de l’Etat et
s’adonnent à des pratiques licencieuses décriées à
l’heure de l’opération « tolérance zéro ».
Dans cette affaire, le bât blesse aussi d’autant plus
qu’elle expose les ministres concernés en justice étant
donné le fait que les actes qu’ils posent sont désormais
attaquables. Qu’est-ce qui pourrait se passer après ce
pavé dans la marre soulevant des vifs remous auprès des
syndicats des fonctionnaires ? C’est la grande question.
Cette tempête soulevée au moment où on parle de plus en
plus de l’éventualité d’un chambardement au niveau du
gouvernement relance le débat sur l’engagement de
certains ministres qui, visiblement, ne visent que des
intérêts égoïstes.
La République
Moïse Katumbi se penche sur la criminalité au Katanga
Mise en ligne mardi 18 août 2009
La criminalité
croissante dans la Province du Katanga préoccupe au plus
haut point le gouvernement provincial. Ainsi, au cours
de la réunion provinciale du conseil des ministres du
vendredi 14 août 2009, le gouverneur Moïse Katumbi
Chapwe a concentré sa communication autour des cas de
criminalité que l’on compte dans cette partie du
territoire national.
Pour le chef de
l’exécutif provincial, cette criminalité croissante se
présente sous trois formes notamment le banditisme et le
vol à main armé, le vol de câbles électriques ainsi que
la consommation de l’alcool à dose non autorisé et/ou
fabriqué localement. Le gouverneur Moïse Katumbi de
province s’est dit préoccupé par cette situation et des
mesures pour l’éradiquer sont à l’étude. Au cours de ce
conseil provincial, le ministre de l’Intérieur,
Décentralisation et Affaires coutumières, Dikanga
Kazadi, a fait un bref rapport sur les travaux
d’arbitrages des conflits coutumiers dans la province du
Katanga.
De ce rapport, il
ressort que le district du Lualaba, dans l’Ouest de la
province, ne connaît plus de problème de conflit
coutumier. Par contre, dans les districts de Tanganyika
et du Haut Lomami situé respectivement au centre et dans
l’Est du Katanga, des problèmes sont encore présents. Il
y a donc du travail à faire pour régler ces problèmes.
Ce rapport indique également que quelques problèmes
mineurs sont encore observés dans le district du Haut
Katanga.
S’agissant des travaux
routiers qui s’effectuent dans la province cuprifère, le
ministre provincial des infrastructures, urbanisme et
transport, Fridolin Kasweshi a fait un rapport
d’ensemble de la province. Le conseil a pris acte de ce
rapport et a demandé au ministre de tutelle de se
concerter avec les entreprises chinoises de construction
des routes en vue d’évaluer les travaux déjà effectués.
Le plan « Arsenal du
Katanga » étant arrivé à terme, le conseil provincial
des ministres a décidé d’élaborer un plan quinquennal de
2010 à 2014. Pour ce faire, les maires des villes, les
commissaires des districts, les administrateurs des
territoires y seront associé aussi bien à son
élaboration qu’à son exécution, indique le compte-rendu
du gouvernement provincial.
Marthe Bosuandole
Développement
Le Fonds social de la République renforce les capacités
des agences d’exécution du Katanga
Mise en ligne mardi 18 août 2009
Le
Fonds social de la République (FSR) a organisé un
atelier de formation sur les exigences des projets
communautaires à Lubumbashi dans la province du Katanga.
La clôture de cet atelier qui avait pour objectif de
renforcer les capacités des agences locales d’exécution
des cellules est intervenue le 14 août dernier avec la
remise des brevets de participation à tous les
séminaristes.
Pour Didier Mubinzi,
facilitateur chargé de renforcement à ces assises,
l’effort a été fait du côté du FSR en simplifiant
certaines choses afin de permettre à tous les
participants de s’en approprier pour un usage
harmonieux.
De son côté, le
coordonnateur du FSR au Katanga, Eugène Kasato a estimé,
a l’issue de cet atelier que cette formation permettra
de porter haut le flambeau du développement
communautaire du Katanga, surtout qu’il a également été
question de mettre tous les participant à niveau pour
assurer cette tâche.
Les participants ont
assuré que cette formation leur permettra, entre autres,
de bien gérer les fonds mis à leur disposition par les
bailleurs des fonds. Les bénéficiaires de cette
formation étaient venus de Kalemie, Kongolo, Kolwezi
pour se joindre à leurs collègues de Lubumbashi.
Marthe Bosuandole
Après la Belgique, la France et le Portugal
L’Afrique du sud refuse d’accueillir Bemba
Mise en ligne mardi 18 août 2009
Selon
le journal sud-africain «Sand Times», citant des sources
gouvernementales, la demande des avocats de Jean-Pierre
Bemba d’accueillir en Afrique du sud leur client dans
l’attente de son procès a reçu une fin de non recevoir.
Contacté par BBC, le porte-parole du ministère
sud-africain des Affaires étrangères déclare, pour sa
part, qu’aucune requête n’a été reçue dans ce sens. Sans
doute le langage diplomatique habituel pour occulter le
désarroi que cette démarche suscite étant donné le
minimum de garanties que le pays arc-en-ciel se doit de
donner avant de s’engager et pour faire face à toute
imprévisibilité. On s’y attendait après le refus de la
France, de la Belgique et du Portugal…à ne pas ouvrir
leurs frontières au prévenu de la Cour pénale
internationale pour la bonne et simple raison qu’en
matière de justice internationale, Pretoria a déjà
annoncé la couleur en se chargeant d’arrêter, en cas de
faux pas, le président soudanais El Bechir, poursuivi
lui aussi, par la Cpi.
En attendant une terre d’accueil insaisissable pour
l’ancien vice- président Bemba, l’annonce faite vendredi
dernier par la Cour pénale internationale de sa « mise
en liberté provisoire » a suscité une vive émotion dans
les milieux de ses partisans tant au pays qu’à
l’étranger. Certains auraient même sablé le champagne et
fêté à l’ombre des villas cossus. A Kinshasa comme à
Mbandaka, le chef-lieu de la province de l’Equateur qui
est considéré comme le bastion du Mlc, son parti
politique, c’était l’euphorie générale. On comprend que
les avocats de Bemba qui voulaient d’une liberté
conditionnelle de leur client l’aient finalement
obtenue. Dans la foulée, les plus audacieux voient déjà
en cette décision judiciaire qui irrite le procureur de
la Cpi, Luis Moreno Ocampo, un changement de la donne
sur le terrain politique en Rdc. On se demande si ce
n’est pas aller vite en besogne que de raisonner,
présentement, de cette manière-là étant donné certaines
conditionnalités liées à ce dossier. Le procureur de la
Cpi a, d’ores et déjà, décidé de faire appel. De quoi
sera alors fait demain, Bemba restant encore en prison ?
Il est clair que « l’exécution de cette décision est
reportée dans l’attente de la détermination de l’Etat
sur le territoire duquel Jean-Pierre Bemba Gombo sera
libéré et de la détermination des conditions qui lui
seront imposées », selon le communiqué de la Cpi. A
cet effet, la cour tiendra entre le 7 et le 14 septembre
des audiences pour entendre les observations des Etats
susceptibles d’accueillir l’accusé, à savoir la
Belgique, la France, le Portugal, l’Afrique du Sud,
l’Italie et l’Allemagne. Il se fait que la plupart se
sont déjà prononcés contre. On croit savoir que
l‘Allemagne et l’Italie risquent, par solidarité
européenne, de faire chorus avec d’autres pays qui se
sont déjà prononcés. Cependant le 24 août, la chambre
d’appel va examiner si la décision de « le remettre en
liberté est correcte ». Pour le procureur Ocampo qui
s’insurge contre cette ordonnance de la chambre
préliminaire II, Bemba doit rester en prison car, selon
lui, il y a de risque sur sa fuite et la sécurité des
témoins.
Accusé de meurtre, viol et pillage notamment des crimes
de guerre et des crimes contre l’humanité, le procès de
Bemba aura bel et bien lieu quand bien même il aurait
bénéficié d’une «liberté provisoire». Ce qui veut
dire, en clair, que le dossier n’est nullement clos. Du
point de vue de la Cpi, lors de ses précédentes
comparutions, les allégations avancées comportaient
« suffisamment d’éléments de preuves » pour
justifier la tenue d’un procès, d’où elle avait ordonné
le 15 juin de le renvoyer en jugement en sa qualité de
«chef militaire» du Mlc. Dommage que, dans cette
affaire, la passion l’emporte, dans les milieux de ses
partisans, sur la raison à travers des jugements souvent
hâtifs. Heureusement que le bureau de représentation de
la Cpi à Kinshasa replace, à chaque occasion,
l’information dans son vrai contexte en faisant la part
du faux et du vrai.
La République
Rentrée parlementaire de septembre
Muzito sur les traces de Gizenga
Mise en ligne lundi 17 août 2009
Le
premier a suc-cédé au second à la tête du Gouvernement
depuis le mois de septembre de l’année passée. Les deux
sont membres d’un même parti politique, le Palu, auquel
le fauteuil de Premier ministre serait indiscutablement
accordé pour toute la durée de la législature en cours,
grâce à la magie des négociations et accords politiques
préélectoraux.
Les deux bonzes du Palu partagent tellement des
similitudes qu’on se croirait avoir à faire à une seule
et même personne, à quelques exceptions près. Si on met
de côté les quelques rares dissemblances, on réalise,
chose étonnante, que la Rdc postélectorale, qui a déjà
connu trois gouvernements, est dirigé de la même et
unique façon depuis 2006.
Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à jauger la
température politique qui prévaut au pays à quelques
jours de la rentrée parlementaire de septembre. Les
observateurs les plus avertis de la scène politique
congolaise n’hésiteront pas à remarquer qu’il y a une
année, l’ambiance politique était exactement la même à
la même période. Trop des mécontentements populaires
appuyés par une extraordinaire mobilisation des élus
nationaux contre l’action du Premier ministre. Il y a
une année, députés et sénateurs attendaient de pieds
fermes le prédécesseur d’Adolphe Muzito. Le climat était
tellement délétère que le Patriarche Gizenga s’était vu
contraint de jeter l’éponge en lieu et place de livrer
une bataille qu’il savait perdue d’avance.
Une année après, le pays se retrouve dans la même
configuration politique avec un Premier ministre qui est
tout sauf politiquement fort. En effet, l’homme ne peut
compter, à la chambre basse, que sur l’appui de la
trentaine des députés du Palu qui seuls peuvent encore
voter contre une motion de défiance portée contre lui.
Cette motion, qui est en veilleuse depuis la fin de la
session ordinaire de mars dernier, sera l’un des points
urgents à traiter à l’ordre du jour de la prochaine
session. A en juger les réactions des députés, y compris
ceux de la majorité, il y a lieu de craindre pour le
successeur d’Antoine Gizenga.
Des nombreux points des frictions, en effet, divisent
les élus et l’actuel chef de l’exécutif. Outre la fin de
non recevoir qu’ils risquent de réserver à son projet de
collectif budgétaire prévu pour septembre, les élus sont
particulièrement révoltés contre l’absence des
performances de ce gouvernement qui se traduit par
l’inapplicabilité du budget de l’Etat pour l’exercice
2009 pourtant voté depuis décembre 2008. A cela, il faut
ajouter le peu d’empressement du Premier ministre à
appliquer aux grands gestionnaires, y compris les
ministres et les Adg, la politique dite de tolérance
zéro, chère au président de la République. On ne sent
pas la volonté de Muzito à trainer devant les tribunaux,
les criminels à cols blancs qui pullulent dans les
entreprises publiques et les régies financières alors
qu’il fait chaque jour le triste constat du faible taux
de mobilisation des recettes. L’homme serait-il un
éternel pleurnichard ? On craint qu’il en soit
malheureusement le cas surtout qu’il n’arrive pas à
s’imposer sur certains de ses ministres. Le cas de
l’Onatra est plus qu’éloquent où ses instructions,
contraires à la ligne de son ministre du Portefeuille,
souffre d’inexécution. Cette faiblesse est
contreproductif pour le pays et le chef de l’Etat en ce
moment où l’ensemble de la population est derrière
Joseph Kabila pour mettre définitivement fin à la
corruption et aux antivaleurs. La preuve de son peu
d’empressement dans ce domaine a été donné par la
timidité avec laquelle il a combattu la corruption au
sein de l’armée alors qu’il avait lui-même eu la preuve
matériel des détournements qui s’y déroulent. Il a fallu
que le chef de l’Etat s’implique personnellement dans le
dossier pour voir quelques officiers être traînés devant
les juridictions militaires.
Ce fait politique, associé au climat social très morose
qui sévit actuellement au pays, montre qu’ Adolphe
Muzito est loin, très loin, d’avoir atteint les missions
qui lui ont été confiés par le chef de l’Etat à son
entrée en fonction. Même sur le plan de la résolution du
conflit à l’Est du pays, son rôle n’a pas été
déterminant. Il semble avoir abandonné à Joseph Kabila
l’essentiel des combats, y compris celui de la
diplomatie qui a été déterminant dans le règlement de ce
conflit.
Faut-il dire que les élus font de l’acharnement gratuit
sur le chef de l’exécutif ? On ne le pense pas au vue
des résultats de ce gouvernement. La vérité est
qu’entre Muzito et les députés nationaux, l’ambiance
n’est pas au beau fixe.
Dès lors, la seule inconnue reste l’attitude de
l’intéressé. Acceptera-t-il de livrer le combat au mois
de septembre en affrontant la furie parlementaire ou, à
l’image de son prédécesseur, jettera-il l’éponge en
démissionnant ? Toutes les hypothèses sont plausibles.
L’homme est politiquement aguerri pour savoir quelle
position adopter en septembre. Mais, d’ores et déjà,
certaines sources du Palu renseignent, de manière
purement officieuse, qu’Adolphe Muzito ne serait pas
loin de suivre le schéma d’Antoine Gizenga. Une
démission du Premier ministre n’est donc pas à écarter ;
elle serait sérieusement envisager.
Ainsi, trois ans après la gestion du Palu, la population
aura retenu que les deux personnalités de ce parti se
seraient caractérisées par une ressemblance étonnante en
ce qui concerne la fin de leur règne, à savoir une
impopularité criante à la chambre basse du Parlement.
Muzito tirera-t-il les conséquences politiques qui
s’imposent ? On attend la rentrée pour en avoir la
confirmation.
ZM
Opération «tolérance zéro»
L’Amp prête à lâcher les ministres encombrants
Mise en ligne vendredi 17 août 2009
-
Au sein de la plate-forme présidentielle, les choses
bougent. Le secrétaire exécutif adjoint, Koyagialo vient
de lancer un pavé dans la marre en annonçant
publiquement de nouvelles orientations parmi lesquelles
le lâchage au sein du gouvernement des ministres
corrompus
Dans
les milieux politiques généralement bien informés, on ne
fait plus mystère de l’éventualité de la recomposition
des forces en présence. Les enjeux actuels et futurs
sont tels que cela devient un impératif majeur. En
politique, il est de bon aloi qu’à chaque étape, on
adapte la démarche aux circonstances de l’heure et en
fonction de l’avenir. C’est à l’aune du parcours déjà
effectué par les institutions depuis le début de la 3ème République
et de prochaines batailles dont les futures échéances
électorales, que s’impose la nouvelle dynamique. Ayant
suffisamment été renseigné des attitudes et des
capacités des hommes qui gouvernent, on révèle que le
chef de l’Etat, Joseph Kabila est à même, aujourd’hui,
d’apprécier les actions des uns et de distribuer des
cartons rouges à d’autres. L’opération « tolérance
zéro » qu’il vient d’initier procède, de ce fait, dans
la ligne droite d’imposer un nouveau style de
gouvernance basé sur la transparence, la lutte contre la
corruption et l’impunité. Cela ne pourrait cependant se
faire sans bouleversement sur l’échiquier politique.
C’est dans ce cadre qu’il faudrait placer les
déclarations faites jeudi dernier par le secrétaire
exécutif adjoint de l’Alliance pour la majorité
présidentielle (Amp), Koyagialo Gbase te Gerengbo selon
lesquelles la plate-forme présidentielle ne va, dans le
cadre de l’opération «tolérance zéro», garder
dans le gouvernement les ministres accusés de
corruption. En tenant publiquement de tels propos, le
numéro deux de l’exécutif de l’Amp a sonné l’hallali
dans le camp présidentiel. Depuis cette fracassante
annonce, on indique que c’est le branle-bas de combat
dans les milieux concernés où les personnes intéressées
savent qu’ils sont déjà condamnés au départ. Cela prouve
aussi que dans le prochain gouvernement plusieurs têtes
vont tomber car, des doigts accusateurs sont pointés sur
la plupart parmi eux. Tel est le cas de ceux communément
appelés « ministres 30 % » qui s’illustrent par la
perception d’importantes sommes d’argent pour se voir
accorder un quelconque marché d’Etat ou tout simplement
pour le traitement d’un dossier juteux. Ce genre de
comportement décourage le plus souvent les investisseurs
qui ne savent à quel saint se vouer.
Comme on ne fait pas des omelettes sans casser des œufs,
il est évident qu’il faudrait absolument s’attendre à ce
que plusieurs ministres du gouvernement Muzito cèdent
leurs fauteuils à d’autres plus aguerris. On raconte que
plusieurs auraient trempé dans des opérations
maffieuses. Des dossiers noirs les concernant sont
d’ores et déjà rangés dans les tiroirs en haut lieu
lesquels finiraient prochainement par être transmis au
Parquet général de la République.
Des hommes nouveaux pour gagner le pari de développement
A mi-mandat, le président Kabila qui tient à redorer le
blason terni de l’image du pays et rééditer l’exploit
réalisé aux élections de 2006 ne saurait gagner le pari
qu’en apportant le changement qu’attendent les Congolais
dans leur vécu quotidien par la bonne gouvernance. Or,
cela ne pourrait se réaliser sans le concours à ses
côtés des femmes et des hommes réellement engagés et
partageant la même vision du destin du Congo que lui.
Ces oiseaux rares existent. Chaque jour qui passe, ils
confirment par leur engagement et leur disponibilité à
se consacrer entièrement pour le développement national
à travers le programme des 5 chantiers. Les défis à
relever sont autant colossaux que difficiles et le temps
qui reste jusqu’à la fin du mandat actuel devraient être
mis à profit pour baliser la voie, étape indispensable
pour créer les conditions du
succès.
NMN
Malgré l’ordonnance de la «mise en liberté provisoire»
de la Cpi
Le procès Bemba reste maintenu
Mise en ligne vendredi 17 août 2009
L’annonce
faite vendredi dernier par la Cour pénale internationale
de la «mise en liberté provisoire» de Jean-Pierre
Bemba, ancien vice-président de la Rd Congo a suscité
une vive émotion dans les milieux de ses partisans tant
au pays qu’à l’étranger. Certains auraient même sablé le
champagne et fêté à l’ombre des villas cossus. A
Kinshasa comme à Mbandaka, le chef-lieu de la province
de l’Equateur qui est considéré comme le bastion du Mlc,
son parti politique, c’était l’euphorie générale. On
comprend que les avocats de Bemba qui voulaient d’une
liberté conditionnelle de leur client l’aient finalement
obtenu. Dans la foulée, les plus audacieux voient déjà
en cette décision judiciaire qui irrite le procureur de
la Cpi, Luis Moreno Ocampo, un changement de la donne
sur le terrain politique en Rdc. On se demande si ce
n’est pas allé vite en besogne que de raisonner,
présentement, de cette manière-là étant donné certaines
conditionnalités liées à ce dossier. Le procureur de la
Cpi a, d’ores et déjà, décidé de faire appel. De quoi
sera alors fait demain, Bemba restant encore en prison ?
Il est clair que « l’exécution de cette décision est
reportée dans l’attente de la détermination de l’Etat
sur le territoire duquel Jean-Pierre Bemba Gombo sera
libéré et de la détermination des conditions qui lui
seront imposées », selon le communiqué de la Cpi. A
cet effet, la cour tiendra entre le 7 et le 14 septembre
des audiences pour entendre les observations des Etats
susceptibles d’accueillir l’accusé, à savoir la
Belgique, la France, le Portugal, l’Afrique du Sud,
l’Italie et l’Allemagne. Cependant le 24 août, la
chambre d’appel va examiner si la décision de « le
remettre en liberté est correcte ». Pour le
procureur Ocampo qui s’insurge contre cette ordonnance
de la chambre préliminaire II, Bemba doit rester en
prison car, selon lui, il y a de risque sur sa fuite et
la sécurité des témoins.
Accusé de meurtre, viol et pillage notamment des crimes
de guerre et des crimes contre l’humanité, le procès de
Bemba aura bel et bien lieu quand bien même il aurait
bénéficié d’une « liberté provisoire ». Ce qui
veut dire, en clair, que le dossier n’est nullement
clos. Du point de vue de la Cpi, lors de ses précédentes
comparutions, les allégations avancées comportaient
« suffisamment d’éléments de preuves » pour justifier la
tenue d’un procès, d’où elle avait ordonné le 15 juin de
le renvoyer en jugement en sa qualité de « chef
militaire » du Mlc. Dommage que, dans cette affaire,
la passion l’emporte sur la raison à travers des
jugements souvent hâtifs. Heureusement que le bureau de
représentation de la Cpi à Kinshasa replace, à chaque
occasion, l’information dans son vrai contexte en
faisant la part du faux et du vrai.
La République
La rentrée politique s’annonce houleuse
Profonde restructuration du Gouvernement à l’ordre du
jour
Mise en ligne vendredi 14 août 2009
«Les
Etats-Unis sont désormais un partenaire d’espoir pour
aider la Rdc à écrire une nouvelle page de l’histoire du
peuple congolais».
Cette profession de foi annoncée sous forme d’engagement
de l’administration américaine a été faite lors du
récent séjour en Rdc de la secrétaire d’Etat, Hillary
Clinton. Dans les analyses, elle suscite des
commentaires en sens divers d’autant plus que la
déclaration de la troisième personnalité du gouvernement
américain ne s’est pas arrêtée-là. Elle est allée plus
loin en soulevant le bouchon très haut en énonçant que
ce credo ne pourrait se concrétiser qu’ «à
condition : qu’il y ait des changements significatifs
dans les affaires et dans la législation». Ne nous
voilons pas les yeux comme l’autruche, cela suppose des
bouleversements sur l’échiquier politique en mettant à
l’ouvrage des hommes d’expérience et engagés. Certes que
la messe de Goma a été dite mardi dernier entre les deux
officiants, Joseph Kabila Kabange, chef de l’Etat
congolais et Mme Hillary Clinton, secrétaire d’Etat
américaine. Comment cependant capitaliser le grand
retour des Etats-Unis en République démocratique du
Congo dans l’intérêt de deux capitales sans faire foi à
ce préalable? Dans le fond, c’est la grande
interrogation. Le poids du lourd passé des relations
entre Washington et Kinshasa marqué par des hauts et des
bas notamment depuis l’accession du pays à
l’indépendance, le coup d’Etat du 24 novembre 1965
jusqu’à la chute du maréchal Mobutu en 1997, les
rapports tendus entre le gouvernement américain de
l’époque conduit par Bill Clinton et Laurent-Désiré
Kabila, suivi de la deuxième guerre du 2 août
1978…méritait absolument qu’une nouvelle page de
l’histoire entre les deux pays soit tournée. Cela est
désormais chose faite. Mais, de quoi sera fait demain ?
Il est évident qu’Hillary Clinton n’est guère venue
s’ingérer dans les affaires intérieures de la Rdc en
imposant un quelconque schéma, elle a cependant apporté
la promesse du concours de l’administration Obama à la
jeune démocratie congolaise qui en a besoin et qui vit
encore son étape d’apprentissage. Faut-il pour autant
s’en plaindre et continuer à ressasser le passé au lieu
de tourner les regards vers l’avenir ?
A
plusieurs reprises dans ses propos, la chef de la
diplomatie américaine est revenue sur la nécessité pour
la Rdc d’opter pour la bonne gouvernance, la fin du
règne de la corruption et de l’impunité gangrenant
l’Etat congolais depuis des décennies. En déclenchant
l’opération «tolérance zéro» dans tous les
secteurs de la vie nationale, Joseph Kabila a
particulièrement donné un signal fort car, il a
finalement mis le doigt dans une plaie béante. Encore
faudrait-il que cette croisade des bonnes mœurs tant
dans le secteur institutionnel que public se poursuive
dans l’intérêt général ! Selon des sources généralement
bien informées, on renseigne qu’impérativement ce
«nettoyage à sec» de l’espace congolais devrait être
suivi d’importants changements. Le séjour kivutien du
chef de l’Etat est mis à profit pour y contribuer. Après
les déclarations qu’il avait faites, à l’époque, à nos
confrères de New York Times et du quotidien belge Le
Soir, certains croient qu’il aurait abandonné
définitivement ce dont lui-même avait annoncé. C’est
sans doute mal le connaitre lui qui, dernièrement, a
provoqué la surprise avec les ordonnances du 15 et 31
juillet 2009 portant révocation, mise à la retraite et
promotion des magistrats. En procédant à une nouvelle
mise en place dans la magistrature, secteur fortement
décrié dans l’opinion, il s’est résolument engagé dans
la lutte contre les anti-valeurs.
Promesses et incertitudes
A maints
égards, la rentrée politique s’annonce houleuse,
promesses et incertitudes s’alternent. A l’Assemblée
nationale, les arriérés parlementaires parmi lesquels
figure la motion de défiance du Premier ministre,
Adolphe Muzito n’ont pas encore révélé tous leurs
secrets aussi bien que la levée de l’immunité
parlementaire des treize députés cités dans le dossier
de la manipulation du budget 2008. Septembre risque de
s’avérer chaud dans les manœuvres politiques. Dans
l’entretemps, on révèle que le président de la
République peaufine des plans en perspective de
prochaines batailles et de plusieurs défis à relever.
Rien n’indique qu’il s’arrêtera en chemin après avoir
balayé les magistrats corrompus et dont les dossiers se
trouvent sur la table du Pgr. Il est sûr que le
nettoyage des écuries d’Augias va se poursuivre jusque
dans le gouvernement. Malheur à ceux qui croient que
Joseph Kabila est distrait, des surprises les attendent.
D’ores et
déjà, il est indiqué que la prochaine équipe de
l’Exécutif aura moins de ministres et certaines têtes
dorées du gouvernement vont tomber.
Ndong.M.N.
Visite d’Hillary Clinton en Rdc
L’opposition congolaise renvoyée aux études
Mise en ligne vendredi 14 août 2009
Les
conversations des Congolais tournent encore autour de la
visite de la secrétaire d’Etat américaine en Rdc. Visite
qui signe le retour du pays dans le concert des nations
paisibles et engagés sur le processus de développement.
Pour signer cet effort collectif, Hillary Clinton s’est
empêchée de distribuer des cartes de sainteté
complaisante. Bien au contraire, le chef de la
diplomatie a recouru à une expression sèche pour inviter
chaque maillon de la société à assumer pleinement et
correctement ses responsabilités. Aussi a-t-elle invité
le gouvernement congolais à plus de transparence et
d’équité dans la gestion des ressources nationales. Il
en est de même des efforts à déployer dans la protection
et le respect des droits de l’homme. La secrétaire
d’Etat américaine, rappelle-t-on, a fait cette
exhortation au cours d’un dîner avec les membres du
gouvernement congolais au Grand Hôtel Kinshasa, le jour
même de son arrivée dans la capitale congolaise. Au
cours de la même rencontre, Mme Clinton a rassuré le
premier ministre Adolphe Muzito de l’engagement du
gouvernement américain à œuvrer pour un avenir meilleur
de la Rdc. Quitte, pour le gouvernement congolais, à
instaurer la bonne gouvernance, à mettre fin à la
corruption étendue, aux violences sexuelles, et à mettre
en valeur toutes les richesses pour le bien-être du
peuple congolais.
Quelle
serait alors la part de l’opposition dans cet effort
collectif de reconstruction du pays ? La question
circule dans les milieux avisés. Un avisé de la trempe
de Kiakwama kia Kiziki s’en est aperçu à temps. Sur les
antennes de Radio Okapi, le député national, membre de
l’opposition institutionnelle regrette : « Comme
membre de l’opposition, je dois faire remarquer
qu’aucune disposition n’est prise pour qu’on rencontre
la secrétaire d’Etat, Mme Hillary Clinton. Donc, une
fois de plus, nos partenaires extérieurs n’écouteront
qu’une seule voix. Tout ce qui a été hier comme éléments
de politique internationale, tenir compte de la
géopolitique et de la géostratégie, notamment, le fait
que l’on constate que le fonds de commerce du génocide
s’essouffle et que de plus en plus, c’est la
prédominance de l’exigence du respect des droits de
l’homme, je crois que le président Obama est en train de
définir une nouvelle politique fondée sur la
responsabilité des Africains qui doivent assumer, à la
fois, les choix de leurs démarches pour le
développement, mais en même temps, assurer la
responsabilité des actions qu’ils posent. Tout ceci
fondé sur les valeurs démocratiques qui doivent être le
respect des droits de l’homme, le pluralisme politique,
la transparence et la nécessité de rendre compte à son
peuple. »
Kiakwama
n’a pas tort de relever l’intérêt que l’administration
américaine – comme toute vieille démocratie d’ailleurs –
accorde au pluralisme politique dans tout Etat qui
aspire au développement. Comment alors expliquer que le
chef de la diplomatie américaine ait éludé la rencontre
avec les oppositions congolaises (institutionnelle et
non institutionnelle) ? A ce sujet, les propos, dits
injurieux, de l’actuel président sénégalais, au début du
processus démocratique, remontent à la surface. Il avait
qualifié la classe politique congolaise de médiocre.
Médiocre parce que sans idéal, sans objectif précis, ne
maîtrisant pas les enjeux politiques nationaux et
internationaux et qui, pis est, applique la politique de
« ôte toi de là que je m’y mette ». Non pas pour l’intérêt
de la nation mais pour satisfaire des intérêts égoïstes.
En Rdc l’opposition ne porte pas sur la méthode de
gestion, sur l’idéologie … mais plutôt sur la
possibilité de se positionner au pouvoir. Ainsi l’on
retrouve des partis se réclamant de la gauche qui
coalisent avec ceux qui affichent les couleurs de la
droite. Lucide, Hillary Clinton ne pouvait point se
prêter à rencontrer une telle classe politique
(acceptons l’épithète), lorsqu’elle vient traiter des
questions sérieuses.
La
marginalisation de l’opposition congolaise dans son
ensemble sonne ainsi comme une exhortation au changement
de comportement, à la prise de conscience de ses
responsabilités, bref à la purification de ce corps
essentiel dans l’instauration d’une véritable
démocratie. L’heure ne se prête plus à la blague, à la
ballade des courtisans en quête d’aumônes, de postes de
gestion (sans conscience de ses responsabilités) ; il
faut une nouvelle race d’opposants pour le pays. Quel
crédit pourrait-on accorder à un regroupement de
personnes qui n’arrivent pas à se choisir le porte
parole alors que le parlement fonctionne depuis près de
trois ans déjà et que le texte réglementaire sur le
statut de l’opposition a été adopté depuis bien
longtemps. L’opposition congolaise ne donne pas de signe
de maturité et de sagesse pour mériter la considération
d’autres communautés. Il est découvert qu’après le show
médiatique, les politiciens de l’opposition retrouvent
leurs marques une fois rentré dans la rue ou à domicile.
James
Momba
Rencontre Joseph Kabila-Paul Kagame
L’étonnant silence des
Européens
Mise en ligne vendredi 14 août 2009
Voici
quinze ans que les populations de l’Afrique centrale
sont victimes d’une tragédie sans précédent : au
génocide qui a fait un million de morts au Rwanda ont
succédé les guerres du Congo, le pillage des ressources,
l’holocauste silencieux des populations du Kivu victimes
des groupes armés, des prédateurs de toute obédience et
aujourd’hui des représailles atrocement cruelles des
rebelles hutus qui se sont enkystés dans les sites
miniers et refusent d’en être délogés. Depuis quinze
ans, tous les «faiseurs de paix» européens
assurent que seule une réconciliation entre Kinshasa et
Kigali, la conclusion d’accords de sécurité et la
définition d’intérêts économiques communs peuvent, non
seulement faire reculer le recours à la violence mais
inscrire toute la région dans un cycle de paix et de
prospérité.
Les conseils adressés aux
protagonistes étaient d’autant plus pressants que la
communauté internationale, et en particulier l’Europe
qui avait laissé se développer le problème posé par les
réfugiés hutus, s’était avérée incapable d’y trouver une
solution : à part l’éphémère déploiement de l’opération
Artemis en Ituri puis de l’Eufor qui garantit le bon
déroulement des élections au Congo, aucun pays européen
n’accepta jamais de s’engager sérieusement, ni dans la
pacification de l’Est ni dans une vraie reconstruction
de l’armée congolaise qui fut obligée, au nom de la
réconciliation, d’intégrer dans ses rangs des milliers
de bandits armés auxquels on impute de nombreuses
exactions…
Aujourd’hui que le
président de la République démocratique du Congo et son
homologue du Rwanda, sous la pression des Etats-Unis,
ont eu le courage de braver leurs extrémistes respectifs
et d’affronter les craintes de leurs opinions publiques
pour s’engager sur la voie de la coopération régionale,
aujourd’hui que progressent les opérations militaires
contre les rebelles hutus, le silence des Européens est
surprenant. Seul le secrétaire général de l’ONU s’est
félicité de la rencontre Kabila-Kagame et des
engagements pris pour l’avenir. Les Européens
seraient-ils à ce point indifférents, en vacances, voire
sceptiques sinon dépités face à une paix qui a été
conclue en dehors d’eux ?
Colette Braeckman/Le
Soir
Enjeux politiques
L’ombre
d’Oscar Kashala planerait sur Gisenyi
Mise en ligne vendredi 14 août 2009
Requinqué
par son ambition de venir occuper un poste dans le cadre
de l’accord signé en mars dernier à Goma, au Nord-Kivu
entre le gouvernement congolais représenté alors par le
ministre de la Coopération Régionale, Raymond Tshibanda
et le Cndp par son actuel président, Désiré Kamanzi,
Oscar Kashala, président de l’Urec et candidat
malheureux à la présidentielle de 2006 préparerait ses
valises pour regagner la Rdc. Présenté par certaines
sources comme l’allié objectif du rebelle, Laurent
Nkunda Batware avec lequel il aurait eu à signer un
pacte, au plus fort de la dernière guerre, en dépit de
ses démentis, son ombre continue à planer sur la ville
rwandaise de Gisenyi où des sources fiables avaient
signalé, à l’époque, sa présence. Le hasard fait que
c’est dans cette même ville que le général dissident
serait gardé au frais par la justice rwandaise, à en
croire les autorités de Kigali. Qu’est-ce qui fait
courir alors le cancérologue-politicien ? Est-ce la
boulimie du pouvoir ? On serait étonné que cela soit une
motivation plausible pour lui.
Le
président de l’Urec qui a déjà annoncé sa candidature à
la présidentielle de 2011 ne s’empêche cependant pas de
nier, comme le diable dans un bénitier, avoir conclu un
accord avec l’ancien mouvement rebelle. Es-ce la fuite
en avant ? On ne saurait le présager. Si cela s’avérait
exact, il reste à savoir si le Cndp, dans sa
configuration actuelle de parti politique et de contexte
de l’après-guerre, serait prêt à composer avec lui. Si
la félonie payait, on y croirait mais, une telle
attitude étant contre nature, elle finit souvent par
contrer les lois naturelles. En politique, domaine où
les alliances se font et se défont souvent au gré des
intérêts parfois mesquins, on ne saurait s’étonner qu’un
pacte soit conclu avec le diable en personne. C’est à
Oscar Kashala de donner des preuves irréfutables que ce
seraient ses détracteurs qui lui en
veulent.
La
République
Opération «tolérance zéro»
Les
dossiers des magistrats révoqués sur la table du Pgr
Mise en ligne jeudi 12 août 2009
L’opération
« tolérance zéro » initiée par le chef de l’Etat, Joseph
Kabila Kabange dans le but d’assainir l’espace congolais
longtemps empêtré dans le vice de tous genres s’est
décidément engagée sur la dernière ligne droite. Selon
des sources dignes de foi de la présidence de la
République, le Pr Adolphe Lumanu, directeur de cabinet
du président de la République a adressé deux importantes
correspondances au ministre de la Justice, Luzolo Bambi
en date du 7 août dernier en rapport avec les
ordonnances présidentielles des 15 et 31 juillet 2009
qui font sensation dans l’opinion. Dans la première, il
est clairement exprimé la volonté de voir se concrétiser
la poursuite judiciaire de ceux d’entre les magistrats à
qui il est reproché des faits infractionnels non
prescrits avérés ou constatés par les arrêts de la Cour
suprême de justice rendus aux termes des procédures en
prise à partie. Dans la seconde lettre, le directeur de
cabinet enjoint au même ministre les procès-verbaux,
ainsi que les révocations de certains cadres de
commandement des services publics de l’Etat en appui aux
avis du conseil de discipline auxquels se sont basées
les ordonnances présidentielles des 15 et 31 juillet
2009.
On croyait
sans doute que la justice allait s’arrêter en chemin,
voilà que le nouveau Pgr vient de lancer un pavé dans la
marre en initiant une instruction judiciaire pour
demander la levée de l’immunité parlementaire des
députés nationaux cités dans le brûlant dossier de la
manipulation du budget 2008. En décidant de le rouvrir,
il est évident que la justice congolaise a finalement
pris l’option de se mettre au diapason de la nouvelle
vision du chef de l’Etat décidé à aller jusqu’au bout de
l’assainissement des milieux congolais par une lutte
implacable contre la corruption et l’impunité à travers
l’opération « mains propres ». Au centre pénitentiaire
et de rééducation de Kinshasa (Cprk), l’ex- prison de
Makala, deux ministres provinciaux dont celui des
Finances de l’Equateur et celui de la Culture, de la
Jeunesse et des Sports du Kasaï Occidental sont d’ores
et déjà internés pour des raisons de détournement des
deniers publics. Tenant compte de nombreux abus que l’on
constate dans l’arrière-pays, il est certain que dans
les prochains jours, les portes de prisons seront
grandement ouvertes pour bien d’autres.
Quid de
l’affaire de détournement de la rétrocession du
ministère de l’Environnement ?
Au niveau
du gouvernement Muzito, on croit savoir que le malaise
suscité vers fin juillet au ministère de
l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme
dans le dossier de détournement de la rétrocession n’a
pas encore connu son dénouement. On ignore, à ce stade,
si l’audit programmé a accouché d’une souris d’autant
plus qu’à la Primature où l’affaire a été confiée à un
conseiller, on garde le mutisme. Rappelons qu’il s’agit
particulièrement des accusations de détournement
portées, depuis lors, par deux syndicats contre le
ministre, José Endundo Bononge et le secrétaire général,
Abel Léon Kalambay. En son temps, des informations en
provenance du Dinafet (Directoire national des agents et
fonctionnaires de l’Etat) et de la Cosycop
(Confédération nationale des cadres, ouvriers et agents
publics) faisaient état de la « disparition » des
« boni » rétrocédés par la Dgrad (Direction générale des
recettes administratives et domaniales) depuis le mois
d’avril du 3ème et
du 4èmetrimestres
2008 au ministère précité. Selon les deux syndicats, une
somme de 674.035.932 aurait été détournée. A ce sujet,
il y a lieu de préciser que le ministère de
l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme
émarge, à l’instar des régies financières, des fichiers
de la Dgrad au titre de service d’assiette. Il lui est
rétrocédé trimestriellement, à ce juste titre, un bonus
sur les recettes réalisées.
Pour le
secrétaire général de Dinafet, Tamundele et le président
de Cosycop, Kalambay qui ont étalé cette affaire sur la
place publique, des montants respectivement d’une
valeur de 331.747.529,67 Fc, auraient été retirés à la
Dgrad, le 13 avril 2009 par le chef de division,
Nkongolo, et de 34.860.370, 00 Fc par le
sous-gestionnaire des crédits, Tango Muyaya, soit un
total de 386.607.899,67 Fc, l’équivalent de 482.3777,82
dollars américains. Tant que les résultats de l’audit
tardent à être rendus publics, on est loin de se
convaincre des démentis apportés par le ministre et le
secrétaire de ce ministère sur lesquels pèsent de
lourdes présomptions. Les «boni» en question ne
seraient-ils alors que sortis de l’imaginaire des
syndicalistes ? On s’y interroge et on continuera à se
poser des questions jusqu’à ce que la vérité éclate sur
cette ténébreuse affaire.
La
République
En rapport avec l’accord signé avec le Cndp
Retour
annoncé de Oscar Kashala pour le partage de postes
Mise en ligne jeudi 12 août 2009
Parti
de Kinshasa sur les pointes de pieds aux lendemains des
élections de 2006, Oscar Kashala, président de l’Urec
(Union pour la Reconstruction du Congo) et candidat
malheureux à la dernière présidentielle s’apprêterait à
rentrer à Kinshasa en vue de préparer les prochaines
batailles. L’information circule dans les milieux
proches de cancérologue congolais. Depuis fin juillet
dernier, quelques confrères de la place ont étalé sur
leurs colonnes des entrefilets sur une réunion tenue par
les membres de ce parti dans la capitale dans le but
évident de rabattre le rappel des troupes. Dans le
piteux état dans lequel l’Urec se trouve depuis le
départ furtif de son leader à l’étranger, il était
vraiment temps de recoller les morceaux. Pour ses
sympathisants, Oscar Kashala compte regagner la Rd Congo
avant la fin de l’année, il est à craindre cependant que
ses nombreux débiteurs parmi lesquels des patrons des
médias ne profitent de l’occasion pour lui faire des
procès en règle.
Sorti
cinquième au premier tour de la présidentielle de 2006
après Joseph Kabila qui a remporté la palme de la
victoire, Jean-Pierre Bemba, Antoine Gizenga et Nzanga
Mobutu, Oscar Kashala rêve sans doute de damer les pions
à ses concurrents après l’internement du « chairman » du
Mlc dans les geôles de la Cour pénale internationale
(Cpi), l’indisponibilité physique du patriarche du Palu
et le ralliement du leader de l’Udemo au camp
présidentiel. Les observateurs se demandent s’il a pu
tirer toutes les leçons du passé : sur 500 candidats de
son parti alignés aux législatives, aucun siège n’a été
obtenu. Dommage pour un outsider qui faisait croire par
la ruse qu’on lui empêchait (et par qui et pourquoi ?)
de battre campagne en bonne et due forme, alors qu’il a
tenu librement des meetings que ce soit à Kinshasa ou à
Mbuji-Mayi, le fief présumé de l’Udps qui, elle aussi,
s’est décidée tardivement de se jeter à l’eau.
C’est sans
doute de bonne guerre que Kashala fasse étalage de ses
ambitions, seulement l’accord qu’il aurait signé avec le
sinistre terroriste Laurent Nkunda alors qu’il dirigeait
le Cndp durant la dernière guerre qui a fauché la vie de
plusieurs congolais, contribué aux déplacements forcés
de la population civile et aux viols systématiques des
femmes de tous âges, ne le lave nullement de tous les
soupçons. Bien qu’il déclare à qui voudrait l’entendre
qu’il n’a jamais signé un quelconque pacte avec l’ancien
mouvement rebelle devenu parti politique, certains
observateurs assurent détenir des preuves sur son
allégeance au général rebelle gardé, aujourd’hui, au
Rwanda. Certains avancent que le retour à Kinshasa de
Kashala serait justifié par son intention de bénéficier
d’un poste dans le cadre de l’accord signé en mars
dernier entre le gouvernement et le Cndp. S’il en est
réellement ainsi alors la croisade de l’Urec pour le
pouvoir risque de ne pas porter des
fruits.
La
Républiques
Katanga
Le
gouverneur Moïse Katumbi évalue les travaux du barrage
de Nseke
Mise en ligne jeudi 12 août 2009
Il
y a quelques semai-nes de cela, la direction provinciale
de la Société nationale d’électricité avait entrepris
des travaux consistant à sécuriser et à renforcer la
centrale hydroélectrique de Nseke. L’état physique de
cet ouvrage de maçonnerie construit pendant l’époque
coloniale suscitait d’énormes inquiétudes auprès de
nombreux observateurs. Qui ne croyaient pas à ce qu’elle
puisse servir encore avant l’exécution des grands
travaux prévus pour la seconde phase. Pour s’en
convaincre personnellement, le gouverneur Moïse Katumbi
Chapwe a dû effectuer une visite d’inspection du site,
jusqu’à oser une plongée pour le moins périlleuse dans
un puits dont la profondeur n’est pas à négliger.
Il a
encore fallu, pour dissiper toutes ces inquiétudes,
l’intervention des ingénieurs de la Générale des
carrières et des mines (Gécamines), de la Snel et
d’autres encore venus de l’extérieur du pays pour mettre
fin à ces travaux de sécurisation de ce barrage. C’est
ainsi que mardi 11 août, le Directeur provincial de la
Snel, Asungu Saitela, a accouru auprès de l’autorité
provinciale pour lui annoncer, en primeur, la bonne
nouvelle, celle de la fin des travaux cités ci-haut,
constituant la première phase. Les vrais travaux, ceux
relatifs à la réhabilitation, à la réparation et à la
modernisation des machines du barrage hydroélectrique de
Nseke vont bientôt démarrer.
Un acte
de sabotage
Pendant
que le gouverneur Moïse Katumbi se démène pour trouver
des voies et moyens susceptibles d’assurer la desserte
de l’électricité à toute sa population tant des villes
que des milieux ruraux, des ennemis du bien-être du
peuple katangais, des inciviques ont posé, ce même mardi
11 août 2009, un acte de sabotage d’une ampleur
considérable. Ces voleurs sont parvenus à s’emparer
d’une quantité de 300 mètres de câbles électriques de
la ligne 21, jusqu’à sectionner le poteau 181 qu’ils ont
laissé tomber au sol.
A
l’annonce de cette triste nouvelle, le gouverneur,
inconsolable, a sollicité la contribution de toute la
population dans la recherche de ces voleurs. Qui doivent
subir un châtiment exemplaire à la hauteur du tort
qu’ils ont causé à toute la population katangaise.
Pourtant, une entreprise minière a dû débourser la
somme de 200 millions de dollars américains pour
financer les travaux de réparation du barrage de Nseke
qui n’a pas connu la moindre réparation depuis près d’un
demi siècle. Suite à ce vol de câbles, les barrages de
Nseke et de Nzilo ne seront pas en mesure de fournir,
avant la réparation de cette ligne, la puissance
attendue pour satisfaire les besoins en énergie
électrique de Kolwezi et de Fungurume.
Eden
Nsi Bamfumu
ENJEUX GEOSTRATEGIQUES DANS LES GRANDS LACS
Joseph Kabila et Hillary Clinton d’accord pour la paix
durable en Rdc
Mise en ligne mercredi 12 août 2009
-
Face au chef de l’Etat, la secrétaire d’Etat américaine
a été confrontée aux réalités du terrain par rapport au
soutien de Washington à l’option militaire. Confortées
par l’optimisme des bilans des Fardc dans les opérations
de ratissage tant au Kivu que dans la Province
Orientale, les deux parties ont planché sur le
rétablissement d’une paix durable
Le
renforcement des relations bilatérales et des accords
militaires signés, au cours de cette année, entre
Washington et Kinshasa, la stabilité de la Rdc et la
sécurité régionale, le partenariat Rdc-Usa en matière de
développement, les problèmes de l’environnement, des
violences faites à la femme, des droits humains… sont
autant des questions qui ont dominé le séjour de deux
jours qu’a effectué de lundi à mardi en République
démocratique du Congo, la secrétaire d’Etat américaine,
Mme Hillary Rodham Clinton. Le point culminant de sa
visite sur le sol congolais aura été sans doute les
entretiens qu’elle a eus hier à Goma, au Nord-Kivu, avec
le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, la visite
effectuée au camp des déplacés de Mugunga et aux
victimes des viols avant de s’envoler avant la fin de la
journée pour le Libéria. Lors de leurs échanges, les
deux interlocuteurs ont examiné les questions d’intérêt
commun en rapport avec le renforcement des liens
bilatéraux et celles ayant trait à la stabilité de la Rd
Congo dans la sous-région des Grands Lacs africains. Ce
tête-à-tête aura permis au chef de la diplomatie
américaine d’être confrontée aux réalités du terrain
concernant particulièrement le soutien des Etats-Unis à
l’option militaire dans le cadre des opérations menées
contre les Fdlr et autres forces négatives au Kivu et
face à l’armée de résistance du seigneur, les Lra, dans
la Province Orientale. Les succès militaires que
réalisent les Fardc sur le théâtre des opérations
confortent les deux parties à poursuivre l’offensive
dans l’objectif du rétablissement d’une paix durable.
Pour sa part, la secrétaire d’Etat américaine a salué
les efforts tendant à la normalisation des relations
entre la Rdc et le Rwanda ; elle a, d’autre part,
affirmé la disponibilité des Etats-Unis à soutenir le
gouvernement congolais pour mettre fin aux conflits à
l’Est, à appuyer les Forces armées congolaises pour la
protection de la population et dans la lutte contre
l’impunité et la création des conditions de vie
meilleures par la fourniture de l’eau et de
l’électricité.
Arrivée le lundi à Kinshasa en provenance de Luanda, en
Angola, où il a séjourné après avoir participé d’abord
au 8ème Forum
sur la coopération commerciale et économique entre les
Etats-Unis et l’Afrique subsaharienne appelé Forum de
l’Agoa, à Nairobi, au Kenya, entre le 5 et 6 août 2009,
Mme Hillary Clinton a ensuite effectué une visite en
Afrique du Sud avant de rejoindre l’Angola et la Rdc.
A l’agenda du séjour congolais de Mme Hillary Clinton
figuraient deux séances importantes. La première a eu
lieu lundi à Kinshasa avec le dîner offert par le
gouvernement conduit par le Premier ministre, Adolphe
Muzito à son hôte au cours duquel elle a souligné la
nécessité d’instaurer la bonne gouvernance, de mettre
fin à la corruption et aux violences sexuelles et la
seconde prévue mardi à Goma où elle a eu des entretiens
avec le président de la République, Joseph Kabila
Kabange. De tous ces échanges entre la partie américaine
et congolaise, il en est ressorti la réaffirmation des
liens de coopération bilatérale, le renforcement des
accords militaires et l’impérieuse nécessité de la
stabilité de la Rdc au plan régional.
Lors d’une conférence de presse tenue le 30 juillet 2009
au Centre culturel américain de Kinshasa, l’ambassadeur
des Etats-Unis en Rdc, M. William J. Garvenlik avait
déjà souligné la « grande importance que revêt la
visite de Mme Clinton en République démocratique du
Congo, compte tenu de la position du pays au sein du
continent africain ». Selon le diplomate américain,
Mme Clinton a la mission de capitaliser les relations
existantes, de consolider les accords militaires signés
récemment entre les autorités congolaises et les
dirigeants américains, en vue de renforcer les capacités
de sécurité du pays. Est-elle arrivée à le faire à bon
escient ? Dans les milieux diplomatiques de Kinshasa, on
estime que le voyage de la chef de la diplomatie
américaine en Rdc est un soutien au chef de l’Etat
congolais et a aussi une portée incalculable. En effet,
depuis les élections générales de 2006, la Rdc présente,
aux yeux des Etats-Unis, une bonne image tandis que de
progrès ont été réalisés dans ses rapports avec ses
voisins. Cela rejoint impérativement la volonté de
Washington d’apporter son soutien, à travers la visite
de Mme Clinton en Rdc, au gouvernement congolais dans le
sens de l’amélioration de ses relations avec ses voisins
rwandais, ougandais, burundais et autres pour une
exploitation juste de ses ressources naturelles.
Une approche pragmatique
La visite de la secrétaire d’Etat sur le sol congolais
aura été sans aucun doute l’occasion de réaffirmer cette
volonté déjà affichée par la nouvelle approche de la
politique africaine des Washington depuis l’accession du
démocrate Barack Obama en janvier dernier à la
magistrature suprême.
Ndong.M.N.
La «tolerance zero» rattrape des deputes nationaux
La bande à Lissanga Bonganga bientôt livrée au Procureur
général de la République
Mise en ligne mercredi 12 août 2009
Dans
la lutte contre la corruption et les détournements,
personne n’est épargné. C’est le crédo qui semble animer
le président de la République et son ministre de la
Justice Luzolo Bambi Lessa qui veulent rompre avec le
laxisme qui a longtemps caractérisé le gouvernement et
l’appareil judiciaire congolais.
C’est dans ce cadre qu’il faut circonscrire la démarche
du tout nouveau Procureur général de la République qui,
las d’attendre l’Assemblée nationale débattre de la
demande de la levée des immunités parlementaires des 13
députés nationaux soupçonnés de corruption en décembre
2008, s’est vu en droit de réintroduire sa demande
auprès du Bureau de la chambre basse du Parlement. Il
faut reconnaître que les élus nationaux ne sont pas
exempts de tout reproche dans le traitement de ce
dossier. Si en effet, les représentants du peuple
avaient le même souci que le Chef de l’Etat et le peuple
congolais de lutter efficacement contre ce fléau qui
gangrène notre société, il y a bien longtemps qu’ils
auraient pu examiner ce dossier.
Malheureusement, une session extraordinaire (celle de
décembre 2008) et une session ordinaire (celle de mars
2009) se sont déroulées au Palais du peuple sans que le
Bureau et la Conférence des Présidents ne mentionnent
aux calendriers de ces deux sessions la question de
levée des immunités. Après la demande du PGR, aucun
signal n’a été entendu du côté de l’Assemblée nationale.
Le Bureau dirigé autrefois par Vital Kamerhe, champion
du monde toute catégorie en gel des dossiers sensibles,
avait à peine effleuré la question sans omettre au
passage de manipuler les esprits en proposant une
lecture erronée de la loi. Et ce, sous l’impulsion du
professeur de droit administratif Félix Vunduawe te
Pemako. Ce dernier a délibérément introduit le flou dans
les esprits en soutenant que la demande du PGR ne
pouvait être examinée qu’à l’issue de son instruction
préjuridictionnelle, et si et seulement si celui-ci
parvenait à arrêter des charges contre les 13 députés
nationaux.
Animé par la volonté de court-circuiter la justice et
d’accorder à leurs collègues l’impunité, le Bureau de
Vital Kamerhe a fait avaliser à la plénière cette
monstruosité qui signifiait ni plus ni moins que les
députés nationaux incriminés ne pouvaient pas être
entendus par le PGR puisque leurs immunités n’étaient
pas levées. En effet, en demandant au PGR de poser des
actes d’instruction sans obtenir au préalable la levée
des immunités, Vunduawe et Kamerhe savaient très bien
qu’ils le bloquait, donc qu’ils faisaient obstruction à
la justice.
Heureusement pour le pays, l’eau a coulé sous le pont de
Vital Kamerhe à telle enseigne qu’il ne préside plus aux
destinées de la chambre basse du Parlement. Cette lourde
charge incombe désormais à Evariste Boshab, professeur
de droit de son état. En cette double qualité, aucun
Congolais responsable ne lui pardonnera l’erreur dans ce
dossier.
En tant que politique et enseignant de droit, il est
doublement placé face à ses responsabilités. L’homme
politique est obligé de soutenir le Chef de l’Etat dans
sa démarche d’assainir l’espace politique congolais dont
les mœurs laissent à désirer ; et ne doit aucunement
s’inscrire dans la logique de l’impunité au sein d’une
institution qui a vocation de contrôler l’exécutif et de
proposer des sanctions. Boshab doit impérativement
s’inscrire dans ce combat, gage de la réussite des cinq
chantiers du Président de la République. Toutefois, dans
son engagement, il doit faire l’équilibre entre la
protection de ses pairs et la promotion de l’Etat de
droit. L’enseignant de droit doit absolument amener les
élus nationaux à comprendre les mécanismes de la levée
de l’immunité parlementaire d’un député. Il lui incombe,
à ce titre, une obligation pédagogique.
C’est pourquoi la nation toute entière fonde ses espoirs
en lui dans la mesure où l’Assemblée nationale doit
montrer l’exemple de transparence et de crédibilité à un
moment où elle est entrain de perdre l’estime du peuple.
Trop de scandales en effet contribuent à ternir l’image
de cette institution : corruption, détournement des
salaires des assistants parlementaires, moratoire sur la
double nationalité, immoralité, etc. sont autant des cas
malheureux qui meublent le paysage de cette institution.
L’Assemblée nationale doit s’inscrire dans la lutte
contre la corruption puisqu’elle est l’émanation du
peuple et que ce dernier n’attend que cela. Plus aucune
raison n’expliquerait un quelconque retard de levée des
immunités parlementaires de ces 13 députés nationaux. Le
PGR devrait rapidement être autorisé à ouvrir une
instruction, pas forcément à charge, dans la mesure où
le dernier alinéa de l’article 90 du règlement intérieur
de l’Assemblée nationale accorde au Bureau de cette
institution le droit de statuer d’office sur cette
demande pendant les vacances parlementaires.
L’obligation de constituer une commission spéciale
n’existe plus en cette période où les députés nationaux
sont censés être loin de la capitale. Le Bureau dirigé
par Evariste Boshab est désormais seul compétent pour
trancher de la question après avoir entendu au préalable
le PGR et les députés concernés qui pourront être
assistés d’un ou de deux députés chacun.
La loi est très claire à ce sujet. Cela n’appelle aucune
interprétation. Boshab doit éviter de porter la
responsabilité de bloquer la justice dans sa mise en
œuvre. On sait pertinemment bien que l’homme est entrain
de subir des pressions énormes de la part de ses
collègues pour qu’il attende la rentrée parlementaire.
Les députés, par esprit corporatiste, veulent que la
question soit débattue en plénière et que la décision
résulte d’un débat. Que fera donc Boshab entre le
respect d’une exigence légale et la pression politique
de ses collègues ? C’est lui qui aura « livré » leurs
collègues en pâture. Ce qui compliquera sa tâche pour la
suite. Car, il lui sera difficile de diriger s’il se met
à dos ses collègues. Mais cette exigence politique ne
doit pas éclipser le souci de combattre la corruption.
Et, c’est sur ce terrain qu’on attend Evariste Boshab.
Pour rappel, les 13 députés nationaux concernés par
cette démarche du PGR dans le dossier de corruption pour
minorer les recettes de la Direction générale des Impôts
(Dgi) sont : Jean-Bosco Barihima, Jules Mubirandeza,
Pasi Zapamba, Mbambu Mbumi Jean-Paul, Mpungwe Mwitshika,
Kambale Kalimumbalo, Buhunda Banoki, Modwa Molengomo,
Ntumba Willy, Mukemba Ntokala, Kassidy Assumani et
Lissanga Bonganga.
Charles Mukonkole
Pour avoir empiété sur le pouvoir coutumier
L’Assemblée provinciale du Katanga exige la suspension
du commissaire de district du Haut-Lomami
Mise en ligne mercredi 12 août 2009
Depuis
la dernière nomination dans la petite territoriale, il y
a près de 8 mois, les nouvelles autorités politico
administratives investies dans le district du
Haut-Lomami, dans la province du Katanga, entretiennent
une situation presque apocalyptique à Bukama, Kamina,
Kabongo et Kanyama. On déplore des conflits coutumiers
avec morts d’hommes, et des arrestations arbitraires.
Tel est le tableau sombre qu’affiche à ce jour le
district du Haut-Lomami.
Cette situation a donné cours à une question orale du
député provincial Jackson Mwenzami, élu du territoire de
Bukama, adressée au commissaire de district du
Haut-Lomami. Tout comme pour le territoire de Kanyama
dont la mauvaise gestion de l’administrateur du
territoire est dénoncée, une commission ad hoc avait été
mise en place depuis la semaine dernière pour statuer
sur le dossier du commissaire de district du Haut-Lomami
et de l’administrateur du territoire de Kanyama.
De ce fait, il est reproché au commissaire de district
Gabriel Kazadi Ngoyi, l’empiétement sur le pouvoir
coutumier, les arrestations arbitraires et morts
d’hommes sur la juridiction qu’il est censé diriger.
En effet, selon le député Jackson Mwenzami, il y a des
familles qui s’entredé-chirent, créant l’insécurité
dans le territoire de Bukama. A la base, un conflit de
pouvoir, au village Kadia entre le chef déchu, suite à
certains manquements et le nouveau chef investi par le
grand chef Kasongo Nyembo Yves.
Selon la même source, entêté par les autorités
politico-administratives, le chef déchu a provoqué des
bagarres, dont le résultat a été fatidique. Il y aurait
eu mort d’homme. Comme si cela ne suffisait pas, le
commissaire de district du Haut-Lomami est également
accusé d’empiéter sur le pouvoir coutumier dans la
chefferie de Kasongo Nyembo.
A peine arrivé à la tête du district, l’homme fort
s’entre dedans avec le grand chef Kasongo Nyembo
actuel. A la base du conflit, la décision du grand chef
Kasongo Nyembo Yves démettant un récalcitrant de chef de
terre dans la localité de Lunge. Le commissaire de
district Gabriel Kazadi Ngoyi s’est interposé apportant
son soutien au chef Milamba, destitué contre son
remplaçant Kalenga Kiangabo. Ce comportement du
commissaire de district à l’encontre du grand chef
coutumier Kasongo Nyembo Yves, est considéré comme un
sacrilège à l’égard d’un garant de la coutume du peuple
Muluba.
C’est là que le député provincial Aimé Kasongo Mande, va
rappeler le commissaire de district à l’ordre en
indiquant qu’il n’ignore pas que l’actuel jeune grand
chef coutumier Kasongo Nyembo Yves est un Empereur,
descendant de la dynastie de l’Empire Luba, dont on
parle dans l’histoire du Congo. Ce député élu de Kamina,
a tapé du poing sur la table invitant les autorités
politico-administratives du Haut-Lomami au strict
respect du garant de toute une culture reconnue et
respectée en République Démocratique Congo.
Le territoire de Kanyama n’est pas épargné par cette
anarchie caractérisée dans ce district. Il est reproché
à l’administrateur du territoire de Kanyama, plusieurs
faits : détournement, immoralité, mauvaise gestion de
fonds publics, tracasseries sur la population. Dernier
cas en date, la mort d’une femme venant du champ
détenant 4 seaux d’haricots des suites de coups reçus
des agents de l’ordre.
A la suite de cette question orale initiée par le député
provincial Jackson Mwenzami au sein de l’Assemblée
provinciale du Katanga et du rapport d’enquête sur la
gestion du territoire de Kanyama fait par le député
Marcel Lewu sur place, la plénière avait, sous la
présidence de son président Antoine Gabriel Kyungu wa
Kumwanza, institué une commission ad hoc d’enquête pour
confirmer ou infirmer les allégations contre le
commissaire de district du Haut-Lomami, Gabriel Kazadi
Ngoyi. Et les résolutions ont été prises ce lundi
exigeant la suspension immédiat de ces deux
territoriaux. Pour les députés, il y a flagrance. Les
deux responsables de la territoriale doivent être
rappelés au ministère de l’Intérieur, toutes affaires
cessantes.
C’est comme pour dire qu’après les magistrats et les
fonctionnaires de l’Etat, le balai doit également passer
dans la petite territoriale. Car le loup est encore
dans la bergerie.
Godefroid Kazadi
Hillary Clinton
rencontre Joseph Kabila ce mardi à Goma
Mise en ligne mardi 11 août 200
La
secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton est
arrivée à Kinshasa hier lundi 10 août 2009 par
l’aéroport international de Ndjili où elle a été
accueillie par son homologue congolais, Alexis Thambwe
Mwamba. Aussitôt après l’accueil officiel, l’hôte de
marque de la République a visité l’hôpital Biamba Marie
Mutombo de Masina où il a été accueilli par son
propriétaire, l’ancien basketteur évoluant aux
Etats-Unis, Mutombo Dikembe.
Elle a eu aussi le même
jour des entretiens avec le Premier ministre, Adolphe
Muzito avec qui ils ont échangé un toast au Grand Hôtel
Kinshasa en présence du président de la Banque mondiale,
Robert Zoellick, des membres du Bureau de l’Assemblée
nationale et du Sénat ainsi que des membres du
gouvernement et du directeur du cabinet du chef de
l’Etat, Adolphe Lumanu Mulenda. Les discours de
circonstance ont tourné autour de la reprise de la
coopération économique et des opportunités d’affaires
qui s’offrent pour les Américains dans une Rdc pacifiée.
Ce qu’a salué Mme Clinton qui a fondé ses espoirs pour
une bonne coopération économique entre les deux pays
avec pour base, la bonne gouvernance et l’Etat de droit.
Ce mardi, la Secrétaire
d’Etat américaine se rendra à Goma, où elle sera reçue
par le chef de l’Etat qui séjourne dans le chef-lieu du
Nord-Kivu depuis la semaine dernière.
La visite de la
Secrétaire d’Etat américaine en Rdc s’inscrit dans la
dynamique du réchauffement des relations entre les deux
pays, et d’apporter le soutien du gouvernement américain
au retour de la paix en Rdc et dans les Grands Lacs. Il
est prévu aussi la visite à Goma des femmes victimes des
violences sexuelles ainsi que des échanges avec les Ong
et les services humanitaires qui s’occupent de ces
femmes.
T.L.
Enjeux politiques congolo-rwandais
Le dessous du
face-à-face Kabila-Kagame
Au
plan diplomatique, la rencontre au sommet tenue jeudi
dernier à Goma, au Nord-Kivu, entre les présidents
congolais et rwandais, Joseph Kabila Kabange et Paul
Kagame continue de faire de vagues. Dans le fond,
l’entretien d’une heure et trente minutes qu’ont eu les
deux chefs d’Etat vient de balayer les incertitudes
d’hier et font place à une nouvelle espérance.
C’est le décor d’une
nouvelle donne qui vient inexorablement d’être planté.
Aux sceptiques qui s’attendent encore sur des raisons
subjectives s’opposent désormais les intérêts
déterminant les relations entre les deux Etats. C’est
une année remarquable, constate-on dans les milieux
diplomatiques de Kinshasa, qui voient en cela le prélude
au renforcement de la paix, à la consolidation de la
stabilité régionale et de la coopération économique. Les
déclarations pleines d’optimisme faites samedi dernier à
Goma par l’émissaire des Nations unies, Olusegun
Obasanjo, ancien chef d’Etat nigérian au terme de
l’audience lui accordée par Joseph Kabila illustrent à
merveille le progrès réalisé dans le rétablissement des
relations bilatérales entre Kinshasa et Kigali. Le
second round des entretiens qu’il aura dans la capitale
rwandaise où il est attendu avec Paul Kagame le
convaincra davantage de la volonté commune de deux pays
voisins à instaurer une nouvelle ère de paix à
l’intérieur de leurs frontières par la neutralisation de
toutes les forces négatives à l’instar des nébuleuses
Fdlr et de leurs complices congolais.
La dynamique Obama
Le réchauffement des
rapports entre la Rd Congo et le Rwanda intervient après
l’opération militaire « Umoja Wetu » de janvier dernier
au Nord-Kivu, le rétablissement des relations
diplomatiques suivi de l’accréditation des ambassadeurs
et à la veille de la visite en Rdc de Hillary Clinton,
secrétaire d’Etat américaine. Dans ce processus, les
observateurs sont unanimes à reconnaître que Washington
y a joué un rôle de premier plan. S’il est évident de
reconnaître qu’en 1997 l’administration américaine
dirigée alors par Bill Clinton a fortement contribué à
la chute du régime Mobutu, il y a lieu d’admettre aussi
que le retour d’un Démocrate à la Maison Blanche, Barack
Obama en personne marque une étape nouvelle dans les
relations internationales. Partageant une vision
pragmatique de la politique africaine américaine, Obama
se démarque de la vieille recette des Républicains en
prônant la rupture.
Dans le cas de la
sous-région des Grands Lacs africains, Washington plaide
désormais pour l’instauration des conditions favorisant
le retour de la paix, la sécurité, de la stabilité et le
développement entre la Rdc, le Rwanda, le Burundi et
l’Ouganda. D’où la nouvelle orientation donnée de mettre
fin à toutes les guerres larvées, facteur déterminant de
l’insécurité et de donner un coup d’accélérateur à la
neutralisation de toutes les forces négatives assimilées
à des mouvements terroristes. La reprise de la
coopération militaire entre Washington et Kinshasa est
aussi un signe probant de la nouvelle approche de la
diplomatie américaine.
Soutien tout azimut de
Kinshasa sollicité
Tenant compte des
changements intervenus dans l’administration américaine
ayant bien sûr des répercussions particulièrement sur
l’échiquier international, de nouveaux horizons se
dessinent, dès lors, au firmament des relations
congolo-rwandaises. Le dernier sommet Kabila-Kagame, six
ans après leur dernier face-à-face formel d’octobre 2003
à Pretoria, en Afrique du Sud, aura été l’occasion toute
faite de vider tous les contentieux. Selon des sources
fiables qui ont requis l’anonymat, les présidents
congolais et rwandais ont échangé à deux, sans témoins,
sur les questions pendantes. Qu’est-ce qu’ils se sont
dit et convenu ?
Le Rwanda, on est sans
l’ignorer, a constamment accusé la Rdc d’entretenir un
foyer de tension à ses frontières avec la présence des
Fdlr et Interhamwe prétextant ainsi la menace
d’insécurité permanente sur son pays. A la faveur de la
reprise des relations normales entre les deux Etats,
Kagame a, selon les mêmes sources, renouvelé son ferme
engagement au principe sacro-saint de respect de non
ingérence dans les affaires congolaises, à
l’intangibilité des frontières. Il a, en plus, sollicité
des assurances de Joseph Kabila quant à la poursuite des
opérations de liquidation des forces négatives
rwandaises présentes sur le sol congolais et émis
davantage le souhait de maintien des relations
privilégiées entre les deux pays comme cela fut le cas
jadis entre Mobutu et Habyarimana. Il s’agit d’un
soutien sollicité pour son régime. Bien qu’en
diplomatie, le rapprochement se fasse souvent en
fonction des intérêts n’excluant pas l’hypocrisie, il
est cependant certain que Kinshasa et Kigali viennent
d’amorcer une étape décisive dans leurs relations.
Ndongala Mbizi a Nkadi
Chantier éducation
Moïse Katumbi au
chevet des écoles du Katanga
Le gouverneur de la
province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe a procédé à
l’inauguration de l’école Munkuka, dans la localité de
Nseke, mercredi 05 août 2009. Cet établissement
d’enseignement primaire qui était dans un état de
délabrement plus qu’avancé, s’est vu réfectionné en un
laps de temps record grâce à l’intervention du chef de
l’exécutif provincial. Cette intervention de Moïse
Katumbi, a-t-on appris, se justifie par le souci qu’il
porte pour le relèvement du secteur éducatif dans sa
province.
L’on est sans ignorer
que l’éducation est l’un des cinq chantiers de la
République, prônés par le chef de l’Etat. Le chef de
l’exécutif provincial du Katanga ne jure que par ce plan
d’action du quinquennat de Joseph Kabila qu’il
soutient. En effet, l’école primaire Munkuka était dans
un état pitoyable.
Plongée dans la
poussière, elle ne tenait que grâce au hasard du temps
et de la nature. Pas un seul banc, à la place un
dispositif dérisoire prêt à salir les élèves dès qu’ils
s’asseyaient. Des petites ouvertures de fortune en lieu
et place des fenêtres. Rien ne ressemblait à un lieu où
aussi bien l’éducation que l’instruction devaient être
assurées.
Grace au passage de Moïse
Katumbi en ce lieu, cette étable misérable a laissé
place à une infrastructure scolaire digne de ce nom :
une école avec des salles de classes larges et aérées,
dotées des tableaux noirs et des bancs, don du
gouvernement provincial. Dès cette rentrée scolaire au
mois de septembre prochain, les élèves de cette école
n’auront rien à envier à leurs camarades qui étudient à
Lubumbashi ou dans d’autres villes du pays.
Car ils étudieront dans
les meilleures conditions. A cette occasion
d’inauguration de l’école, le directeur de cet
établissement scolaire a exprimé sa gratitude au
gouverneur de province et à toute son équipe pour ce
geste louable. Les élèves et les parents étaient
nombreux à cette cérémonie d’inauguration.
Alors qu’on procédait à
l’inauguration de l’école primaire Munkuka, le lycée
Mwanga dans la ville de Kolwezi n’avait pas été oublié
mais figurait en bonne place dans l’agenda du gouverneur
de province. Tenu par les Sœurs de Notre- Dame, ce lycée
avait attiré l’attention de l’autorité provinciale lors
de son dernier passage dans ce coin de la province. Il
avait, en ce temps, promis de prêter main-forte aux
religieuses pour la réfection de cet établissement voué
à l’éducation et l’instruction des jeunes congolaises.
Au fait, depuis le dernier passage du gouverneur de
province, les travaux évoluent sensiblement à tel point
que les salles de classe, la toiture, le plafond et les
voies de canalisation d’eau ont changé de visage.
La Sœur Nathalie Kangaji,
directrice du lycée s’est dit ravie et impressionnée par
la rapidité avec laquelle s’effectuent les travaux de
réfection. Elle a saisi cette opportunité pour
encourager le gouvernement provincial « non seulement
pour les efforts qu’il ne cesse d’entreprendre mais
surtout pour le suivi qui se fait sur le terrain ».
Les travaux de la réfection du Lycée Mwanga sont passés
à la vitesse de croisière surtout qu’on s’approche de la
rentrée scolaire.
Marthe Bosuandole
La construction du
stade de Kolwezi préoccupe le gouverneur Katumbi
Préoccupé par la
reconstruction de sa province, le gouverneur de la
province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, s’est doté
d’un bureau volant pour aller plus vite d’une localité à
une autre afin de se rendre compte de l’état
d’avancement des travaux dans les différents chantiers.
A bord de son hélicoptère, en provenance de Nseke, le
gouverneur de la province a justement piqué au lieu où
se construit un stade moderne dans la ville de Kolwezi,
à quelques 300 kilomètres de Lubumbashi.
Et sur place, le
gouverneur est allé se rendre compte de l’état
d’avancement de différents travaux de construction dans
ce coin de la province du Katanga. L’ouvrage avance
normalement, comme on pouvait s’en apercevoir, les
travaux de clôture, des gradins et de canalisation
avancent bien. Surtout que l’inauguration de ce stade
est prévue pour la fin de l’année en cours.
Il faut dire que le
passage de Moïse Katumbi à Kolwezi a une fois de plus
montré le niveau de sa popularité dans ce coin de la
province du Katanga où sa seule présence a entraîné une
marrée humaine.
Après le stade en
construction, le gouverneur de province s’était rendu au
centre-ville pour se rendre compte de l’état
d’avancement de la voirie où les gros engins compactent
la route. Les canaux de collecte d’eau en béton sont en
train d’être placés. A l’allure où vont les choses, dans
les jours à venir, la ville de Kolwezi devrait oublier
son empire de poussière.
Les habitants de la ville
sont ravis par ces réalisations, qu’ils estiment être
une première. Par ces actions, ils affirment que Moïse
Katumbi n’est pas seulement le gouverneur de Lubumbashi
mais de toute la province du Katanga. C’est tard dans la
soirée, au coucher du soleil, que le gouverneur
reprendra le chemin de Lubumbashi, après une journée
très chargée. Intérêt de la province oblige.
Marthe Bosuandole
Alors que Hillary Clinton est à Nairobi en route pour
Kinshasa
Tête-à-tête Joseph Kabila- Paul Kagame aujourd’hui à
Gisenyi
Mise en ligne jeudi 06 août 2009
-
Les deux chefs d’Etats qui se sont rencontrés il y
a longtemps, vont évaluer le niveau de réussite des
opérations militaires conjointes des armées des deux
pays contre les Fdlr, et examiner les conditions de la
reprise des activités de la Cepgl.
Le
Président de la République est arrivé hier mercredi
avant midi à Goma, en provenance de Beni où il a
inauguré mardi les travaux d’asphaltage de la route
nationale numéro 4 qui relie Kisangani dans la province
Orientale à Beni en province du Nord-Kivu. Des sources
de l’entourage de la présidence de la République
rapportent qu’il est prévu une rencontre du chef de
l’Etat congolais ce jeudi dans la ville frontière de
Gisenyi au Rwanda avec son homologue Rwandais Paul
Kagame.
Une
délégation des officiels et experts congolais conduite
par le ministre de la Coopération régionale, Raymond
Tshibanda, est arrivée hier mercredi à Gisenyi où elle a
eu une séance de travail avec la partie rwandaise avec
qui elle a préparé le projet de communiqué conjoint,
après avoir évalué les progrès réalisés depuis la
reprise des relations diplomatiques entre les deux pays
et le lancement des opérations militaires conjointes
Umoja Wetu contre les rebelles rwandais des Fdlr sur le
territoire congolais.
Cette
rencontre entre les deux chefs d’Etat des pays africains
des Grands Lacs intervient au moment où une invitée de
marque fait sa tournée en Afrique au cours de laquelle
elle mettra pied en Rdc, principalement à Kinshasa et à
Goma. Il s’agit de la secrétaire d’Etat américaine,
Hillary Clinton. Cette coïncidence est non hasardeuse du
fait qu’il est de notoriété publique que c’est sous
l’impulsion personnelle du président américain Barak
Obama que les présidents Kabila et Kagame ont décidé de
normaliser leurs relations et que les opérations
militaires contre les rebelles rwandais des Fdlr dans le
Nord-Kivu, aussi contre les rebelles ougandais de la Lra
dans la province Orientale ont été lancées sous la
pression américaine.
Les deux
chefs d’Etats qui se sont rencontrés il y a longtemps,
ne manqueront pas de saluer les avancées dans les
rapports entre les deux pays, lesquels ont permis
d’annihiler tout prétexte des guerres contre la Rdc ; et
de donner des signaux forts pour la relance de la
Communauté économique des pays des Grands Lacs (Cepgl).
Et le gouvernement Obama qui est déterminé à neutraliser
tout esprit guerrier dans la sous-région des Grands
Lacs, voudrait ainsi s’assurer du retour effectif de la
paix pour ainsi promouvoir la nouvelle coopération avec
ces pays basée sur la sécurisation et la relance
économique.
T.L.
Evitant les circonscriptions électorales
Les
députés passent les vacances dans les lieux de
villégiature
Mise en ligne jeudi 06 août 2009
Si
le Parlement con-golais est en va-cances depuis le 15
juin 2009, on ne peut, malheureusement, pas en dire
autant des parlementaires. En effet, nonobstant
l’obligation légale faite aux parlementaires de
séjourner dans leurs circonscriptions électorales
pendant la période des vacances parlementaires, il est
étonnant de constater que nos chers élus rongent
paisiblement leurs freins dans la chaude et bouillante
capitale congolaise.
Les
habitués des restaurants, boîtes de nuit et autres lieux
attractifs de la capitale comme Maluku ou Kinkole
s’étonnent de croiser dans chacune de leurs sorties, les
éminents et honorables députés nationaux, plus soucieux
de se refaire une santé que de songer aux interminables
et insurmontables problèmes de leurs électeurs. Ces
derniers, y compris ceux de la capitale Kinshasa, sont
désespérément à la recherche de leurs élus sur qui ils
avaient fondé d’énormes espoirs à l’aube de la troisième
République que tout le monde croyait être différente de
deux premières. L’attente était si forte que la
population croyait dur comme fer en la capacité des élus
de la troisième République à changer le système, à
combattre les antivaleurs et à accompagner le
gouvernement dans ses efforts de reconstruction et de
développement du pays. Or, pour y parvenir, les élus
nationaux devaient rester en communion et en contact
permanent avec leurs bases en vue de relayer par leurs
rapports, les problèmes de fond qui se posent au pays et
d’aider le gouvernement à prendre des mesures qui
s’imposent. S’il faut admettre que les élus congolais ne
disposent pas d’assez de temps et de moyens pour être
physiquement en contact avec leurs bases pendant les
sessions, on ne peut pas comprendre que ces derniers
continuent à sécher le terrain pendant les vacances
parlementaires alors que le gouvernement leur donne les
moyens qu’il faut, y compris les billets d’avion pour
eux-mêmes et leurs épouses. .
Les
réalités du terrain renseignent que les députés, plus
que les sénateurs, brillent par leur absence. Certains
députés nationaux, élus à l’intérieur du pays, ont même
oublié les chemins qui mènent vers leurs
circonscriptions électorales, tellement qu’ils ont fait
près de trois ans sans y mettre les pieds. Ils
prétextent, pour ceux de l’est, l’insécurité qui bat son
plein à cause des exactions des troupes négatives comme
les Fdlr, les Interhamwe, les Mbororo et la Lra. C’est
donc cette insécurité qui expliquerait leur
‘’cantonnement’’ à Kinshasa. Et pour ne pas passer le
temps, ils ne se privent pas de prendre du bon temps en
attendant la rentrée prochaine où ils excelleront du
haut de la tribune de la chambre basse en lisant des
motions et racontant des faits traduisant les réalités
de la base avec laquelle ils n’avaient pourtant pas pris
contact.
Mais de
quelle base parlent-ils du moment où ils en ignorent
totalement les réalités, trois ans après l’avoir
abandonnée ? La question reste posée. Il appartient à
chacun de se faire son opinion. A quel moment se limite
l’obligation de l’élu de séjourner dans sa base ? C’est
la question fondamentale à laquelle les élus eux-mêmes
doivent donner une réponse en amendant leur règlement
intérieur, car le respect de la loi ne doit pas non plus
exposer la vie d’un élu s’il est établi qu’il existe
réellement une menace.
La
définition de la menace à l’intégrité physique d’un élu
doit aussi être explicitée puisque beaucoup de députés
se camouflent derrière cette notion alors qu’ils
viennent des circonscriptions où il n’y a pas
d’insécurité. La réalité est que beaucoup d’élus évitent
de ‘’ descendre’’ sur terrain à cause des implications
financières qui en découlent. Dons, interventions et
sollicitations de tous genres les attendent à telle
enseigne qu’ils craignent pour leurs bourses. Mais force
est de reconnaître que ceci n’est qu’un prétexte
fallacieux dans la mesure où le gouvernement leur
accorde soit des médicaments à distribuer aux hôpitaux,
soit des matériels didactiques pour les écoles. Il y a
donc lieu de se poser la question sur la destination de
ces dons dès lors que les élus ne mettent pas les pieds
sur terrain. Pire, les dépenses esquivées dans les
circonscriptions électorales sont réalisées dans les
cafés et lieux d’évasion dans la périphérie de Kinshasa.
En tout
état de cause, il importe que nos élus rectifient le tir
et qu’ils comprennent qu’ils assument une mission
capitale pour la reconstruction de notre pays. Ils ne
doivent pas privilégier les aspects financiers au
détriment de leur mission initiale. Celle-ci appelle
l’accomplissement d’un certain nombre des devoirs que
les députés ont l’obligation pour la crédibilité de
leur institution et de la démocratie au Congo.
Charles
Mukonkole
La Belgique annonce la
réouverture de son consulat à Lubumbashi
Mise en ligne jeudi 06 août 2009
Le
chef de la diploma-tie belge, Yves Leterme, a annoncé la
réouverture prochaine du consulat belge à Lubumbashi,
chef-lieu de la province du Katanga, à l’issue d’un
entretien que Yves Leterme a eu le mardi dernier avec le
nouvel ambassadeur de la RDC en Belgique, Henri Mova
Sankanyi. Lors de cet entretien, qualifié de «
constructif » dans un communiqué et qui a permis aux
deux hommes de « faire connaissance »,
l’ambassadeur Mova a confirmé l’exequatur pour le
nouveau consul général belge à Lubumbashi, M. Dirk
Loncke. En conséquence, poursuit le communiqué, le
consulat général pourra bientôt être rouvert et
reprendre ses activités, notamment les activités de
l’attaché du développement et de la section consulaire
(visas).
Le nouveau
consul général de Belgique à Lubumbashi, rappelle-t-on,
était jusqu’ici ambassadeur à Damas (Syrie). Il y a
quelques semaines, la date du 15 août avait été annoncée
pour la réouverture de ce consulat général, mais un
porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères
a précisé mardi à l’ACP, qu’il s’agissait d’une «date
indicative». Les activités proprement dites
reprendront un peu plus tard.
Le
consulat général de Belgique à Lubumbashi, ainsi que
celui de Bukavu, au Sud-Kivu, avaient été fermés en mai
2008, sur une décision du gouvernement congolais après
une brouille entre les deux pays, provoquée par des
propos jugés inacceptables par les autorités
congolaises, tenus par l’ancien ministre belge des
Affaires étrangères, Karel de Gucht, aujourd’hui
commissaire européen, lors de sa visite à Kinshasa en
avril 2008.
Le
gouvernement congolais avait rappelé son ambassadeur en
consultation et fermé son consulat général à Anvers.
Kinshasa avait exigé également la fermeture des deux
consulats belges en Rdc.
Depuis le
début de cette année, les deux pays ont signé, à l’issue
d’un séjour à Bruxelles du Premier ministre congolais,
Adolphe Muzito, une déclaration commune qui établit
entre eux un «dialogue permanent, franc, ouvert,
constructif et respectueux des institutions
démocratiques légitimes» de la Belgique et de la RD
Congo, rappelle-t-on.
Kabila lance les travaux d’asphaltage de la nationale
n°4 Beni-Kisangani
Mise en ligne mercredi 05 août 2009
Les
travaux d’asphaltage de la route nationale n°4 entre
Beni et Kisangani via Niania, dans la province
Orientale, sont désormais opérationnels. Le chef de
l’Etat en a coulé les premières gouttes de bitume ce
mardi 04 août à Beni, à 400 kilomètres de Goma, dans la
province du Nord-Kivu.
Le contrat entre le gouvernement de la RDC et
l’entreprise chinoise Sino-Hydro pour ce premier tronçon
de 60 kilomètres reliant Beni à la localité de Luna en
province Orientale, est de 57 millions de dollars
américains, rapport Radio Okapi. La durée des travaux
est de 24 mois.
Le chef de l’Etat était arrivé sur place aux environs de
14h et demie, heure locale. Après le lancement des
travaux, Joseph Kabila s’est rendu, à pied suivi d’une
foule nombreuse, jusqu’au centre ville de Beni, où il a
inauguré et ouvert au trafic, le pont Malepe. Ce pont
relie le centre ville aux quartiers montagneux de Malepe
et de Wangoma.
Le pont refait par le gouvernement provincial du
Nord–Kivu, ainsi que le rond point qui le suit, ont été
rebaptisés «Place Joseph Kabila».
Au cours de l’audience accordée hier au gouverneur Moïse
Katumbi
Muzito s’imprègne des difficultés que vit le Katanga
Mise en ligne mercredi 05 août 2009
Sortie
remarquée hier à Kinshasa du gouverneur du Katanga,
Moïse Katumbi Chapwe. Aussitôt arrivé de sa province tôt
le matin, il a été reçu par le Premier ministre, Adolphe
Muzito avec qui il s’est entretenu des problèmes
brûlants que vit l’entité provinciale qu’il dirige.
Fortement préoccupé par ce qu’il a qualifié des
« souffrances vécues par ses administrés », le chef
de l’administration provinciale du Katanga n’a pas mâché
ses mots à l’issue de l’entretien lui accordé par son
hôte.
«Nous avions eu une très bonne réunion au cours de
laquelle j’ai démontré comment le Katangais est en train
de souffrir injustement »,
a-t-il déclaré. Après avoir déploré le non suivi de
rétrocession consentie aux provinces par le gouvernement
qu’il considère comme une injustice tenant compte des
rentrées réalisées, il a reconnu cependant que le
Katanga est en train de récupérer la redevance minière à
la source. Malheureusement, a-t-il poursuivi, depuis la
fin de la conférence annuelle des gouverneurs tenue, il
y a de cela deux mois à Kisangani, le Katanga n’a rien
reçu en matière de rétrocession aussi bien que d’autres
provinces.
Optimiste, le gouverneur Moïse Katumbi a indiqué que le
Premier ministre, Adolphe Muzito a promis d’examiner la
situation de toutes les entités provinciales en général
et celle du Katanga en particulier.
NMN
Echanges entre Mokolo wa Pombo et Moïse Katumbi sur
différents problèmes spécifiques à Lubumbashi
Mise en ligne mercredi 05 août 2009
En
séjour à Lubumbashi dans le cadre des funérailles du
sénateur Gaëtan Kakudji, décédé récemment, le premier
vice-président du Sénat, Mokolo wa Pombo qui a fait
partie de la délégation ayant accompagné la dépouille
mortelle du défunt parlementaire, a été reçu lundi par
le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe. Se
confiant à la presse à l’issue de cette audience, Mokolo
wa Pombo a déclaré qu’il ne pouvait pas quitter la
capitale cuprifère sans saluer le premier citoyen de la
province. Par la même occasion, il a indiqué qu’ils ont
échangé au cours de leur entretien sur les différents
problèmes auxquels est confronté le Katanga
particulièrement ceux ayant trait à la décentralisation,
à la rétrocession, aux perspectives futures dont le
découpage territorial.
« Le Sénat, c’est l’émanation des provinces. A l’heure
actuelle, le problème se situe entre les provinces et
l’exécutif. En tant qu’institution parlementaire, nous
avons la mission de contrôle et à partir de septembre
avec l’examen du budget, nous devrons savoir comment le
budget a fonctionné et que faut-il faire pour améliorer
les dotations accordées aux provinces »,
a poursuivi le premier vice-président du Sénat avant de
reconnaitre qu’ « il était nécessaire de faire le
point avant d’aborder d’autres étapes nécessaires ».
NMN
Cafouillages au Mlc
JP Bemba trahi par les siens
Mise en ligne mercredi 05 août 2009
Comme
un fruit mûr, le gouverneur intérimaire de l’Equateur,
Jean-Claude Baende vient d’être radié du Mlc, parti
auquel il déclare n’avoir jamais adhéré. L’annonce en a
été faite lundi dernier par le secrétaire exécutif,
Thomas Luhaka. Cette mesure disciplinaire occulte mal le
profond malaise qui couve au sein de ce mouvement.
Comment interpréter autrement la démission présentée, il
y a quelques temps, au niveau des instances dirigeantes
du Mlc par l’ancien sénateur, Philipe Masegabio Nzanzu ?
Ce départ inattendu démontre que l’air y est
sérieusement empesté par une atmosphère vicieuse. Les
apparences trompeuses à souhait font que tout se passe
comme dans une pièce de théâtre où chacun des acteurs
jouent son rôle comme il lui a été attribué par le
metteur en scène principal tapi dans l’ombre. Mais,
combien de temps perdurera le jeu de l’ombre ? Personne
ne pourrait le présager. Depuis l’incarcération à La
Haye par la Cour pénale internationale de son leader,
Jean-Pierre Bemba, le Mlc navigue à vue comme une barque
sans boussoles. Rien n’indique qu’il a encore des
repères fixes. Cette affaire judiciaire est du reste
devenue le seul point d’’ancrage politique, un véritable
fond de commerce au plan intérieur et extérieur. Or, les
observateurs avertis sont unanimes à reconnaitre que là
aussi, ils s’y prennent mal au point de désarçonner les
bonnes consciences. La politisation à outrance de ce
dossier mis malicieusement à charge du pouvoir alors que
les faits se sont, en réalité, passés entre 2002 et 2003
en Centrafrique particulièrement à Bangui et dans ses
environs durant la période où le Mlc menait une
rébellion contre son propre pays, prouve à suffisance
la mauvaise foi des stratèges des scénarios du mal. En
effet, cette affaire cache mal le désarroi d’une
politique mal ficelée.
Au plus tard le 7 août prochain, on s’attend à ce que
l’Allemagne, l’Italie et l’Afrique du Sud, pays auxquels
la défense de Bemba avait formulé la demande d’accueil
de son client au cas où la liberté provisoire pourrait
lui être accordée par la Cour pénale internationale,
puissent se prononcer. Ce faisant, tout porte à croire
qu’à l’instar de la Belgique, de la France et du
Portugal, tous membres de l’Union européenne, que Bonn
et Rome s’alignent sur la position de leurs partenaires
étant donné le devoir de solidarité en matière de
sécurité et de justice. Dans cette même perspective, on
perçoit mal que l’Afrique du Sud qui s’est prononcé pour
l’arrestation du président soudanais El Bechir recherché
par la Cpi puisse faire allégeance à une telle demande
sans prendre de sérieux risques. Dans cette affaire, on
reproche aux partisans de Bemba leur attitude peu
responsable qui n’encourage nullement à une relaxation
soit-elle provisoire du prévenu d’autant plus que réunir
toutes les garanties pour assurer sa sécurité, en dehors
de La Haye, n’est guère une mince affaire.
Dans l’entretemps, au sein du Mlc, les manœuvres
politiciennes n’ont jamais été aussi prospères.
Compromis et compromissions sont consacrés au nom des
intérêts égoïstes par les actuels responsables du parti
qui, tout en se prévalant de l’opposition, courent
derrière les tenants du pouvoir pour négocier leur
entrée au gouvernement et à d’autres postes juteux.
Comme quoi, Jean-Pierre Bemba est trahi par ses propres
collaborateurs incapables de présenter un programme
cohérent ou de jouer à l’alternative crédible.
La République
Révision du fichier électoral
Prolongation des opérations jusqu’au 20 août prochain
Mise en ligne mercredi 05 août 2009
-
Pour répondre aux préoccupations de la communauté
nationale et crédibiliser davantage la mise à jour du
fichier par rapport au temps et à l’espace, la Cei vient
d’accorder aux retardataires de Kinshasa un dernier
sursis de quinze jours
Selon le calendrier arrêté par la Commission électorale
indépendante (Cei), les opérations de la révision du
fichier électoral qui ont débuté à Kinshasa le 7 juin
2009 devraient prendre fin ce mercredi 5 août 2009.
Cependant le faible taux de participation des enrôlés
qui était de 40 % à deux jours de l’échéance a poussé la
Cei à décider d’une prolongation de quinze jours allant
du 5 au 20 août 2009 à 17 heures. Cette mesure qui
répond aux vœux des partis politiques et de l’opinion a
été accueillie de deux mains car, il cadre avec les
préoccupations majeures de la communauté nationale et
internationale qui tiennent à la réussite de ces
opérations. L’intérêt suscité par cette décision est
d’autant plus salutaire qu’elle a l’avantage de rassurer
tout le monde. A l’heure où certains partis politiques
de l’opposition tel que l’Udps, le Front patriotique…
qui avaient boycotté le référendum et le vote de 2006
aient finalement décidé de s’y engager, il est normal
que toutes les précautions soient prises en amont pour
dissiper tout malentendu. Pour une ville comme Kinshasa,
il est inadmissible qu’au terme de deux mois de la
révision du fichier électoral que la moyenne de
cinquante personnes par jour ne soit pas atteinte sur
une population de plus de 25 millions d’habitants
d’autant plus que cette moyenne aurait pu permettre de
réaliser 80 % d’enrôlés potentiels.
Des failles à corriger
Que des problèmes matériels enregistrés durant ce laps
de temps dans les deux cents centres d’inscription
retenus sur toute l’étendue de la capitale mobilisant
près de 18 millions des cartes d’électeurs sur les 30
millions cartes commandées, allant de la lenteur des
machines et de leurs pannes, du coût de la fiche
d’électeur qui est passé de 500 Fc à 1000 Fc, du non
respect de l’horaire de service par les agents, des
tracasseries policières et autres. En dépit de ces
difficultés de routine, la Cei a néanmoins fourni
d’efforts considérables pour atteindre les objectifs
assignés à ces opérations dont la finalité est la mise à
jour du fichier par rapport au temps et à l’espace au
regard des prochaines échéances électorales que ce soit
les futures élections urbaines et locales aussi bien que
celles de 2011. Outre ces facteurs, il y a à épingler
sans doute le peu d’empressement, au départ, de la
population à l’appel de la Cei et qui, aux derniers
jours, y a répondu par un afflux sans pareil. Comme si
elle s’attendait justement à une éventuelle prolongation
des opérations. Dans cette série de manquements, il y a
lieu de mettre aussi en exergue le rôle défaillant des
partis politiques dans la mobilisation des électeurs. Ce
qui dénote des insuffisances criantes dans la formation
et la conscientisation des membres. Autant des failles à
corriger dans le futur. Les prochains jours devraient,
dès lors, être mis à profit par les retardataires pour
ne pas rater, cette fois, le coche.
Cependant la mesure de prolongation consentie en faveur
des Kinois aura incontestablement des répercussions sur
le calendrier général des opérations. D’où l’impérieuse
nécessité de finaliser, dans l’entretemps, la loi sur
les entités territoriales déconcentrées et le décret
d’application de la loi sur les entités territoriales
décentralisées. Ce n’est que de cette manière que le
report de la révision du fichier électoral dans les
provinces pourrait connaitre un coup
d’accélérateur.
Ndong.M.N.
Enjeux politiques à l’Assemblee nationale
Modeste Bahati à la
porte de sortie du Gpi !
Mise en ligne mardi 04 août 2009
Malgré
sa résistance héroïque lors du remplacement des membres
du bureau de la chambre basse du Parlement où il avait
réussi à tenir honorablement tête au candidat officiel
de l’Amp, Modeste Bahati n’est pas pour autant au bout
de ses peines. En effet, le président du groupe
parlementaire des Indépendants doit faire face, quelques
mois seulement après son éviction du bureau de
l’Assemblée nationale, à une fronde interne qui ne dit
pas son nom mais qui est d’une virulence telle qu’il lui
faudra faire appel, cette fois-ci, à des appuis
extérieurs au groupe pour espérer calmer la tempête.
Sa tâche n’est malheureusement pas facile dans la
mesure où il fait face à une fronde téléguidée par deux
poids lourds de son groupe qui sont au gouvernement
central et qui n’apparaissent pas au grand jour. Mais
l’on sait que les exécutants, qui n’hésitent pas eux de
s’afficher, sont, plus précisément, les suppléants de
ces deux anciens députés qui ne veulent plus entendre
parler de la présence de Bahati Lukwebo à la tête de
leur groupe parlementaire. Après donc la fronde Kin Kiey
Mulumba, qui s’est terminée par une victoire relative de
l’ancien questeur de la chambre basse, voici maintenant
la rébellion d’un groupe des députés du Gpi.
Mais de quoi reproche-t-on véritablement le président
Modeste Bahati ? La réponse à cette question est
d’autant plus difficile que s’y mêlent des
considérations politiques et stratégiques liées au
repositionnement au sein de la majorité. Il est au moins
sûr que Modeste Bahati draine derrière lui une foule non
moins négligeable des mecontents qui ne sont pas du tout
convaincus de la transparence de sa gestion et de la
manière dont il dirige le groupe parlementaire des
Indépendants. En dehors de cela, il y a l’épineux
problème du remaniement du Gouvernement où le Gpi sera
contraint de confirmer ou de désigner les membres de son
groupe qui doivent faire partie de cette institution.
Or, il se fait que l’ancien questeur est le maillon
central dans cette opération puisque c’est en sa qualité
de président du groupe qu’il propose des noms à ses
alliés. Certains membres du groupe craignent donc que
Bahati Lukwebo dispose de ce quota à sa guise et se
serve purement et simplement à leur détriment. L’homme
profiterait ainsi de cette occasion pour régler leurs
comptes à ses adversaires.
C’est donc par pur souci de repositionnement politique
que les torchons brûlent au sein du Gpi où la cohésion
et l’harmonie ont longtemps cédé le pas aux rancœurs.
Ce climat a été, malheureusement, entretenu par
l’intéressé lui-même qui aurait entretenu la méfiance à
l’égard de certains ténors du groupe qui le lui rendent
très bien aujourd’hui. C’est donc de bonne guerre entre
les différents courants du Gpi où le président est
politiquement mal positionné en ce moment où il a perdu
sa place au bureau et où il a moins des chances de
faire passer sa propre candidature au gouvernement.
L’homme n’aurait plus la confiance des instances
dirigeantes de l’Amp. Dans ce cas, on se demande s’il
dispose encore de la capacité politique d’engager le
Gpi. C’est sur ce registre politique que jouent ses
adversaires qui savent bien qu’en politique, comme dans
la vie, il ne faut jamais laisser échapper la
possibilité d’en finir avec un adversaire lorsque
celui-ci est à votre portée comme l’est Bahati Lukwebo,
politiquement très affaibli.
Mais connaissant l’homme, la partie est loin d’être
gagné par ses adversaires, d’autant plus que l’ancien
questeur dispose d’une formidable capacité de grossir
son camp grâce à sa tire-lire qu’il avait
merveilleusement fait fonctionner lors du renouvellement
du bureau de l’Assemblée nationale. Cela risque encore
de se reproduire, mais avec cette différence que
l’entrée au gouvernement ne dépend ni de lui-même ni des
membres de son obédience. Il y a un veto qui vient de
quelque part où les tiraillements entre membres du Gpi
ne constituent pas le critère de sélection. Le profil
des hommes proposés, leur expérience et leur rendement,
dans le cas de ceux qui sont au gouvernement, sont plus
déterminants dans l’optique d’aider le chef de l’Etat à
remplir sa mission. C’est là où se situe la différence.
Et c’est ce qui risque de lui être fatal. On aurait même
appris que l’homme envisagerait de quitter la majorité
au cas où il ne se retrouverait pas.
ZM
Gouverneur intérimaire de l’Equateur sur le ticket Mlc
Jean-Claude Baende radié du parti de JP Bemba
Mise en ligne mardi 04 août 2009
Le gouverneur intérimaire de la province de l’Equateur,
Jean-Claude Baende ne fait plus partie du Mouvement de
libération du Congo (MLC), depuis le 27 juillet 2009. Il
a été radié par les instances supérieures du parti cher
à Jean-Pierre Bemba. Le secrétaire exécutif de ce parti,
le député Thomas Luhaka, justifie cette décision par le
fait que l’intéressé a battu le record des absences aux
réunions du parti, deux ans. Ensuite, il ne verse
nullement ses cotisations, à raison de 10 % de son
salaire depuis deux ans. Enfin, il a depuis le 2 avril
dernier signé les statuts d’un autre parti au nom de AAF
en qualité de fondateur.
Mais selon Radio Okapi, l’intéressé affirme n’avoir
jamais été membre de cette formation politique.
Jean-Claude Baende met au défi tous ceux qui cherchent à
le combattre politiquement. Le gouverneur intérimaire de
la province de l’Equateur dit n’avoir jamais fait partie
de cette formation politique. «Les dirigeants du MLC
savent que je n’ai jamais été au MLC et que je n’ai
jamais signé un acte d’adhésion au MLC»,
rappelle-t-il. Alors qu’il lui est reproché,
notamment, la création d’un autre parti politique,
Baende demande à quiconque voudrait le contredire de
présenter son acte d’adhésion signé au MLC. Aussi, se
dit-il non concerné par la décision des organes
statutaires du Mlc.
La radiation de ce gouverneur intérimaire de l’Equateur
élu sur le ticket José Makila-Jean Claude Baende a pour
finalité son désaveu avec comme conséquence la perte du
poste de gouverneur a.i. Mais, quoiqu’inscrit sur la
liste présentée par le Mlc, J-C Baende était candidat
indépendant, donc non assujetti à une décision
quelconque de ce parti. Toutefois, son sort à la tête de
la province dépend de l’issue en justice de l’affaire
Makila, le gouverneur titulaire suspendu. Ce dernier, en
cas de réhabilitation, sera obligé de travailler avec
lui ; au cas contraire, des élections pourraient être
convoquées dans les meilleurs délais pour désigner le
nouveau ticket gouverneur et vice-gouverneur de cette
province.
T.L.
Des feux d’artifice de Brazza qui font peur à Kinshasa
Mise en ligne mardi 04 août 2009
Hier,
à partir de 20 heures 10’, des coups de canon ont fait
vibrer la ville de Kinshasa. Ceux qui étaient au
centre-ville ont paniqué, qui quittant la ville à vive
allure, incapables de situer la direction dans laquelle
provenaient ces coups de canon. Aux premiers
renseignements et vérifications, il s’est agi des feux
d’artifice qui ont inondé le ciel de Brazzaville pour
commémorer la réélection de Dénis Sassou Nguesso à la
tête de la République du Congo. Des communiqués dans ce
sens auraient été diffusés sur les chaines de
Brazzaville bien avant pour prévenir les populations.
Trop peu de Kinois étaient informés, craignant avec
la puissance des détonations, que cela soit la
répétition des guerres civiles bien connues du Congo
d’en face dont Kinshasa a eu à y payer aussi le prix
avec la chute de beaucoup de bombes sur les maisons
d’habitation de Kinshasa, et la mort de certains de nos
compatriotes vivant en face.
Après le ministre équatorien de la Culture
La Cour suprême de justice se penche sur le ministre
kasaïen des Finances accusé de détournement des
salaires
Mise en ligne mardi 04 août 2009
L’affaire François Mutambayi, du nom du ministre
provincial des Finances du Kasai Occidental, accusé de
détournement des salaires des fonctionnaires dans les
différents territoires de ladite province continue de
faire des vagues dans les milieux politiques. Il en est
de même de celle concernant le ministre provincial de la
Culture, Jeunesse et des Sports dans l’Equateur,
Dominique Mbongi, appréhendé dernièrement à l’aéroport
de Mbandaka avec dans ses bagages, un colis de papier
monnaie d’une valeur faciale de 50 mille dollars
américains, qu’il ramenait à Gemena. Les deux membres
de l’exécutif provincial ont comparu mardi dernier
devant la Cour suprême de justice siégeant toutes
sections réunies. Celui du Kasaï Occidental pourrait,
sauf imprévu, y revenir ce mardi.
Dans les cercles des ressortissants de deux provinces
respectives et particulièrement ceux du Kasaï
Occidental, les commentaires fusent de partout. C’est le
temps de l’analyse des attitudes de différents
gouvernants par rapport aux attentes de la population et
des promesses qui leur ont été faites à grand pompe.
S’agissant de François Mutambayi, on est unanime à
reconnaitre qu’en trois mois de prestation, le ministre
provincial des Finances a fait piètre figure. Les
pratiques illicites auxquelles il s’est illustré
notamment à Mweka, Dekesse, Dimbelenge et Tshikapa n’ont
point de commune mesure. Sur le terrain, on constate, en
effet, non seulement le détournement des salaires des
fonctionnaires mais aussi des ponctions sur des maigres
salaires d’environ 2000 Fc sur chaque agent de l’Etat,
le détournement de rétrocession tandis que d’autres
rétrocessions n’arrivent même pas à destination. A ce
sujet, il y a un cas d’école : il y a trois mois, on
relève que sur un montant de 20 millions de Fc décaissés
pour le compte du territoire de Tshikapa, il y a 8
millions de Fc qui ont été retenus à l’administration
provinciale à Kananga. Raison pour laquelle à Kazumba,
les magistrats n’ont guère hésité, i l y a deux mois,
d’adresser un mémo sur les ponctions dont ils sont
l’objet. On constate, dans le même registre, que les
enseignants ne sont pas, pour leur part, rémunérés
régulièrement. On déplore, d’autre part, le fait que
plusieurs valeurs parallèles sont en circulation d’une
manière illicite dans la province au service de la
maffia politico-financière.
Cas de flagrance
Selon la déposition faite mardi à la Cour suprême de
justice par le ministre provincial des Finances du Kasaï
Occidental, François Mutambayi a déclaré, la main sur le
cœur, qu’il n’a jamais agi de son propre chef. Il a
reconnu que souvent il recevait des injonctions tant des
autorités provinciales que nationales habituées à
l’ « opération retour ». Telles que la situation se
présente, le suspect voudrait faire croire à l’opinion
qu’il ne serait qu’un vil bouc émissaire. Mais, qui se
cachent derrière lui ? Lors de sa dernière comparution,
les juges ont justement décrété le huis-clos pour éviter
d’éclabousser certaines autorités en public. En la
matière, la Cour suprême de justice a le plein droit de
siéger étant donné qu’elle fait fonction, selon la
Constitution, de la Cour de cassation. Une question se
pose : avec le déclenchement de l’opération « Tolérance
zéro » par le chef de l’Etat, Joseph Kabila, va-t-on
dans le cas d’espèce s’arrêter au niveau des lampistes
alors que les commanditaires se cachent dans l’ombre?
Ironie du sort pour le Kasaï Occidental pillé par ses
propres fils au moment même où ils sont incapables
d’aligner des réalisations dignes de ces noms comme
ailleurs.
La République
Vendetta au Rcd
Le siège du parti forcé par des voyous
Mise en ligne mardi 04 août 2009
La
crise qui sévit au Rassemblement congolais pour la
démocratie (Rcd), depuis plusieurs semaines, est en
train de prendre des allures dangereuses. La scène vécue
samedi dernier en son siège de l’avenue
Haut-commandement, à la Gombe, est digne de la vendetta
à la corse.
Des véritables « kulunas » mobilisés on ne sait par qui
ont fait une descente punitive en ce lieu forçant les
portes, agressant le personnel de garde, faisant évacuer
quelques cadres qui étaient en pleine réunion. Dommage
pour un parti qui se déclare fervent partisan des
valeurs démocratiques. La situation qu’elle présente, à
ce jour, ravive davantage le conflit né du combat
d’arrière-garde entre son président national, Azarias
Ruberwa à qui il est reproché la dégénérescence du parti
et le comité de crise conduit par Trésor Kapuku, actuel
gouverneur du Kasaï Occidental.
La lutte pour le contrôle des rênes du Rcd a réellement
pris des proportions inquiétantes depuis l’exclusion
annoncée du jeudi 16 juillet par l’ancien vice-président
de la République. A la veille du onzième anniversaire de
la fondation de l’ancien mouvement rebelle devenu parti
politique, il était prévisible que les esprits allaient
s’échauffer car, chaque tendance avait visiblement
l’intention d’en remontrer à l’autre. D’où l’incident de
samedi dernier que certaines mauvaises langues
attribueraient aux dissidents du Rcd. Cependant cela n’a
guère empêché Ruberwa à réunir dimanche au même endroit
les cadres et membres qui lui sont restés fidèles.
Femmes et jeunes ont répondu présents au rendez-vous en
arborant fièrement le pagne imprimé à l’occasion de cet
événement.
La démocratie des muscles
L’épreuve de force de samedi dernier met fin
naturellement à la mission des bons offices que quelques
parlementaires avaient entamé en coulisses pour refaire
l’unité de ce parti qui se ferait sans doute
difficilement. Recoller les morceaux, là où des intérêts
politiques s’avèrent opposés est quasi impossible. A
l’allure où vont les choses, il est évident que les deux
tendances continueront à vivre comme des chiens de
faïence jusqu’à ce qu’une partie flanche. Ce qui est
néanmoins vrai, c’est le fait que la démocratie des
muscles qui a élu domicile au Rcd est contraire aux
bonnes mœurs politiques.
La République
Apres les magistrats revoques pour dol, concussion et
dénis de justice
Tous les fonctionnaires révoqués, retraités et promus
Mise en ligne mardi 04 août 2009
Après les mesures de révocation, mise à la retraite et
de promotion prises en date du 15 juillet 2009 visant à
assainir le secteur judiciaire de notre pays, le
Président de la République, Joseph Kabila, s’est attaqué
aux maux qui rongent le secteur des Affaires foncières
et celui de la Fonction publique. Six ordonnances ont
été signées à cet effet, le 31 juillet. Elles portent
respectivement révocation, mise à la retraite et
nomination de certains agents de carrière des services
publics de l’Etat.
De ces ordonnances, l’on retient que 80 agents de
commandement relevant de neuf ministères sont révoqués,
dont : 25 des Affaires foncières, 7 des Finances, 3 du
Budget, 18 de la Santé publique, 1 de l’Enseignement
primaire, secondaire et professionnel, 1 de l’Economie
nationale et Commerce, 2 des Mines, 19 de l’Urbanisme et
Habitat et 4 de la Justice.
Selon Néhémie Mwilanya,
conseiller principal juridique
du chef de l’Etat qui a fait lecture de ces ordonnances,
la décision de révoquer ces agents est intervenue après
avis du conseil de discipline du ministère de la
Fonction publique. Les personnes concernées ont, soit
été accusées de manquement grave dans l’exercice de
leurs fonctions, soit écopé une peine de servitude
pénale principale supérieure à trois mois.
Selon le ministre de la Fonction publique, Charles
Botoro, les révoqués ont été entendus avant qu’ils ne
soient sanctionnés. «
Il y a eu beaucoup de griefs qui ont été articulés
autour de ceux qui sont révoqués aujourd’hui. Le conseil
de discipline a analysé au cas par cas. […] Le conseil
de discipline du ministère de la Fonction publique a
fait son travail », a-t-il indiqué.
Quant aux retraités, sont concernés 26 secrétaires
généraux, 115 directeurs, 493 chefs de division, 161
chefs de bureau, 417 attachés de bureau. La plupart des
agents concernés relèvent, à ce stade, des ministères
des Affaires foncières et de l’Urbanisme et Habitat.
Concernant leur indemnisation, le ministre Botoro a
indiqué que rien n’a été fait au hasard. «
L’indemnisation est une obligation pour le gouvernement.
Ne pensez pas qu’ils ne seront pas indemnisés. Quand
nous prenons une décision, c’est que l’Etat a pris les
mesures nécessaires pour qu’ils soient indemnisés. …
Nous avons même déjà l’impact budgétaire par rapport à
cette opération.»
ORDONNANCE N° 09/070 DU 31 JUILLET 2009 PORTANT
REVOCATION DES AGENTS DE COMMANDEMENT DE CARRIERE DES
SERVICES PUBLICS DE L’ETAT DES DIFFERENTS MINISTERES
Article 1er :
Sont révoqués de leurs grades et fonctions, les Agents
de commandement dont les noms, post-noms et matricules
ci-après :
1. Affaires Foncières
1 BABADI BANTU 230.342
2 BAKULU BAKISI 462.427
3 BAHANGULU BANSILU 427.084
4 BOHIKA NKUMU 281.703
5 EBEME EYULANENE 230.351
6 KAPOY KABATUANYISHE 472.478
7 KAPULUWAYI ILUNGA 120.176
8 KAZAD TSHIPENG 270.262
9 KEBEY AZUAKATE 308.112
10 MAKEMBE KIBUTULIRO 218.014R
11 MAKOKILA MAMBULU 127.876
12 MATEMBERA NYOTA 230.348
13 MATUNGULU KABA 445.150
14 MBITE VIASANGA N.U
15 MBIYAVANGA LUSIKAMA 325.213C
16 MONGU HOMBA 472.353
17 MPAMBA SIBO 264.716
18 MPUEKELA ILUNGA 431.382
19 MULUMBA KATENDE 151.301
20 MWAMBA MUSASA 298.964
21 MWANZA MOONGO 688.455
22 NGALAMULUME TSHIBITSHABU 471.495
23 NONDI EMPIA 118.069
24 NGUBA FUMBA 230.365
25 TUDU ZINGO 150.983
2. Ministère des Finances
1 BOKONGO LIBAKEA 343.693
2 BUSA BALELI MABUNDAWA 434.594
3 ELAU YANYELE 264.953
4 KABALA ILUNGA MBIDI 274.882
5 KABEMBA OKANDJA 459.455
6 MWANA NTEBA ALI BABA 406.471
7 OSOMBA WEDIKO 450.243
3. Ministère du Budget
1 KIPINGANI NGIMBI 437.409
2 MFURI MBO-LENILE 169.552N
3 NZITA MUAKASA 1.327.96A
4. Ministère de la Santé Publique
1 ALELA LILEMBE 433.915
2 BEMANGA NKOTO NOMBE 431.562
3 BONDA AMBUNGA 429.794
4 EALE BOSELA 540.631
5 EBWA MAMBU 408.543
6 KANOW MAMUNGAY 406.373
7 KONGOLO Pius 433.415
8 MAMPUYA KAY 271.790
9 MAPANDA BWASSA 434.022
10 MATELA BAANGI 433.438
11 MBEKE MUSUKO 263.799
12 MBUYA MBAYO 279.579
13 MIAKALA MIA NDOLO Jean Honoré 263.196
14 MOKANGA LOKWAMBA 437.176
15 MUGANGA BAHOMA Roger 500.323
16 MULUBI LIKOLO 512.615
17 MUSONGELA LUMBILA 265.581
18 YABADILE MAHOLE 503.027
5. Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire
et Professionnel
1 MBAKA NGAPEMBE 1.307.486X
6. Ministère de l’Economie Nationale et Commerce
1 UTSHUDI OMALOWETE 122.966
7. Ministère des Mines
1 LUMANDE KASALI 293.437
2 MBUYI BAKEBA 271.561
8. Ministère de l’Urbanisme et Habitat
1 BUNDU KIMPUTU SUKA 211.188
2 IKEKEMA LOMANGA 405.959
3 KAMBULU MONKA 456.044
4 KASHAMA KOMBAN A NAM 123.579
5 KAYETOKO KUKIELE 109.113/L
6 LUFUNGULA NKOY SAIDI 435.633
7 LULA MBAMBI 128.976
8 MBALAMBALA KAYOYO 443.011
9 MBONGO LUTETE 152.619
10 MPANGITE MIBWELE 348.006
11 MUKINAYI TSHIDIBI 418.900
12 NDAKPAMA NSUNGU NIBIO 290.959
13 NIANGEZI YAKAJANGU 143.990/T
14 OLENGA SELEMANI 508.859
15 OLENGA TSHOMA 329.904
16 TSHISWAKA MWIMBA 125.890
17 TSHISWAKA WA TSHISWAKA 472.401
18 WIDIA GBINIGBA 291.013
9. Ministère de la Justice
1 BAKANSHIKA KANKU 163.066
2 KBAKUMU SELEBOLO 124.527
3 NSENGA MASIATIMA 127.063P
4 SHONGO OLUNGI 163.115
ORDONNANCE N° 09/071 DU 31 JUILLET 2009 PORTANT MISE A
LA RETRAITE DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS
DE L’ETAT AU GRADE DE SECRETAIRE GENERAL DE
L’ADMINISTRATION PUBLIQUE
ORDONNE :
Article 1er :
Sont mis à la retraite pour fin de carrière, avec le
bénéfice de « l’Honorariat », les Secrétaires Généraux
de l’Administration Publique, dont les noms, post-noms
et matricules ci-après :
1 ALUMA LIFETA 326.323
2 BWANAHERI MIKAMBO 105711
3 CHYROMOD KADUMA 301.993
4 ILUNGA ATSHOV Felix 300.256
5 ILUNGA FINGWA FINGWA 290.578
6 KABUMBA MBENGELA 126.850
7 KATAKA MUSAY 274.905
8 LIFAEFI LOFOLI 127.660
9 LUKUBAMA MAVUNGU 295.999
10 LWAMBA LWA NEMBA 326.304
11 MADY AMULE 320.062
12 MASIKA KATSUVA 292.317
13 MBUSU NGAMALI 281.584
14 MIAKA MIA BILENGE 234.380
15 MIKABA KIMUNGA 165.611
16 MOKONZI O’AMBA 290.667
17 MOKUBA MPAKEBUI 294.469
18 MONSEMPO MBOKELI 127.460
19 MUKADI BAMUANYA 127.642
20 MUKEYA KIAMWIMBI 276.196
21 MUZYUMBA MWANAHEMBE 1/ 346.236T
22 NDJOLI MOKOLIBA 363.419
23 NFAN-I-YIND MUSHID 127.846
24 NSIALA MIAKA 291.059
25 TSHISWAKA KABANDA 129.203
ORDONNANCE N° 09/073 DU 31 JUILLET 2009 PORTANT MISE A
LA RETRAITE DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS
DE L’ETAT DU MINISTERE DES AFFAIRES FONCIERES AU GRADE
DE CHEF DE BUREAU
Article 1er :
Sont mis à la retraite pour fin de carrière, au grade de
Chef de Bureau, les Agents du Ministère des Affaires
Foncières, dont les noms, post-noms et matricules
ci-après :
1 ABEDI DI SIKOU SIKOU 151.084
2 ADJOKO DIKOMA 388.095
3 ALUMBA TSHIONDO 230.337
4 APONZA MOKE 105.898
5 BAHWERE NGINDU 264.712R
6 BAKAYA LONGUNZA 150.884
7 BAKETA LUSAKUENO 151.059
8 BALOJI ONADIYO 045.935
9 BAMANYE BANTANGE 246.703
10 BAMAUNDE ANZEMBE 230.331
11 BAMBI MALUNDAMA 128.379P
12 BASTI LUMBI 150.892R
13 BELEZO WALANGA 1/163.783
14 BENE DIMUKA 133.775
15 BIABOLA SELO M.T. 128.434
16 BINDA NZEZA 254.717C
17 BITUISILA SHASHI 230.453
18 BONDOKO BARANSI 126.296
19 BONGINA LONGBA YESIA 151.016
20 BOSAMBI OTENEFONA 397.709L
21 BOTUKA SAIDI 107.884
22 BUABU KATAMBA 120.122
23 BULAYA BASOLO 285.944T
24 BUTILA IGHOMBO META 128.423
25 DATSHI KABEYA 278.339Z
26 DENDA MOZIKA 1/150.952K
27 DIAMPOVA MBUTANI 178.983
28 DIPUNGU GIFUTSHI A NGUYA 126.639S
29 DIZOLELE N'KAZI 179.001L
30 DJONGESONGO EKOMBA 518.948
31 DONDO IFO 150.894
32 DUNIA IMOME 103.498
33 DYELY AKONDA 151.265
34 DYOMBO BOLENGE 430.426
35 ELEMBE KABONGO 151.047
36 ENGWANDA LAMBU 442.205
37 EPENDA WAKALEWAE 302.296
38 ESOMBA MANGE 462.852
39 ESSOKOWA NAWEZI 126.291
40 ETONGO BABANGWA 128.553
41 ETSHIKO YI MAZINGA 102.482T
42 ETUMESAKO KONGOLO 128.371Z
43 FUNDJI MUWAWA
44 IDUMBO BALASONGA 128.463
45 IKILI ESSANDJA 266.955L
46 IKUTA TSHIBI-TSHIABO 150.911
47 ILUNGA MAKUNDI 128.384X
48 ISENGE NIMY MAYELE 150.958K
49 ITEMA MOKE MBONGO 281.691
50 KABAMBA MUSUYI 309.450E
51 KABASELE ALEKOKO 365.069Z
52 KABASI BATAKALUA 150.987
53 KABUKA MAOKA 278.216
54 KADIAMOSIKO MUDIANGU 281.707
55 KAGOMBE KAYAYA 178.960N
56 KAL HAM MBOM 150.967
57 KAMBA MUKENDI 178.968A
58 KAMUNGA MBUIKANA 056.091
59 KANINDA KAPOSA 222.911
60 KANJI NGOLO 486.787
61 KANKONDE MBUENKO 115.801
62 KANYA MUKALA 112.553
63 KAPANGA MFUMU BAWA 428.484
64 KAPENDA KASOMBO 128.404
65 KAPOYI DI NZITA 325.221
66 KAPUKU KAMANDE 151.104T
67 KASANSI TENDA 254.318
68 KASENDWE IBUMBU 278.322T
69 KASONGO MBUYA 151.183
70 KASONGO KISIMBA 0/151.179S
71 KATSHULU LESA 151.136
72 KATUMBA NGOYI 576.485
73 KAVIMBA MAKWATA 151.279
74 KAWUTA MBUDILWA 151.160
75 KAYEMBE AMWANGYE 150.929
76 KAYEMBE TUPEMUNI 151.143
77 KAZADI MAKIESE 178.978
78 KELAW MBOMBO 150.924
79 KENZO NDUMBI 388.122
80 KIKUNI NGAYIMI 116.859S
81 KIKUNI MWANYA 128.494
82 KILEMBE WA TSHITENDE 128.448
83 KIMI OMENA 456.339
84 KINGINDA BULANDALANDA 150.978
85 KITENGIE BWANA 230.307
86 KITSHIABI BOTULI 271.829
87 KIVURUGA KIALANDA EKAN MIDWIZ 417.137
88 KOMBE MPONGA 150.910X
89 KOSHY MUKENKETAYI 151.482
90 KUKABA MOTHOOLA 402.821
91 KUKEDISILA MUKASI 150.906
92 LAINI MUAMBA NZAMBI 264.744
93 LIKOKE DEMODONGAWI 125.662
94 LINTAMBA IFONDO 151.153
95 LODY NDOFUSU 150.905
96 LOHEKELE UNYANGUNGA 178.963S
97 LOKE KOLA NZALI 178.964
98 LONGO BAFU MODJA 124.471
99 LONGULU KASIDIMOKO 151.269
100 LOYOMBO BOTIKEKE 1/325.188K
101 LUFULUABO KADIEBWE NGANDU 179.013H
102 LUFUNDU MASALA 326.282
103 LUGUNU MPONGO 151.007
104 LUKABYA MUSANSI 151.073P
105 LUMANO MUDIMBIYI 119.978
106 LUMBALA BOLENGELI 427.268
107 LUMBU BAMUBILE 387.431
108 LUNGANGA ONAWUNGU 111.431Z
109 MABOMBA MANDOLE 151.222E
110 MAINGOLO BALOMBO 151.192
111 MAKAMBU MASUNDA 049.306
112 MAKENGO EKANGA 230.308
113 MAKODA DUDU 395.585
114 MALAMBU KAPATA 128.418X
115 MAMBI KIAYINGANA MEKA 151.044
116 MANIANGA ZELANA 102.825
117 MASENGU WA MUYA 483.861
118 MASIALA MBENZA 325.223
119 MASINI KIAYA 7/017.912N
120 MATESO KILONDA 151.053
121 MATOBO LUMBWELO 151.092
122 MAWANA LIKENYULE 230.372T
123 MAWILA MOKE 422.436
124 MAYAMBA LONGANDJO 105.846
125 MBAKA LUZINGU MPASI 179.036
126 MBANO MAVAMBU 128.430
127 MBENZA MUPIDIA BAMBI 117.756
128 MBEYONGO NKOY 100.117
129 MBOMBO NGANDA 150.984E
130 MBOYO LOOLA 125.881
131 MBUMBA BUEYA MANDIKA 151.161
132 MBUNDI LUTU 150.949S
133 MBURUNGU NZUMBA 395.389S
134 MELEKI MUKULA 145.015V
135 META NKUYA 112.931
136 MILAMBA MUSUMBU 179.106
137 MIMBULA BITAKALENGELE 179.022X
138 MOBEKI KEDY 178.994X
139 MOMANGA BILAMBUNGU 128.393P
140 MPANYA W'ONGANGANDA 253.810X
141 MPUTU MWANA NKOSHI 128.382T
142 MPUTU MBANDA 230.475C
143 MUABI NSABANGA 192.169Z
144 MUAMBA MUSASA 150.969
145 MUDIANGU KASONGO 106.168
146 MUDINGAYI MUDINGAYI 407.540
147 MUGANZA MWANGU 180.386
148 MUKALAY HANGA TWITE 145.084T
149 MUKANDA ZOLA 151.071
150 MUKENGE WA KABANGU 128.389
151 MUKUNA MANGUBU 150.942
152 MULANGU KANDOLO 117.408
153 MULUILAYI DIBONDO 151.261
154 MUMBA MONAHA 128.503L
155 MUNGANGA MAWHIBIKEN 151.012
156 MUNTU MVIOKI 151.003P
157 MUNTUMOSI SHATETE 128.440X
158 MUPANGILA TSHIBANGU 102.468
159 MUSIANGU NAWET 128.380R
160 MUTEBA DIPANG 128.405
161 MUTOMBO KAMBA MBOYO 264.714T
162 MUTOMBO IRUNG A KAT 179.035
163 MUTUNDA TSHOZ 150.946
164 MUTUZA WAKUSOMBA 150.975P
165 MVILA NGONGA 688.438
166 MVU BADIANYAMA 150.996
167 MWAMBA MUKUNA 473.297
168 MWANAMPUTU MUTSHOKO 151.101
169 MWEMWE SHOMBA 278.317L
170 MWENDA MULONGO 1/159.371H
171 NAWEJ A TSHIMWANG 150.947
172 NDAMBA MUANYINAYI 329.117
173 NDOMBE KWAKALA 150.919
174 NDONGALA MBUTA 292.350
175 NGOMA SAVALI 559.184
176 NGONGA IZAYNE 151.147V
177 NGUMBI KABULU 106.592
178 NGWALA NGAMBWA 442.188
179 NIANSI TEPA 285.470
180 NIATI BIPASI 151.026
181 NKONGOLO LUBAKWANI MUSINDU 128.452T
182 NKONGOLO BUANA 456.377
183 NKUAKIDI FUINABI 128.388R
184 NKUMU EHAMBE 230.462
185 NKUSU IPIOLONGWE 471.606
186 NSAMPANGA LUPUPULA 151.173S
187 NSAPO WAZOLAGO 150.898A
188 NSEKOKO BOLELE 441.063
189 NSHIMBA BOPOMBA 178.970
190 NSIEMBALA THOMAS 463.578
191 NTANGA KASONGO 151.062
192 NTUMBA KADIMA 116.971
193 NYANGUILA KADIAMBA 150.997
194 NYINDU TSHIOMBO 120.007P
195 NZEBO MABUNGUTA 460.562
196 NZUAMFI DIKALA 151.068
197 ODIA KYENDELWA 054.305
198 OKITO MOLE 688.447
199 OKITO ONGENYI 486.438
200 OLENGA PENGE 128.525
201 OSOMBA TSHIZWABA 230.327P
202 PETA BA-PFUTI 430.554
203 PILIPILI LUNANGA 050.649
204 SAKOMBE KABONGO 150.934R
205 SALUMU YAOKANA 105.912
206 SANDJA KAWEZI 129.279
207 SEMBA KADILU 151.017
208 SHENGEZI MUNGURANYI 106.705
209 SHOKE EFOLOKO 103.554
210 SIKUGANI SHAMBA 121.592
211 SIMBA MWAMBA 387.433
212 SINDJILI MPOYI 366.363
213 TSHANYEMA KATUMBI 213.734
214 TSHIAM TSHIKUDI OKITO 151.014
215 TSHIBANGU MUENDA 119.492
216 TSHILELA NGENDA 216.944
217 TSHIMANGA KATENDE 483.507
218 TSHIMUNY BEYA ZENY 527.130
219 TSHITENGE OLANU ASIKA 230.354N
220 TSHITUNGA KABAMBA 336.500K
221 TSHIZUNGU BAHARANYI 106.734N
222 VANGU LUSALA 105.597H
223 VILA KANGA MAMBUENI 151.217V
224 WABI NKADIAMEN 417.136
225 W'AHUKA MAYOYI 150.897
226 YANGOTIKALA LOMBA 1/151.042
227 YETA OLEKO 151.154K
228 YIMBI MANGALA 151.369S
229 ZOBIA MALOKA 231.059
ORDONNANCE N° 09/072 DU 31 JUILLET 2009 PORTANT MISE A
LA RETRAITE DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS
DE L’ETAT DE DIFFERENTS MINISTERES
Article 1er :
Sont mis à la retraite pour fin de carrière au grade de
Secrétaire Général, les Agents de Carrière des Services
Publics de l’Etat dont les noms, post-noms et matricules
ci-après :
1 ABELEY IFIA MIPANFELA 167.774
2 APITI MPILAMBA 115.645Z
3 BAELONGANDI FOLO 231.569
4 BALEBALE BIJIMBA 115.795
5 BENYA BINGINDJ'WE 159.341
6 BIKAKALA KONGO 112.331
7 BILESSI YOMBO 274.907
8 BILOLA TAFAKULI 128.567
9 BOKAKANDANI MASOMI NGAMBO 54.667
10 BOLYA LELO-TE- NDOKWE 335.219
11 BONGO SIMANGI 299.914
12 BOOKA NKOLOKUTA 55.510
13 BOPE NGALAMULUME 55.960
14 CHIRIBAGULA BULULI 153.356
15 DIMELO DI LUKOMBO 276.470
16 DJAMBA OKITO PEMBA 123.160
17 EALE BAKULA LOOLA 114.674
18 ENGONGO ISOFALA 101686
19 FATAKI MINIMBENG NTAB - EWA 113.892
20 FUNKA BUINAN TAMBWE 169.538
21 ILENGISA NTULA 399.011
22 IMPERIMASA ETUM 127080
23 INAKA MONA EBANGA 112.862E
24 IYANDA ADJEI 294.423
25 KABANGE MUYA DJEKESELA 212.703
26 KABINDA EKANGA NGOY 371.769
27 KAFUN EBANG 207.748
28 KALOYI MUKADI NSENDA 131.270A
29 KANIKA NAWEJ 271.539H
30 KANIONIO MATUKU 344.371
31 KANU MBIZI 342.671
32 KAWADIO NSADI 308.125
33 KAYEMBE KABASELE 292.351
34 KEMBOLA KEJUNI 402.377
35 KINSANGA BASOLODI MAYALA 112.864
36 KITUTU O'LEONTUA 127.474
37 LANDU LUSALA KHASA 115.825
38 LIMBOMBE LIBOMAYA 101.082
39 LINGOLO ITOKO BOSEKAMPETSHI 100.310
40 LOKANDJOLA MBEYO 56.780
41 LONGO SITA NSIKU 122.709
42 LOTS DJEREBAD'U 115.721
43 LUBAMBA TSHIMANKINDA 179.924
44 LUKAMENYA KWENDA MALIBILO 115715
45 LULA GANIENGI 53.939
46 LULANGA ZIHINDULA KAJOKA 125.990X
47 LULEKA MWANALWAMBA 389.363
48 LUMBU MUKUBO 499.727
49 LUMUANGU LUVISA 165.496T
50 LUWAWU SADILA 127.875
51 LWANGO LWA BAHANGA 127.844
52 MAKABAKAYELE MBOMO 107.671
53 MAKOLO NDOKO 386.131
54 MAKOLO MATUPU WA MUANJI 180.498
55 MANDEME MBOKOSO NGOBILA 126.230
56 MANGENDA MUKOKO 245.258
57 MATESO WABUBYULA 179.923
58 MATRESHI MWANDAMA 127.012
59 MAVAKALA DIAZOWA 103.719
60 MAYAMBA MONGA LIWANDA 170.752
61 MBADU-MBAMBI DUKI 430.466
62 MBEMBA M'LANDU 112.906
63 MIKAMBO NYUMBA ISSA KAKOZI 128.027
64 MONDANGE BOYEKA 127.270
65 MONGANGA PILI 338777
66 MONGBONDO NDJUMBAMBELE 199.681
67 MOUPONDO MAFUNDJI 49.396
68 MPETI NSELE 430.521
69 MPIALU MUANGA NDEDIKA 127.266
70 MPINDA KABULOMBA 384.821
71 MPUTELA MBONGOLO 301.986
72 MUAKA KIAMA 101.223
73 MUBENGA MUSUNGAYI 128.219
74 MUNGOMBA NGWEFU 123.090T
75 MUNTU NGALAMULUME 112.346
76 MUTAMBA KABONGO 241.568
77 MUVWALA MWAMBU 128.982
78 MWANA MPUTU ZI KIAMFU 229.794
79 MWENDA SOKO KATAWANZA 399.124N
80 N'GBANZO MANGONGO 128.037C
81 N'SABAKA BOLEMENZO 128.265
82 NGOY MBELE 338.128
83 NGOY MUSWELE 125.917S
84 NKANKA LUMBALA 116.621
85 NKANO IMANA 126.831Z
86 NKODIA LUMINUKU LUMINUKU 290.629
87 NZILA NZILAMBI 162.883
88 OMANA PENE OMANA 105.098
89 OMARI BUCHILU 131.814X
90 OMONIO OKUNGU OLEMBO 118.014E
91 PANDANZYLA ALOMPEL 57.160
92 PANUBUBI MBIMPANGISHE BISHAL 116.392
93 PANZU DI PUNGU 424.581
94 PINGANAY SABWA 1.294.452X
95 PONDJI BUMBA 131.821
96 SAMBIA GERE NDANU 127.788
97 SHOMBA KUKANYA 105804
98 SUAKA NZEZA 127.055
99 TAMBWE LUBEMBA 126.906
100 TAYAYE FAFAY 113.275
101 TELA TADILA 128.566
102 TOKO DI MALUELA 396.307
103 TSHIBONA MUBALAMATE 128.049Z
104 TSHIMPAKA KABWE SHAMBUYI 335.218
105 TSHINKOBO MUDINGA 181.914
106 TSHOMBA KASONGO LOKALE 290.797V
107 TUKA MUDA 291.070
108 UKUMU UPAAR 294.488
109 UMBA WONYO 54.840
110 VASIKA NGANDU POLA 301.997V
111 WANI MANDULU 385099
112 WELO ONYUMBE 102.655
113 YUMBA MWENDALAMBA 124.425
114 ZENGA DOMBASSY LEMBI 128.203Z
Article 2 :
Sont mis à la retraite pour fin de carrière au grade de
Directeur les Agents de Carrière des Services Publics de
l’Etat dont les noms, post- noms et matricules ci-après
:
1 ABUSA TABAMBO 422.480
2 AGOLU MASSANGA 126.112
3 AKALAKOU MAKOUNDA 125.125
4 AKENGE AKULA 50.691
5 AKENGI WA MBELE 134.309
6 ALEKO MOMBAYA 103.808
7 ALEMBE WEMONA 131.879
8 ALIMASI FUNDI 159.819
9 AMURI NTAMBWE KAHENGA 167.083
10 ANDABO MOMBUNZA 338.914R
11 ANDALA BABULUNGANA 405.554
12 APEKA EYENGA MANGA 162977
13 ASSUMANI KAZEMBELE 124.357H
14 BADELEBAPAGE BASSY 351.934
15 BADIBANGA MUBIKAYI 397.080
16 BAELO LOKANGU 111.745
17 BAHARANYI LUSHULI 521.253
18 BAJIKILA NTITA 152.618
19 BAKATULEJA LOMBAMBIE 167.074
20 BAKETA LOMBILULA 132.836
21 BAKISI SUNGU 299.813
22 BAKONZI MAGOMBO 055.508/X
23 BAKU -DI-MALONDA 349.787
24 BAKU BAKULU NE 212.834
25 BAKUKEOLO LONGANDJA 127.262
26 BAKULA MBALE 389.461
27 BAMBA BASEYA 151.605/P
28 BANZA KAKAMA 399.012
29 BASABOLI NGUNDU MAURICE 120.085
30 BASAKANA MUDJUNI 289.425
31 BASILA LIENGO 308.514K
32 BASUME KADIMISHA 126.493
33 BATUBENGA NTOKA 127.736
34 BATULY IHOMI 364.077
35 BAUDELET KAMBI 102.105
36 BAYEYILA MPESI 430.492
37 BAYONGWA CIHANA 127.091
38 BAZIKA KILINDILISHI 229.795
39 BELIYO ESANGA 121.904/N
40 BELONGA ELENGE MOKE 116.724
41 BENA TSHIPAMA 107.702
42 BENIA KASONGA 167.120
43 BEPALY ITOKO Charles 319.550A
44 BEYA MUANABUTE 207.748
45 BIDUAYA KABONGO 487.389
46 BILUMBU MUNDADI 180.083
47 BIMAKU NZENZE 383.009
48 BIONGO WANGO 126.363
49 BIRHUMANA MUTARAGA 050.874
50 BODO MANANGA 229.785
51 BOLILI BOMPANGA BONONGE 309.223
52 BOMANGA LONGILIM 204.356
53 BOMOLO NKINDA 151.668
54 BOMONGO ALEKA 127.040
55 BOMPOKO BOKETE MEDARD 275.824 K
56 BONANE SADIEMA 291.688
57 BONDELE W'ITUFA 179.907
58 BONGALA MASUMBUKO 128.565
59 BONGE GIBENDO 104.778
60 BONGISA NGUBUNDU-EBUA 169.539
61 BONKELA MPONDELA 290.804
62 BONYEME IS'EKULA 202.224
63 BONYOMA LULU 402.247
64 BOSAKO ESETA INKOMBOLA 113.186
65 BOTULI EPOKABENGA 302.102K
66 BULA BUTUPU WA BAMPENDE 101.222
67 BWAYA PEH-PEH 255.570
68 DANGAMA KODORO 167.968
69 DIAMPASI-DIA- BOLOSA 119.496
70 DISIDI MPONGO DAVID 103.646/X
71 EBOLA IYAWA 153.607/P
72 EKOLI LOOMO 182.242
73 EKONZO MENE GBANDA 202.893
74 ELIA ENDIKANO ADRIEN 126.406
75 ELINGA BOMPENDE 399.375
76 EPANTALO BWANA 121.590
77 ETOYI NDJATE MILAMBO 123.064
78 FALANGANI TANDEM 111.580
79 FATAKI ANGBAME 435.011
80 FUNISA LULENGI 179.941
81 FWANKENDA KAPER 230.267
82 GABUMBA -a-GIMENA 322.057
83 GOUMOYA OHASSA NGEMBE 1/253.658
84 GUMBELO ZEBO 353.644
85 HONCKAN MWAN KEDJING 128.588
86 IBWAKUNGU ELEM'ETI 151.669
87 IKALABA MUNONGO 230.033
88 IKOSA BAMBULA 058.943
89 ILANGA KABELA 1.946
90 ILENGI LIUMA 292.671
91 ILOO IKOMI 167.454
92 ILUNGA TSHITAMBA 127.907
93 ILUNGA TSHIBAMBA 103.751
94 ILUNGA KASENGO 268.303
95 ILUNGA NJINGULULA 1/294.462T
96 ILUNGA WA ILUNGA 279.845
97 ILUNGA TSHIMANGA 163.829
98 INGOLE MONYANGA 276.480
99 ISHAKA MAZABA 159.028T
100 ITAKA MAKUTU 163.029
101 ITOKO Y'OKUNGU 129.202
102 KABADI MUKENDE 279.750
103 KABANGU LUFULUABO ANDRE 325.086
104 KABASELE KASONGO 118.895
105 KABELU KAFUE LEJAWEBE 502.904
106 KABENA BASUA 155.241
107 KABESA WA KABESA 125.885
108 KABEYA LUMBALA 118.374
109 KABHEYA MULOLO 121.612
110 KABONGO KANOWA Léon 308.429
111 KABONGO TAMBWE HONORE 299.922
112 KABONGO BILOLO 187.856
113 KABOTO KATSHIMANGA 101.766
114 KABUYI MUKULUMPE 121.986
115 KADIMA BETU KUMESO 294.510
116 KADUMUNA BIN ASIMBO 1/129.230
117 KALA EBER 272.276
118 KALEKYA MWANDU MUSA 177.783
119 KALELE MULEZI 102.752
120 KALENDA WAMATA 112.689V
121 KALENGA TSHIMANKINDA 129.707
122 KALOMBO N'SAPO 329.324
123 KALOMBO KABEYA 1/107.827
124 KALOMBO M'VUNDA 163024E
125 KALOMBO MPONSHI 124.787Z
126 KALOMBO MUKANYA 107.055L
127 KALONDA BAELO 151.944
128 KALONDJI KADISHO 100.458
129 KALONJI NGOIE DITUNGA 386.002
130 KALONJI MILAMBU 229.796
131 KALONJI NSENDA TSHIPEPELA 117.290
132 KALUA MUTALA 122.309P
133 KALUSEMESOKO KUZOMA 126.890
134 KAM MUMBAR IFER 118.369
135 KAMAMBA MWATA YAMVU 229.793
136 KAMAY KAPAYA 103.107
137 KAMBAMBA KILENDA NZAU 402.385
138 KAMBAYI WA KATUMBA 179.943
139 KAMBOA MBAYA 404.834
140 KAMBUNGU MPANZU 107.470A
141 KAMENGA LUNGOY 273.299
142 KANUMUANGI TSHIAMBA 293.043
143 KANYUNGULUKA KABEYA 127.876
144 KAPENA BAMANYA 310.102
145 KAPONGO MUNYOKA 058.909
146 KASHIAMA EKOM EKWIS 558.725
147 KASONGO 402.124
148 KASONGO MWAKA 285.740R
149 KASONGO MULENDA 267.583
150 KASSINI KIWELE 307.405C
151 KATENDE MPOLO Théophile 166.368
152 KATOKA DJUNGA Michel 112.763
153 KATSABALA BOKANGA 127.052
154 KATSHIMBA LUFUBUKASA 133.007
155 KAUNDU KABANGABANGA 121.735
156 KAUTA KADISHI 294.335
157 KAWONDA JOSEPH 331.051
158 KAYEMBE DITANTA 342.717
159 KAYEMBE KASONGO 117.105
160 KAYEMBE LUMPUMPU 172.323
161 KAYEMBE MBANDAKULU 1/294.439Z
162 KAYEMBE MUNTU 124.791
163 KAYIJ MULAND KALENG 279.768
164 KAYIMBI WA MUPOYI 1.941
165 KAYOLO KAHENGA 338.801
166 KAZADI LUBOYA 130.203
167 KAZADI MUTAMBA 053.911L
168 KAZADI MPASU KALUBA 134.048
169 KAZIGE CHIRHUZA 230.038
170 KENE KENE MUTSHANTSHI 163.012K
171 KENEKENE MA N'SIANGU
172 KINYANTA MUMBA FRANCOIS 347.880
173 KIPULU GYMONI 2/410.438
174 KISESA NDOMINGIEDI 127.793
175 KISHABA KISHIKOMBE 127.799
176 KITSITA MUTUMBO 180.843
177 KODI DIA NLONGO 308.237
178 KOMBE MKUNGBWE HENRI 335.005
179 KONDE LUAMBA 117.053
180 KONGOLO KABONZO 370.712
181 KONGOLO NGOIE 471.373
182 KUMBU BENYAMINO 271.574
183 KWETE MASHEKI 167.180
184 LANDU KIYEDI 127.043
185 LELO LELO WA MAYANIKA 175.682
186 LENGI GNELI 181.908
187 LEPUGE MOSHANDJIMA 054.432
188 LIANDJA MBOYO ALBERT 192.839
189 LISSALA ILUMBE 058.946
190 LIZAGU ENANGA 338.225
191 LOBELA LIKOKO 162.905
192 LOKEMBE BOLIK'EFANGA 292.355
193 LOKONGOLOME KAMA 167.081
194 LOKOTO KALEMA 105.551
195 LOKWA KOTO BOKAMA 120.493
196 LOMBOTO MBOLOPAKA 281.590
197 LONGO MOTO ANDRE 192.825
198 LONGONDA ENGAMBI 292.315
199 LUBADI KABISHU 424.949
200 LUBAMBA KITENGE 129.034
201 LUEMBA MWAKA 130.511
202 LUFULU NE NTUMBA 125926K
203 LUFULUABO TSHONDO 299.141
204 LUFULUABO NSANA 116.568
205 LUHAKA SHUTSHA 163.167
206 LUKOKI NDOLUVUALU 128.689/S
207 LUKOKI LUMPANDA 127.011
208 LUKOZI KABWE 130 243
209 LUMU NDUMBI 132.948
210 LUNGWA MAYAMONA 430.524
211 LUNZUMBULU DEBA MALUZA 055.726
212 LUSILAWO N'LEMVO 301.963
213 LUSIMBADIO KANDA 293.831
214 LUSUNGU 114.522
215 LUTUMBA MPASI MAKUMBA 293.439/P
216 LUVALUKA VANZA 130.561
217 LUWAWU ZIKABEMBO 130.185
218 LUYAYA SENGA 310.090
219 LUZOLO LWA KITUSI 229.422
220 LUZOLO MAMOSI 290.803
221 LYAMBA BIA MOONGE 54.109
222 MABIALA -MA-KHETE 386.026
223 MABITA A- N'DIMBOZA 424.600
224 MABOBO MULONZO 117.472
225 MADANGI KATUMWA 169.660
226 MADRAKILE TAKONDE 163.038
227 MAFIYA LUBAMBU KAYIMAN 294.474
228 MAKABU MWAMBA 127.912E
229 MAKANZU VUADI 430.525
230 MAKENGO NIENGI 1.294.590T
231 MAKITU KIMBULUKITU 112.910
232 MAKOKILA WUTSHU 118.460
233 MAKOSO LENGE LEMBA 487.182
234 MAKUBALI LONDO MBULA 178.972
235 MALEMBO EMENE 294.571
236 MALOBA MWALUKA 1/129.213C
237 MAMBA SHAKO 345.079
238 MANA MAVINGA NZINGA 293.323
239 MANGOLA MANY -MOKASA 450.206
240 MANZAMBI LUBAMBA 262.592
241 MANZENGI BABITIDI 117.123
242 MASALA BAFWILA 127.303
243 MASANGU MAKAOMBWA 157.982
244 MASSAMBA UMBA 123.223
245 MATATA TANZAL 1/105.851L
246 MATONDO NIOKA 9/402.230
247 MATUKA ITOLO 121.163
248 MAVUELA Ma KITAYI Joseph 290.596
249 MAYALA WU MUESI MWANZA 127047
250 MAYALALA AMISI 107.857
251 MAYELA MA SASSY 336.631
252 MBAMBU NTIMANSIEMI 155.949
253 MBANGU AHOSAKADI 131.299
254 MBARILA PYANA KATAMBA 165.673L
255 MBELEMBELE MUNTSHANTSHAY 267.810
256 MBIKULU N'KEKO 317.880
257 MBIYANGANDU LIMENGO 303.963H
258 MBIYE MULOWAYI 192.858
259 MBOKO OKITO 117.084
260 MBOKO NE FINGU 127.068
261 MBOMBA BOKUNDI IYELA 130.522
262 MBOMBO DIBANDA 130.291
263 MBOMBO MALONGO 103.059
264 MBOTE 102.486
265 MBUDI BAZABA DI-MENO 388.897
266 MBULI BOSOMBO 150.962
267 MBUME KAMANGO Isidore 173.813
268 MBUNGU KINGWESE 401 591
269 MBUYA 103.258
270 MBUYANGA YANGA 387.270
271 MBUYI DIPASA 123.246
272 MBUYI MUKUNA 1.940
273 MFUNI TSHIAMANYANU 048.205
274 MIKAMBO NDUMBA 394.929
275 MILEMBO MUSANGU 338.797
276 MINGINA KOK 104.535L
277 MIRAMBO MWANA MUKANDA 229.984
278 MOBEMBO ONGUTU 112.481
279 MOENGO DIBWA KALENDA 122.067
280 MOGBOKOMA MOTAB'ONGA 293.523
281 MOKUWA KAMENIABE 058.038
282 MOKWALA MOCK ABOSA 152.682
283 MOLONDO NZOBA 395.294
284 MOMPATIBI MIZIEMO 7/333.931
285 MONGONDA BAY 167.077
286 MONSEGWO LEZHIANE 125.290
287 MONYIKI MOLEMBE 385.534
288 MOTUBA ABUODIODIO 1/ 412 251
289 MOUTYLA EKABA IABOW 158.959
290 MPANYA BUTA BUKOMA 057.097
291 MPEMBELE KISANDILA 167.453
292 MPINDA MUKENGE 129.184
293 MPOMBELI BOTANDJO 166.320E
294 MPOO MPISOMI 127.063P
295 MPOYI MUTOMBO 266.734
296 MPOYI WA KABUYA 117.994
297 MUAMBA MAKOLO 102.071
298 MUAMBA MUBALAMATA JOSEPH 134.060
299 MUBENGA MUKADI 416.770
300 MUBIKAYI NTUMBA WETUNGANI 162.989
301 MUCHAPA KAMPASA 120.123
302 MUHIKA MUNGWENGWA T. Gérard 101.703
303 MUKA MUYOMBO 258.010
304 MUKADI BADIATAKANA 128.214
305 MUKAMBU MUKANZA 276.228
306 MUKANGU KALUNGA 345.087S
307 MUKANYA MUIMPE 130.235
308 MUKEBA BUINABULE 114.532N
309 MUKEBA MWAMBA 348.209Z
310 MUKENDI KALUBUNDI 460.164
311 MUKENDI KABONGO 165.156
312 MUKENGE KIKOBO 342.726
313 MUKOKO WA MUNGONGO 335152
314 MUKOME MUPEKE
315 MUKUMALI WA TSHIEKELE 042.509
316 MUKUNA BAJIKA 056.870
317 MULAGO RUHANGABO 112.715
318 MULAMBA KAPAJIKA 124.549
319 MULAMBA TSHIMANGA 127.905S
320 MULANDU LANDU 104.212
321 MULANGU TUMBA 259.411
322 MULUMBA KASONGO 127.317
323 MULUMBA KIFOTO 113.834
324 MULUMBAWA MANGOLE 343.617
325 MUMAKHETA HUBERT Marie 268.263H
326 MUNDJO WANDJO 105.078
327 MUNSI MAMBANA 299.963
328 MUPANDA MINEGHENE 164.411H
329 MUSASA MBONGO KISUNGU 130.238
330 MUSEREGENYI 127.073
331 MUTANI MUKOSA 390.045
332 MUTEB FELIX MWAN' UT 125.608A
333 MUTOKE BEYA
334 MUTONI MUKEBO 057.503
335 MUTULU KOLAMBEY 265.152
336 MUYA KASANDA 343.130
337 MUYANGU BIN SWELI 199.775
338 MUYAYA BEYA KAYEME 281.336A
339 MUZIMBE NGENGO 347.720
340 MWAMBA NTOLO KATUPANGANI 345.815
341 MWANZA TSIBUABUA 116.729
342 MWEMBO 207.768
343 MWIHULA GHERIMWAMI 127.274
344 MWILA NSEKESHA 128.589
345 NAMASIA BAMBE 418.377
346 NDAA MURUMBI 181.928
347 NDAYA KABWELA MPONGO 281.602
348 NDIANG AY-SENA 054.224
349 NDONGALA DI MABALUKWA 234.638
350 NEDY LUSAMBULU 292.319
351 NENGA KIAMPASI 162.790
352 NGALAMULUME NTAMBWE 157.722
353 NGALAMULUME BIGINDJI 162.992
354 NGANDU NKOLE 104.505
355 NGANGU MBANZA 123.520
356 NGENGELE SUKU-SUKU 227.889
357 N'GOIE WA NGOIE'S 124.362
358 NGOIE MUDIMASENGELE 101.368
359 NGOMA NZUBA 115.692
360 NGOMA NSUNI 130.305
361 NGOMA MADIKI 1/294.500
362 NGOMA DI MAVAMBU 142.221
363 NGOMBO YAKALA 349.665
364 NGOMO BANGALA 1/388.280
365 NGOSOLA 126.187
366 NGOY NZE SEKA 162.850
367 NGOY SALUMU 127.093
368 NGOY SEKWA 258.954
369 NGOY TAKI PASCAL 113.065
370 NGOY MUTOMBO 127.009
371 NGOYA BITOTA HELEINE 487.764
372 NGUFU NENE 126.724
373 NKOY LIYONGA 291.818
374 NKUMU BAINA NZOU 306.908
375 NKUNI KELA MAYEMBA 245.655
376 NKUTU MI TUEMA 334.869
377 NOSSO NKALO 170.461
378 NOSSO NTAMBWE
379 NSAMALO BOMPEY 129.421
380 NSANA MUTOMBO 163.158
381 N'SAU KIBUNGI 372.458T
382 NSEYE MARA 118.461
383 NSHAGE NTUALI 117.859
384 NSIAMUNDELE BALABANZA 105.844
385 NSIBU E ZOWA TOMBESA 133.776
386 NSOMUE KIBANDIMBE NGOYI 106.940
387 NSONI LUTIETU EUGENIE 786.0277L
388 NSUMBU DIBUA 115.275
389 NSUMBU AKULA 294.440
390 NSUNDI BUKAKA 236.179
391 NSUTANI MAKETA 1/230.460A
392 NTAMBWE MPUNGWE 202.509
393 NTAMBWE NGOY Vincent 128.450B
394 NTANGU NSUKAMI 293.624T
395 NTEMO LUSAMESO 150.959L
396 NTETE TENDA 57.506
397 NTOYA -ZI- MATULA 116.970
398 NTUMBA KANDE 258.952
399 NUANKATU WA NUANKATU 101.363L
400 NUMBI KITO 442.345
401 NYEMBA SUMUNI 121.230
402 NYENGEZI YAKAJANGU 143.390T
403 NYOKA MAGUAD 127.089L
404 NZANGELA MATA BOPOLU 290.137
405 NZAZI NSADI 383.386
406 ODONGUME JAL'MITU 2/151.447H
407 OMEKENGE EMANGE 120.008
408 ONIA AKAKE 254.280
409 OTEMA LIANDA 100.122
410 PACKY MATONDOLO 101.449
411 PADIBUALU NGALAMULUME 128.473
412 PAKASA BALANDA 400.697
413 PANI PANZALI 128.498Z
414 PEMBELE SITA MALENGE 57.078
415 POKOSSO KHAAMEMA 385.560
416 POLE-POLE 116.327
417 PUMBULU NZINGA 117.194
418 RUVUNANGIZA N'AMAVU 150.962R
419 SAKIBANZA L. BOMBAMB'ENGENGA 116.400
420 SALITA MIPAKA 151.038A
421 SAMBA SEKWA 422.432K
422 SAMBU MABIALA 112.970
423 SAULA NZALA KONE 254.276
424 SENGI DI-NKANGA 254.267P
425 SENZI KINONGI YALA Berlin 254.358A
426 SESO BOTEMA NZALE 338.803
427 SINGBAGBE MARIE JUSTINE 127.309
428 SOLOTSHI TSHIBAMBE 334.940
429 TABALO MAAKABI KAYELIA 116.336
430 TABORIA UNSHE NGW'ONKI 159.900
431 TAMBWE OMANA OKITALE 132.859
432 TAMBWE MPINDU 1/294.472
433 TAMBWE MUTINDI MOYO 112.868
434 TANGU EPUNEWUR MASUKA 401.997
435 TEDIKA KISUNGA 309.603
436 TELE BUEYIWOWA 113.245
437 TEZZO LEMA BUBIDI 115.347
438 THAMBA NKENGE 351.523
439 TSHIBAMBA KADIADIA
440 TSHIBANDA N'SAMBA 430.679
441 TSHIBOLA KAPANDA 294.903C
442 TSHIENDELA KALOMBO 260.976
443 TSHIKELE MUSAMBAYI
444 TSHISUAKA KALALA 415.519
445 TSHISUMPA NSENDA 417.909
446 TSHOMBA KUMBA 116.407
447 TSKIM BALANGA MULUMBA 221.684
448 TULUNDANA KOBI 118.813
449 TULUNGA KISUBI PATRICE 290.595
450 TUMBA KASHIBA 334.891
451 UKERDOGU ALODHA
452 UTSUDI DIMANJA 290.671V
453 VUDISA MWADIA NZITA 293.559
454 WAWA BINGA MONTALE 167.456
455 WAWA OSOZIA WA NGOY 299.919L
456 WEBER MAYO 124.686
457 WEMBO OSAKA 126.248
458 WEMBO OLAMBA 290.603
459 WENA YOWA NDOMBALA 357.083
460 WETSHI DIHUKA 308.489
461 WETSI BONKINDELA W'OLOWA 130.136
462 WOTO KISASSE 379.706
463 YEKA MISAKA 1.948
464 YONGO LOKATE AHO 119.214
465 YUMAINE MUAMBUA 129.763
466 ZIZI NDOMINGIELE 278.425
Article 3 :
Sont mis à la retraite pour fin de carrière, au grade de
Chef de Division, les Agents de Carrière des Services
Publics de l’Etat du Ministère des Affaires Foncières
dont les noms, post- noms et matricules ci-après :
1 ABUNDA MUNZABEDE 150.891P
2 AKWETE BOTOFE 55.261
3 BALEJA BEYA 295.345
4 BAWOS'ONONGA NKAMBOLOKO 396.836
5 BELGIKA BATWACHENGANE 151448K
6 BIDINGI MUZINGU 215.732
7 BIRONGO BAONGO 1./310198K
8 BONGWAO EKWETE NYANZANGA 128.470
9 BUTUKU WA KAYAKILA 123.506
10 CHIMBU MUKALAY 1/393316R
11 CHIZUNGU KURHORHWA 361.621
12 DIAKIADI MAMBU 45.872
13 EKABELA ENTOTU 103.477
14 IKOMBA KIALA 151.023
15 ILE OSIKAMBILE 229.818
16 IYANDEI OLAKOO 128.386
17 KABA BACHIRHONDE 299234N
18 KAHOTWA KAMBALE 179.944
19 KALEMA YABWABA 325.225
20 KALONJI MUAMBA 281.742
21 KAMUNDALA KAZEMBE 370.395
22 KANKONDE KANUNSEKI 151.094
23 KANUMBEDI WETUNGANYI 264785V
24 KASHINGU MUTANTAMANE 102780A
25 KASIALA KIEN 387.309
26 KATUKUMBANI LUMUNA 128.445
27 KAZINE MBOMO 057505C.
28 KEKO FUALA 389.549
29 KILANGALANGA KAPOPA 294.166
30 KIPASA PAKI LUSANGA 150.896
31 KODIA LUSAKU 150.913
32 KWETE MUANA MAKASHI 128466T
33 LOKELEKELE BOKUNGU 293992A
34 LOMBOTO BOYONGA 254271V
35 LUBUBU CILUNDU 176.610
36 LUHALU NDJEKA 109.029
37 LUHINZO NTIBANYA 143.399
38 LUKWASA KAKESE 150.933
39 LUNTADILA NSOMPA 128.375
40 LUWA MWA BAZILA 103.571
41 MABANZILA MADILU 114.534
42 MAMPUYA NDONTONI 101.374
43 MASSA OYILA 128.520
44 MATALA MWANGILA 128431H
45 MBANGU SAKAMWANYI 288061V
46 MBAYA BABALA BANGA 128369V
47 MBOMBO BAMANA 241.038
48 MBUYI KABANGU 306.440
49 MBUYU KYULU KYOLWA 150.900
50 MIAKA KONGO 151.416
51 MILAMBO WA MILAMBO 57.081
52 MIRINDI RUBENGA 7.318.830
53 MOKE EWASO 101.084
54 MOKONZO MOTUSA 293.083
55 MOMA WA KAZADI 100.078
56 MONDELE MO-KUMIYELE 290.600
57 MUIZU LEMBA DIA PEZO 128.416
58 MULEKA NKUNDWE 57.522
59 MULUMBA KASANJI 264.708
60 MUTSHIPAYI KABUE 107.487
61 MWENGE KATALA 381.081
62 NDJO-A-KEMBA UDIMBA 57.128
63 NEMBETUA NKUMU NDJOU 151.129
64 NGOYI KIAIMA 121.115
65 NGUBU WAWA 128396T
66 N'GUNZA KABEYA 58.801
67 NKANGI LOMPENGO 358953C
68 NKUMU MOLA 179.046
69 NSENKEY KAMADJA 128395S
70 NSUMBU KITENGE 100.295
71 NTUNA NTUNGI BISINA 125.263
72 NZENZA SALAMU SAKATA 150.912
73 OLUHU ENGUNDU 128.467
74 PHAMBU NGIMBI 101.451
75 SHEKOLA OKOFU 344.408
76 TAMBWE SWEDI 107.032
77 TSHENGE NYEMBO 171.231
78 TSHIANI MUTOMBO 121.631
79 TSHIKOMBA WAWA MUNTUBADIFILAKO 128439V
80 TSHIKOMO TSGHIKOMO KABONGO 257190K
81 WANGA MPUTU NKANGA 128.397
82 WONGA SHATSHIEMVU 321.202
83 YUMI LONGEYA 171.038
84 ZEDA GULUMBI 117615S
85 ZELO YEMWENI 393.537
Article 4 :
Sont mis à la retraite pour fin de carrière, au grade de
Chef de Division, les Agents de Carrière des Services
Publics de l’Etat du Ministère de l’Urbanisme et Habitat
dont les noms, post- noms et matricules ci-après
1 ADULUMBA MUNGAMBA 107.650
2 BATUKU IKWALINGA 290903L
3 BINTE NGYE 132.850
4 BOKO NGWAME 139239H
5 BONKEKA WAMBA 196.521
6 BONYOMA BONINGOLI 206.179
7 BOSAKA BONGONDA 290.852
8 BUNGA MAVUNGU 133.215
9 BUTIRI FANDE NYAMUHINDA 166184X
10 BYANGANE MOTOMBA 148896A
11 DJONGOLYHA MBENDUA 134.554
12 EMEKA IKIYO 125.794
13 ETAFE ELIKA 204.509
14 GUKEDIMA NGUNZA 397.030
15 IKWA WANYA LOLENGA 124.744
16 ILUNGA LODIS 142.260
17 ILUNGA KABENGELE 296.950
18 ILUNGA KABONGU 173.572
19 KAHINDO MBOGO 144143P
20 KAMBALA BANKOLEDI 058292K
21 KANDA TSHIBANGU 134.872
22 KANDA SESOLI 149718T
23 KAPALO KALENGA SIKOV 290839V
24 KAPINGA FULAMUAMBA 208937S
25 KASONGO TSHIBWABWA BITEMA 164926A
26 KATOTO KABOMBORO 290834X
27 KAYEMBA MUYOYI 209.751
28 KAYEMBE BUZANGU 121.137
29 KAZAD TSHANGAND 1393279Z
30 KIAKA ZOLA BAZER 316319L
31 KINYOMA MALIBA KISUBA 1.126.327
32 KIOMA KASEREKA 196517P
33 KITWA NDAY KALALA 290841Z
34 LITUMBE NKOY EMAME 148.829
35 LONGOMO ISALA BONTOKE 275107P
36 LOPILI LONSOLI 125695V
37 LUNKEMBESA TUBAKA NTEMO 133081L
38 MAJOKANGA LOKANGO 1336821H
39 MAKALU MOUNGHE 138.674
40 MAKANDA KIDUMU 123.245
41 MASHINY GALUGU 134.101
42 MATA BOFINDJI 148920T
43 MBANZULU DIAKIESE 133.227
44 MBEMBA WANSADIO 126.808
45 MFWAMBA BADIBANGA 138.849
46 MOKE NGALISEBE 138.618
47 MONGINDO ETIMOSUNDJA 146.744
48 MPIANA NTAMBUE WA MBONGO 132977V
49 MPONGO KASHALA 120.290
50 MUDERHWA RUCHOGEZA 320.895
51 MUDERWA MAFUHA 133.343
52 MUKENDI TSHITENGA 120.050
53 MUKENDI MUYIMONA 175.381
54 MUKENGE BWAPWA BISUMBULE 169830K
55 MULONDA WA KUKITI 1256837L
56 MULUMBA KALEMBA 326.534
57 MUSA WALIKONGO 108329L
58 MWEZ A MUNUNG 123.243
59 NDAMBA MADIAMBA 138.635
60 NEMBETWA BOIKA 1348098T
61 NGONGO BIN MWANZA 290885C.
62 NKERE PILIPILI 255.590
63 NSAKALA PANDI 329.942
64 NSASI KHONDE 110.674
65 SALEH ISA 405.952
66 SHAMANTSHIEY PIEME 325922T
67 TABU BOSENGE 326.641
68 TSHIKUDI KISUMBULE 152.503
69 TULUGBA MAINO 146975V
70 UKUDI UTSHUDI 343481Z
71 YUMA SONGE 143.375
Article 5 :
Sont mis à la retraite pour fin de carrière, au grade de
Chef de Bureau, les Agents de Carrière des Services
Publics de l’Etat du Ministère de l’Urbanisme et Habitat
dont les noms, post-noms et matricules ci-après :
1 ABIBU RACHIDI 518.456
2 AMURI WA KALINDA 432.290
3 APAKUMU LIMABOSA 204477C.
4 BAKENGE KAPINGA 686.498
5 BAMBA MUTEBA 183700A
6 BAYULUKILA MVIBULULU 221.743
7 BENGA NTUNDU KABONGELO 509.746
8 BENZE KYEMBELA 393.243
9 BEYA MUKINAYI MUBIAYI 208918K
10 BIEKOMFUMU LUSELA 133464T
11 BILUMA MPIA 228.543
12 BISA YAMBI 437.017
13 BISUTA SAOSALA 686.500
14 BODI GOGA 133.465
15 BOHOLO BO NKULY 64.781
16 BOKUNGU ELONGAMA LOMASSA 385.717
17 BOMPENZU BASOMBELO 211.152
18 BONTONGO BOLANGALA 58.954
19 BOPENA BALONO TOTOY 138623H
20 BOPILI ILONGO KALI 327862K
21 BOSAKA AZOBI 136.533
22 BOWA WA LUKUSA 121907H
23 BUABUA LUBEMBA 143.082
24 BUAKA MANITU 326.146
25 BUATA DI BISADIDI 115892A
26 BUNGA NZITA 193.796
27 BWANGILA MBUTA KANDA 136.852
28 CHAMA KILUFYA 220821P
29 CHIKA MUNGUAKONKWA 305.233
30 CHUO SHENYABATWA 207.297
31 DIAMONIKA KERE 134895Z
32 DIMONEKENE BATONADIO BAYIDIKIDI 164990R
33 EFATU YABIKOLI 205.208
34 EKONDA - KONDA- KODI 213008N
35 EMBAKANA NDJULU 135.016
36 ETONDO AGBASSOA 205620K
37 FAKANDA OTOKATOKA 133.278
38 FUNDI YUMA 146399S
39 GBONDOA GANZI 164897Z
40 GELEGA TARA BURA 133.126
41 GIKINGA MUSANGA 374.885
42 GULUNGISA ADJILE 275080E
43 ILANGA MUKUBA NZADI 1140156RR
44 ILUMBE EFOLOKO 242.790
45 ILUNGA KABAMBA 193.105
46 ILUNGA NTAMBWE 439.749
47 ISEKOTA BONGENDE 197671Z
48 KABANGE WA NGOY 208.176
49 KABANGU MUTAMBAYI 145036A
50 KABASU MUKUNA 145031Z
51 KABUGI AMISI 143.541
52 KABUNDI NKOLOMONYI 439.765
53 KABUNDI MUNGEDI 228.431
54 KALABELA TSHITUNGA 439.438
55 KALAKWEY KATSHUMBA 211.180
56 KALENDA TSHIKUNGULU 486.726
57 KALOKOLA TOTEVI 121.870
58 KAMBA WA KAMBA 153.936
59 KAMBA TSHUMA BAMANGA 405.954
60 KAMBAKAMBA MUKEBA 407557V
61 KAMBALA KABEYA 686.507
62 KAMONJI BEYA 297.008
63 KANDOLO WA MBOMBO 135.015
64 KANGELA KYALONDAGWA 686.508
65 KAPIALA MAYOYO 522.939
66 KAPINGA KAYIBABU WA ILUNGA 163.989
67 KASHOKO NGIEFU TSHIBASU 210327Z
68 KASONGO KABONGO 391.078
69 KASONGO KANIKI 145.255
70 KATSHINGU BADIBANGA 297.877
71 KAYEMBE TUBALA 142344A
72 KAZITALA NGITUKA 426.337
73 KIEMBA KILABILA 546.545
74 KIRIBUNI ANZOLANGA 156346E
75 KISASA LUYALA 257.030
76 KOKO MBAKU 327.831
77 KOLOLO MOTADI 135.148
78 KOMBA MASWA NDEKE 1329702TX
79 KOMPANI BUYIKA 140.380
80 KOTE NGOMA 137.438
81 KUBU LAMAZANI 204724T
82 LELO DI MBAMBI 133.071
83 LIWELE BOPELE 163.805
84 LOKONDA NKOY 292.548
85 LOKOTO BOBUNA 228.576
86 LOKWA INGONDA 295550K
87 LUANGA NJILAMPANDA 164.935
88 LUSAMBA MBONDO 208.877
89 MABANZO NKOLANSO 326759P
90 MABUNDU INSABI 228323L
91 MAKAMBA EPANZA 205774V
92 MAKAMBU TSIMBA 140.398
93 MAKIADI MAKANDA 290.982
94 MALABA KANYANYA 210051H
95 MALANGU MBAYABU 209.865
96 MAMPINU NGAMBA 308993P
97 MAPAKA NGOY 138713RR
98 MAT MA KAPEND 455.361
99 MATUTU KABUIKU 137563P
100 MAYIMBI KABOKO 316.706
101 MBELA ETSHINDO 406866A
102 MBEMBA LEYA 137.315
103 MBENGA KABUYA 163984T
104 MBONGO MPASI FUNJI 426.350
105 MBUYU SELEMANI 163725H
106 MFOKO NTOTO 154.074
107 MFUENGI LUSAKWENO 395.363
108 MITONDO KAKESA 281371L
109 MOMA NYONGANI 325.378
110 MONGU LOKWA ELOKASA 1334710N
111 MONKANGO PAULINE 133.747
112 MPIA BELANGA 135.017
113 MPIA ELENGU 165891L
114 MPIANGU KAMALANDUA 137271S
115 MUAMBA BALANGANAYI 211869C.
116 MUAMBA SUAYILA 418919L
117 MUAMBA KATAMBAYI 478.217
118 MUDINGA NTUBANGIE 139257P
119 MUGANZA LUKANGA 144899P
120 MUKENDI SHAMBUYI 407542T
121 MUKIE NSONGOMIE 133756R
122 MUKO LETSHINA 686.525
123 MULUMBA KADIOSHA 142.588
124 MULUMBA BAMUAKABASU 425.841
125 MUNGANDA LUAMBA 169.891
126 MUNIPAMBI MHURU 395.778
127 MUNZEY MUMA 393.764
128 MUPALANGA DAKAPAYA 211.164
129 MUSELA KABEY 123.151
130 MUSEMA NGONGO 378441C.
131 MUTIBULU KILELE 139.224
132 MUTOMBO TSHIMBOMBO 145448T
133 MUTONJI KAYAND 293.931
134 MUWILA EBELI ANZAM 139162T
135 MWAMBA KAMBA 384.413
136 MWANA KAHENGA BISSIMA 393.150
137 NABIRU MUKUYE 1.144.386
138 NDELO EANGA 392.999
139 NDIANGA LAMBOME 212.396
140 NDIATI KIAVAMBUKA 116.363
141 NDONGA MBENGA 371.809
142 NDUKA ZIMAMBU KG394294N
143 NDUMU KIZAMBA 164305S
144 NGAYIHEMBAKO KALEMA 362.278
145 NGBANUNA TE NGBA 289.536
146 NGBESU MAGAMBA 133338T
147 NGINDU MUENGE 343496A
148 NGONGO LUTETE 301.265
149 NGUIZANI KANDA 133.200
150 NGUTU NGOLO 139669RR
151 NKEE LEWALA 397041S
152 NLANDU KUMBI 1137324N
153 NSENGA LUPITA 210965P
154 N'SIMBA NDOMA NDUELO 137657H
155 NTOLASANI KINTOMBO 133.212
156 NTOMBE NDAKA 138776E
157 NZEBI INOGWABINI 233707P
158 NZUZI BUKASA 408.132
159 OLINGA MUKAL MUR 135.388
160 PANDIKUZIKU LERMY 346272K
161 PEMBEMBILO DAKA SHAMBUYI 108479C.
162 PIBU MULAR 345887XXX
163 POYA BATU ZOLAKU 139.852
164 SADISA BANGAMI 343.997
165 SOBWALA ATANDELE 135.382
166 SONEKA KAPEMBA 145198X
167 SUMBAY MAPIMA 138.617
168 SUMBULA NGABUBA 169977V
169 TABALA NGANGABUKA 138.793
170 TSHIALA NGALULA 142.604
171 TSHIALU MUAMBA 296611C.
172 TSHIKALA OWONDJE ETSHINDO 385787V
173 TSHIMANGA MPINGA 119994R
174 TSHIMBALANGA MUTOMBO 1393270K
175 TSHINYAMA TSHANGAMB 393421C.
176 TSHISUNGU TSHIBOLA 134.111
177 TSHISUYI DIKOLEYI 418.917
178 TSHUND DJAMB'OLELA 256026E
179 TSHYNGUNDU NDJAMBA 139.282
180 TUMBA TCHICK 686.538
181 VULAMEMBO KABESA 138775C.
182 WAKULIKAHI KATSUVA MULUMBA 190.080
ORDONNANCE N° 09/074 DU 31 JUILLET 2009 PORTANT
NOMINATION DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS
DE L’ETAT AUX GRADES ET FONCTIONS DE SECRETAIRE GENERAL
ET DE DIRECTEUR DE DIFFERENTS MINISTERES
Article 1er :
Sont nommés au Grade et Fonctions de Secrétaire Général
de l’Administration Publique, les Agents dont les noms,
post-noms et matricules ci-après:
1 BIAZA SANDA LUTALA 212.456
2 BWANAMUZURI KAMUNGU Michel
3 DIKANGO BITUKI 402.278
4 DJUNGA LUKONGO 511.414
5 INZUN OKOMBA 386.137
6 KABALIBALI MUSOMBWA 265.767
7 KALANGA BADIBANGA 245.235
8 KANUNU LEYAN'SIMBI M'FUMU
9 KASEYA GIBISI 217.796
10 KILIKWA YUMBA 151.835
11 KILUFYA KAMFWA 403.087
12 LAMBA SHWAMUNU Jean Pierre 128.694
13 LIBYA DJUBU 309.221
14 LIKELE BATIWELO Monique 1/294.497
15 LIKUNDE LI-BOTAYI 234.586
16 LOKADI OTETE OPETA 234.366
17 LOKANGI BAGAZI Justin 279.795
18 LUFUNISABO BUNDOKI 399.365
19 LUTUMBA KOMBA 158.960
20 MASEH NDUGO 235.741
21 MASIKA SIKULI KIVU 170.821C
22 MAVULU DOF ATANDELE 419.829
23 MBULU OPETA MONGA 264.173
24 MIRINDI KIRIZA 308.448
25 MONDONGA -O-BOTOBANDELYE 295.973
26 MUHINDO SONGE LUYEYE 290.618
27 MUYA TUMBA Jean Marcel 126.866
28 MWAWATADI BANJILA 224.317
29 NDJATE LONGONYA Michel 155.953
30 NGANABO MAMBILA Damien 1/292.009L
31 NKOY BAU MBU 243.204
32 NTAHWA KUDERWA BATUMIKE 274.875
33 NUNGU BANZA Christophe 398.476E
34 NYEMBO KITUNGWA 151.202
35 SALUMU MWETAMINA 293.487
36 TCHELU MWEINYIMALI 433.536
Article 2 :
Sont nommés au Grade et Fonctions de Directeur de
l’Administration Publique, les Agents dont les noms,
post-noms et matricules ci-après :
1 ALINGI BALIABABI 601.986
2 AMISI OMETETE 167.466N
3 APANGWA AMBOYO 430.474
4 APERO NGONGA 405.994
5 ASSANI SALUBEZYA Théodore 603.744
6 ASSMOA BAKONGA Léon 285.840
7 AVULAMOMBO PENE NGONGO 507.291
8 AYUBI MASSINDI 129.177
9 AZANGEATO MASINDO 388 660
10 BABONE BAHIZIRE 253.561
11 BACHIZIRE ISONGA 351958N
12 BADILA LUWILAMO Ferdinand 1/301.394 T
13 BAFALANGA ATOSA 405.945
14 BAGENI KITOGA BWATO 278.234
15 BAKWENDA BIN LUBUNDA 299.920N
16 BALEPUKAYI MUAKADI 289 785
17 BAMANI BAY'ONKONDA 154.374
18 BANGA WAKIMESA 459.241
19 BASIA BOKOMBE 415.326T
20 BASUBI TSHIKITILO 299.124
21 BEKWOM NGWIN 430.286K
22 BETOKO BOLAFA 202 547
23 BIKALA WENDA 458.365
24 BINWANA LUFUNANGOY 397.901
25 BIONGO LOKOBA 410.904
26 BISSELENGE N'DJAKASI 202518E
27 BOBUNDA MATA M' ELANGA 293.602
28 BOENDA BOKANDE 1/294.535
29 BOKAKANDANI MBEKO 163 232
30 BOKOTA EKOFO 310.138
31 BOLA MOKA 401.318
32 BOLENGE BOTUMBE 293.618
33 BONGO PEZO 296.226
34 BONTOKE MPUTU EKILA 196.542
35 BOTITI BOLIMA 129.238K
36 BOTORO BODIAS Michel 689.603
37 BOTULI WALE KWANDELA 1/276.814A
38 BUISONGA BYANUMBA 285.680K
39 BUMBA TSAMBI 289 887
40 BUSHABO BOPEMINGI 300.514
41 CHASINGA KASOLE 487.301
42 CHIKWAKA BETU KUMESO 397.915
43 CHISSUNGU CHIANTUNBA 165.489H
44 DIAMPAVA TANDU 293.147
45 DIHANJO WEMBOLUA 307.400T
46 DIKAYIZILA MBAMBI 400.108
47 DIKPO MONG'AMBOYO 306.862
48 DOMBOLI ANGOMO 231.374
49 DUMBO TSHAMOBA 266.018
50 DUNIA IDUMBO 497.594
51 EBENGO DJAMBA 163 197
52 EBU BWATETE 401.746
53 EKANGA OSEMBE 167 483
54 EKATOU LIMBELE 162.988
55 EMENE BAKILI Robert 429.709
56 ENDJOMBO MONGA NZENGA 230.705
57 ESANGA BOTUNDU 132.882
58 FANSAKA KEME 293.656
59 FERUZI LUTALA WAMO 221.346
60 GAYO LEMBA 417.908
61 GERE KANDA 465.296
62 HEMEDI TWAA 399.754
63 IKIMBA BONGELO 424.586
64 IKOLI YOMBO 299.847
65 IKONDODJOKO BONSEI 290.581
66 ILUNGA MUBAYI 502.524
67 INGWALA LONGEMBWA 439.830
68 IPONGO KUMALELA 308.464
69 ISENGA LOKULI André 165.707V
70 ITAMPONI PUMBULU Richard 1/294.626
71 ITUMU EYAL'EBAL 259.150
72 IYUBA KOMBO 488.295
73 IZANGANDA NDOYI 319.428
74 KABALU KAZADI KANKOLA 222.776
75 KABAMBA KADITA 230 731
76 KABAMBI KASONGO 399.728
77 KABASELE BEYA MUTAMBA 281.777
78 KABASELE NGINDU 281889P
79 KABENGELE N'SENDA MATADI 419.825
80 KABEYA TSHIAPOTA 279.837
81 KABUYA TSHIYOYO 409.967
82 KADY BAYUNGA 268.384
83 KAKANDJIKA KABUKA 296.412
84 KAKHOZI BIN BULONGO 289.398
85 KALALA MBAYO 245.645
86 KALALA MUTACHI KALONDA 301.966
87 KALAMB NGOY 409.256
88 KALAMBAYI MAKENGA MPOY 296.262
89 KALAMBAYI NTEMBWA 433.389
90 KALISIKI MUTORO 327.815
91 KALONGA BANTU 253.606
92 KALONGO NGOIE KUNGA 264 971
93 KALUME TUTU 276.462
94 KALUWA MWANGALA 487.317
95 KAMANGO WAWINA 322.037
96 KAMULETA LUKUSA 127 065
97 KAMWANYA BIAYI 339.607
98 KANGI MUYA 301.994
99 KANIKA SUMBAYI 401.754
100 KANYONGA BEN’ABIPINTO 095948N
101 KANZA MANGANA 262810T
102 KAPAYA MBAKADI 601.160
103 KAPAYA ALI-BARUANI 398.492
104 KAPENA KADIMA 297.597
105 KAPIAMBA ILUNGA HUBERT 262.296
106 KAPWABWA KAMENGA 464.187
107 KASANDA NGOY TSHIPEPELE 132.038
108 KASENDE PAMBI 409.186R
109 KASOGO MULAMBA 604.633
110 KASONGO WA KASONGO 430.498
111 KASONGO BEPETE KILANDJA 265 925
112 KASULU SEYA MAKONGA 355.405
113 KATALA NGANDU 410.375
114 KATOMBE LUKUSA 487.321
115 KATSUVA KILALA Mathieu 424.377
116 KAU KAU MULEDILI 133.718
117 KAVESE PALUKU 430.216
118 KAVUBA MUNANGA 336.889
119 KAYEMBE MPALA YABO 343.103Z
120 KAZADI MIKALA 196.408E
121 KAZADI WA NGANDU 121.737
122 KELE-KELE LUPAKA 385.739L
123 KENYE KAYANDA 281.903
124 KHAMI ALITI OVOA YO 488.748
125 KIERI MPIA 330.562
126 KINGELESHI A GABAMBI 162.815
127 KINGOMBE TSHALI Jean 421.438K
128 KINIALI MANIKAKA 163.055
129 KOMBA DJEKO 403.180
130 KONSHINTI BAZOLA JP 395.694N
131 KUWA LUSIEMO 279.770
132 KWADJE LUMERY 265.816
133 KWAMBA DIBATA MAKUFA 224 619
134 KWETE MIKOBI 410.436
135 KWETO MALEKE Georges 419.828
136 LIKEKI EZABOLA 165.648
137 LINGASEY KIFIFI 230.007
138 LITETY MOPADIMEA 308.472
139 LOFUMO LOFOKO 306.895
140 LOKOLA ELEMBA Michel 435.977
141 LOMBOTO J'IKANGA MPASO 293.588
142 LOTANGA KONGA 289.414
143 LUBAMBA WA LUBAMBA Alain 684.826
144 LUBANGO KABALA 421.436
145 LUBOYA KUNYIMA Joseph 291.821
146 LUBUNOS'HA MABELENGO 230 748
147 LUETE KATEMBO 289781H
148 LUFULUABO BILAMBA 128.077
149 LUFULUABO TSHIMBUMBU 152.620
150 LUFUNGULA AKILI MALI 399.744
151 LUKIDIA LUKOMBO 271.554
152 LUMBALA LALALI KADIATA 301.156
153 LUNANGA BUSANYA 442.822
154 LUNGILI KABUKA 262.269
155 LUSAMBULULUA KAMONA 293.058
156 LUTONNADIO MADIANGU 296 852
157 MABAYA KULENDUKA 383.382
158 MABILA KONDE 301.999
159 MABIZA DIALUFUMA 393.731
160 MABOYA NZALINGO 425.686
161 MABULEMA MASSAMBA 435.583
162 MABULU MAKANDA NGELE 212 355
163 MADJUBOLE MODRIKPE 292.343
164 MADRAGULE ORIPALE 482.187
165 MAGEMA MAYANGA 487.404
166 MAKALA NZENGU Patrick 276.476
167 MAKELELE KATALAY 254 958
168 MAKINDU MASONAMA 454 .294
169 MAKONO PANEU 347.979
170 MALABA MUNYANDJI 511.711
171 MALALA MARBELLA NGANDU 350.338
172 MALASHI LUTOMBO 224 615
173 MALELE MBALA 232.272
174 MAMBOLEO LEMBELEMBE 507.285
175 MANGULUBELE NOBUSINAPA 603.910
176 MANTOBO MENETUDIA 601.163
177 MANVANUA LUFUA OSWALD 452.951
178 MASASU LUFUTU 452.856
179 MASIMANGO MBILI 418.681
180 MASUDI ILUNGA 264.987
181 MASUDI MONGANTENDE 346.628
182 MATADI KAWALEY 224 616
183 MAWONSO KITEKUTU FEDE 345 272
184 MAYEMBA MPUDI ZOLA 230746N
185 MBALA NKUSU 1/294.471
186 MBO OMOSONGO 265 915
187 MBOMBO BABENGEYA 459.804
188 MBUJIBUNGI Thérèse 397.234N
189 MINCHIABO MUTOMBO 338.011 H
190 MISENGA KANDOLO 326.938
191 MISSAMBO DINENGU 230 761
192 MOBILE KAPANGA 285.407
193 MOMBESA LINGILI 130 520
194 MONDONGE MAKUMA 433.453
195 MPIANA KASSONGO 202 646
196 MPOKEBA KESAMPOY 126.250
197 MUDIMBI PASSUA NZAMB 289 953
198 MUDJINDJI LUBENGA 281890R
199 MUJANGI BASEKAY 224.234
200 MUKANYA KABWE Patrice 1.294.516
201 MUKENDI BADI BADI 334.885
202 MUKENDI MUNTU 482.238
203 MUKENGE SHABANTU 385.548T
204 MULAMBA MUKOMA 129.856
205 MULAMBA PENE KAHOYA 399.725
206 MULUMBA MUABI Florent 7/881.362
207 MULUMBA NFUMU KAZADI 266.711
208 MUNAKA MBULU 1/265.731H
209 MUNGA YAMULENGE 400 726
210 MUSA KALUTALA 417.874
211 MUSAMBYA SANGANYA Vincent 421.630
212 MUSUNGU MBESIE 230 749
213 MUTELA LUPONGO 133.711
214 MUTOMBO MPAMBA André 424.251
215 MUTOMBO TSHIAMU 234.384
216 MUTOMBO NGAMISEL 163 109
217 MUTOMBO KANIEMA 127 301
218 MUYOLO MUHEMA MUBUA 259 440
219 MUYUMBA BOSANDO 399.716
220 MWAMBENU NAWEJ 406.007
221 MWANAMBUYU KABALA 282.206
222 MWANZA MULUMBA 436.166
223 MWARABU MOLISHO 386.382
224 MWARABU SALIMA 347 829
225 MWENZE BALANGALIZA 1/294.485
226 MWERU MUGARUKA 430.531
227 NDITY MALIBA EBOLOLA 264.990
228 NDJOLOKO TAMBWE 505.629
229 NDONGO NZITA 224 618
230 NDONGOLA MPOKONDJOLO 163 002
231 NDUWA KALETA 128 098
232 NGAKAYILU -LI- BAZA 192.866
233 NGALAMULUME KAPUNGI 169.637
234 NGALULA TSHOTA 296.830T
235 NGAMA -YE-DUEMU 294.498
236 NGANDO BIEMBE 299.843
237 NGANDU NKONGOLO Michel 499.203
238 NGEKISOWA MAYANGA 289.876
239 NGILO ZAGBALI 433.127
240 NGIMBI KANJI 200.353
241 NGIMBI LUKOKI 307.442T
242 NGINDU YABO 386.465
243 NGOMA BAMBA 266.800
244 NGONDE NSAKALA 266.739
245 NGONGO WA KATAMBA 395.109
246 NGOY KALUMBA 417.911
247 NGOY MASUKA 397.137
248 NGUVULU KHOJ 406.010
249 NKAA KAZADI 169.822
250 NKOLE KIBONGE MUKABA 1/650.160R
251 N'KUMU IYELI MPELA 319.432E
252 NSAMBA KABALA 230767Z
253 NSAMPANGA ASSAS 259.214
254 NSENGA MVIBUDULU 294.077
255 NSONA KASILUA DIYA 296877C
256 NSUKAMI LODY 128.576
257 NSUMBA NGOMA 224 624
258 NTAMBWE MAYENGA 397491V
259 NTUMBA NDUMBA 180.080
260 NYAMWERU BAHIZI 292.977
261 NYEMBA KASONGA 254.267
262 NZADI MWAMBA 132.881
263 NZASI TANZEY 334.769
264 NZEYI MOSOLO 285.797
265 OKE YUM 130 512
266 OKENGE YUMA 433.078
267 OKITEMBO KINGOMBE 295.956
268 OLONGO DIKANO YEMA 332.524
269 PALUKU NGUOMOJA 464.140
270 PETELO MPIA 395.995
271 PILI-PILI MAWEZI 1/838.394
272 RAMAZANI LUTUBA 421.305
273 RISASI NGONGO 274.920
274 RUGAJO BABONE 261.181
275 RUSHISHA WETESHE 293.520
276 SADIKI BIN IBRAHIM 264.854E
277 SAKINA TUMBA 410.358
278 SALEBONGO BASOY 269.729
279 SETIBO MAYAMONA 389.585C
280 SEYA NTSHIKALA 289.678
281 SHABANI KYELAMA 199.370
282 SHABINI TABU BIN KIKUNI 265.268
283 SHEMBO DJUNGA 289809S
284 SHUNGU BEN 487.365
285 SHUTSHA SHEMA 262.832
286 SINDJILI TCHEKANABO 422.438
287 SUANA NSUKA 167 211
288 SUKAMA MAZANGU 165.606R
289 SULUBIKA MATCHEMBELE 464 719
290 SULUBIKA MULOSA 1/279.640X
291 SWESO WA WUESO 278.232
292 TAMBU MIKUMA 408.961
293 TAMBWE ELAMENJI 192.726
294 TANGO MOSENGO 464.158
295 TEMBENI-E- IKEMBO 167.269
296 TOBUNELO BEKOLO 265927L
297 TOMBO MUBAKE 163.608
298 TSHIALA MAYEMBE 292.320
299 TSHIBAKA MUKOKA 291.713
300 TSHIMANGA KABIKABO 202 710
301 TSHIPENG KAYEMB 507.287
302 TSHITE NGEFU 202 711
303 TSHITENGE MULOYI 128.213
304 TSOTSA MEYA MAWETE 167270N
305 TUENDELE PENY TUMBA 291.520
306 UHUKA MYENE NGONGO 464.179
307 UTWAYI BIGOFALA LIEVIN 424.275
308 VUNDU DIA MASSAMBA 281.586
309 VUVU MAKAYA 293625V
310 WELO KALEMA 292.366
311 WETSHOKONDA LOMAMBA 131.278
312 WUNGUDI OMOKOKO 293.060
313 YAMA MPATAR 2/626.289C
314 YUMA RAMAZANI Sylvain 502.868
315 ZABALEGA AKILIMALI 299 276
ORDONNANCE N° 09/075 DU 31 JUILLET 2009 PORTANT
NOMINATION DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS
DE L’ETAT AUX GRADES DE CHEF DE DIVISION ET DE CHEF DE
BUREAU DES MINISTERES DES AFFAIRES FONCIERES ET DE
L’URBANISME ET HABITAT
Article 1er :
Sont nommés aux Grade et Fonction de Chef de Division de
l’Administration Publique des Titres Immobiliers ou de
Cadastre les Agents dont les noms, post-noms et
matricules ci-après :
Article 2 :
Sont nommés aux Grade et Fonction de Chef de Division de
l’Administration Publique de l’Urbanisme et Habitat les
Agents dont les noms, post-noms et matricules ci- après
:
1 HITIMANA KAGENZA 170.137.5
2 KABEYA NTUMBA DIBONDO 431.546
3 MBIKAYI NGALULA 207.799
4 MOKOBA BONDONGO 305.239.L
5 NDJEKA MUSONGELA-OMAMBO 405.946.T
6 NGANDU TSHIMANKINDA 430.578
7 OTOKOYE LOHAKA 489.198
8 RUHAMIRIZA TUKU 170.137.4
9 TSHIMBILA KAPUKU 418.927
10 YANIONGO MBOKANI TABU 279.543
Article 3 :
Sont nommés aux Grade et Fonction de Chef de Bureau de
l’Administration Publique des Titres Immobiliers ou de
Cadastre les Agents dont les noms, post-noms et
matricules ci- après :
1 AKILIMALI MASHINDA 456.387
2 AMURI LUTENDE KISHWE 456.390
3 AZIZA MATEMBERA BASHEKA 212.372
4 BAENDO BOOKOTO 463.723
5 BALEMBO SENGA 688.443
6 BAMBWENE LELE 442.203
7 BASAMBI OSANGO 456.376
8 BEKO SOMPO 264.739
9 BETITO WEYU AFUA 442.583
10 BEYA TAMBWE 402.702
11 BILONDA GBAMO 445.479
12 BINGILA MAKANDA KATEMBWE 328.108
13 BOELE KITETE 402.067
14 BOLANSANGO BOLE 463.561
15 BOLONDO MOSAYAKA 230.367
16 BOMBAZA 472.448
17 BOMPATE AMEDE 463.563
18 BOMPONGA KANSIA DI LUMBALA 407.606
19 BOTORO MATETE 683.352
20 BUJIRIRI NYABYENDA 7/384.100T
21 DI K'SHEM SHEMBALE 7/656.780X
22 DIUMBU ALONGA 230.433
23 EBENGO BILE 463.566
24 EFAFE BANZABANZA 410.324
25 EMEKE KAMBILO 688.442
26 ENGBONDA ELOMBE 688.436
27 IBANDA NGALAMULUME 461.201
28 ISOKENDO A MUFITE 440.687G
29 KABANGO BIN BISHADI 408.529H
30 KABANGU MANGUBA 442.178
31 KABANGU MAKUMBI 467.898
32 KABASUBABO NSER 264.847
33 KABEMBA NKIROZAMA 428.485
34 KABEYA NDAKI 387.310
35 KABUMA KABULU 430.227
36 KABUTAKAPUA KASEREKA 467.576
37 KAKULE MAHAMBA 465.442
38 KAMBALE VARONDI 467.378
39 KAPUKU OKUNDJI 688.446
40 KASEREKA MALULE 467.380
41 KASONGA NZAMBI 442.219
42 KASONGO MBUKANI 212.376
43 KATSUVA LUMINGU 417.132
44 KAYEMBE KAYEMBE 455.831
45 KEBABA KITENGE 463.569
46 KEBEY BOLA 454.459
47 KILONGO MWANGILWA 463.662
48 KILUBU WAKUSOMBA 430.247
49 KINTU MWENGE 258.006
50 KISALAMBOTE ZI MANDIANGU 264.738
51 KITOKO TWANGAKA 442.897
52 KOY MOLIME 406.103
53 LELOLELO KILUNDU 412.364
54 LIBAMBU DITEND 278.351V
55 LIKUMA LUKADI 442.223
56 LOKATA TONDULU 470.026
57 LOTENGO KIBANGU 217.437V
58 LUBAMBA OMELE 322.709
59 LUBEMBA NTAMBUE 440.674
60 LUNGUYA MANKOTO 402.073
61 LUSAMBA OKOTA 258.353Z
62 LUSANGA KOR KANSI 462.893
63 LUWASA BADIAMBILE 470.237
64 MAHALI KITSA 434.193
65 MAKADI MBOMBA 264.742
66 MAKAMBU NZEY KIAMU 463.529
67 MAKOROSI TUNDA 276.567
68 MAMBU SENDWE 440.679
69 MANGOMA OYEMA 688.448
70 MANKOTO NTAKWINDJA 406.091
71 MASIKINI NYAMUMBOSI 407.029
72 MASUDI KASUYI 442.186
73 MATABISI KASONGO 412.367
74 MAYAMBA AHOLI 416.711
75 MBALA DADI 230.396
76 MBEMBA MAPASSA MANGAY 281.690K
77 MBIMI PUPIA 688.437
78 MBO MOONGO 281.736R
79 MBOKAVONGA MANZABAKASA 428.496
80 MIANSI AFONDOKO 426.935
81 MIMBULA KAMANGWE 668.465
82 MONDAOKO MUNDALA 456.392
83 MONKANGO KIMBWENDE 254.269
84 MONSHEMVULA YASAMPASI 264.723
85 MPOKONJI MUYISHI 436.334
86 MUAKA BEKOMBE 431.051
87 MUAMBA OYEMA 278.356E
88 MUIMBA MUTAMBWE 462.885
89 MUKA KABANGU 392.919
90 MUKADI KASONGO 134.191
91 MUKENDI MBOMBO 278.312A
92 MUNGUMA LUKINGA 463.780
93 MUSANGIE NGOY TSHITE 456.375
94 MUSUMADI KABUTUKA 411.297
95 MUTOMBO NGOY 456.363
96 MUTONDO TSHINKAMBILE 440.677
97 MUTONKOLE KABOBA 498.298
98 MUWAWA BANZA 688.461
99 MWANAMBUKA IPOMA 463.722
100 MWINE MADUALI BINZAKA 469.003
101 NDJEKA MAKALA 688.456
102 NGABOLIMO MWA MUJINGA 230.391
103 NGALAMULUME NKAKOLONGO 470.238
104 NGAMPO MPINGA 264.721
105 NGANDU MOKULO 278.329
106 NGILIMA AZAPANE 263.570
107 NGIMBI TAKOY 407.603
108 NGONGO BENGANTUNDU 472.302
109 NGWELI NSAMBI 129.476
110 NKONGOLO FERUZI 291.444
111 NSIALA PUKUMA 456.385
112 NSIMBA BINKOLI 255.389
113 NSUNDA ONGLA 296.354T
114 NTELA LOMANGA 430.423
115 NYENGELE BIDUAYA 415.119
116 NZENGELE LINGA 686.807
117 OKITAFUMBA LOKOLA 440.705
118 OKITOLEKO MUKENDI 410.328
119 OMANDE KITEMBO 413.825
120 ONOKOKO BOLELI 421.693
121 PUMBUL IBANG 454.810
122 PUMBULU ARIBIA 398.910
123 RIBARIBA KITENGE 456.364
124 SADIKI KIYELE 442.917
125 SHIKAYI WEMBO 456.361
126 SOLILA MITI 217.433
127 SUTILA MBALA KABUDIKU 329.438K
128 TAMBWE MONAMA 422.433/L
129 TANGABA KASUYI 429.571
130 TOISEYA KIDITCHO BOKANY 363.455S
131 TOMASI LOHELA 422.388
132 TSHIBULA KANDONGO 688.441
133 BENDESANA LWANGA 688.468
134 TSHIMPAKA BAKATUAMBA 425.216
135 TSHONDO MULAMBA 408.615
136 KANDA MBUYI 688.440
137 VUANDAM MO BONSONDO 306.234N
138 NGALAME MUKWANDJANDJA 688.496
139 WOTSHO NGENDA 230.390
Article 4 :
Sont nommés aux Grade et Fonction de Chef de Bureau de
l’Administration Publique de l’Urbanisme et Habitat les
Agents dont les noms, post-noms et matricules ci- après
:
1 ABONZORE ALEBAM 686.495
2 AMANI KASIMU 516833XX
3 ANGBILIA LIHANDA 686.497
4 BADIBANGA MUSOPUESHA 439.762
5 BADIBANGA MUTSHIPAY 418.905
6 BENDA MWAMINI 686.499
7 BOLUMBU BENTOLE 228.500
8 BONTOKE MBOYO 344.302
9 BOPENA NKANGA 437.793
10 BOTOMWITO OFATA 274.946
11 BUKIRU KAGABE 294193L
12 BUKUMBA MULUMBA 418.916
13 CIBUABUA BIDUAYA 419.117
14 CIMANGA KOTO 518.663
15 DIAMBU YENTANGWANDI 600.483
16 EFOLE BOTOMBA 289086A
17 EKILI NYONGO 292812E
18 ENGOBO MOTEKOM 686.501
19 ENGOMBELE DJOKO 405.999
20 EPOKA BOKELO 686.502
21 FUAMBA FUAMBA 686.503
22 FULUME MAZUNZE 686.504
23 GIKINGA NDONDA 374.887
24 IBONGO INSOMO 436.241
25 ILUNGA ILUNGA 549.733
26 INSWENE BISORO 686.505
27 IPOME NGONDO 452.912
28 KABONGO MAHUYA KG1329223
29 KADIMA NKONGOLO 526.698
30 KAKULE MISISA 528.260
31 KAKULE MBAVU MOJA 526.700
32 KALALA KANUSHIPI 686.506
33 KALAMBAYI MULAMBA 372.442
34 KALENGWE KITEMBO 686.607
35 KALIMWANDA LUNDA 418.289
36 KALONJI KANYINGU 502.832
37 KAMUANIKA KABOYISA 502.833
38 KANKOLONGO MUKUNA 686.509
39 KAPENDE MAPASI 686.510
40 KASONGA MAYELA 419.129
41 KASONGO KABEYA 509.722
42 KASUKU TSHILOMBA 418.342
43 KASUSULA NDJALI 456.065
44 KATELE AFINEME 686.511
45 KATSHELEWA KAMANA 418.482
46 KAYEMBE BADIBANGA 518.657
47 KAYEYE MWENDA 686.512
48 KAZADI MUKENDI 407556T
49 KAZIBULA KIMPWANGA RRRR
50 KELEKELE TSHIBUY 164033H
51 KIASUKA MPOVA NSIMBA 269.253
52 KIKAYA MAKILA 291301XXX
53 KIKONGO DIAMA 229.311
54 KILALA RAMAZANI 509.115
55 KITENGE YUMA DIPO 424.908
56 KITOKO KONGA 686.514
57 KWESSO KOL'MOON 686.515
58 KYAMAKYA BALIMA 405.929
59 LAME KAYUNGU 686.516
60 LOKWA LENZIMI 686.517
61 LUBANGI KITUMBA 274937Z
62 LUFULUABO NGONGO 405.953
63 LUKUSA MUKULUMPE 524.123
64 LUMBALA WANKULU 290994X
65 LUTETE MAYUKWA 546.548
66 LWANGA ASUBETI 686.567
67 MAKELA SITAMANKHU 479.804
68 MAKOSI NISS MUYENGA 298.311
69 MALABA MPOYI 552.308
70 MAMPIA MASALA 229304XXX
71 MASANGA FOLO LOKAMBA 292759Z
72 MASHINI KINIANGI 686.519
73 MBAKATA WAPUTU 405.931
74 MBALANGA ALONGOLI 686.520
75 MBOLELA MWANA 686.521
76 MBUTA BUBA NKURA 686.522
77 MBUYA NTIBOLE 1379146XXX
78 MBUYIRAHI MUSUMBA 526.690
79 MITELEJI TSHINGEJI 296950L
80 MIYALA MBUTA 392.470
81 MONDO LUNYE LUNYE 459.166
82 MOSUNGA NGOY 453.445
83 MPINGANYAYI MAKABU 418915C.
84 MPUTU IKALI 686.523
85 MPUTU MASANKISHA 486.841
86 MUILU KIAWANGA 502.795
87 MUISANGIE KABUIKA 601.798
88 MUIZU KAKENGE 473.360
89 MUJINGA KABAU 480.364
90 MUKENDI MUKEPESHA 686.524
91 MUKENGE LUSHIKU 418.908
92 MUKUNA MULUMBA 407.535
93 MULEBO MBONDJA 686.526
94 MULEMBWE KAPINGA 686.527
95 MULUMBA BOWA 552.309
96 MULUMBA TSHIDIBHI 418.913
97 MUNDAMA MATHE 434.139
98 MUPANGAY DIANY 292433S
99 MUSANDA MANDEKE 397050K
100 MUSANGI AMIANG 686.528
101 MUSILA KIPOY 686.513
102 MUTAMBA BANDU MBIKAYI 431.553
103 MUTEBA YAMUNO 524.151
104 MUTELA KALOMBO 686.529
105 MWANDEKE LUKOKO 140217XX
106 NDALA KIKWAMBI 1258058K
107 NDILU A KANDA 418.314
108 NDOMBASI MAYALA 686.530
109 NGOMBA KADIATA 418.911
110 NJIBA KALONJI 424.257
111 NKIANLUTA DIKI 686.531
112 NKONGOLO BETU KUMESO 504.617
113 N'SAU NDONGALA 686.532
114 NSWELE MUKABILA 229308XXX
115 NZUNDU PANGU KAPITA 206526X
116 PEMBELE NSABUKA 686.535
117 PODEMI ETEREBE 375079XX
118 SINGA NDEAKA 7407616C.
119 TOMAKULA MUKIESE 686.536
120 TOTI NAKANZOLA 686.537
121 TSASA BAKISI 317.667
122 TSHIBUABUA MULUMBA 216.891
123 TSHIELA MUTSHIPAYI 418.928
124 TSHIHILUKA LIKUNGENU 524.152
125 TSHILENGE NGAZOKO 329.407
126 TSHIMANGA NKUSU 439.746
127 TSHIMANGA BADIBANGA 418.903
128 TUTU MUKIMBAYI 473.350
129 UWIMANA NDWANIYE 418.257
130 WALO ADIYO OSAKO 292858A
131 WAYA-WAYA KIAMFU 686.539
132 WEMBANGOMO KITENGE 356.423
133 YIMBU KIZIKA 686.676
L’étau se resserre sur Muzito
Kabila
cherche un informateur du gouvernement
Mise en ligne vendredii 31 juillet 2009
Le
calme qu’on observe actuellement sur le plan politique,
et plus particulièrement sur la question de la
formation du gouvernement, ne doit pas occulter les
grandes manœuvres qui se déroulent en coulisse. En
effet, les états-majors politiques de la majorité sont
en pleine ébullition dans l’optique d’un remaniement
annoncé mais qui tarde à se concrétiser. Attendu
pourtant pour la fin du mois de juin dernier, comme
initialement promu par le Chef de l’Etat lui-même, le
chambardement espérait n’a toujours pas eu lieu à telle
enseigne que certains commencent à émettre des doutes
sur la volonté du numéro un congolais d’insuffler une
nouvelle dynamique dans la conduite des affaires de
l’Etat.
Affirmer cela
c’est non seulement ne pas connaître le modus vivendi de
Joseph Kabila mais, c’est aussi ignorer la ferme
détermination des membres du parti majoritaire à
accompagner jusqu’au bout le programme du chef de
l’Etat, seul comptable devant le peuple des engagements
pris en 2006. Et à moins de deux ans des prochaines
échéances électorales, cette détermination est plus
qu’affichée par le Pprd.
Dans cette
optique, le premier parti en terme d’élus à l’Assemblée
nationale caresse le rêve de récupérer le fauteuil de
commandement du gouvernement malgré l’existence d’un
accord vieux de trois ans qui offre le précieux sésame à
son allié Palu dont la direction successive de trois
gouvernements n’a pas été indemne des critiques. Qu’il
s’agisse de l’accélération des programmes
gouvernementaux, du cinq chantiers ou de la prise en
compte du social de la population, le bilan du Palu
n’est pas à la hauteur de son entêtement à revendiquer
mordicus le respect de l’accord. Joseph Kabila lui-même
a été le premier à déplorer la lenteur dans l’exécution
des cinq chantiers.
Tirant
toutes les conséquences politiques de la situation, il
apparaît désormais comme plus qu’une certitude que le
chambardement annoncé va se concrétiser dans les
prochaines semaines. Il n’y aurait plus des doutes sur
la question. Selon certaines sources, le Chef de l’Etat
n’attendra pas la rentrée parlementaire pour faire
bouger les choses. En effet, deux semaines avant
celle-ci, soit vers fin août, il pourrait désigner un
informateur du Gouvernement qui aura pour mission de lui
proposer une équipe dans un délai raisonnable. La
stratégie a pour avantage de gagner du temps, car deux
semaines avant la rentrée, la personne désignée pourra
boucler les négociations et ainsi ne pas bloquer le bon
fonctionnement de la chambre basse qui avait eu du mal à
fonctionner au cours de la session budgétaire 2008, à
cause des négociations sur la formation du gouvernement
Muzito. On peut espérer avec cette formule qu’un nouveau
gouvernement peut rapidement se mettre au travail au
plus tard, début octobre 2009.
Mais la
nomination d’un informateur du gouvernement supposerait
que le Chef cherche à identifier une majorité à
l’Assemblée nationale alors qu’il en dispose déjà une à
l’hémicycle du Palais du peuple. Et voire même de plus
confortable. En outre, cette stratégie laisserait croire
qu’Adolphe Muzito pourrait démissionner de son fauteuil
avant la rentrée parlementaire pour éviter, comme son
prédécesseur, la sanction d’une chambre basse de plus en
plus révoltée contre son action.
Les deux
hypothèses ne sont pas à exclure. En effet, Kabila
pourrait recourir à cette formule constitutionnelle dans
l’hypothèse où le Palu refuserait catégoriquement de
céder le fauteuil de Premier ministre. Dans ce cas, il
ne pourra qu’en passer outre quitte à perdre la
trentaine des députés de ce parti qui gonflent les rangs
de la majorité. Le divorce qui se consommerait dans ce
cas devra impérativement appeler l’identification d’une
majorité recomposée sans le Palu. Tout comme la
démission de Muzito n’est pas une hypothèse à exclure
tant est si bien que l’homme est conscient des
difficultés qui l’attendent en Septembre. Il risque, en
s’entêtant, de faire l’objet d’une motion de censure.
L’homme n’est du reste pas loin de cette éventualité
dans la mesure où une interpellation l’attend à la
rentrée. On ne voit pas comment il pourra en échapper,
car cette interpellation, initiée par Kanku Bukasa, est
un arriéré parlementaire qui doit être traité en
priorité. En sortira-t-il indemne ? Aucun analyste
sérieux ne peut s’hasarder à l’affirmer. Il n’y a que le
chef de fil naturel de la majorité, à savoir Joseph
Kabila qui détient la réponse à cette question. Si
Kabila est aujourd’hui le leader incontesté de la
majorité, il n’y a que son autorité qui peut sauver un
homme dont les députés de la majorité désapprouvent
totalement l’action.
De toute
évidence, qu’il démissionne ou qu’il refuse de le faire,
le Palu cherchera à vendre trop cher sa peau. S’il
négocie dans l’optique de rester dans la majorité et de
garder le poste de Premier ministre, le Président de la
République sera obligé de chercher une autre majorité,
ce qui veut dire qu’on l’écartera de celle-ci. S’il
refuse de rester dans la majorité, l’informateur qui
sera désigné devra identifier une autre majorité, ce
qui voudra dire que le Palu se sera retiré de la
majorité.
Mais s’il
négocie dans l’optique d’abandonner le poste de Premier
ministre et de rester dans la majorité, Kabila aura donc
la latitude de nommer directement un Premier ministre
puisque alors, aucun mouvement ne modifierait l’effectif
actuel de la majorité. Mais l’hypothèse qui revient
fréquemment au Palu est l’intransigeance. D’où,
l’hypothèse de la désignation d’un informateur paraît de
plus en plus probable.
ZM
Kinshasa véritablement un chantier
Joseph
Kabila engage la modernisation du boulevard Lumumba
Mise en ligne vendredii 31 juillet 2009
Un
important arsenal de matériels de génie civil est
entreposé depuis hier sur la devanture du collège Saint
Raphaël, dans la commune de Limete. Mission,
entreprendre les travaux de modernisation du boulevard
Lumumba, importante route qui constitue la porte
d’entrer au pays par l’aéroport international de Ndjili.
Cela justifie toute l’importance que le président de la
République accorde à ces travaux dont il s’est chargé de
donner le coup d’envoi. Les travaux lancés intègrent la
suppression de la berge centrale, en la construction et
l’élargissement de la chaussée avec un standard de 2 X 4
voies pour la route principale, sur le tronçon compris
entre les avenues du Militant, à Barumbu et Ndjoku, à
Kimbanseke. Une innovation, la jonction des boulevards
Lumumba et Sendwe sera auréolée désormais d’un
magnifique carrefour sous forme d’échangeur. Il est
prévu également, entre autres, la réhabilitation des
rocades Est-Ouest, la construction des galeries
techniques et d’un réseau d’assainissement,
l’aménagement et la signalisation verticale et
horizontale.
Pour un
coût total de près de 53 millions de dollars américains,
les travaux sur le Boulevard Lumumba, long de 14,50
kilomètres, seront réalisés par la Compagnie nationale
chinoise des travaux publics et chaussée (Cnctpc). Le
budget est exclusivement financé par le gouvernement de
la République démocratique du Congo. Les études
préliminaires aux travaux ont été exécutées par le Bed
(Bureau d’études et de développement), tandis que le
contrôle de l’exécution des travaux sera assuré par un
groupement du Btc (Bureau technique de contrôle) et du
Cerema (Centre de recherche et de maintenance) de la
faculté Polytechnique de l’Unikin (Université de
Kinshasa). Les travaux en cours dureront 10 mois et
emploieront une main d’œuvre forte de 800 unités,
suivant le calendrier prévu par les constructeurs. La
modernisation du boulevard Lumumba s’inscrit, on le
sait, dans le cadre du programme global de
réhabilitation et de modernisation de la voirie dans la
capitale. La première phase de ce programme concerne 130
kilomètres ; actuellement 60 kilomètres sont pris en
charge. Il s’agit notamment du Boulevard du 30 juin dans
la commune de la Gombe, des avenues Kimbondo, Inga et
Lubumbashi à Bandalungwa, de l’avenue de Libération
traversant les communes de Selembao, de Bumbu, de
Ngiri-Ngiri, de Bandalungwa et de la Gombe, de l’avenue
du Tourisme longeant le fleuve Congo jusqu’à Kinsuka, de
l’avenue de l’Ecole à Binza/Ozone et de l’avenue
Gambela, dans les communes de Kasa-Vubu et de
Ngiri-Ngiri.
Avant de
présider la cérémonie, Joseph Kabila Kabange a parcouru
les 14,5 kilomètres concernés par les travaux en cours.
Joseph Kabila avait par ailleurs surpris avec une visite
sur le tronçon routier conduisant à la place Sainte
Thérèse dans la commune de Ndjili et sur la route
Ndjoku, dans la commune de Kimbanseke. Pendant la
cérémonie, la circulation était fortement perturbée sur
cet axe routier comptant parmi les plus fréquentés de la
ville de Kinshasa. Fort de cette expérience malheureuse,
les Kinois suggèrent la réhabilitation préalable des
petits boulevards ; autrement, on redoute que les
parties Est et Sud de la ville soient désertées par les
automobilistes pour cause de bouchons hermétiques.
Pendant toute la durée de la cérémonie, a-t-on noté, les
voies secondaires – avenue de l’Université, avenue
Kianza, route des Poids lourds – étaient littéralement
obstruées par des véhicules qui mettaient parfois plus
de deux heures pour sortir des
embouteillages.
La
République
KATANGA
Le gouvernement provincial fait don de 15.000 USD à la
Regideso
Le
gouvernement provincial du Katanga a fait un don de
15.000 dollars américains à la Regideso pour faire
marcher le générateur en panne afin que la population
soit desservie en eau potable.
Selon le chargé
d’information publique a.i du bureau de coordination des
Affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha) Jens
Laerke, la cité de Kalemie est sans électricité depuis
un mois à la suite d’une panne de la centrale
hydroélectrique de Bendera. Cette situation handicape
la fourniture régulière d’eau par la Regideso.
A en croire Jens Laerk,
les humanitaires se mobilisent pour éviter une épidémie
de cholera. Car, il est signalé qu’une épidémie de
cholera s’est déclarée dans le village de Kanda, à 130
kilomètres d’Ankoro. En date du 23 juillet 2009, 78 cas
avaient été notifiés. Il n’y a pas de perte en vie
humaine. Au mardi 28 juillet, 48 personnes ont été
internées au centre de traitement de cholera.
Face à cette situation,
les humanitaires ont rapidement acheminés des intrants
contre le choléra à partir de Kalemie. Concernant les
rapatriement des réfugiés congolais de la Zambie, Ocha
indique qu’au cours de la dernière semaine, le Haut
commissariat aux réfugiés (HCR) a rapatrié 639 Congolais
par route vers Pweto et 570 par voie lacustre vers Moba.
Au total, 5.545 personnes sont rentrées dans la province
du Katanga depuis le début de cette année avec
l’assistance du HCR.
Marthe Bosuandole
Ils se sont réveillés sur le tard
Les
centres de la Cei inondés des retardataires
Mise en ligne vendredii 31 juillet 2009
Débutée
en juin dernier, l’opération de révision du fichier
électoral prend fin le 5 août prochain dans la ville de
Kinshasa, selon le calendrier rendu public par la
Commission électorale indépendante (Cei). On se demande
déjà si à cette échéance toutes les personnes concernées
auront obtenu leurs cartes électorales, car négligents
au début, les retardataires prennent d’assaut les
quelques centres d’inscriptions organisés à travers la
capitale. En mi-juillet, alors qu’il s’entretenait avec
les responsables des partis politiques, le président de
la Cei n’avait pas caché ses inquiétudes devant le
désintéressement de la population face à l’opération en
cours. A cette date, Apollinaire Malumalu avait estimé à
16 pour cent le taux de l’actualisation du fichier
électoral. Ce qui l’a poussé à inviter les leaders
politiques à remplir leur part dans la mobilisation des
militants pour un enrôlement massif.
Comme un
prophète, le président de la Cei questionnait ses
hôtes : « Donc après un mois, nous sommes à 16 %,
êtes-vous sûrs que nous allons rattraper tout cela ? »
Effectivement, quelques jours après cette rencontre de
vérité, les messages des partis politiques étaient
perçus tant dans les médias que sur des calicots
invitant les militants à se rendre dans les centres
d’enrôlement. Effet de cette mobilisation ou pas, la
réalité est que les centres d’inscription sont
actuellement pris d’assaut par des personnes en quête de
la carte d’électeur. L’affluence est telle que les
agents sont débordés et les candidats à l’enrôlement
passent plusieurs jours avant de se faire servir. Ainsi
que l’avait redouté l’abbé Malumalu, il devient
chimérique de voir l’opération se clôturer le 05 août
prochain sans avoir laissé des demandes non servies.
D’où la nécessité d’envisager la prolongation. Solution,
par ailleurs, sollicitée par l’Udps afin que les
retardataires puissent se rattraper.
D’autant
que la Cei ne sort pas indemne du retard connu dans
l’opération en cours. Des écueils relevés dans le
fonctionnement des machines électroniques, le nombre
réduit des centres – ce qui accroit la distance entre
les habitations et les centres pour certaines personnes
– comptent parmi les facteurs de la lenteur déplorée.
Dans certains centres, on déplore le manque de
compétence dans le chef des opérateurs. Pourtant la Cei
a eu recours au personnel ayant servi en 2006, donc
supposé expérimenté. La responsabilité du gouvernement
provincial est aussi relevée en ce qu’il avait alourdi
la procédure en incluant l’administration de la commune
dans la démarche pour des personnes ayant perdu leurs
cartes ou changé d’adresse d’habitation.
Conséquence, d’aucuns reculent devant l’obligation de
payer 1000 fc – le taux est ramené actuellement à 500 fc
– et se terrent chez eux, le temps de réunir le montant
exigé. Par ailleurs, pour contourner le temps à perdre
dans les mailles de l’administration, certaines
personnes préfèrent négocier directement avec les agents
commis à l’inscription. Ainsi on peut voir une personne
glisser à partir de la fenêtre un billet de 500 fc et se
faire inviter rapidement au bureau d’enrôlement pour
être servie. Les corrompus n’ont cure des huées et des
protestations des gens alignés et qui attendent debout
depuis plusieurs. C’est la loi de l’offre et de la
demande !
Il en va
de l’intérêt général que la Cei envisage la prolongation
de l’opération dans la capitale, quand bien même cette
option n’est pas encore clairement affichée au niveau de
cette institution. Toutefois, il ne sera pas agréable de
voir la Cei rester indifférente face à ce besoin exprimé
par la base quand on sait que les opérations actuelles
d’enrôlement concernent également les échéances
électorales de 2011 en RD Congo.
James
Momba
Les victimes des guerres veulent empêcher la tenue du
congrès du Rcd-Ruberwa à Kisangani
Mise en ligne vendredii 31 juillet 2009
C’est
sous des dissensions internes que le Rassemblement
congolais pour la démocratie, RCD, commémore ce dimanche
02 août 2009 les 11 ans de son existence. Deux camps se
disputent la paternité du parti ; celui dirigé par
Azarias Ruberwa qui a révoqué, il y a de cela quelques
jours, un nombre de membres contestataires ; et celui
dénommé comité de crise dirigé par Trésor Kapuku qui a
démis Azarias Ruberwa de ses charges au sein du parti.
C’est dans cette ambiance que l’aile Ruberwa voudrait
tenir son congrès à Kisangani, en province Orientale, à
l’occasion de la date anniversaire de la création de ce
parti. Mais, dans cette ville-martyr, les victimes de
guerres s’insurgent contre l’organisation de ce congrès.
Plus de 200 victimes de guerre ont, en effet, observé mardi dernier
un sit-in au point « Kilométrique 6 » à la bifurcation
de la route qui mène vers l’aéroport de Bangboka. Elles
protestaient contre une éventuelle arrivée des
délégations de ce parti politique dans la ville en vue
des préparatifs de ces activités. Selon le président de
l’association des victimes, plus de 10 ans après la
guerre de six jours qui avait mis aux prises le Rcd-Goma
appuyé par l’armée rwandaise au Mlc appuyé par l’armée
ougandaise, ce parti devrait d’abord songer à
l’indemnisation des victimes. Bernard Kalombola,
président du Fonds de solidarité des victimes de
guerres, estime que la tenue d’une quelconque
manifestation du RCD à Kisangani serait un affront fait
aux membres de son association.
Selon Radio Okapi qui livre l’information, le RCD/Kisangani a
protesté, mercredi, contre cette démarche.
Ce parti estime que cette démarche va à l’encontre des
dispositions constitutionnelles, qui consacrent la
liberté de manifestations publiques. La fédération du
RCD/Tshopo crie même à la manipulation politicienne,
tout en appelant les victimes au calme.
Mais pour le RCD/fédération Province Orientale soutenant
le comité de crise présidé par Trésor Kapuku, la
Constitution du pays reconnaît également à l’association
des victimes la liberté d’exprimer son opinion. Pour son
président, Clément Mongulu, son parti prend acte de
cette prise de décision des victimes de guerres. Car,
elles ne font qu’exprimer leur mécontentement aux
préjudices subis.
Pour rappel, la date du 02 août 1998 est considérée dans les
annales nationales comme celle du début du déclenchement
de la guerre de 1998 contre le pouvoir de Kinshasa par
les armées rwandaise et ougandaise à la base des
millions de morts que va connaitre le pays. C’est
derrière cette agression des troupes de ces deux pays,
auxquels s’était ajouté le Burundi que le Rcd d’abord,
ensuite le Mlc ont été créés pour des raisons de
légitimation de la thèse des rébellions contre Kinshasa.
Ivres de leurs conquêtes réussies d’une bonne partie de
la Rdc et se disputant le leadership militaire, les
forces armées rwandaises et ougandaises se sont
affrontées durant six jours pleins en pleine ville de
Kisangani provoquant la mort de plusieurs civils
congolais. Ce qui a discrédité le Rcd dont le parrain
rwandais était sorti vainqueur de cet affrontement
sanglant. Et, à ce parti, l’opinion a toujours demandé
la repentance, plutôt que la fête pour la date du 02
août, qui est une journée des martyrs pour la Rdc.
TL
Justice
: un ministre provincial de l'Equateur condamné à 3 ans
de prison
Mise en ligne jeudi 30 juillet 2009
Dominique
Mbongi, ministre provincial de la Culture de l’Equateur,
écope de 3 ans de prison. C’est l’arrêt rendu mardi à
Kinshasa par Cour suprême de justice. Le condamné était
arrêté en possession de papiers monnaies et des
instructions pour la production des billets de 100
dollars. La défense décrie l’empressement avec lequel la
Cour a instruit cette affaire. Empressement qui a
conduit, selon elle, au non respect de la procédure en
matière de flagrance soutenue par le ministère public.
Dominique est aussi condamné à payer 20 000 Fc. Le
ministère public, quant à lui, avait requis 10 ans de
servitude pénale et au paiement de 20 000 Fc. Commencé à
12 h 45, le verdict est intervenu à 22 h 20, quand le
président de la Cour suprême de justice, siégeant en
premier et dernier ressort en matière répressive a
annoncé l’arrêt de la Cour: «
Suivant la
procédure de flagrance, le ministère public entendu, dit
établi, en faits et en droit, la tentative de
contrefaçon de signes monétaires à charge du prévenu,
fixe à 15 jours, la durée de la servitude pénale
subsidiaire subie par le prévenu, en cas de non paiement
de l’amende dans le délai légal »
La défense assurée par un collectif de 12 avocats, a
accueilli avec petit sourire aux lèvres la décision de
la Cour. Par contre, elle s’est dit déçue du fait que la
procédure en matière répressive tel que soutenu par la
Cour et le ministère public n’a pas été respectée.
Un autre prévenu attendait. Il s’agit de François
Tambayi, ministre provincial des du Kasaï Occidental,
accusé, lui, pour détournement de salaires. Il n’a pas
été entendu faute de temps. Son sort sera connu dans les
jours qui suivent.
Relations bilatérales Etats-Unis-Rd Congo
Hillary Clinton à Kinshasa la semaine prochaine
Mise en ligne mercredi 29 juillet 2009
Entre
Washington et Kinshasa, l’excellence des rapports
bilatéraux ne souffre d’aucun commentaire. Ces dernières
années, des signes probants en constituent un témoignage
vivant. Cela est illustré par le soutien tous azimuts
qu’accorde, au plan diplomatique, l’administration
américaine au gouvernement congolais tandis qu’au
chapitre de la coopération, cela se manifeste par le
raffermissement des liens et, au plan économique, par le
volume croissant des échanges entre les deux pays. A
signaler d’autre part, les liens scellés en 2008 par un
accord de coopération militaire basé sur la formation de
la Force d’intervention rapide des Fardc. La reprise de
la coopération dans le domaine militaire a été saluée
notamment par les officiels de deux pays. Une preuve de
plus témoignant de la préoccupation des Etats-Unis de
contribuer à la stabilité de la République démocratique
du Congo, pays occupant, sur le plan géo-stratégique
une place de choix sur le continent africain. D’où son
plaidoyer dans le concert des nations pour le
rétablissement de la paix sur toute l’étendue du
territoire congolais, de la sécurité régionale, gage de
développement durable. Par le passé, Washington a
particulièrement soutenu la chute au pouvoir du maréchal
Mobutu intervenue en 1997, appuyé le retour de la
démocratie à travers le processus électoral qui a
concouru à la mise en place de nouvelles institutions en
2006. Dans l’entretemps, les Etats-Unis se sont
prononcés officiellement contre la balkanisation de la
Rd Congo et condamné la reprise des hostilités en 2008
au Kivu par le Cndp et les déclarations belliqueuses de
son mentor, le général déchu, Laurent Nkunda.
C’est dans le cadre de renforcement de ces liens qu’il
faudrait situer l’étape de la visite qu’effectuera, la
semaine prochaine à Kinshasa, la secrétaire d’Etat
américaine, Hillary Clinton. Son séjour s’inscrit dans
la perspective de la tournée africaine qu’elle
entreprend dans sept pays, a annoncé lundi le
département d’Etat. Dès le 5 août 2009, elle
participera à un forum sur la coopération économique au
Kenya. Aussitôt après, Hillary Clinton se rendra
successivement en Afrique du Sud, en Angola, en Rd
Congo, au Nigeria, au Liberia et au Cap-Vert. C’est, en
fait, le premier voyage qu’elle effectue sur le
continent africain en tant que secrétaire d’Etat. Il est
évident qu’elle avait annoncé en mai dernier son
intention de s’y rendre avant la fin de l’année.
L’occasion lui est ainsi offerte avec la tenue du forum
sur la coopération économique en Afrique. Intervenant
quelques semaines après le voyage du président
américain, Barack Obama au Ghana où ce dernier a mis
l’accent, dans un discours pathétique, sur « la haute
responsabilité politique » des Africains, le séjour de
la secrétaire d’Etat américaine revêt une importance
particulière.
Bien que le programme de son séjour en Rd Congo ne soit
pas encore communiqué officiellement, on renseigne
qu’elle aura probablement des entretiens au sommet de
l’Etat avec le président de la République, Joseph
Kabila Kabange sur des questions intéressant les
relations bilatérales, la sécurité dans la région des
Grands Lacs, le développement et la coopération.
Ndong.M.N.
Paix à l’Est
Les Fardc brillent de tout feu sur tous les fronts
Mise en ligne mercredi 29 juillet 2009
Les
éléments de l’armée nationale continuent la percée sur
tous les fronts où ils sont engagés, avec le soutien des
Casques bleus, en vue de rétablir la paix dans la partie
Est du pays. Sur le terrain de la province Orientale,
l’armée nationale progresse dans la récupération des
villages assiégés par des miliciens du Front populaire
pour la justice au Congo(Fpjc). Selon les sources
militaires, confirmées par les éléments de la Monuc, les
Fardc ont récupéré, le week-end dernier, après de
violents combats, trois nouvelles localités jadis sous
contrôle des FPJC. Il s’agit de Butembo, Nyasona et de
Fichama, situés tous à plus de 50 kilomètres au sud de
Bunia dont la récupération s’est soldée également par la
mort de miliciens. Au total, sept localités sont déjà
passées sous contrôle des Fardc depuis le début de
l’opération conjointe Monuc-Fardc dénommée « Pierre
d’acier », lancée depuis une semaine contre les
miliciens. Bien avant, trois autres villages ont été
récupérés par les Fardc le vendredi 24 juillet dernier.
Il s’agit de Matalatala, Bialos, Alumba et de Kpauma.
Du côté des Fardc, il y aurait également des blessés
graves, suivant les sources onusiennes. Contacté lundi,
Adirodu Mbadu, comandant des opérations du FPJC a
confirmé le bombardement de leurs positions de Mont Hoyo
et de Bulanzabo par les forces loyalistes.
Dans la plaine de la Ruzizi, au Nord Kivu, les éléments
des Fardc sont toujours à l’assaut des rebelles rwandais
des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda
(Fdlr). Lundi dernier, un violent combat avait éclaté
lundi dans une bananeraie où les rebelles s’étaient
retranchés à Murunga à 4 kilomètres de Luvungi dans la
plaine de la Ruzizi. En l’occasion, 2 rebelles ont été
capturés par l’armée nationale. Selon les sources
militaires, il s’agissait véritablement d’une opération
de ratissage du terrain, car les rebelles battent en
retraite depuis le déclenchement de l’offensive en
cours. A en croire le commandant Fardc à Luvungi, les
deux assaillants capturés lors de cette attaque, seront
transférés au commandement des opérations Kimia 2 à
Bukavu. Il faut reconnaître que l’assaut donné le lundi
dernier est le fruit de l’impérieuse collaboration entre
la population civile et les soldats gouvernementaux. En
effet, les agriculteurs qui n’avaient pu accéder à leurs
champs en raison de la présence des rebelles, sont allés
saisir le commandement militaire de la place.
Selon les analyses stratégiques, les rebelles se
regroupaient à Murunga pour tenter une traversée vers le
Burundi voisin. Preuve que l’étau se resserre
hermétiquement sur les rebelles rwandais en Rdc. Cela
justifie bien les assurances du chef d’Etat major
général de l’armée congolaise. Didier Etumba a
frénétiquement fait le bilan de l’opération Kimia II,
déclenchée le 12 juillet, aux députés provinciaux de la
province du Kivu. Le bilan établi par le général se
présente de la manière suivante : « Depuis
(l’opération) Umoja Wetu jusqu’à aujourd’hui, plus de
800 Fdlr ont été tués. Notamment pendant l’étape
préliminaire, 412 Fdlr ont été tués et depuis le
lancement officiel de l’opération, il y a déjà 245 Fdlr
tués au Nord Kivu et au Sud-Kivu. Plus de 250 Fdlr ont
été capturés et plus de 110 dépendants ont été récupérés
». Bilan qui attise l’espoir de voir éradiqué le fléau
de la présence des rebelles rwandais qui sèment la mort
au quotidien parmi la population civile.
L’issue n’est certainement pas loin quand bien même les
rebelles, dans un élan de survie, se regroupent en
atomes réduits afin de soumettre les Fardc à la
guérilla. Mais cette tactique aussi est sur le point de
devenir inopérante, notamment avec la complicité
rétablie entre les soldats loyalistes et la population
civile.
Le dessus pris par l’armée nationale sur les rebelles
rwandais démontre la capacité des Fardc à réaliser des
exploits, quitte à être requinqués sur tous les plans.
On se rappelle que presque tous les pays du monde
avaient refusé de mettre leurs troupes à disposition
lorsqu’il était envisagé la mise sur pied d’une force
internationale contre les Fdlr. L’Union africaine comme
les Nations Unies n’avaient pas caché leurs craintes de
se mettre en face des éléments bien formés, bien équipés
et maîtrisant bien le terrain sur lequel ils évoluent
depuis plus d’une décennie. Les deux organismes ont
estimé à près de 20.000 le nombre d’hommes à réunir pour
combattre les rebelles rwandais.
La réalité démontre cependant que les éléments de
l’armée nationale sont à même d’extirper le spectre des
anciens génocidaires rwandais résidant au Congo. Pour ce
faire, les partenaires engagés dans la réforme, la
formation et l’encadrement des soldats congolais
devraient s’appesantir sur l’équipement de l’armée
congolaise.
James Momba
L’ADG Hermann Mbonyo est formel
Il n’y a pas de mouvement social à la Sonas
Mise en ligne mercredi 29 juillet 2009
Le
ministre des Transports et voies de communications,
Matthieu Mpita, a présidé, hier mardi 28 juillet 2009,
la cérémonie de signature du Protocole d’accord portant
sur la lutte contre les accidents de circulation
routière conclu entre la Société nationale d’Assurance,
Sonas, et la Commission nationale de prévention
routière, Cnpr en sigle. En effet, dans le cadre de la
mise en place des actions de vulgarisation et de
prévention ainsi que de la réhabilitation de la
signalisation routière, la Commission nationale de
circulation routière s’est rapprochée de la Sonas pour
réussir son combat contre les accidents de circulation
routière.
Cette collaboration entre ce service de l’Etat et
l’assureur national s’explique, comme l’ont dit les
responsables de ces deux structures, par le fait que
Sonas et Cnpr sont intimement liées dans la lutte contre
les accidents de circulation routière. Si la Cnpr a pour
mission essentielle de réduire à son strict minimum, les
accidents de circulation pour épargner à la nation des
drames humains et des pertes des ressources matérielles,
la Sonas, quant à elle, gagne en réalisant des économies
lorsqu’elle indemnise le moins possible les accidents de
circulation. Quand ceux-ci se font rares, l’assureur
fait une bonne affaire. C’est ce croisement d’intérêts
qui explique le mariage scellé hier entre la Sonas et la
Cnpr.
Mais il n’y a pas que l’aspect lucratif qui a présidé à
ce rapprochement. En effet, la cérémonie de ce mardi 28
juillet 2009 était aussi motivée par le souci de lancer
la campagne d’implantation des panneaux de signalisation
routière qui vont être bientôt implantés à travers les
différentes artères de la capitale. Ils ont d’ailleurs
été présentés au ministre des Transports et à l’Adg de
la Sonas par le président de la Cnpr, Monsieur Tasumbu
Ongendangenda qui a, juste après, conduit le ministre et
l’Adg de la Sonas sur le premier site où le premier
panneau a été implanté. Matthieu Mpita, très concerné
par cette campagne de prévention des accidents de
circulation routière, a procédé à l’implantation, à
titre symbolique, du premier panneau non loin de la
deuxième porte d’entrée de la Fikin.
Campagne de dénigrement
Après cette cérémonie dont le point d’orgue était la
signature du protocole d’accord entre Hermann Mbonyo et
l’Ingénieur Tasumbu, le numéro un de la Sonas s’est
entretenu avec la presse locale et internationale
présente au pavillon de la Sonas dans la concession de
la Fikin. Dans un discours franc débarrassé de tout
formalisme, Hermann Mbonyo a fourni toutes les
explications qui étaient à sa disposition concernant la
marche de sa société. Sans tourner autour du pot, l’Adg
de la Sonas a attaqué d’emblée, dès sa première réponse,
la question de l’heure, à savoir la campagne médiatique
contre lui et son équipe justifiée ou non par les
déboires ou prétendus tels que vivent les salariés de
l’entreprise.
Pour Hermann Mbonyo, la Sonas est loin de la crise
fatale comme les prétendent les personnes qu’il
qualifie de malintentionnées. Il s’agit plutôt d’une
campagne de dénigrement fomentée par ceux qui veulent
diriger une entreprise publique qui réalise aujourd’hui
60 millions de dollars contre les 14 mille dollars
qu’elle réalisait avant janvier 2008, date de sa prise
des fonctions en tant que numéro un de la Sonas. Ce
n’est que l’application pure et simple de la bonne
vieille logique d’ôte-toi de là que je m’y mette qui
justifie cette campagne, selon lui.
Le numéro un de la Sonas a néanmoins reconnu l’existence
de quelques difficultés dans l’entreprise dont la plus
importante est liée au paiement des salaires des agents.
A l’entendre parler, on a comme l’impression que l’Adg
est victime des performances qu’il a réalisées en un peu
plus de 18 mois de gestion. En effet, c’est grâce à
l’extraordinaire performance jamais réalisée par la
Sonas en 42 ans d’existence que les salaires des agents
ont été triplés à partir des simulations opérées par le
comité de gestion. A la paie du mois de février de cette
année, les agents ont été agréablement surpris de
toucher le triple de leurs salaires à la paie. Selon
donc les simulations de la production faites par le
comité de gestion, cet élan pouvait être poursuivi
puisque la production de l’entreprise devait tripler.
Or, c’était sans compter avec le ralentissement des
activités financières et économiques consécutivement à
la crise financière internationale qui a frappé les
grandes économies du monde et dont l’onde de choc a été
ressentie même ici chez nous. Lorsqu’un grand assureur
comme l’américain Aig a été touché, les petits comme la
Sonas ne pouvaient que ressentir durement les effets de
cette crise. Celle-ci a vu sa production baisser au
tiers.
Les effets de la crise financière internationale
Face à cette réalité, il fallait réagir pour éviter de
mettre la clé sous le paillasson et renvoyer 2.500
travailleurs dans la rue avec tout ce que cela pouvait
avoir comme conséquence dramatique. Et dans l’optique de
préserver l’emploi qui est l’un des cinq chantiers du
chef de l’Etat, l’Adg a engagé des négociations avec les
syndicalistes pour trouver un accord. Celui-ci aurait
été conclu au bout des 14 heures des négociations. Mais
fort malheureusement, regrette-t-il, les syndicalistes
ont été manipulés à telle enseigne qu’ils sont revenus
sur leur engagement en refusant de signer, le
lendemain, le mémorandum qu’ils avaient eux-mêmes
proposé et selon lequel ils proposaient des prévisions
salariales étalées sur une année, soit de mars 2009 à
mars 2010. Faute d’un accord avec les représentants des
travailleurs, l’équipe dirigeante de la Sonas était
obligée de négocier avec les travailleurs en leur
proposant une modalité échelonnée de paiement des
salaires. Sur 460 salariés approchés, 7 seulement ont
refusé de percevoir leurs salaires par acompte.
Fort de ce soutien, c’est cette politique qui est donc
appliquée à la Sonas où, selon l’Adg, il est inexact de
dire qu’il y a impaiement. Les agents perçoivent des
avances sur salaires, car l’entreprise ne peut pas payer
la masse salariale de février 2009. Hermann Mbonyo, de
manière pédagogique, a fini par conclure qu’il n’y a pas
de mouvement social à la Sonas. Le climat est certes un
peu difficile, comme l’a reconnu l’Adga, mais qu’il est
sous contrôle dans la mesure où le comité de direction
jouit de la confiance des agents avec lesquels le
dialogue existe.
C’est ce bilan positif qu’a défendu Hermann Mbonyo qui
n’a pas manqué de souligner les difficultés que traverse
sa société en ce moment de crise financière
internationale finissante. Pour lui, il a réussi le pari
de redresser la Sonas qui est aujourd’hui l’un des
assureurs les lieux côtés en Afrique où elle revendique
la place du numéro 1 en assurance automobile et de
numéro 3 toutes branches. Pour Mbonyo, la Sonas a
regagné sa crédibilité. C’est d’ailleurs la recherche de
cette crédibilité qui a poussé la société à intervenir
dans certains domaines comme notamment la réfection de
l’Hôpital général de Kinshasa, le soutien au musicien
Ilo Pablo et la réfection du complexe sportif de
l’Unikin. Toutes ces interventions ainsi que la création
des nouvelles directions ont contribué au rayonnement de
la société et lui ont attiré des nouveaux marchés dans
les différentes branches. Ces actions, loin de
l’éloigner de son objet social, ont renforcé l’activité
qui est désormais très diversifiée. Pour Hermann Mbonyo,
le nouveau management qu’il a insufflé n’est pas
dogmatique ; il est plutôt pragmatique puisqu’il adapte
la société aux évolutions du marché et lui permet
d’atteindre ses objectifs. C’est ce qui explique le
nouveau slogan, qui est plus qu’un slogan, à savoir cap
sur l’avenir. C’est cet avenir là qui serait en marche à
la Sonas, dixit Hermann Mbonyo.
Charles Mukonkole
Justifiant la décision de suspension du signal RFI en
Rdc
Lambert Mende accuse RFI de vouloir déstabiliser les
institutions établies
Mise en ligne mercredi 29 juillet 2009
Le
ministre de la Communication et des médias, Lambert
Mende Omalanga, a, au nom du gouvernement, tenu une
conférence de presse hier mardi, au cours de laquelle il
a donné les raisons qui ont poussé le gouvernement à
couper le signal de Rfi en Rdc, et a aussi fustigé la
mauvaise campagne de dénigrement perpétrée par certaines
Ong internationales derrière des rapports qui ne cadrent
pas avec les avancées démocratiques de la Rdc.
Parlant des rapports des Ong Fidh, Human Right et autre
Global, le ministre Mens de a déploré le mauvais rôle
que se sont choisis de jouer ces Ong en menant une
campagne de déstabilisation et de démoralisation contre
la Rdc, et en prenant la place des partis politiques,
elles, qui sont censées être apolitiques. « Pourtant,
il y a des avancées politiques considérables en Rdc en
matière de démocratie et des droits de l’homme. Rien de
tout cela n’est dit dans ces rapports », s’est
exclamé le ministre.
Parlant de la suspension jusqu’à nouvel ordre du signal
de Radio France Internationale, le ministre de la
Communication et des médias a démontré la mauvaise foi
de cette radio qui ne tient pas compte des droits de
réponse ou arrive à les contourner en privilégiant ces
informations qui servent à décourager les troupes de
notre armée qui sont au front. Ce dont cette radio ne
peut se permettre concernant la France. Bafouant ainsi
les clauses du contrat signé avec la République quant au
respect des lois du pays. Ainsi, Lambert Mende n’a pas
hésité de soupçonner cette chaine française de faire
partie d’un grand complot visant la déstabilisation des
institutions du pays. Car, a-t-il souligné, tout ce que
fait cette radio se rapproche bien des thèses visant le
démantèlement du pays.
Pour rappel, les émetteurs de Radio France
Internationale, RFI, de Kinshasa, Matadi, Kisangani et
Lubumbashi ont été coupés, dimanche, alors que celui de
Bukavu l’a été depuis le 10 juin dernier pour des
« raisons de sécurité nationale ». Dans tous les cas,
le gouvernement congolais accuse la radio française
d’inciter les militaires au front à désobéir, à se
révolter, à créer des troubles dans les casernes, alors
que le pays est en guerre.
RFI a protesté contre cette décision, estimant qu’elle
n’a fait que restituer normalement des éléments
d’informations. Elle a été soutenue par Reporters sans
frontières et son allié congolais, Journaliste en
danger. Cette réponse de RFI, c’est du déjà entendu sans
qu’elle ne puisse améliorer sa façon de présenter les
informations, dont la plupart sont plus des commentaires
très sentimentalisés que les faits réels.
Après une longue période d’absence en Rdc à la suite des
décisions du gouvernement sous Mobutu d’abord, ensuite
sous Mzee Laurent-Désiré Kabila, RFI a retrouvé sa place
en Rdc en 2001 après l’avènement du président Joseph
Kabila à travers un contrat qui lui accordait des droits
et aussi des devoirs. Depuis lors, cette radio s’est
spécialisée en informations tendancieuses, et s’est
toujours surestimée. Ainsi, pour lui avoir refusé
l’entrée sur notre territoire de son « spécialiste
Congo », cette radio avait refusé d’envoyer d’autres
journalistes pour couvrir les élections de 2006,
préférant faire des reportages de chambre- sa
spécialité- à partir de Paris.
Tout compte fait, nous osons croire que Rfi qui n’est
pas l’unique média du monde, s’amendera pour s’affairer
désormais à faire du professionnalisme, au même titre
que BBC, la Voix de l’Amérique, Africa N°1, Reuter, Afp,
Xinhua et d’autres médias internationaux accrédités en
Rdc.
T.L.
Scandale dans une entreprise du Portefeuille
L’Adg de Cohydro vend les wagons-citernes de
l’entreprise
Mise en ligne mardi 28 juillet 2009
Le
président du Conseil d’administration demande des
explications à l’Adg sur cette vente
Depuis
le 10 juillet 2009, le Pca de la Cohydro a adressé une
lettre à l’Adg de cette entreprise dans laquelle il lui
enjoint de fournir au Conseil d’administration, des
explications au sujet de la vente des wagons-citernes de
la Cohydro d’une capacité variant entre 40 et 50 m3.
Prétendument déclassés, ces wagons-citernes auraient été
vendus par l’Adg sans se référer au conseil
d’administration.
Se sentant ignoré dans la gestion de l’entreprise, le
Pca n’a pas hésité à requérir de l’Adg un rapport
circonstanciel sur la question endéans une semaine. Dans
ce rapport, l’Adg devra spécifier le nombre de
wagons-citernes vendus et leurs numéros
d’identification, l’identité de l’acquéreur, la
procédure de déclassement et de vente, la procédure de
fixation du prix de vente et le prix appliqué, le
bénéfice rapporté à Cohydro et la décision d’affectation
de ces recettes extrabudgétaires.
Si l’on s’en tient à la lettre du Pca, la réponse de
l’Adg devait lui parvenir au plus tard le 17 juillet
2009. Or, jusqu’au moment où nous mettons sous presse,
l’Adg de la Cohydro n’a pas encore répondu aux questions
qui lui ont été posées par le Pca agissant au nom et
pour le compte du Conseil d’administration. Mais il nous
revient, de par certaines investigations et conformément
à la lettre de la Représentation provinciale du Katanga
du 25 juin 2009 adressée à l’Adg, qu’une somme de
12.000$ américains, provenant de la vente de 6
wagons-citernes, aurait été envoyée de Kinshasa à
Lubumbashi. A partir de cet élément, on peut penser,
sans connaitre avec exactitude le nombre des citernes et
le prix de vente de chaque unité, que la vente d’une
citerne aurait rapporté en moyenne 2.000$ américains.
Mais il faudra plutôt attendre la réponse de l’Adg pour
connaitre les détails de cette opération dont la
transparence est sujette à caution aux yeux du Conseil
d’administration qui ne dispose d’aucune information sur
la vente de ces wagons-citernes. Il n’existe
présentement que des bribes d’informations recueillies
sur base des certaines pièces, mais celles-ci ne donnent
pas la topographie réelle d’une vente taxée
d’extrabudgétaire. En effet, en procédant à cette vente,
l’Adg a disposé d’une recette non prévue par le budget
de l’entreprise outre le fait qu’il a disposé, de son
propre chef, d’une partie du patrimoine de l’entreprise
qui, en principe, ne peut être appauvri de manière
unilatérale par la volonté d’un seul homme. Ces recettes
extrabudgétaires sont par essence difficiles à contrôler
et laissent planer des vilains soupçons.
Les conditions dans lesquelles cette vente s’est
réalisée appelent un certain nombre des doutes qu’il
faudra absolument dissiper pour évacuer tout malentendu
entre les principaux animateurs de la Cohydro qui n’a
pas besoin de ce bras de fer en ce moment. Ce sentiment
de bras de fer entre le Conseil et la Direction est
malheureusement très perceptible comme le témoigne la
deuxième lettre, datant toujours du 10 juillet courant,
du Pca adressée à la même personne et dans laquelle il
sollicite de ce dernier des explications au sujet de
l’achat de 8.000 Tm des produits pétroliers achetés par
la Cohydro dans des conditions ignorées par le Conseil.
Celui-ci cherche à connaitre les conditions de passation
de marché, les prix pratiqués sur le marché par les
principaux fournisseurs, les prix définitifs payés par
la Cohydro, les modalités de paiement, le bénéfice
attendu par la Cohydro, les dates de conclusion du
marché, etc. Toutes ces questions devaient trouver une
réponse dans le même délai que pour le premier dossier.
Et comme pour le premier dossier, un silence complet est
observé du côté du destinataire.
Comme on peut donc le constater, la gestion de la
Cohydro est on ne peut plus opaque. On comprend, dès
lors, pourquoi les stations services Cohydro sont
quasiment à l’abandon, ne disposant même pas d’une seule
goutte de carburant alors que les privés vendent chaque
jour du carburant sans encombre. Tout se passe comme si
l’Adg ignorerait totalement le Conseil d’Administration
dans la gestion de l’entreprise alors que cet organe n’a
pas été supprimé par la reforme. Il est donc temps que
Madame la ministre du Portefeuille s’implique dans la
clarification du rôle de chaque organe non pas seulement
à la Cohydro, mais également dans l’ensemble des
entreprises publiques transformées en sociétés
commerciales où les Adg et les Adga ne semblent pas
maitriser leur nouveau rôle. L’heure est donc à la
clarification et au réglage afin de réussir la réforme
tant souhaitée. Mais en attendant, la vente des
wagons-citernes de la Cohydro doit être tirée au clair.
ZM
controle et recensement physique programme
Les partis politiques «fantômes» bientôt dénichés
Mise en ligne mardi 28 juillet 2009
-
Le ministre de l’Intérieur a lancé ses services à la
trousse de ces partis qui n’ont aucun document officiel,
encore moins de siège, en dehors de la mallette et des
déclarations de leur fondateur
Le
ministère de l’Intérieur et de la Sécurité a initié,
depuis quelques temps, le recensement des partis
politiques existants en Rd Congo. Il s’agit de contrôle
et de recensement physique des partis politiques dont
l’objectif primordial est de permettre au ministère de
tutelle de faire appliquer effectivement la loi sur le
fonctionnement des partis.
Le constat est, en effet, formel : la plupart de ces
formations confondent leurs droits et leurs devoirs au
point d’empiéter les prescrits de la loi les régissant.
Il est évident aussi que leur nombre croissant constitue
une préoccupation pour la bonne raison que bon nombre
n’existe que sur papier, c’est à peine qu’ils tiennent
des activités. Or, la loi sur le fonctionnement des
partis politiques préconise, comme obligations, la
transmission dans le délai requis du rapport annuel, du
bilan, des comptes annuels, de l’organisation des
séminaires de formation et autres activités connexes.
Depuis le déclenchement du mouvement de démocratisation
du 24 avril 1990, on assiste à une naissance effrénée
des partis politiques justifiée par la boulimie du
pouvoir. A l’époque du maréchal Mobutu, on en dénombrait
tout au plus quatre cents. Un record par rapport aux
années de l’indépendance. Combien y en a-t-il
actuellement ? Et, de quelle manière fonctionnent-ils ?
C’est à la résolution de ces questions pertinentes que
le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité s’y
attelle. Selon les dernières statistiques officielles,
la Rd Congo compte 294 partis politiques en règles. Il y
a parmi eux, ceux qui existent depuis des années et
d’autres, par contre, qui viennent de voir le jour. A
l’allure où vont les choses, il est sûr que plusieurs
formations politiques ne remplissant pas les conditions
requises de fonctionnement vont voir leurs noms rayés de
la liste.
Assurément l’objectif poursuivi est d’assainir l’espace
des partis politiques en vue de retenir un
échantillonnage fiable et viable et ensuite de
contribuer à leur épanouissement à travers l’application
des principes de bonne conduite.
Ndong.M.N.
Huit hauts magistrats ont prêté serment devant le
président de la République
Mise en ligne mardi 28 juillet 2009
Ils étaient à huit, les hauts magistrats qui ont prêté
le serment du respect de la Constitution et des lois du
pays devant le président de la République, Joseph Kabila
Kabange. C’était hier lundi 27 juillet dans la salle de
réunion du Palais de la nation en présence de plusieurs
officiels dont le président de l’Assemblée nationale,
Evariste Boshab, le premier vice-président du Sénat,
Edouard Mokolo wa Mpombo, du Premier ministre, Adolphe
Muzito, du Vice-Premier ministre chargé de la Défense et
Sécurité, Mutombo Bakafua Nsenda, du ministre de
l’Intérieur, Célestin Mbuyu ; du ministre de la Justice,
Luzolo Bambi ; du ministre des Droits humains, Upio
Kakura ; du gouverneur de la ville, André Kimbuta ; du
Directeur de cabinet du chef de l’Etat, Adolphe Lumanu
Mulenda et de son adjointe, Mayuma Kasende ; du
bâtonnier national, Mbuyi Mbiye et de quelques officiers
généraux de l’armée et de la police.
Les assermentés du jour ont été le Premier président de
la Cour suprême de justice, Bemwezi Kienga, matricule
229.672; le Procureur général de la République, Kabange
Numbi, matricule 504.595 ; le président de la Cour
suprême de justice, Ngoie Kalonda Valentin; les 1ers
Avocats généraux de la République Mabamba Mukur,
matricule 127.598 et Tasile Talizo, matricule 127.867 ;
les avocats généraux de la République Ikobia bin
Mashino, matricule 128.104 ; Minga Nyamakwey, matricule
127.612 ; Mumba Mukomo, matricule 264.662
TL
Katanga
Concertation entre ministres et membres du bureau de
l’Assemblée provinciale
Mise en ligne mardi 28 juillet 2009
Comme
chaque semaine, les membres du gouvernement provincial
du Katanga ont répondu présent à leur rendez-vous
hebdomadaire, le vendredi 24 juillet 2009 à Lubumbashi,
au gouvernorat de province. Présidé par le gouverneur
Moïse Katumbi Chapwe, cette réunion était une occasion
de faire un tour d’horizon sur la marche de la province.
Les membres du bureau de l’Assemblée provinciale ont été
conviés à prendre part à cette réunion pour réfléchir
ensemble sur l’avenir de la province. C’est à cette
occasion que les membres du gouvernement provincial ont
été informés des félicitations en provenance du Premier
ministre sur la bonne gestion dont ont fait preuve les
autorités Katangaises.
« Le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe a
présidé le vendredi 24 juillet, la réunion hebdomadaire
du gouvernement provincial. Pour ce conseil des
ministres, quatre points étaient inscrits à l’ordre du
jour. Il s’agit de la communication du gouverneur de
province, l’achat des manuels scolaires, la
réhabilitation de la voirie à Kolwezi, le rapport de
mission de la visite sur le site de Chinkolobwe.
Avant de débuter la réunion, le chef de l’exécutif
provincial a évoqué avec regret et émotion la mémoire du
gouverneur honoraire et sénateur de la province du
Katanga, Gaétan Kakudji, décédé la semaine dernière à
Bruxelles. Sur ce, Moïse Katumbi a présenté ses
condoléances à la population du Katanga pour la
disparition de ce monument. A la même occasion, le
gouverneur de province a transmis ses condoléances à la
famille du conseiller Masumbuko Masirika, du ministère
provincial des Infrastructures, décédé, lui aussi, la
semaine dernière.
Après ces pages noires, le gouverneur Katumbi a ensuite
transmis aux membres du gouvernement provincial les
félicitations du Premier ministre de la République,
Adolphe Muzito pour la dynamique de bonne gouvernance
imprimée par l’exécutif provincial à la province du
Katanga. En effet, le Katanga est la seule province qui
est sortie du lot après le contrôle des finances
publiques par la Cour des comptes notamment en ce qui
concerne la rétrocession du gouvernement aux entités
territoriales décentralisées ».
Compte rendu fait par le ministre provincial de
l’Intérieur du Katanga, Jean Marie Dikanga Kazadi, le 24
juillet 2009.
Il faut dire que les membres du bureau de l’Assemblée
provinciale ont été conviés à prendre part à cette
réunion hebdomadaire du conseil provincial des
ministres. Interrogé sur le sens de leur présence à
cette réunion des ministres provinciaux, le président de
l’Assemblée provinciale du Katanga, l’honorable Antoine
Gabriel Kyungu wa Kumwanza, a indiqué que c’est pour des
raisons de concertation que lui-même et les membres de
son bureau avaient été conviés de prendre part à cette
rencontre. « Nous sommes au début de notre session,
qui est une session essentiellement budgétaire, nous
avons trouvé important de nous concerter pour avoir des
orientations par rapport à la situation de notre
province », a précisé le président de l’Assemblée
provinciale.
Marthe Bosuandole
Lambert Mende dit ce matin pourquoi le gouvernement a
coupé le signal de Rfi sur l’ensemble du pays
Mise en ligne mardi 28 juillet 2009
Les
émetteurs Radio France Internationale, RFI, de Kinshasa,
Matadi, Kisangani et Lubumbashi ont été coupés,
dimanche, alors que celui de Bukavu l’a été depuis le 10
juin dernier. Selon le porte- parole du gouvernement,
Lambert Mende, les autorités congolaises ont signifié,
depuis vendredi dernier, à RFI la résiliation de son
contrat. Ces autorités accusent RFI de diffuser des
informations qui troublent le processus de paix dans
l’Est de la RDC. Lambert Mende compte donner un point de
presse mardi pour donner plus de précisions à ce sujet.
Pour sa part, RFI proteste contre cette décision,
estimant qu’elle n’a fait que restituer normalement des
éléments d’informations. Cette réponse de RFI, c’est du
déjà entendu sans qu’elle ne puisse améliorer sa façon
de présenter les informations, dont la plupart sont plus
des commentaires très sentimentalisés que les faits
réels.
Pour rappel, après une longue période d’absence en Rdc à
la suite des décisions du gouvernement sous Mobutu
d’abord, ensuite sous Mzee Laurent-Désiré Kabila, RFI a
retrouvé sa place en Rdc en 2001 après l’avènement du
président Joseph Kabila. Depuis lors, plutôt que de
donner des informations au vrai sens du terme, cette
radio privilégie les analyses tendancieuses d’une
prétendue spécialiste de la Rdc qui, malgré son absence
dans le pays, ne manque pas de quoi dire aux auditeurs,
certainement sur base des informations que lui
fournissent ses réseaux. Cette même radio avait refusé
de couvrir les élections de 2006 en guise de
protestation contre la décision de Kinshasa de ne pas
autoriser son « spécialiste Congo » à fouler le sol
congolais.
Un office religieux digne pour Gaëtan Kakudji à
Bruxelles
Mise en ligne mardi 28 juillet 2009
Les
quelques 250 pla-ces de la nef centrale de l’église
«Notre Dame» de Laeken étaient occupées par des
personnes venues, samedi 25 juillet, assister à la messe
de suffrage en mémoire du sénateur Gaetan Kakudji,
décédé à Bruxelles le 21 juillet dernier. Cette
église est un cadre prestigieux qui sert de nécropole
pour la famille royale belge. Est-ce un hasard que la
famille du défunt ait choisi cet endroit ? L’office a
été célébré par l’abbé Philippe Degand, assisté par deux
prêtres congolais, amis de la famille éprouvée. Parmi
l’assistance, on notait non seulement la présence du
président du Sénat congolais, Léon Kengo wa Dondo, de
l’ambassadeur à Bruxelles, Henri Mova Sakanyi et du
frère cadet du chef de l’Etat, Zoé Kabila.
Mais aussi beaucoup d’anciens «belgicains». Les
participants ont été dignes et calmes. L’atmosphère a
été sobre. Absence de chorale. Le cercueil est reposé
devant l’autel. Pour une participante, l’histoire
retiendra que Gaëtan a participé et joué un rôle certain
lors des événements cruciaux concernant la chute de
Mobutu Sese Seko et l’avènement de Laurent Désiré Kabila
! Et de citer : «Qui ne se souvient pas de sa présence
dans Utenika, ce navire de guerre sud africain» ? «Qui
ne se rappelle pas de sa gestion des affaires publiques
lors de la disparition de Mzee »? Kakudji a été ce
responsable politique pragmatique sur qui Laurent Désiré
Kabila a su s’appuyer, a-t-elle conclu.
Dans la même perspective, l’ambassadeur Henri Mova
Sakanyi, un compagnon de combat du disparu, a parlé
d’une «grosse perte, la mort de celui qui était le
symbole constant de la lutte». Le diplomate a projeté
une future rencontre «des pionniers de la révolution du
17 mai» dans le cadre du deuil de Kakudji. Mais durant
le culte, le recueillement a dominé, loin des préjugés.
Après avoir lu quelques versets de l’évangile selon Luc
(chapitre 24), l’officiant s’est focalisé dans son
homélie sur la notion de la «vie éternelle» dans un
climat de méditation. L’histoire des disciples d’Emmaüs
a servi de fil conducteur au sermon de l’abbé. Il faut
faire «confiance à Jésus ressuscité», a-t-il martelé
parce «la vie est plus forte que la mort». Pendant les
«intentions», l’expression «vide immense laissé par le
disparu» est revenue comme un leitmotiv. Rachel, fille
du disparu, a ému l’assistance en chantant un texte
poignant dédié à son père, sous des applaudissements
nourris. «Il va vers la vie», a déclaré le prêtre avant
de bénir le corps du défunt. Après la messe, quelques
participants se sont retrouvés dans une des salles de
l’Atomium pour poursuivre le deuil.
Sauf changement de dernière minute, le corps de
l’illustre disparu sera rapatrié au pays ce jeudi par
Kinshasa pour des cérémonies officielles au Sénat avant
le transport du corps à Lubumbashi où il sera porté en
terre pendant le week-end.
Rapport de la Fidh : Henri Mova dénonce un rapport sans
commune mesure avec la réalité des avancées
démocratiques en Rdc
Mise en ligne mardi 28 juillet 2009
Communiqué
de presse
FIDH : Un rapport sans commune mesure avec la réalité
des avancées démocratiques en République Démocratique du
Congo
Dans son rapport daté du 24 juillet 2009, intitulé « La
République Démocratique du Congo : la dérive autoritaire
du régime », la Fédération Internationale des Droits de
l’Homme (FIDH en sigle) soutient « faire le bilan sur le
respect des droits fondamentaux par les autorités
gouvernementales et l’administration de la justice ».
Dans une rhétorique dramatique, malheureusement
courante de la part de la FIDH quand il s’agit de la
République Démocratique du Congo, le rapport aligne des
assertions non vérifiées, présentées comme des « cas de
violations des droits de l’homme commises en République
Démocratique du Congo ».
La République Démocratique du Congo – qui est en pleine
phase de restructuration de son appareil judiciaire –
demeure ouverte à toute analyse, à tout rapport tendant
à participer à l’amélioration de la situation générale
des droits de l’homme. Dans ces conditions, notre pays
aurait pu, sans complexe, bénéficier de l’expertise de
la FIDH, si le dernier rapport de cette organisation
n’était aussi truffé d’accusations sans fondements, et
sans commune mesure avec la réalité des avancées
enregistrées dans divers domaines de la vie nationale
congolaise.
Mais l’on peut comprendre les difficultés des
rédacteurs du rapport : leur mission, selon leurs
propres aveux, n’a duré que 10 jours en RDC, un pays
vaste comme quatre-vingt- fois la Belgique, un pays qui
a quasiment la taille physique de l’Union Européenne. Il
est, par contre, étrange de constater de la part d’une
organisation qui jouit d’une audience internationale -
que le propos général du rapport est souvent noyé dans
un amalgame pernicieux, savamment entretenu, qui nous
oblige à la présente mise au point, tant sur la
situation générale des libertés publiques que sur la
situation de la justice en République Démocratique du
Congo.
Répression de l’opposition politique ?
Pour la FIHD, le « pouvoir de Kinshasa » ferait «taire
l’opposition politique par la répression ». Cette
affirmation ne peut qu’étonner les observateurs avertis
de la vie politique congolaise, car la République
Démocratique du Congo offre aujourd’hui des progrès
appréciables de l’exercice de la démocratie.
A la suite des élections présidentielles et législatives
réalisées sous la ferme vigilance de la communauté
internationale (2006), le pays s’est doté d’institutions
aussi crédibles que solides : un président de la
République élu au second tour avec un pourcentage qui
fait oublier les risibles 99,99 % de la plupart de
jeunes démocraties ; une majorité parlementaire de
coalition ; un Sénat (la Chambre haute) dirigée par un
homme politique de l’opposition. Les débats
parlementaires congolais, loin de la complaisance de la
majorité des pays africains, sont cités en exemple par
tous les observateurs sérieux. L’opposition politique
participe avec vigueur au débat parlementaire, en
imposant de rudes interpellations aux membres du
gouvernement ; des séances systématiquement retransmises
en direct par la télévision publique.
Outre cette répartition horizontale du pouvoir – qui
relève plutôt d’un modèle de cohabitation, classique
dans les démocraties modernes – la répartition verticale
du pouvoir, avec des gouvernements provinciaux forts,
est bien assurée, avec des provinces de plus en plus
indépendantes du pouvoir central de Kinshasa pour ce qui
est de leur gestion quotidienne.
Cette vivacité démocratique au sein des institutions
congolaises est renforcée par le travail de la presse
nationale, toujours prompte à dénoncer le moindre écart
constaté dans la marche des affaires publiques. Une
cinquantaine de chaines de télévision, privées et
indépendantes, relaie allègrement l’opinion de
l’opposition qui n’a plus besoin de s’exiler pour
s’exprimer.
Combien d’opposants politiques issus régulièrement des
institutions politiques du pays sont repartis en exil
depuis les dernières élections ? Combien d’hommes
politiques congolais sont à ce jour en prison pour des
raisons d’opinion ? Combien de journalistes croupissent
dans les geôles pour leur liberté de ton et d’opinion ?
On pourrait multiplier les exemples à souhait…
Des efforts louables sont consentis par les autorités
dans la protection des droits fondamentaux et des
libertés publiques. Il reste, certes vrai, que tout
n’est pas parfait et que les améliorations devraient
être concrétisées dans un domaine où l’horizon recule à
chaque avancée.
La mise sous tutelle de la justice ?
Le rapport de la FIDH s’appesantit également sur la mise
sous tutelle de la justice en République Démocratique du
Congo, en stigmatisant les violations constatées dans la
distribution de la justice et les bavures qui seraient
liées aux services de sécurité.
Cette affirmation est la preuve de la méconnaissance du
contexte politique congolais post-électoral. Le
gouvernement actuel a hérité d’une situation militaire
d’une complexité indescriptible. Il faut mettre en
perspective toute la problématique de la gestion
politique de différentes milices issues de mouvements
rebelles. Grâce à l’appui des institutions
internationales, des efforts de réorganisation de
l’armée nationale sont, en effet, plus que probants.
Toutes les expertises militaires en témoignent.
La lutte contre l’impunité engagée par le gouvernement
ne s’est pas arrêtée aux portes de l’armée, puisqu’elle
a permis la mise hors d’état de nuire de plusieurs
justiciables, civils et militaires. Le Chef de l’Etat
s’est personnellement investi dans l’assainissement de
l’appareil judiciaire, gage de toute pratique
démocratique. Après avis formel du Conseil supérieur de
la magistrature, des ordonnances présidentielles -
février 2008 et juillet 2009 - ont été ainsi publiées
afin de faciliter la réforme de la justice. A titre
d’exemple, il y a quelques jours à peine, 165 magistrats
accusés de concussion, corruption, dol et d’autres maux,
ont été soit révoqués ou mis à la retraite, par le
président Joseph Kabila, dans le cadre de
l’assainissement du secteur de la Justice.
Tous ces efforts sont unanimement salués par la
communauté internationale. Le Congo n’a pas érigé la
violation des droits de l’homme en un principe de
gouvernement. Les bavures condamnables sont l’œuvre de
quelques éléments trop zélés, qui, malheureusement,
entachent la réputation de l’ensemble des institutions
politiques et judiciaires du pays. Mais la FIDH semble,
du moins dans son dernier rapport, décrire un pays qui
serait bien loin de la nouvelle République Démocratique
du Congo, et fait fi de toutes les avancées en matière
des droits de l’homme auxquelles participe une centaine
d’organisations nationales de défense de droits de
l’homme, les églises, la société civile et les pouvoirs
publics.
Bruxelles, le 25 juillet 2009
Ambassade de la République Démocratique du Congo
Refusé comme un pestiféré en Belgique, en France, en
Hollande et au Portugal
La liberté provisoire pour JP Bemba incertaine
Mise en ligne lundi 27 juillet 2009
A
la date du 24 juillet 2009 était attendu à la Cour
pénale internationale, à La Haye, en Hollande, l’avis de
la Belgique, de la France, de la Hollande et du Portugal
en rapport avec une ordonnance du 24 juin dernier de la
juge Trenda Cilova demandant à ces pays de se prononcer
sur l’accueil sur leurs territoires du prévenu
Jean-Pierre Bemba. Comme à l’unisson, les gouvernements
belge, français, hollandais et portugais y ont opposé
leur refus. Ces réactions négatives à la chaîne
démontrent l’ampleur de cette affaire et l’embarras de
ces pays occidentaux à donner des garanties sur la mise
sous surveillance judiciaire de Bemba. Ceux de nos
confrères qui avaient avancé à la légère les noms des
pays d’accueil qui auraient donné leur accord que ce
soit le Portugal ou l’Afrique du Sud sont, dès lors,
tombés dans le panneau. Y sont aussi concernés les
fanatiques qui croient sans modestie que, dans cette
affaire, c’est la passion qui prime et non la raison.
Bruxelles, Paris, Amsterdam et Lisbonne ayant décliné
l’offre d’accueil, la défense du prévenu doit sans doute
s’en préoccuper en attendant que l’Allemagne, l’Italie
et l’Afrique du Sud puissent se prononcer dans le délai
de la communication de l’avis du 7 août prochain. Au
stade actuel, il est hasardeux de tabler avec exactitude
sur les futures réactions de ces trois pays. De toute
évidence, il est plausible que Rome et Bonn soient
solidaires de l’avis de Bruxelles, de Paris, d’Amsterdam
et de Lisbonne étant donné leur appartenance commune à
l’Union européenne.
Or, tant en matière de justice que de sécurité, l’un
n’évolue guère sans l’autre quand bien même qu’il
s’agisse d’un avis requérant la souveraineté d’un
quelconque Etat membre de l’Ue. Dans le cas d’espèce, il
est sûr que les différents pays se sont consultés. Au
cas où ces deux pays européens refusaient, elles aussi,
d’accorder leur hospitalité à JP Bemba, le numéro un du
Mlc sera obligé de continuer à croupir dans les geôles
de La Haye à moins bien sûr que l’Afrique du Sud
l’accepte. Il se fait cependant que ce dernier pays a
moins de chance de donner toutes les garanties à
l’accueil de Bemba d’autant plus qu’il fait partie de
l’Union africaine qui, lors de son dernier sommet tenu
en Lybie, a unanimement désapprouvé la politique menée
par la Cpi qui, dans la majorité, n’arrête que les
personnalités africaines dont le soutien accordé au
président soudanais figurant dans son collimateur.
C’est là où l’équation se complique.
Pour la défense, sa démarche tourne autour de la mise en
liberté provisoire de Bemba puisque, selon elle, le
risque de fuite n’a jamais existé tandis que les charges
contre lui ont changé. Pour le procureur Luis Moreno
Ocampo, le prévenu devrait rester en détention. Le refus
de la Belgique, de la France, de la Hollande et du
Portugal ne présage guère des lendemains meilleurs pour
Bemba à moins que les circonstances redeviennent
favorables à son égard. Toutefois quelle que soit la
réponse de ces pays, il appartiendra à la seule CPI de
décider si elle accepte le principe d’une mise en
liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba. Et la décision
à ce sujet est attendue pour le 14 août prochain.
Les raisons du refus
Selon les sources rapportées par Radio France
Internationale, l’Etat belge a justifié son refus en
expliquant qu’il faudrait un dispositif trop coûteux
pour assurer de bonnes conditions de sécurité. Et le
dernier passage de Jean-Pierre Bemba à Bruxelles pour
s’incliner sur la mémoire de son père décédé, ne présage
nullement rien de bon pour sa sécurité à la suite du
désordre que quelques-uns de ses fanatiques avaient
provoqué à sa sortie de l’église.
La Belgique en déduit qu’il sera peut-être compliqué de
garantir que tout se passe bien si Jean-Pierre Bemba
réside provisoirement sur son territoire. Paris
considère, lui, que l’ex-chef rebelle n’avait pas
d’attache ou de lien particulier avec la France.
Lisbonne fait valoir que, dans sa législation nationale,
la pratique de la liberté provisoire n’existe pas. La
Hollande a accepté d’organiser uniquement le transfert
dans le pays qui accepterait éventuellement d’accueillir
Jean-Pierre Bemba.
De la situation du président du Mlc, deux conclusions
ressortent. D’abord, le fait qu’en politique il n’y a
point d’amis, seuls les intérêts comptent. Sinon rien ne
pourrait justifier que Jean-Pierre Bemba soit ainsi
rejeté comme un pestiféré. En plus du fait que le
comportement du « Igwe » au pays lors de la campagne
électorale (avec l’exécution publique des policiers par
ses partisans et le pillage systématique des sièges de
la Ham et de l’Observatoire national des droits de
l’homme, de l’église du pasteur Sony Kafuti et du temple
musical de Werrason avaient permis de confirmer le fait
que l’homme était adepte de la manière forte. Tout le
contraire de la démocratie en installation.
Ensuite, les avocats de JP Bemba semblent avoir joué des
rôles qui les ont permis juste à se taper beaucoup
d’argent. Car, comment expliquer que de bout en bout,
ils n’ont réussi pas à obtenir quelque chose de sérieux
pour leur client Bemba.
Lr
Bonne gouvernance
Les félicitations de Muzito à Moïse Katumbi
Mise en ligne lundi 27 juillet 2009
De
la rétrocession des recettes aux entités décentralisées,
le Katanga sort du lot
Depuis
l’installation de nouvelles institutions provinciales
issues des élections, la province du Katanga avec à sa
tête, l’honorable Moïse Katumbi Chapwe, se distingue de
plus en plus dans tous les domaines par rapport aux
autres provinces qu’elle sert même de modèle. En dehors
des efforts fournis par l’autorité provinciale dans le
cadre de l’exécution des cinq chantiers et diverses
actions visibles, le Katanga vient d’obtenir les
félicitations du premier ministre, chef du gouvernement,
Adolphe Muzito, pour s’être affirmé comme l’unique
province qui a alloué correctement aux entités
territoriales décentralisées (ETD) une rétrocession pour
leur fonctionnement. Ce constat ressort d’un rapport
établi par la Cour des comptes qui a sillonné l’ensemble
des 11 provinces que compte la République. Ces
félicitations sont allées tout droit au cœur du
gouverneur Moïse Katumbi et des membres de son
gouvernement qui ont apprécié à leur juste valeur ces
encouragements promettant de toujours mieux faire pour
la réussite du programme d’action du chef de l’Etat.
L’ONG Licoco (Ligue congolaise de lutte contre la
corruption) qui s’est approprié ce rapport de la Cour de
comptes a, pour sa part, dans son communiqué de presse
publié le 15 juillet, accusé les gouvernements
provinciaux de détournement des fonds rétrocédés par le
gouvernement central.
«Les gouverneurs de province de la RDC détournent à
grande échelle les rétrocessions leur envoyées par le
gouvernement central.» Citant un rapport de la Cour
des comptes qui a été déposé au bureau de l’Assemblée
nationale, la Licoco affirme que sur un total de plus de
48 milliards des Francs congolais envoyés à toutes les
provinces en 2007, seuls 12, 75 % ont été rétrocédés aux
entités décentralisées. En 2008, sur plus de 127
milliards de FC, les gouvernements provinciaux dans
l’ensemble n’ont rétrocédé que 19, 07%.
« Il y a, par exemple, la province du Sud Kivu et la
ville de Kinshasa, qui n’ont rien rétrocédé. Donc, les
communes (et territoires) sont dans un état délabré. Ils
se sont comportés comme de petits rois, alors qu’à
longueur des journées ils sont en train de critiquer le
gouvernement central disant qu’on ne leur avait rien
donné…»,
explique le président de la Licoco, Ernest Pararo. Cette
ONG demande alors au chef de l’Etat de prendre des
mesures contre les gouverneurs qui ont détourné cet
argent.
Le Katanga sort du lot
La province du Katanga est la seule qui, durant les deux
années précédentes, a procédé à la rétrocession de près
de 60% du montant reçu du gouvernement central. Sur plus
des 25 milliards 600 millions des FC, le Katanga a
rétrocédé à ses entités plus de 14 milliards, indique le
rapport de la Cour des comptes cité la Licoco.
Le ministre provincial Christian Mwando explique comment
se fait cette rétrocession au Katanga: « Il est clair
que toute l’activité d’investissement de la province ne
doit pas se faire uniquement dans les chefs-lieux et
pour le compte du gouvernement provincial. Ce que nous
avons fait c’est de séparer nettement, en accord avec
les Entités territoriales décentralisées, entre le
budget de fonctionnement que nous rétrocédons
régulièrement en espèces, jusqu’alors nous considérons
encore le niveau du territoire, et le budget
d’investissements, en achetant les engins, les matériels
agricoles et de cantonnage manuel ainsi que les bancs
que nous envoyons dans les territoires.»
T.L.
Mise en garde des autorités aux vendeurs des produits
avariés
Mise en ligne lundi 27 juillet 2009
« Nous demandons à tous les commerçants qui ont encore
des produits avariés dans leurs stocks de venir les
présenter librement à l’autorité afin qu’ils soient
incinérés. Car si nos agents découvrent ces produits
avariés dont on garderait de manière frauduleuse pour
les vendre à notre peuple, soyez sûrs que les pénalités
seront énormes »,
a prévenu la ministre provinciale du Katanga en charge
de l’Education, Mme. Thérèse Kapibwe
Elle a tenu ces propos le 23 juillet 2009 à plus de 43
km de la ville de Lubumbashi après l’incinération d’une
importante quantité des produits avariés découverts
encore dans les établissements Katanga Futur et Roffe
Congo. La ministre provinciale a également demandé à la
population d’être vigilante par rapport aux produits
qu’elle achète sur le marché. Pour ce faire, il faut
veiller à la date d’expiration, lorsqu’on achète un
produit.
Il faut dire que l’incinération des produits avariés est
devenue une scène courante dans la province du Katanga.
Cette mesure est tombée après l’enquête initiée par le
gouverneur Moïse Katumbi au sein des établissements
ayant vendus des produits avariés à la population. Les
sociétés Psaromatis, Katanga Futur et Roffe Congo ont,
dans ce cadre, été scellées par le parquet et les
produits expirés incinérés pour la première fois le
lundi 13 juillet dernier. Cette décision d’incinérer ces
produits est tombée après la conclusion de la commission
d’enquête ad hoc.
Conformément à la loi, les entreprises incriminées ont
elles-mêmes pris en charge le creusage du trou
d’incinération ainsi que la fourniture du carburant
devant servir à l’opération de mise à feu. En tout cas,
c’est dans ce contexte que la commission de contrôle
instituée par le gouverneur du Katanga était sur
terrain. Ayant trouvé encore d’autres produits avariés,
elle a été chargée d’acheminer des cargaisons des
camions alimentaires tirées des établissements Katanga
Futur et Roffe Congo à plus de 43 km de Lubumbashi pour
incinération.
Marthe Bosuandole
Kambove
Polémique autour de l’abattage d’un hippopotame
Mise en ligne lundi 27 juillet 2009
Bien
que le nombre d’hippopotames ait sensiblement augmenté
dans la réserve protégée de Kyangalele (rivière Lufira),
à Kapolowe-mission située en territoire de Kambove,
l’abattage de l’un de ces mammifères par des braconniers
divise les agents de l’Institut congolais de la
conservation de la nature, Iccn-Kapolowe, et
l’administrateur du territoire. Il y a deux jours, un
braconnier et son complice ont été appréhendés par des
agents de l’ICCN pour avoir abattu, selon ces agents, un
hippopotame femelle. Les deux braconniers ont été
libérés du cachot de Kapolowe, sur ordre de
l’administrateur du territoire de Kambove. Ce que
dénonce, l’officier de police judiciaire (OPJ) de
l’Iccn.
L’Opj Delphin Munana Mushete relate les faits : « Nous avons
attrapé celui qui a abattu cet animal. Ce dernier a cité
Kapia Mutonko. Il a avoué avoir participé à l’abattage
de l’hippopotame. Je suis descendu sur le lieu du drame,
avec un agent de l’Agence nationale de renseignements
(Anr), pour avoir des preuves matérielles. Nous avons
découvert l’endroit où l’animal a été dépecé. Nous avons
même prélevé des os. Vers 12 heures, l’administrateur de
territoire de Kambove, accompagné de deux policiers, est
venu brutalement récupérer les braconniers qui étaient
incarcérés au cachot de la police de Kapolowe- mission.
Maintenant, ces deux braconniers sont libres, ils se
disent même capables d’abattre d’autres hippopotames»
De son côté, l’administrateur du territoire déclare avoir libéré le
présumé braconnier car, affirme-t-il, il y a eu
complaisance et irrégularité dans l’instruction de ce
dossier. Hyppolite Kalenga indique d’ailleurs qu’il est
à la recherche de l’Opjde l’Iccn qui a instruit le
dossier : « Je suis en train de rechercher l’OPJ de
l’Iccn qui a instruit le dossier, en vue de l’arrêter.
Pourquoi ? Ils ont arrêté un innocent, M. Ifanda. J’ai
le plein droit de contrôler les amigos. Dans ma tournée,
j’ai rencontré un certain Ifanda à qui j’ai demandé le
motif de son arrestation. Il m’a répondu qu’il a été
arrêté parce qu’il aurait détenu la viande d’hippopotame
à son domicile. Il a reconnu avoir reçu cette viande
d’un tiers comme un acte de charité. Cet officier de
l’Iccn devrait transmettre le dossier aux instances
compétentes. Il l’a gardé moyennant une caution. Un
officier qui arrête un présumé et le garde dans l’amigo
de la police. Pourquoi n’a-t-il pas transmis le dossier
aux autorités compétentes ? »
VEndredi
24 JUILLET 2009
Balayant les folles rumeurs de la reprise de la guerre
par le mouvement de Kamanzi
Le Cndp refuse de reprendre les armes
Mise en ligne vendredi 24 juillet 2009
Qui
a-t-il intérêt à ce que les hostilités reprennent au
Nord-Kivu et au Sud-Kivu ? Cette question, on se la pose
dans différents milieux. Dans l’opinion, cette
éventualité est, de plus en plus, évoquée à partir de la
rumeur selon laquelle le Congrès national pour la
défense du peuple (Cndp) que dirige Désiré Kamanzi
depuis l’arrestation, en janvier dernier, au Rwanda de
Laurent Nkunda, aurait l’intention de reprendre la
guerre à l’Est du pays. On en parle tellement avec
persistance que les communs des mortels craignent que
tous les efforts qui ont été menés par le gouvernement
congolais puissent ne pas porter des fruits après la
signature de l’accord de paix conclu en mars dernier
entre les deux parties. Interrogé, à cet effet, le
ministre de la Communication et des Médias, Lambert
Mende Omalanga dément cette rumeur. « Le Cndp ne
reprendra pas la guerre », a-t-il reconnu en faisant foi
aux assurances données par la direction politique de
cet ancien mouvement rebelle qui s’est mué en parti
politique. Qu’est-ce qui aurait alors justifié cette
rumeur sentant apparemment l’intoxication à cent lieues?
Serait-elle motivée par la volonté de faire pression sur
le gouvernement ? Désiré Kamanzi, le président du Cndp
a, quant à lui, déclaré hier que « le processus de paix
entamé au Kivu est irréversible et que pour rien au
monde, le Cndp ne pourrait encore reprendre la guerre ».
Il a juste déploré le fait que les choses semblent
trainer et qu’il faille, dès lors, leur donner un coup
d’accélérateur.
Selon les mauvaises langues, le Cndp s’insurgerait
contre le retard mis en œuvre au sujet des engagements
pris avec le gouvernement dans l’accord signé en mars
dernier. Au cœur du problème, on cite les ratés de
l’intégration des ex-rebelles de ce mouvement au sein
des Forces armées de la Rd Congo (Fardc), la
reconnaissance des grades, le paiement des soldes, la
non intégration politique et une prétendue audience
manquée avec le chef de l’Etat. De tout cela, il n’y a
rien de consistant puisque le dialogue est permanent
entre les deux parties d’autant plus que la complexité
de la situation ne saurait trouver solutions dans un
bref délai. Dans la dynamique de paix prévalant,
présentement, à l’Est du pays où l’opération Kimia II
s’emploie à rétablir l’autorité de l’Etat et dans la
région des Grands Lacs où la diplomatie balaie les
vieilles rancœurs d’hier, il serait malencontreux que
les progrès réalisés avec tant de sacrifices puissent
connaitre de nouveau un recul.
NMN
Le delai court encore
Libération provisoire de JP Bemba :le compte à rebours a
commencé
Mise en ligne vendredi 24 juillet 2009
Dans
le dossier judiciaire de l’ancien vice- président
Jean-Pierre Bemba, arrêté depuis le 24 mai 2008 à
Bruxelles, en Belgique, sous mandat de la Cour pénale
internationale(Cpi), pour crimes de guerre et crimes
contre l’humanité commis entre 2002 et 2003 en
Centrafrique, chaque jour qui passe fait monter d’un
cran la tension dans les milieux intéressés. A
l’approche de la date de la prise de décision se
rapportant à la demande de mise en liberté introduite
par sa défense lors de l’audience du lundi 29 juin 2009,
les spéculations autour de cette sollicitation faisaient
croire que la liberté provisoire ne poserait plus aucun
problème. Quant aux pays d’accueil qui auraient donné
leur accord, ils sont cités à la pelle avant même que
ceux-ci ne puissent se prononcer officiellement. C’est à
croire que cette affaire est traitée sur la place
publique par des personnes dépourvues ni de titre ni de
qualité. On a poussé le toupet plus loin jusqu’à avancer
les noms des pays d’accueil pourtant citées par des
sources non crédibles. Si ce n’est pas le Portugal,
c’est l’Afrique du Sud, indique-t-on. Mais, quelle est
la part de la vérité dans cette affaire ?
Lors de la dernière audience du 29 juin dernier, la juge
Trenda Cilova a déclaré que « la Cpi se prononcera
dans un délai raisonnable sur la libération provisoire
ou non » et en même temps, elle avait rendu une
ordonnance demandant aux autorités du Portugal, de
France, de la Belgique et de la Hollande de se prononcer
sur ce cas jusqu’au 10 juillet 2009. Bruxelles a, pour
sa part, sollicité une prorogation du délai pour des
raisons qui lui sont propres. D’où le délai leur
accordé jusqu’au 24 juillet 2009. Dans sa requête du 2
juillet dernier adressée à la Cpi, la défense a ajouté
sur la liste des pays d’accueil, l’Allemagne et
l’Afrique du Sud. Pour ce pays, le délai court jusqu’au
7 août prochain. Il est évident que la liberté
provisoire sollicitée dépend principalement des
garanties que le pays d’accueil présentera à la Cpi.
L’un et l’autre l’ont-ils déjà fait ? C’est la grande
question. On sait que la Belgique est épinglée pour des
motifs selon lesquels Bemba y détient une propriété, des
comptes bancaires tandis que ses enfants y étudient.
S’agissant de la France, on évoque des liens sociaux
importants qu’il y entretient. Officiellement cependant,
il n’ y a que la décision de la Juge Trenda Cilova qui
devra déterminer le bien-fondé de cette démarche au vu
des garanties de la mise sous surveillance judiciaire de
Bemba par le pays d’accueil. On doute néanmoins que ce
soit un pays du continent africain pour des raisons
plausibles. Certes que pour la défense, il y a lieu de
remettre Bemba en liberté, puisque selon elle, le risque
de fuite n’a jamais existé tandis que les charges contre
lui ont changé ; le Procureur Luis Moreno-Ocampo
considère, quant à lui, que le prévenu devrait rester en
détention. Dans le cas Bemba, la journée de ce vendredi
sera décisive.
Lr
Dénouement de la crise opposant la Gécamines aux
négociants au Katanga
Mise en ligne vendredi 24 juillet 2009
Grâce
à l’intervention personnelle du Gouverneur de la
province du Katanga Moïse Katumbi Chapwe, le ciel
commence à s’éclaircir sur le dossier qui oppose la
Générale des carrières et de mines (Gécamines) à un
groupe de négociants de Likasi et de Kolwezi. Après de
longs moments de négociations, les deux parties ont
trouvé un compromis au terme de la réunion de
confrontation présidée le mercredi 22 juillet 2009 par
le numéro un de la province, en présence des deux
entités. Les deux parties sont tombées d’accord pour que
dans un premier temps, la Gécamines rembourse une somme
de un million de dollars au bénéfice des négociants sur
un total de 10 millions.
A la sortie de cette réunion, le chef de la délégation
des négociants, Paul Makonzo, a affirmé que c’est « grâce
à l’intervention personnelle du gouverneur que nous
avons réussi à marquer un grand pas de cette
négociation. Les solutions sont en vue même si ce n’est
pas encore la solution finale », a-t-il précisé.
La Gécamines, devait à ces négociants, un montant
d’environ dix millions de dollars. Après s’être rendu
compte que le payement de cette importante facture tarde
encore à venir, ces négociants ont fait le déplacement
pour Lubumbashi afin d’en faire part à l’autorité
provinciale. Ce dernier avait, pour la première fois,
réuni les deux groupes le mercredi 15 juillet 2009 au
gouvernorat de province. A cette occasion, il avait
promis de les réunir dans une semaine pour examiner le
fond du problème et fixer des modalités de paiement de
cette facture. Si le sourire revient du côté des
négociants, la Gécamines a encore un important montant à
rembourser. L’avenir nous le dira d’avantage.
Marthe Bosuandole
Démantèlement d’un réseau des voleurs de véhicules à
Lubumbashi
Mise en ligne vendredi 24 juillet 2009
Une
bande de six jeunes dont l’âgé varie entre 15 et 27 ans
spécialisée dans le vol des véhicules a été présentée au
gouverneur de la province du Katanga, Moïse Katumbi, ce
mardi 21 juillet 2009. Après avoir quitté les mines, ces
jeunes gens se sont lancé dans le vol des véhicules. Un
avocat et un douanier à qui ils ont volé trois voitures
en l’espace d’un mois figurent parmi leurs dernières
victimes.
Ces jeunes gens sont tombés dans les filets des agents
de services de l’Agence nationale des renseignements
(Anr) qui ont démantelé ce réseau. Pour encourager le
travail accompli par ces agents de service de
renseignement, le gouverneur leur a promis une prime.
Dans les vols qu’ils commettent, ces jeunes gens ont le
soutien d’un autre complice qui les aide à changer la
couleur et l’aspect des voitures pour ne pas se faire
reconnaître. Malheureusement, pour cette fois, ils ont
été cueillis de leur cachette comme des fruits mûres. Le
démantèlement de ce réseau a été un ouf de soulagement
pour des propriétaires de véhicule à Lubumbashi qui ne
pouvaient plus dormir tranquillement par peur de ne pas
retrouver leur engin le matin.
L’opinion s’interroge tout de même sur le rôle des
éléments de la police nationale congolaise sensée
sécuriser les personnes et leurs biens sur toute
l’étendue du territoire national.
Marthe Bosuandole
Commentant les dernières mesures présidentielles
C. Kabasele Tshimanga : «L’UDS demande au Président
Kabila de frapper fort dans tous les secteurs de la vie
nationale»
Le
Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange a, la semaine
dernière, surpris le peuple congolais en signant des
ordonnances portant révocation, mise à la retraite et
nomination des magistrats congolais. Ces mesures
salutaires sont au centre des commentaires fusant de
partout. C’est ainsi que notre journal a jugé utile de
recueillir l’opinion de l’Union des Démocrates
Socialistes, UDS, par le biais de son président
national, Monsieur Crispin Kabasele Tshimanga.
Quelles sont vos impressions sur les dernières
ordonnances présidentielles prises dans le secteur de la
justice ?
L’Union des Démocrates Socialistes, UDS, se réjouit
totalement des mesures courageuses et volontaristes
annoncées, le 15 juillet dernier, par le Président
Joseph Kabila Kabange pour assainir le corps judiciaire
qui a été à la base de l’insécurité judiciaire dans
notre pays. En s’attaquant à la justice nationale, le
Chef de l’Etat a annoncé les couleurs pour la suite des
réformes attendues. Sa célèbre phrase « Finie la
récréation » prononcée le 06 décembre 2006 a
maintenant un sens.
Ces mesures ont été chaleureusement accueillies par
notre peuple qui souhaite que cette purge s’étende à
tous les domaines. D’ailleurs, en communion avec le
peuple congolais, l’UDS demande au Président Kabila de
frapper fort dans tous les secteurs de la vie nationale.
Notre peuple a honte de notre justice qui s’illustre par
des jugements iniques, par la corruption et autres
anti-valeurs. Or, la justice bien distribuée est le
point de départ de la sécurisation des citoyens, des
biens et des investissements. Elle protège les faibles
face aux puissants, les pauvres face aux riches. Elle
constitue le socle du développement de toute la nation.
Le seul regret constaté par l’UDS est que le Chef de
l’Etat ne bénéficie pas, comme il se doit, de l’appui
des partis politiques de la majorité présidentielle pour
la vulgarisation de ses actions dans l’opinion publique.
La plupart des partis de l’AMP sont souvent aphones, se
comportent en observateurs et se manifestent parfois en
retard.
Dans les milieux des magistrats, on dénonce le
non-respect de la procédure ainsi que les conditions de
vie des magistrats qui se jettent dans les bras des
justiciables. Qu’en pensez-vous ?
Sans honte et froid aux yeux, les magistrats véreux et
indélicats s’agitent pour rien. Ils sont conscients des
abus qu’ils ont régulièrement commis. J’en sais
personnellement quelque chose. Les mesures annoncées par
le Président Kabila ont été prises dans le respect de la
forme et du fond. L’heure n’est pas aux échappatoires et
au juridisme creux. « Sed lex, dura lex »,
dit-on. Il est erroné de contester les ordonnances
présidentielles.
S’agissant des conditions de vie, les magistrats
devraient savoir que, quand le droit est bien dit, il
contribue à la prospérité de la nation. En conséquence,
l’Etat engrange des moyens sous forme d’impôts, de
redevances et de taxes. Mais, quand la justice couvre
les détourneurs, les fraudeurs fiscaux et autres
« kuluna » au col blanc, elle prive l’Etat des
moyens de sa politique.
Par ailleurs, il est étonnant de constater, avec regret,
que les magistrats se plaignent de leurs conditions de
vie. Mais, ils refusent de reconnaître que leurs
salaires avaient été revus à la hausse il n’y a pas si
longtemps. S’ils s’estiment mal payés, ils devront
changer de carrière. Malheureusement, ils ne le font
pas. Et, ce n’est pas une raison pour baisser les bras
et encourager l’impunité. La vérité est que tout le
monde est mal payé dans ce pays, du Chef de l’Etat au
dernier ouvrier non qualifié.
Quelle est votre opinion sur le remaniement
gouvernemental annoncé par le Président de la
République ?
Le Président Kabila Kabange a raison d’annoncer le
remaniement gouvernemental du fait que rien ne semble
marcher. Les trois premiers gouvernements de la première
législature de la troisième République ont fait preuve
d’immobilisme, d’affairisme et d’inconscience civique
coupable. Chose grave, le peuple congolais constate,
avec étonnement, que c’est la gestion kléptocratique de
Mobutu Sese Seko jadis décriée qui est de retour. C’est
du néo-mobutisme que nous vivons chaque
jour. Le gouvernement est en panne d’imagination et
n’entreprend pas des réformes courageuses et
essentielles dans tous les secteurs de la vie nationale
pour transformer et moderniser notre société. Au lieu de
mettre le peuple congolais au travail, le gouvernement
central fonde toute son action sur la mendicité en
tendant la main aux institutions de Bretton Woods.
En vue de pallier ces insuffisances, l’UDS souhaite
ardemment que le Chef de l’Etat se choisisse, cette
fois-ci, ses collaborateurs sans pression extérieure et
sans faire confiance aux dirigeants des partis
politiques de la coalition AMP-PALU-UDEMO qui lui
proposent souvent des cadres qui ne répondent pas au
profil ou qui ne partagent pas sa vision. En bref, l’UDS
demande au Président Joseph Kabila d’assainir davantage
tous les secteurs de la vie nationale, à l’instar de la
magistrature.
Enfin, l’UDS est-elle pour ou contre la réforme des
entreprises publiques en cours?
La réforme des entreprises publiques, même si elle est
timide, relève du domaine idéologique pour l’UDS. En
effet, notre parti politique étant contre tous les
monopoles publics et privés, préconise la privatisation
de toutes les entreprises publiques et de la plupart des
services publics. Il milite en faveur de la mise en
place d’un cadre juridique favorisant une concurrence
effective, suffisante et praticable. Donc, notre parti
salue et soutient fermement la réforme des entreprises
publiques en cours. Car, le recrutement par concours
opéré par le COPIREP a été un fiasco puisque rien n’a
changé dans la gestion des entreprises publiques.
L’agitation enregistrée autour de ladite réforme est
l’œuvre d’une poignée de compatriotes qui s’enrichissent
sur le dos du peuple congolais. D’ailleurs, les
entreprises publiques sont systématiquement pillées par
les mandataires. Elles sont gérées dans l’opacité la
plus totale. Elles offrent des biens et des services de
mauvaise qualité. Les consommateurs ne sont pas soignés.
Les entreprises publiques, dans notre pays, ne publient
pas, à l’intention de l’opinion, les bilans à la fin de
chaque exercice. Le peuple congolais en tant que
propriétaire ne sait pas si ces entreprises ont réalisé
des bénéfices ou des pertes. Leur apport au budget de
l’Etat est quasi-nul depuis des années. Il est donc du
devoir de l’Etat de mettre fin à cette injustice qui ne
dit pas son nom.
Propos recueillis par Marthe Bosuandole
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