En se faisant nommer directeurs dans l’administration publique

 Les ministres Sulubika, Botoro et Lubamba s’excluent du Gouvenement

Mise en ligne mardi 18 août 2009

Le séisme politique attendu au sein du gouvernement n’a pas encore eu lieu, mais voilà que des membres de l’équipe Muzito I se font déjà siffler hors-jeu par des attitudes désinvoltes. Il s’agit particulièrement des ministres de la Fonction publique, Botoro, de la Jeunesse et des Sports, Patrice Sulubika et du vice-ministre du Budget, Alain Lubamba dont les noms se retrouvent parmi les agents de l’Etat ayant bénéficié de la promotion en grades de directeur lors de dernières nominations opérées par le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange. L’affaire fait grand bruit dans les milieux de l’administration publique au point qu’elle soulève une vive réaction de la part des syndicats. Considérant que le président de la République a été induit en erreur par des collaborateurs visant principalement leurs intérêts personnels, les syndicalistes s’insurgent contre ce qu’ils jugent comme une tricherie en  règle et exigent que réparation soit faite. Dans les milieux intéressés, on se pose la question de savoir : comment une telle supercherie pouvait intervenir sans la duplicité des membres du gouvernement concernés ?

Y répondant dimanche dernier sur Antenne A, le ministre de la Fonction publique, Botoro n’a nullement convaincu par des balbutiements cachant mal l’embarras. A lui en croire, en cas de détachement ou de mise en disponibilité, un fonctionnaire de l’Etat peut bénéficier d’une promotion. Ce à quoi s’insurge l’opinion car, dans le cas d’espèce, la nomination dans un gouvernement ne saurait être assimilé ni au détachement encore moins à la mise en disponibilité. Il est évident, d’autre part, que les ministres mis au pilori ont été nommés par ordonnance présidentielle et c’est aussi une ordonnance présidentielle qui les nomme au grade de directeur. Or, il est clairement stipulé, dans cette seconde décision de nomination, que celle-ci abroge toutes les dispositions antérieures. En droit, cela s’appelle le parallélisme de formes et en appelle impérativement à la démission pure et simple des membres du gouvernement concernés qui assurément, ont voulu s’aménager une voie de sortie honorable à leur départ de l’Exécutif. Le drame, c’est qu’en procédant de la sorte, les auteurs de ce scandale piègent le chef de l’Etat et s’adonnent à des pratiques licencieuses décriées à l’heure de l’opération « tolérance zéro ». 

Dans cette affaire, le bât blesse aussi d’autant plus qu’elle expose les ministres concernés en justice étant donné le fait que les actes qu’ils posent sont désormais attaquables. Qu’est-ce qui pourrait se passer après ce pavé dans la marre soulevant des vifs remous auprès des syndicats des fonctionnaires ? C’est la grande question. Cette tempête soulevée au moment où on parle de plus en plus de l’éventualité d’un chambardement au niveau du gouvernement relance le débat sur l’engagement de certains ministres qui, visiblement, ne visent que des intérêts égoïstes.

La République

 

Moïse Katumbi se penche sur la criminalité au Katanga

Mise en ligne mardi 18 août 2009

 

La criminalité croissante dans la Province du Katanga préoccupe au plus haut point le gouvernement provincial. Ainsi, au cours de la réunion provinciale du conseil des ministres du vendredi 14 août 2009, le gouverneur Moïse Katumbi Chapwe a concentré sa communication autour des cas de criminalité que l’on compte dans cette partie du territoire national.

Pour le chef de l’exécutif provincial, cette criminalité croissante se présente sous trois formes notamment le banditisme et le vol à main armé, le vol de câbles électriques ainsi que la consommation de l’alcool à dose non autorisé et/ou fabriqué localement. Le gouverneur Moïse Katumbi de province s’est dit préoccupé par cette situation et des mesures pour l’éradiquer sont à l’étude. Au cours de ce conseil provincial, le ministre de l’Intérieur, Décentralisation et Affaires coutumières, Dikanga Kazadi, a fait un bref rapport sur les travaux d’arbitrages des conflits coutumiers dans la province du Katanga.

De ce rapport, il ressort que le district du Lualaba, dans l’Ouest de la province, ne connaît plus de problème de conflit coutumier. Par contre, dans les districts de Tanganyika et du Haut Lomami situé respectivement au centre et dans l’Est du Katanga, des problèmes sont encore présents. Il y a donc du travail à faire pour régler ces problèmes. Ce rapport indique également que quelques problèmes mineurs sont encore observés dans le district du Haut Katanga.

S’agissant des travaux routiers qui s’effectuent dans la province cuprifère, le ministre provincial des infrastructures, urbanisme et transport, Fridolin Kasweshi a fait un rapport d’ensemble de la province. Le conseil a pris acte de ce rapport et a demandé au ministre de tutelle de se concerter avec les entreprises chinoises de construction des routes en vue d’évaluer les travaux déjà effectués.

Le plan « Arsenal du Katanga » étant arrivé à terme, le conseil provincial des ministres a décidé d’élaborer un plan quinquennal de 2010 à 2014. Pour ce faire, les maires des villes, les commissaires des districts, les administrateurs des territoires y seront associé aussi bien à son élaboration qu’à son exécution, indique le compte-rendu du gouvernement provincial.

 

Marthe Bosuandole

 

Développement

Le Fonds social de la République renforce les capacités des agences d’exécution du Katanga

Mise en ligne mardi 18 août 2009

Le Fonds  social de la République (FSR) a organisé un atelier de formation sur les exigences des projets communautaires à Lubumbashi dans la province du Katanga. La clôture de cet atelier qui avait pour objectif de renforcer les capacités des agences locales d’exécution des cellules est intervenue le 14 août dernier avec la remise des brevets de participation à tous les séminaristes.

Pour Didier Mubinzi, facilitateur chargé de renforcement à ces assises, l’effort a été fait du côté du FSR en simplifiant certaines choses afin de permettre à tous les participants de s’en approprier pour un usage harmonieux.

De son côté, le coordonnateur du FSR au Katanga, Eugène Kasato a estimé, a l’issue de cet atelier que cette formation permettra de porter haut le flambeau du développement communautaire du Katanga, surtout qu’il a également été question de mettre tous les participant à niveau pour assurer cette tâche.

Les participants ont assuré que cette formation leur permettra, entre autres, de bien gérer les fonds mis à leur disposition par les bailleurs des fonds. Les bénéficiaires de cette formation étaient venus de Kalemie, Kongolo, Kolwezi pour se joindre à leurs collègues de Lubumbashi.

Marthe Bosuandole

 

Après la Belgique, la France et le Portugal

L’Afrique du sud refuse d’accueillir Bemba

Mise en ligne mardi 18 août 2009

Selon le journal sud-africain «Sand Times», citant des sources gouvernementales, la demande des avocats de Jean-Pierre Bemba d’accueillir en Afrique du sud leur client dans l’attente de son procès a reçu une fin de non recevoir. Contacté par BBC, le porte-parole du ministère sud-africain des Affaires étrangères déclare, pour sa part, qu’aucune requête n’a été reçue dans ce sens. Sans doute le langage diplomatique habituel pour occulter le désarroi que cette démarche suscite étant donné le minimum de garanties que le pays arc-en-ciel se doit de donner avant de s’engager et pour faire face à toute imprévisibilité. On s’y attendait après le refus de la France, de la Belgique et du Portugal…à ne pas ouvrir leurs frontières au prévenu de la Cour pénale internationale pour la bonne et simple raison qu’en matière de justice internationale, Pretoria a déjà annoncé la couleur en se chargeant d’arrêter, en cas de faux pas, le président soudanais El Bechir, poursuivi lui aussi, par la Cpi.

 En attendant une terre d’accueil insaisissable pour l’ancien vice- président Bemba, l’annonce faite vendredi dernier par la Cour pénale internationale de sa « mise en liberté provisoire » a suscité une vive émotion dans les milieux de ses partisans tant au pays qu’à l’étranger. Certains auraient même sablé le champagne et fêté à l’ombre des villas cossus. A Kinshasa comme à Mbandaka, le chef-lieu de la province de l’Equateur qui est considéré comme le bastion du Mlc, son parti politique, c’était l’euphorie générale. On comprend que les avocats de Bemba qui voulaient d’une liberté conditionnelle de leur client l’aient finalement obtenue. Dans la foulée, les plus audacieux voient déjà en cette décision judiciaire qui irrite le procureur de la Cpi, Luis Moreno Ocampo, un changement de la donne sur le terrain politique en Rdc. On se demande si ce n’est pas aller vite en besogne que de raisonner, présentement, de cette manière-là étant donné certaines conditionnalités liées à ce dossier. Le procureur de la Cpi a, d’ores et déjà, décidé de faire appel. De quoi sera alors fait demain, Bemba restant encore en prison ?

Il est clair que « l’exécution de cette décision est reportée dans l’attente de la détermination de l’Etat sur le territoire duquel Jean-Pierre Bemba Gombo sera libéré et de la détermination des conditions qui lui seront imposées », selon le communiqué de la Cpi. A cet effet, la cour tiendra entre le 7 et le 14 septembre des audiences pour entendre les observations des Etats susceptibles d’accueillir l’accusé, à savoir la Belgique, la France, le Portugal, l’Afrique du Sud, l’Italie et l’Allemagne. Il se fait que la plupart se sont déjà prononcés contre. On croit savoir que l‘Allemagne et l’Italie risquent, par solidarité européenne, de faire chorus avec d’autres pays qui se sont déjà prononcés. Cependant le 24 août, la chambre d’appel va examiner si la décision de « le remettre  en liberté est correcte ». Pour le procureur Ocampo qui s’insurge contre cette ordonnance de la chambre préliminaire II, Bemba doit rester en prison car, selon lui, il y a de risque sur sa fuite et la sécurité des témoins.

Accusé de meurtre, viol et pillage notamment des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, le procès de Bemba aura bel et bien lieu quand bien même il aurait bénéficié d’une «liberté provisoire». Ce qui veut dire, en clair, que le dossier n’est nullement clos. Du point de vue de la Cpi, lors de ses précédentes comparutions, les allégations avancées comportaient « suffisamment d’éléments de preuves » pour justifier la tenue d’un procès, d’où elle avait ordonné le 15 juin de le renvoyer en jugement en sa qualité de «chef militaire» du Mlc. Dommage que, dans cette affaire, la passion l’emporte, dans les milieux de ses partisans, sur la raison à travers des jugements souvent hâtifs. Heureusement que le bureau de représentation de la Cpi à Kinshasa replace, à chaque occasion, l’information dans son vrai contexte en faisant la part du faux et du vrai.

La République

 

 

 

Rentrée parlementaire de septembre

Muzito sur les traces de Gizenga

Mise en ligne lundi 17 août 2009

Le premier a suc-cédé au second à la tête du Gouvernement depuis le mois de septembre de l’année passée. Les deux sont membres d’un même parti politique, le Palu, auquel le fauteuil de Premier ministre serait indiscutablement accordé pour toute la durée de la législature en cours, grâce à la magie des négociations et accords politiques préélectoraux.

Les deux bonzes du Palu partagent tellement des similitudes qu’on se croirait avoir à faire à une seule et même personne, à quelques exceptions près. Si on met de côté les quelques rares dissemblances, on réalise, chose étonnante, que la Rdc postélectorale, qui a déjà connu trois gouvernements, est dirigé de la même et unique façon depuis 2006.

Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à jauger la température politique qui prévaut au pays à quelques jours de la rentrée parlementaire de septembre. Les observateurs les plus avertis de la scène politique congolaise n’hésiteront pas à remarquer qu’il y a une année, l’ambiance politique était exactement la même à la même période. Trop des mécontentements populaires appuyés par une extraordinaire mobilisation des élus nationaux contre l’action du Premier ministre. Il y a une année, députés et sénateurs attendaient de pieds fermes le prédécesseur d’Adolphe Muzito. Le climat était tellement délétère que le Patriarche Gizenga s’était vu contraint de jeter l’éponge en lieu et place de livrer une bataille qu’il savait perdue d’avance.

Une année après, le pays se retrouve dans la même configuration politique avec un Premier ministre qui est tout sauf politiquement fort. En effet, l’homme ne peut compter, à la chambre basse, que sur l’appui de la trentaine des députés du Palu qui seuls peuvent encore voter contre une motion de défiance portée contre lui. Cette motion, qui est en veilleuse depuis la fin de la session ordinaire de mars dernier, sera l’un des points urgents à traiter à l’ordre du jour de la prochaine session. A en juger les réactions des députés, y compris ceux de la majorité, il y a lieu de craindre pour le successeur d’Antoine Gizenga.

Des nombreux points des frictions, en effet, divisent les élus et l’actuel chef de l’exécutif. Outre la fin de non recevoir qu’ils risquent de réserver à son projet de collectif budgétaire prévu pour septembre, les élus sont particulièrement révoltés contre l’absence des performances de ce gouvernement qui se traduit par l’inapplicabilité du budget de l’Etat pour l’exercice 2009 pourtant voté depuis décembre 2008. A cela, il faut ajouter le peu d’empressement  du Premier ministre à appliquer aux grands gestionnaires, y compris les ministres et les Adg, la politique dite de tolérance zéro, chère au président de la République. On ne sent pas la volonté de Muzito à trainer devant les tribunaux, les criminels à cols blancs qui pullulent dans les entreprises publiques et les régies financières alors qu’il fait chaque jour le triste constat du faible taux de mobilisation des recettes. L’homme serait-il un éternel pleurnichard ? On craint qu’il en soit malheureusement le cas surtout qu’il n’arrive pas à s’imposer sur certains de ses ministres. Le cas de l’Onatra est plus qu’éloquent où ses instructions, contraires à la ligne de son ministre du Portefeuille, souffre d’inexécution. Cette faiblesse est contreproductif pour le pays et le chef de l’Etat en ce moment où l’ensemble de la population est derrière Joseph Kabila pour mettre définitivement fin à la corruption et aux antivaleurs. La preuve de son peu d’empressement dans ce domaine a été donné par la timidité avec laquelle il a combattu la corruption au sein de l’armée alors qu’il avait lui-même eu la preuve matériel des détournements qui s’y déroulent. Il a fallu que le chef de l’Etat s’implique personnellement dans le dossier pour voir quelques officiers être traînés devant les juridictions militaires.  

Ce fait politique, associé au climat social très morose qui sévit actuellement au pays, montre qu’ Adolphe Muzito est loin, très loin, d’avoir atteint les missions qui lui ont été confiés par le chef de l’Etat à son entrée en fonction. Même sur le plan de la résolution du conflit à l’Est du pays, son rôle n’a pas été déterminant. Il semble avoir abandonné à Joseph Kabila l’essentiel des combats, y compris celui de la diplomatie qui a été déterminant dans le règlement de ce conflit.

Faut-il dire que les élus font de l’acharnement gratuit sur le chef de l’exécutif ? On ne le pense pas au vue des résultats de ce gouvernement. La  vérité est qu’entre Muzito et les députés nationaux, l’ambiance n’est pas au beau fixe.

Dès lors, la seule inconnue reste l’attitude de l’intéressé. Acceptera-t-il de livrer le combat au mois de septembre en affrontant la furie parlementaire ou, à l’image de son prédécesseur, jettera-il l’éponge en démissionnant ? Toutes les hypothèses sont plausibles. L’homme est politiquement  aguerri pour savoir quelle position adopter en septembre. Mais, d’ores et déjà,  certaines sources du Palu renseignent, de manière purement officieuse, qu’Adolphe Muzito ne serait pas loin de suivre le schéma d’Antoine Gizenga. Une démission du Premier ministre n’est donc pas à écarter ; elle serait sérieusement envisager.

Ainsi, trois ans après la gestion du Palu, la population aura retenu que les deux personnalités de ce parti se seraient caractérisées par une ressemblance étonnante en ce qui concerne la fin de leur règne, à savoir une impopularité criante à la chambre basse du Parlement. Muzito tirera-t-il les conséquences politiques qui s’imposent ? On attend la rentrée pour en avoir la confirmation.

ZM

 

 

Opération «tolérance zéro»

L’Amp prête à lâcher les ministres encombrants

Mise en ligne vendredi 17 août 2009

- Au sein de la plate-forme présidentielle, les choses bougent. Le secrétaire exécutif adjoint, Koyagialo vient de lancer un pavé dans la marre en annonçant publiquement de nouvelles orientations parmi lesquelles le lâchage au sein du gouvernement des ministres corrompus

Dans les milieux politiques généralement bien informés, on ne fait plus mystère de l’éventualité de la recomposition des forces en présence. Les enjeux actuels et futurs sont tels que cela devient un impératif majeur. En  politique, il est de bon aloi qu’à chaque étape, on adapte la démarche aux circonstances de l’heure et en fonction de l’avenir. C’est à l’aune du parcours déjà effectué par les institutions depuis le début de la 3ème République et  de prochaines batailles dont les futures échéances électorales, que s’impose la nouvelle dynamique. Ayant suffisamment été renseigné des attitudes et des capacités des hommes qui gouvernent, on révèle que le chef de l’Etat, Joseph Kabila est à même, aujourd’hui, d’apprécier les actions des uns et de distribuer des cartons rouges à d’autres. L’opération « tolérance zéro » qu’il vient d’initier procède, de ce fait, dans la ligne droite d’imposer un nouveau style de gouvernance basé sur la transparence, la lutte contre la corruption et l’impunité. Cela ne pourrait cependant se faire sans bouleversement sur l’échiquier politique.

C’est dans ce cadre qu’il faudrait placer les déclarations faites jeudi dernier par le secrétaire exécutif adjoint de l’Alliance pour la majorité présidentielle (Amp), Koyagialo Gbase te Gerengbo selon lesquelles la plate-forme présidentielle ne va, dans le cadre de l’opération «tolérance zéro», garder dans le gouvernement les ministres accusés de corruption. En tenant publiquement de tels propos, le numéro deux de l’exécutif de l’Amp a sonné l’hallali dans le camp présidentiel. Depuis cette fracassante annonce, on indique que c’est le branle-bas de combat dans les milieux concernés où les personnes intéressées savent qu’ils sont déjà condamnés au départ. Cela prouve aussi que dans le prochain gouvernement plusieurs têtes vont tomber car, des doigts accusateurs sont pointés sur la plupart parmi eux. Tel est le cas de ceux communément appelés « ministres 30 % » qui s’illustrent par la perception d’importantes sommes d’argent pour se voir accorder un quelconque marché d’Etat ou tout simplement pour le traitement d’un dossier juteux. Ce genre de comportement décourage le plus souvent les investisseurs qui ne savent à quel saint se vouer.

Comme on ne fait pas des omelettes sans casser des œufs, il est évident qu’il faudrait absolument s’attendre à ce que plusieurs ministres du gouvernement Muzito cèdent leurs fauteuils à d’autres plus aguerris. On raconte que plusieurs auraient trempé dans des opérations maffieuses. Des dossiers noirs les concernant sont d’ores et déjà rangés dans les tiroirs en haut lieu lesquels finiraient prochainement par être transmis au Parquet général de la République.

Des hommes nouveaux pour gagner le pari de développement

A mi-mandat, le président Kabila qui tient à redorer le blason terni de l’image du pays et rééditer l’exploit réalisé aux élections de 2006 ne saurait gagner le pari qu’en apportant le changement qu’attendent les Congolais dans leur vécu quotidien par la bonne gouvernance. Or, cela ne pourrait se réaliser sans le concours à ses côtés des femmes et des hommes réellement engagés et partageant la même vision du destin du Congo que lui. Ces oiseaux rares existent. Chaque jour qui passe, ils confirment par leur engagement et leur disponibilité à se consacrer entièrement pour le développement national à travers le programme des 5 chantiers. Les défis à relever sont autant colossaux que difficiles et le temps qui reste jusqu’à la fin du mandat actuel devraient être mis à profit pour baliser la voie, étape indispensable pour créer les conditions du succès.                           

NMN

 

Malgré l’ordonnance de la «mise en liberté provisoire» de la Cpi

Le procès Bemba reste maintenu

Mise en ligne vendredi 17 août 2009

L’annonce faite vendredi dernier par la Cour pénale internationale de la «mise en liberté provisoire» de Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la Rd Congo a suscité une vive émotion dans les milieux de ses partisans tant au pays qu’à l’étranger. Certains auraient même sablé le champagne et fêté à l’ombre des villas cossus. A Kinshasa comme à Mbandaka, le chef-lieu de la province de l’Equateur qui est considéré comme le bastion du Mlc, son parti politique, c’était l’euphorie générale. On comprend que les avocats de Bemba qui voulaient d’une liberté conditionnelle de leur client l’aient finalement obtenu. Dans la foulée, les plus audacieux voient déjà en cette décision judiciaire qui irrite le procureur de la Cpi, Luis Moreno Ocampo, un changement de la donne sur le terrain politique en Rdc. On se demande si ce n’est pas allé vite en besogne que de raisonner, présentement, de cette manière-là étant donné certaines conditionnalités liées à ce dossier. Le procureur de la Cpi a, d’ores et déjà, décidé de faire appel. De quoi sera alors fait demain, Bemba restant encore en prison ?

Il est clair que « l’exécution de cette décision est reportée dans l’attente de la détermination de l’Etat sur le territoire duquel Jean-Pierre Bemba Gombo sera libéré et de la détermination des conditions qui lui seront imposées », selon le communiqué de la Cpi. A cet effet, la cour tiendra entre le 7 et le 14 septembre des audiences pour entendre les observations des Etats susceptibles d’accueillir l’accusé, à savoir la Belgique, la France, le Portugal, l’Afrique du Sud, l’Italie et l’Allemagne. Cependant le 24 août, la chambre d’appel va examiner si la décision de « le remettre  en liberté est correcte ». Pour le procureur Ocampo qui s’insurge contre cette ordonnance de la chambre préliminaire II, Bemba doit rester en prison car, selon lui, il y a de risque sur sa fuite et la sécurité des témoins.

Accusé de meurtre, viol et pillage notamment des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, le procès de Bemba aura bel et bien lieu quand bien même il aurait bénéficié d’une « liberté provisoire ». Ce qui veut dire, en clair, que le dossier n’est nullement clos. Du point de vue de la Cpi, lors de ses précédentes comparutions, les allégations avancées comportaient « suffisamment d’éléments de preuves » pour justifier la tenue d’un procès, d’où elle avait ordonné le 15 juin de le renvoyer en jugement en sa qualité de « chef militaire » du Mlc. Dommage que, dans cette affaire, la passion l’emporte sur la raison à travers des jugements souvent hâtifs. Heureusement que le bureau de représentation de la Cpi à Kinshasa replace, à chaque occasion, l’information dans son vrai contexte en faisant la part du faux et du vrai.

La République

 

 

La rentrée politique s’annonce houleuse

Profonde restructuration du Gouvernement à l’ordre du jour

Mise en ligne vendredi 14 août 2009

«Les Etats-Unis sont désormais un partenaire d’espoir pour aider la Rdc à écrire une nouvelle page de l’histoire du peuple congolais». Cette profession de foi annoncée sous forme d’engagement de l’administration américaine a été faite lors du récent séjour en Rdc de la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton. Dans les analyses, elle suscite des commentaires en sens divers d’autant plus que la déclaration de la troisième personnalité du gouvernement américain ne s’est pas arrêtée-là. Elle est allée plus loin en soulevant le bouchon très haut en énonçant que ce credo ne pourrait se concrétiser qu’ «à condition : qu’il y ait des changements significatifs dans les affaires et dans la législation». Ne nous voilons pas les yeux comme l’autruche, cela suppose des bouleversements sur l’échiquier politique en mettant à l’ouvrage des hommes d’expérience et engagés. Certes que la messe de Goma a été dite mardi dernier entre les deux officiants, Joseph Kabila Kabange, chef de l’Etat congolais et Mme Hillary Clinton, secrétaire d’Etat américaine. Comment cependant capitaliser le grand retour des Etats-Unis en République démocratique du Congo dans l’intérêt de deux capitales sans faire foi à ce préalable? Dans le fond, c’est la grande interrogation. Le poids du lourd passé des relations entre Washington et Kinshasa marqué par des hauts et des bas notamment depuis l’accession du pays à l’indépendance, le coup d’Etat du 24 novembre 1965 jusqu’à la chute du maréchal Mobutu en 1997, les rapports tendus entre le gouvernement américain de l’époque conduit par Bill Clinton et Laurent-Désiré Kabila, suivi de la deuxième guerre du 2 août 1978…méritait absolument qu’une nouvelle page de l’histoire entre les deux pays soit tournée. Cela est désormais chose faite. Mais, de quoi sera fait demain ? Il est évident qu’Hillary Clinton n’est guère venue s’ingérer dans les affaires intérieures de la Rdc en imposant un quelconque schéma, elle a cependant apporté la promesse du concours de l’administration Obama à la jeune démocratie congolaise qui en a besoin et qui vit encore son étape d’apprentissage. Faut-il pour autant s’en plaindre et continuer à ressasser le passé au lieu de tourner les regards vers l’avenir ?

A plusieurs reprises dans ses propos, la chef de la diplomatie américaine est revenue sur la nécessité pour la Rdc d’opter pour la bonne gouvernance, la fin du règne de la corruption et de l’impunité gangrenant l’Etat congolais depuis des décennies. En déclenchant l’opération «tolérance zéro» dans tous les secteurs de la vie nationale, Joseph Kabila a particulièrement donné un signal fort car, il a finalement mis le doigt dans une plaie béante. Encore faudrait-il que cette croisade des bonnes mœurs tant dans le secteur institutionnel que public se poursuive dans l’intérêt général ! Selon des sources généralement bien informées, on renseigne qu’impérativement ce «nettoyage à sec» de l’espace congolais devrait être suivi d’importants changements. Le séjour kivutien du chef de l’Etat est mis à profit pour y contribuer. Après les déclarations qu’il avait faites, à l’époque, à nos confrères de New York Times et du quotidien belge Le Soir, certains croient qu’il aurait abandonné définitivement ce dont lui-même avait annoncé. C’est sans doute mal le connaitre lui qui, dernièrement, a provoqué la surprise avec les ordonnances du 15 et 31 juillet 2009 portant révocation, mise à la retraite et promotion des magistrats. En procédant à une nouvelle mise en place dans la magistrature, secteur fortement décrié dans l’opinion, il s’est résolument engagé dans la lutte contre les anti-valeurs.

Promesses et incertitudes

A maints égards, la rentrée politique s’annonce houleuse, promesses et incertitudes s’alternent. A l’Assemblée nationale, les arriérés parlementaires parmi lesquels figure la motion de défiance du Premier ministre, Adolphe Muzito n’ont pas encore révélé tous leurs secrets aussi bien que la levée de l’immunité parlementaire des treize députés cités dans le dossier de la manipulation du budget 2008. Septembre risque de s’avérer  chaud dans les manœuvres politiques. Dans l’entretemps, on révèle que le président de la République peaufine des plans en perspective de prochaines batailles et de plusieurs défis à relever. Rien n’indique qu’il s’arrêtera en chemin après avoir balayé les magistrats corrompus et dont les dossiers se trouvent sur la table du Pgr. Il est sûr que le nettoyage des écuries d’Augias va se poursuivre jusque dans le gouvernement. Malheur à ceux qui croient que Joseph Kabila est distrait, des surprises les attendent.

D’ores et déjà, il est indiqué que la prochaine équipe de l’Exécutif aura moins de ministres et certaines têtes dorées du gouvernement vont tomber.   

Ndong.M.N.

  

Visite d’Hillary Clinton en Rdc

L’opposition congolaise renvoyée aux études

Mise en ligne vendredi 14 août 2009

Les conversations des Congolais tournent encore autour de la visite de la secrétaire d’Etat américaine en Rdc. Visite qui signe le retour du pays dans le concert des nations paisibles et engagés sur le processus de développement. Pour signer cet effort collectif, Hillary Clinton s’est empêchée de distribuer des cartes de sainteté complaisante. Bien au contraire, le chef de la diplomatie a recouru à une expression sèche pour inviter chaque maillon de la société à assumer pleinement et correctement ses responsabilités. Aussi a-t-elle invité le gouvernement congolais à plus de transparence et d’équité dans la gestion des ressources nationales. Il en est de même des efforts à déployer dans la protection et le respect des droits de l’homme. La secrétaire d’Etat américaine, rappelle-t-on,  a fait cette exhortation au cours d’un dîner avec les membres du gouvernement congolais au Grand Hôtel Kinshasa, le jour même de son arrivée dans la capitale congolaise. Au cours de la même rencontre, Mme Clinton a rassuré le premier ministre Adolphe Muzito de l’engagement du gouvernement américain à œuvrer pour un avenir meilleur de la Rdc. Quitte, pour le gouvernement congolais, à instaurer la bonne gouvernance, à mettre fin à la corruption étendue, aux violences sexuelles, et à mettre en valeur toutes les richesses pour le bien-être du peuple congolais.

Quelle serait alors la part de l’opposition dans cet effort collectif de reconstruction du pays ? La question circule dans les milieux avisés. Un avisé de la trempe de Kiakwama kia Kiziki s’en est aperçu à temps. Sur les antennes de Radio Okapi, le député national, membre de l’opposition institutionnelle regrette : « Comme membre de l’opposition, je dois faire remarquer qu’aucune disposition n’est prise pour qu’on rencontre la secrétaire d’Etat, Mme Hillary Clinton. Donc, une fois de plus, nos partenaires extérieurs n’écouteront qu’une seule voix. Tout ce qui a été hier comme éléments de politique internationale, tenir compte de la géopolitique et de la géostratégie, notamment, le fait que l’on constate que le fonds de commerce du génocide s’essouffle et que de plus en plus, c’est la prédominance de l’exigence du respect des droits de l’homme, je crois que le président Obama est en train de définir une nouvelle politique fondée sur la responsabilité des Africains qui doivent assumer, à la fois, les choix de leurs démarches pour le développement, mais en même temps, assurer la responsabilité des actions qu’ils posent. Tout ceci fondé sur les valeurs démocratiques qui doivent être le respect des droits de l’homme, le pluralisme politique, la transparence et la nécessité de rendre compte à son peuple. »

Kiakwama n’a pas tort de relever l’intérêt que l’administration américaine – comme toute vieille démocratie d’ailleurs – accorde au pluralisme politique dans tout Etat qui aspire au développement. Comment alors expliquer que le chef de la diplomatie américaine ait éludé la rencontre avec les oppositions congolaises (institutionnelle et non institutionnelle) ? A ce sujet, les propos, dits injurieux, de l’actuel président sénégalais, au début du processus démocratique, remontent à la surface. Il avait qualifié la classe politique congolaise de médiocre. Médiocre parce que sans idéal, sans objectif précis, ne maîtrisant pas les enjeux politiques nationaux et internationaux et qui, pis est, applique la politique de « ôte toi de là que je m’y mette ». Non pas pour l’intérêt de la nation mais pour satisfaire des intérêts égoïstes. En Rdc l’opposition ne porte pas sur la méthode de gestion, sur l’idéologie … mais plutôt sur la possibilité de se positionner au pouvoir. Ainsi l’on retrouve des partis se réclamant de la gauche qui coalisent avec ceux qui affichent les couleurs de la droite. Lucide, Hillary Clinton ne pouvait point se prêter à rencontrer une telle classe politique (acceptons l’épithète), lorsqu’elle vient traiter des questions sérieuses.

La marginalisation de l’opposition congolaise dans son ensemble sonne ainsi comme une exhortation au changement de comportement, à la prise de conscience de ses responsabilités, bref à la purification de ce corps essentiel dans l’instauration d’une véritable démocratie. L’heure ne se prête plus à la blague, à la ballade des courtisans en quête d’aumônes, de postes de gestion (sans conscience de ses responsabilités) ; il faut une nouvelle race d’opposants pour le pays. Quel crédit pourrait-on accorder à un regroupement de personnes qui n’arrivent pas à se choisir le porte parole alors que le parlement fonctionne depuis près de trois ans déjà et que le texte réglementaire sur le statut de l’opposition a été adopté depuis bien longtemps. L’opposition congolaise ne donne pas de signe de maturité et de sagesse pour mériter la considération d’autres communautés. Il est découvert qu’après le show médiatique, les politiciens de l’opposition retrouvent leurs marques une fois rentré dans la rue ou à domicile.

James Momba

 

Rencontre Joseph Kabila-Paul Kagame

L’étonnant silence des Européens

Mise en ligne vendredi 14 août 2009

Voici quinze ans que les populations de l’Afrique centrale sont victimes d’une tragédie sans précédent : au génocide qui a fait un million de morts au Rwanda ont succédé les guerres du Congo, le pillage des ressources, l’holocauste silencieux des populations du Kivu victimes des groupes armés, des prédateurs de toute obédience et aujourd’hui des représailles atrocement cruelles des rebelles hutus qui se sont enkystés dans les sites miniers et refusent d’en être délogés. Depuis quinze ans, tous les «faiseurs de paix» européens assurent que seule une réconciliation entre Kinshasa et Kigali, la conclusion d’accords de sécurité et la définition d’intérêts économiques communs peuvent, non seulement faire reculer le recours à la violence mais inscrire toute la région dans un cycle de paix et de prospérité.

Les conseils adressés aux protagonistes étaient d’autant plus pressants que la communauté internationale, et en particulier l’Europe qui avait laissé se développer le problème posé par les réfugiés hutus, s’était avérée incapable d’y trouver une solution : à part l’éphémère déploiement de l’opération Artemis en Ituri puis de l’Eufor qui garantit le bon déroulement des élections au Congo, aucun pays européen n’accepta jamais de s’engager sérieusement, ni dans la pacification de l’Est ni dans une vraie reconstruction de l’armée congolaise qui fut obligée, au nom de la réconciliation, d’intégrer dans ses rangs des milliers de bandits armés auxquels on impute de nombreuses exactions…

Aujourd’hui que le président de la République démocratique du Congo et son homologue du Rwanda, sous la pression des Etats-Unis, ont eu le courage de braver leurs extrémistes respectifs et d’affronter les craintes de leurs opinions publiques pour s’engager sur la voie de la coopération régionale, aujourd’hui que progressent les opérations militaires contre les rebelles hutus, le silence des Européens est surprenant. Seul le secrétaire général de l’ONU s’est félicité de la rencontre Kabila-Kagame et des engagements pris pour l’avenir. Les Européens seraient-ils à ce point indifférents, en vacances, voire sceptiques sinon dépités face à une paix qui a été conclue en dehors d’eux ?

Colette Braeckman/Le Soir

 

Enjeux politiques

L’ombre d’Oscar Kashala planerait sur Gisenyi

Mise en ligne vendredi 14 août 2009

Requinqué par son ambition de venir occuper un poste dans le cadre de l’accord signé en mars dernier à Goma, au Nord-Kivu entre le gouvernement congolais représenté alors par le ministre de la Coopération Régionale, Raymond Tshibanda et le Cndp par son actuel président, Désiré Kamanzi, Oscar Kashala, président de l’Urec et candidat malheureux à la présidentielle de 2006 préparerait ses valises pour regagner la Rdc. Présenté par certaines sources comme l’allié objectif du rebelle, Laurent Nkunda Batware avec lequel il  aurait eu à signer un pacte, au plus fort de la dernière guerre, en dépit de ses démentis, son ombre continue à planer sur la ville rwandaise de Gisenyi où des sources fiables avaient signalé, à l’époque, sa présence. Le hasard fait que c’est dans cette même ville que le général dissident serait gardé au frais par la justice rwandaise, à en croire les autorités de Kigali. Qu’est-ce qui fait courir alors le cancérologue-politicien ? Est-ce la boulimie du pouvoir ? On serait étonné que cela soit une motivation plausible pour lui.

Le président de l’Urec qui a déjà annoncé sa candidature à la présidentielle de 2011 ne s’empêche cependant pas de nier, comme le diable dans un bénitier, avoir conclu un accord avec l’ancien mouvement rebelle. Es-ce la fuite en avant ? On ne saurait le présager. Si cela s’avérait exact, il reste à savoir si le Cndp, dans sa configuration actuelle de parti politique et de contexte de l’après-guerre, serait prêt à composer avec lui. Si la félonie payait, on y croirait mais, une telle attitude étant contre nature, elle finit souvent par contrer les lois naturelles. En politique, domaine où les alliances se font et se défont souvent au gré des intérêts parfois mesquins, on ne saurait s’étonner qu’un pacte soit conclu avec le diable en personne. C’est à Oscar Kashala de donner des preuves irréfutables que ce seraient ses détracteurs qui lui en veulent.                           

La République

 

 

Opération «tolérance zéro» 

Les dossiers des magistrats révoqués sur la table du Pgr

Mise en ligne jeudi 12 août 2009

L’opération « tolérance zéro » initiée par le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange dans le but d’assainir l’espace congolais longtemps empêtré dans le vice de tous genres s’est  décidément engagée sur la dernière ligne droite. Selon des sources dignes de foi de la présidence de la République, le Pr Adolphe Lumanu, directeur de cabinet du président de la République a adressé deux importantes correspondances au ministre de la Justice, Luzolo Bambi en date du 7 août dernier en rapport avec les ordonnances présidentielles des 15 et 31 juillet 2009 qui font sensation dans l’opinion. Dans la première, il est clairement exprimé la volonté de voir se concrétiser la poursuite judiciaire de ceux d’entre les magistrats à qui il est reproché des faits infractionnels non prescrits avérés ou constatés par les arrêts de la Cour suprême de justice rendus aux termes des procédures en prise à partie. Dans la seconde lettre, le directeur de cabinet enjoint au même ministre les procès-verbaux, ainsi que les révocations de certains cadres de commandement des services publics de l’Etat en appui aux avis du conseil de discipline auxquels se sont basées les ordonnances présidentielles des 15 et 31 juillet 2009.

On croyait sans doute que la justice allait s’arrêter en chemin, voilà que le nouveau Pgr vient de lancer un pavé dans la marre en initiant une instruction judiciaire pour demander la levée de l’immunité parlementaire des députés nationaux cités dans le brûlant dossier de la manipulation du budget 2008. En décidant de le rouvrir, il est évident que la justice congolaise a finalement pris l’option de se mettre au diapason de la nouvelle vision du chef de l’Etat décidé à aller jusqu’au bout de l’assainissement des milieux congolais par une lutte implacable contre la corruption et l’impunité à travers l’opération « mains propres ». Au centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (Cprk), l’ex- prison de Makala, deux ministres provinciaux dont celui des Finances de l’Equateur et celui de la Culture, de la Jeunesse et des Sports du Kasaï Occidental sont d’ores et déjà internés pour des raisons de détournement des deniers publics. Tenant compte de nombreux abus que l’on constate dans l’arrière-pays, il est certain que dans les prochains jours, les portes de  prisons seront grandement ouvertes pour bien d’autres.

Quid de l’affaire de détournement de la rétrocession du ministère de l’Environnement ?

Au niveau du gouvernement Muzito, on croit savoir que le malaise suscité vers fin juillet au ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme dans le dossier de détournement de la rétrocession n’a pas encore connu son dénouement. On ignore, à ce stade, si l’audit programmé a accouché d’une souris d’autant plus qu’à la Primature où l’affaire a été confiée à un conseiller, on garde le mutisme. Rappelons qu’il s’agit particulièrement des accusations de détournement portées, depuis lors,  par deux syndicats contre le ministre, José Endundo Bononge et le secrétaire général, Abel Léon Kalambay. En son temps, des informations en provenance du Dinafet (Directoire national des agents et fonctionnaires de l’Etat) et de la Cosycop (Confédération nationale des cadres, ouvriers et agents publics) faisaient état de la « disparition » des « boni » rétrocédés par la Dgrad (Direction générale des recettes administratives et domaniales) depuis le mois d’avril du 3ème et du 4èmetrimestres 2008 au ministère précité. Selon les deux syndicats, une somme de 674.035.932 aurait été détournée. A ce sujet, il y a lieu de préciser que le ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme émarge, à l’instar des régies financières, des fichiers de la Dgrad au titre de service d’assiette. Il lui est rétrocédé trimestriellement, à ce juste titre, un bonus sur les recettes réalisées.

Pour le secrétaire général de Dinafet, Tamundele et le président de Cosycop, Kalambay qui ont étalé cette affaire sur la place publique, des montants respectivement d’une valeur  de 331.747.529,67 Fc,  auraient été retirés à la Dgrad, le 13 avril 2009 par le chef de division, Nkongolo, et de 34.860.370, 00 Fc par le sous-gestionnaire des crédits, Tango Muyaya, soit un total de 386.607.899,67 Fc, l’équivalent de 482.3777,82 dollars américains. Tant que les résultats de l’audit tardent à être rendus publics, on est loin de se convaincre des démentis apportés par le ministre et le secrétaire de ce ministère sur lesquels pèsent de lourdes présomptions. Les «boni» en question ne seraient-ils alors que sortis de l’imaginaire des syndicalistes ? On s’y interroge et on continuera à se poser des questions jusqu’à ce que la vérité éclate sur cette ténébreuse affaire.                

 

La République

 

En rapport avec l’accord signé avec le Cndp

Retour annoncé de Oscar Kashala pour le partage de postes

Mise en ligne jeudi 12 août 2009

Parti de Kinshasa sur les pointes de pieds aux lendemains des élections de 2006, Oscar Kashala, président de l’Urec (Union pour la Reconstruction du Congo) et candidat malheureux à la dernière présidentielle s’apprêterait à rentrer à Kinshasa en vue de préparer les prochaines batailles. L’information circule dans les milieux proches de  cancérologue congolais. Depuis fin juillet dernier, quelques confrères de la place ont étalé sur leurs colonnes des entrefilets sur une réunion tenue par les membres de ce parti dans la capitale  dans le but évident de rabattre le rappel des troupes. Dans le piteux état dans lequel l’Urec se trouve depuis le départ furtif de son leader à l’étranger, il était vraiment temps de recoller les morceaux. Pour ses sympathisants, Oscar Kashala compte regagner la Rd Congo avant la fin de l’année, il est à craindre cependant que ses nombreux débiteurs parmi lesquels des patrons des médias ne profitent de l’occasion pour lui faire des procès en règle.

Sorti cinquième au premier tour de la présidentielle de 2006 après Joseph Kabila qui a remporté la palme de la victoire, Jean-Pierre Bemba, Antoine Gizenga et Nzanga Mobutu, Oscar Kashala rêve sans doute de damer les pions à ses concurrents après l’internement du « chairman » du Mlc dans les geôles de la Cour pénale internationale (Cpi), l’indisponibilité physique du patriarche du Palu et le ralliement du leader de l’Udemo au camp présidentiel. Les observateurs se demandent s’il a pu tirer toutes les leçons du passé : sur 500 candidats de son parti alignés aux législatives, aucun siège n’a été obtenu. Dommage pour un outsider qui faisait croire par la ruse qu’on lui empêchait (et par qui et pourquoi ?) de battre campagne en bonne et due forme, alors qu’il a tenu librement des meetings que ce soit à Kinshasa ou à Mbuji-Mayi, le fief présumé de l’Udps qui, elle aussi, s’est décidée tardivement de se jeter à l’eau.

C’est sans doute de bonne guerre que Kashala fasse étalage de ses ambitions, seulement l’accord qu’il aurait signé avec le sinistre terroriste Laurent Nkunda alors qu’il dirigeait le Cndp durant la dernière guerre qui a fauché la vie de plusieurs congolais, contribué aux déplacements forcés de la population civile et aux viols systématiques des femmes de tous âges, ne le lave nullement de tous les soupçons. Bien qu’il déclare à qui voudrait l’entendre qu’il n’a jamais signé un quelconque pacte avec l’ancien mouvement rebelle devenu parti politique, certains observateurs assurent détenir des preuves sur son allégeance au général rebelle gardé, aujourd’hui, au Rwanda. Certains avancent que le retour à Kinshasa de Kashala serait justifié par son intention de bénéficier d’un poste dans le cadre de l’accord signé en mars dernier entre le gouvernement et le Cndp. S’il en est réellement ainsi alors la croisade de l’Urec pour le pouvoir risque de ne pas porter des fruits.              

La Républiques

 

 

Katanga

Le gouverneur Moïse Katumbi évalue les travaux du barrage de Nseke

Mise en ligne jeudi 12 août 2009

 

Il  y a quelques semai-nes de cela, la direction provinciale de la Société nationale d’électricité avait  entrepris des travaux consistant à sécuriser  et à renforcer la centrale hydroélectrique de Nseke. L’état physique de cet ouvrage de maçonnerie construit pendant l’époque coloniale  suscitait d’énormes inquiétudes auprès de nombreux observateurs. Qui ne croyaient pas à ce qu’elle puisse servir encore avant l’exécution  des grands travaux prévus pour la seconde phase. Pour s’en convaincre personnellement, le gouverneur Moïse Katumbi Chapwe a dû effectuer une visite  d’inspection du site, jusqu’à oser une plongée pour le moins périlleuse   dans un puits dont la profondeur n’est pas à négliger.

Il a encore fallu, pour dissiper toutes ces inquiétudes, l’intervention des ingénieurs de la Générale des carrières et des mines (Gécamines), de la Snel et d’autres encore venus de l’extérieur du pays pour mettre fin à ces travaux de sécurisation de ce barrage. C’est ainsi que mardi 11 août, le Directeur provincial de la Snel, Asungu Saitela, a accouru auprès de l’autorité provinciale pour lui annoncer, en primeur, la bonne nouvelle, celle de la fin des travaux cités ci-haut, constituant la première phase. Les vrais travaux, ceux relatifs à la réhabilitation, à la réparation et à la modernisation des machines du barrage hydroélectrique de Nseke vont bientôt démarrer.

Un acte de sabotage

  Pendant que le gouverneur Moïse Katumbi se démène pour trouver des voies et moyens susceptibles d’assurer la desserte de l’électricité à toute sa population tant des villes que des milieux ruraux, des ennemis du bien-être du peuple katangais, des inciviques ont posé, ce même mardi 11 août 2009,  un acte de sabotage d’une ampleur considérable. Ces voleurs sont parvenus à s’emparer d’une quantité  de 300 mètres de câbles électriques de la ligne 21, jusqu’à sectionner le poteau 181 qu’ils ont laissé  tomber au sol.

A l’annonce de cette triste nouvelle,  le gouverneur, inconsolable, a sollicité la contribution de toute la population dans la recherche de ces voleurs. Qui doivent subir un châtiment exemplaire à la hauteur  du tort qu’ils ont causé à toute la population katangaise. Pourtant,  une entreprise minière a dû débourser la  somme de 200 millions de dollars américains pour financer les travaux de réparation du barrage de Nseke qui n’a pas connu la moindre réparation depuis près d’un demi siècle. Suite à ce vol de câbles, les barrages de Nseke et de Nzilo ne seront pas en mesure de fournir, avant la réparation de cette ligne, la puissance attendue pour satisfaire  les besoins en énergie électrique de Kolwezi et de Fungurume.

Eden Nsi Bamfumu

 

 

ENJEUX GEOSTRATEGIQUES DANS LES GRANDS LACS

Joseph Kabila et Hillary Clinton d’accord pour la paix durable en Rdc

Mise en ligne mercredi 12 août 2009

- Face au chef de l’Etat, la secrétaire d’Etat américaine a été confrontée aux réalités du terrain par rapport au soutien de Washington à l’option militaire. Confortées par l’optimisme des bilans des Fardc dans les opérations de ratissage tant au Kivu que dans la Province Orientale, les deux parties ont planché sur le rétablissement d’une paix durable

Le renforcement des relations bilatérales et des accords militaires signés, au cours de cette année, entre Washington et Kinshasa, la stabilité de la Rdc et la sécurité régionale, le partenariat Rdc-Usa en matière de développement, les problèmes de l’environnement, des violences faites à la femme, des droits humains… sont autant des questions qui ont dominé le séjour de deux jours qu’a effectué de lundi à mardi en République démocratique du Congo, la secrétaire d’Etat américaine, Mme Hillary Rodham Clinton. Le point culminant de sa visite sur le sol congolais aura été sans doute les entretiens qu’elle a eus hier à Goma, au Nord-Kivu, avec le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, la visite effectuée au camp des déplacés de Mugunga et aux victimes des viols avant de s’envoler avant la fin de la journée pour le Libéria. Lors de leurs échanges, les deux interlocuteurs ont examiné les questions d’intérêt commun en rapport avec le renforcement des liens bilatéraux et celles ayant trait à la stabilité de la Rd Congo dans la sous-région des Grands Lacs africains. Ce tête-à-tête aura permis au chef de la diplomatie américaine d’être confrontée aux réalités du terrain concernant particulièrement le soutien des Etats-Unis à l’option militaire dans le cadre des opérations menées contre les Fdlr et autres forces négatives au Kivu et face à l’armée de résistance du seigneur, les Lra, dans la Province Orientale. Les succès militaires que réalisent les Fardc sur le théâtre des opérations confortent les deux parties à poursuivre l’offensive dans l’objectif du rétablissement d’une paix durable. Pour sa part, la secrétaire d’Etat américaine a salué les efforts tendant à la normalisation des relations entre la Rdc et le Rwanda ; elle a, d’autre part, affirmé la disponibilité des Etats-Unis à soutenir le gouvernement congolais pour mettre fin aux conflits à l’Est, à appuyer les Forces armées congolaises pour la protection de la population et dans la lutte contre l’impunité et la création des conditions de vie meilleures par la fourniture de l’eau et de l’électricité.

Arrivée le lundi à Kinshasa en provenance de Luanda, en Angola, où il a séjourné après avoir participé d’abord au 8ème Forum sur la coopération commerciale et économique entre les Etats-Unis et l’Afrique subsaharienne appelé Forum de l’Agoa, à Nairobi, au Kenya, entre le 5 et 6 août 2009, Mme Hillary Clinton a ensuite effectué une visite en Afrique du Sud avant de rejoindre l’Angola et la Rdc.

A l’agenda du séjour congolais de Mme Hillary Clinton figuraient deux séances importantes. La première a eu lieu lundi à Kinshasa avec le dîner offert par le gouvernement conduit par le Premier ministre, Adolphe Muzito à son hôte au cours duquel elle a souligné la nécessité d’instaurer la bonne gouvernance, de mettre fin à la corruption et aux violences sexuelles et la seconde prévue mardi à Goma où elle a eu des entretiens avec le président de la République, Joseph Kabila Kabange. De tous ces échanges entre la partie américaine et congolaise, il en est ressorti la réaffirmation des liens de coopération bilatérale, le renforcement des accords militaires et l’impérieuse nécessité de la stabilité de la Rdc au plan régional.

Lors d’une conférence de presse tenue le 30 juillet 2009 au Centre culturel américain de Kinshasa, l’ambassadeur des Etats-Unis en Rdc, M. William J. Garvenlik avait déjà souligné la « grande importance que revêt la visite de Mme Clinton en République démocratique du Congo, compte tenu de la position du pays au sein du continent africain ». Selon le diplomate américain, Mme Clinton a la mission de capitaliser les relations existantes, de consolider les accords militaires signés récemment entre les autorités congolaises et les dirigeants américains, en vue de renforcer les capacités de sécurité du pays. Est-elle arrivée à le faire à bon escient ? Dans les milieux diplomatiques de Kinshasa, on estime que le voyage de la chef de la diplomatie américaine en Rdc est un soutien au chef de l’Etat congolais et a aussi une portée incalculable. En effet, depuis les élections générales de 2006, la Rdc présente, aux yeux des Etats-Unis, une bonne image tandis que de progrès ont été réalisés dans ses rapports avec ses voisins. Cela rejoint impérativement la volonté de Washington d’apporter son soutien, à travers la visite de Mme Clinton en Rdc, au gouvernement congolais dans le sens de l’amélioration de ses relations avec ses voisins rwandais, ougandais, burundais et autres pour une exploitation juste de ses ressources naturelles.

 

Une approche pragmatique

 La visite de la secrétaire d’Etat sur le sol congolais aura été sans aucun doute l’occasion de réaffirmer cette volonté déjà affichée par la nouvelle approche de la politique africaine des Washington depuis l’accession du démocrate Barack Obama en janvier dernier à la magistrature suprême.

Ndong.M.N.

 

 

La «tolerance zero» rattrape des deputes nationaux

La bande à Lissanga Bonganga bientôt livrée au Procureur général de la République

Mise en ligne mercredi 12 août 2009

Dans la lutte contre la corruption et les détournements, personne n’est épargné. C’est le crédo qui semble animer le président de la République et son ministre de la Justice Luzolo Bambi Lessa qui veulent rompre avec le laxisme qui a longtemps caractérisé le gouvernement et l’appareil judiciaire congolais.

C’est dans ce cadre qu’il faut circonscrire la démarche du tout nouveau Procureur général de la République qui, las d’attendre l’Assemblée nationale débattre de la demande de la levée des immunités parlementaires des 13 députés nationaux soupçonnés de corruption en décembre 2008, s’est vu en droit de réintroduire sa demande auprès du Bureau de la chambre basse du Parlement. Il faut reconnaître que les élus nationaux ne sont pas exempts de tout reproche dans le traitement de ce dossier. Si en effet, les représentants du peuple avaient le même souci que le Chef de l’Etat et le peuple congolais de lutter efficacement contre ce fléau qui gangrène notre société, il y a bien longtemps qu’ils auraient pu examiner ce dossier.

Malheureusement, une session extraordinaire (celle de décembre 2008) et une session ordinaire (celle de mars 2009) se sont déroulées au Palais du peuple sans que le Bureau et la Conférence des Présidents ne mentionnent aux calendriers de ces deux sessions la question de levée des immunités. Après la demande du PGR, aucun signal n’a été entendu du côté de l’Assemblée nationale. Le Bureau dirigé autrefois par Vital Kamerhe, champion du monde toute catégorie en gel des dossiers sensibles, avait à peine effleuré la question sans omettre au passage de manipuler les esprits en proposant une lecture erronée de la loi. Et ce, sous l’impulsion du professeur de droit administratif Félix Vunduawe te Pemako. Ce dernier a délibérément introduit le flou dans les esprits en soutenant que la demande du PGR ne pouvait être examinée qu’à l’issue de son instruction préjuridictionnelle, et si et seulement si celui-ci parvenait à arrêter des charges contre les 13 députés nationaux.

Animé par la volonté de court-circuiter la justice et d’accorder à leurs collègues l’impunité, le Bureau de Vital Kamerhe a fait avaliser à la plénière cette monstruosité qui signifiait ni plus ni moins que les députés nationaux incriminés ne pouvaient pas être entendus par le PGR puisque leurs immunités n’étaient pas levées. En effet, en demandant au PGR de poser des actes d’instruction sans obtenir au préalable la levée des immunités, Vunduawe et Kamerhe savaient très bien qu’ils le bloquait, donc qu’ils faisaient obstruction à la justice.

Heureusement pour le pays, l’eau a coulé sous le pont de Vital Kamerhe à telle enseigne qu’il ne préside plus aux destinées de la chambre basse du Parlement. Cette lourde charge incombe désormais à Evariste Boshab, professeur de droit de son état. En cette double qualité, aucun Congolais responsable ne lui pardonnera l’erreur dans ce dossier.

En tant que politique et enseignant de droit, il est doublement placé face à ses responsabilités. L’homme politique est obligé de soutenir le Chef de l’Etat dans sa démarche d’assainir l’espace politique congolais dont les mœurs laissent à désirer ; et ne doit aucunement s’inscrire dans la logique de l’impunité au sein d’une institution qui a vocation de contrôler l’exécutif et de proposer des sanctions. Boshab doit impérativement s’inscrire dans ce combat, gage de la réussite des cinq chantiers du Président de la République. Toutefois, dans son engagement, il doit faire l’équilibre entre la protection de ses pairs et la promotion de l’Etat de droit. L’enseignant de droit doit absolument amener les élus nationaux à comprendre les mécanismes de la levée de l’immunité parlementaire d’un député. Il lui incombe, à ce titre, une obligation pédagogique.

C’est pourquoi la nation toute entière fonde ses espoirs en lui dans la mesure où l’Assemblée nationale doit montrer l’exemple de transparence et de crédibilité à un moment où elle est entrain de perdre l’estime du peuple. Trop de scandales en effet contribuent à ternir l’image de cette institution : corruption, détournement des salaires des assistants parlementaires, moratoire sur la double nationalité, immoralité, etc. sont autant des cas malheureux qui meublent le paysage de cette institution.

L’Assemblée nationale doit s’inscrire dans la lutte contre la corruption puisqu’elle est l’émanation du peuple et que ce dernier n’attend que cela. Plus aucune raison n’expliquerait un quelconque retard de levée des immunités parlementaires de ces 13 députés nationaux. Le PGR devrait rapidement être autorisé à ouvrir une instruction, pas forcément à charge, dans la mesure où le dernier alinéa de l’article 90 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale accorde au Bureau de cette institution le droit de statuer d’office sur cette demande pendant les vacances parlementaires. L’obligation de constituer une commission spéciale n’existe plus en cette période où les députés nationaux sont censés être loin de la capitale. Le Bureau dirigé par Evariste Boshab est désormais seul compétent pour trancher de la question après avoir entendu au préalable le PGR et les députés concernés qui pourront être assistés d’un ou de deux députés chacun.

La loi est très claire à ce sujet. Cela n’appelle aucune interprétation. Boshab doit éviter de porter la responsabilité de bloquer la justice dans sa mise en œuvre. On sait pertinemment bien que l’homme est entrain de subir des pressions énormes de la part de ses collègues pour qu’il attende la rentrée parlementaire. Les députés, par esprit corporatiste, veulent que la question soit débattue en plénière et que la décision résulte d’un débat. Que fera donc Boshab entre le respect d’une exigence légale et la pression politique de ses collègues ? C’est lui qui aura « livré » leurs collègues en pâture. Ce qui compliquera sa tâche pour la suite. Car, il lui sera difficile de diriger s’il se met à dos ses collègues. Mais cette exigence politique ne doit pas éclipser le souci de combattre la corruption. Et, c’est sur ce terrain qu’on attend Evariste Boshab.

Pour rappel, les 13 députés nationaux concernés par cette démarche du PGR dans le dossier de corruption pour minorer les recettes de la Direction générale des Impôts (Dgi) sont : Jean-Bosco Barihima, Jules Mubirandeza, Pasi Zapamba, Mbambu Mbumi Jean-Paul, Mpungwe Mwitshika, Kambale Kalimumbalo, Buhunda Banoki, Modwa Molengomo, Ntumba Willy, Mukemba Ntokala, Kassidy Assumani et Lissanga Bonganga.

Charles Mukonkole

 

Pour avoir empiété sur le pouvoir coutumier

L’Assemblée provinciale du Katanga exige la suspension du commissaire de district du Haut-Lomami

Mise en ligne mercredi 12 août 2009

Depuis la dernière nomination dans la petite territoriale, il y a près de 8 mois, les nouvelles autorités politico administratives investies dans le district du Haut-Lomami, dans la province du Katanga, entretiennent une situation presque apocalyptique à Bukama, Kamina, Kabongo et Kanyama. On déplore des conflits coutumiers avec morts d’hommes, et des arrestations arbitraires. Tel est le tableau sombre qu’affiche à ce jour le district du Haut-Lomami.

Cette situation a donné cours à une question orale du député provincial Jackson Mwenzami, élu du territoire de Bukama, adressée au commissaire de district du Haut-Lomami. Tout comme pour le territoire de Kanyama dont la mauvaise gestion de l’administrateur du territoire est dénoncée, une commission ad hoc avait été mise en place depuis la semaine dernière pour statuer sur le dossier du commissaire de district du Haut-Lomami et de l’administrateur du territoire de Kanyama.

De ce fait, il est reproché au commissaire de district Gabriel Kazadi Ngoyi, l’empiétement sur le pouvoir coutumier, les arrestations arbitraires et morts d’hommes sur la juridiction qu’il est censé diriger.

En effet, selon le député Jackson Mwenzami, il y a des familles  qui s’entredé-chirent, créant l’insécurité dans le territoire de Bukama. A la base, un conflit de pouvoir, au village Kadia entre le chef déchu, suite à certains manquements et le nouveau chef investi par le grand chef Kasongo Nyembo Yves.

Selon la même source, entêté par les autorités politico-administratives,  le chef déchu a provoqué des bagarres, dont le résultat a été fatidique. Il y aurait eu mort d’homme. Comme si cela ne suffisait  pas,  le commissaire de district du Haut-Lomami est également accusé d’empiéter  sur le pouvoir coutumier dans la chefferie de Kasongo Nyembo.

A peine arrivé à la tête du district, l’homme fort s’entre  dedans avec le grand chef Kasongo Nyembo actuel. A la base du conflit, la décision du grand chef Kasongo Nyembo Yves démettant un récalcitrant de chef de terre dans la localité de Lunge. Le commissaire de district Gabriel Kazadi Ngoyi s’est interposé apportant son soutien au chef Milamba, destitué contre son remplaçant Kalenga Kiangabo. Ce comportement du commissaire de district à l’encontre du grand chef coutumier Kasongo Nyembo Yves, est considéré comme un sacrilège à l’égard d’un garant de la coutume du peuple Muluba.

C’est là que le député provincial Aimé Kasongo Mande, va rappeler le commissaire de district à l’ordre en indiquant qu’il n’ignore pas que l’actuel jeune grand chef coutumier Kasongo Nyembo Yves est un Empereur, descendant de la dynastie de l’Empire Luba, dont on parle dans l’histoire du Congo. Ce député élu de Kamina, a tapé du poing sur la table invitant les autorités politico-administratives du Haut-Lomami au strict respect du garant de toute une culture reconnue  et respectée en République Démocratique Congo.

Le territoire de Kanyama n’est pas épargné par cette anarchie caractérisée dans ce district. Il est reproché à l’administrateur du territoire de Kanyama, plusieurs faits : détournement, immoralité, mauvaise gestion de fonds publics, tracasseries sur la population. Dernier cas en date, la mort d’une femme venant du champ détenant 4 seaux  d’haricots des suites de coups reçus des agents de l’ordre. 

A la suite de cette question orale initiée par le député provincial Jackson Mwenzami au sein de l’Assemblée provinciale du Katanga et du rapport d’enquête sur la gestion du territoire de Kanyama fait par le député Marcel Lewu sur place, la plénière avait, sous la présidence de son président Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza, institué une commission ad hoc d’enquête pour confirmer ou infirmer les allégations contre le commissaire de district du Haut-Lomami, Gabriel Kazadi Ngoyi. Et les résolutions ont été prises ce lundi exigeant la suspension immédiat de ces deux territoriaux. Pour les députés, il y a flagrance. Les deux responsables de la territoriale doivent être rappelés au ministère de l’Intérieur, toutes affaires cessantes.

C’est comme pour dire qu’après les magistrats et les fonctionnaires de l’Etat, le balai doit également passer  dans la petite territoriale. Car le loup est encore dans la bergerie.

Godefroid Kazadi

 

 

 

Hillary Clinton rencontre Joseph Kabila ce mardi à Goma

Mise en ligne mardi 11 août 200

La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton est arrivée à Kinshasa hier lundi 10 août 2009 par l’aéroport international de Ndjili où elle a été accueillie par son homologue congolais, Alexis Thambwe Mwamba. Aussitôt après l’accueil officiel, l’hôte de marque de la République a visité l’hôpital Biamba Marie Mutombo de Masina où il a été accueilli par son propriétaire, l’ancien basketteur évoluant aux Etats-Unis, Mutombo Dikembe.

Elle a eu aussi le même jour des entretiens avec le Premier ministre, Adolphe Muzito avec qui ils ont échangé un toast au Grand Hôtel Kinshasa en présence du président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, des membres du Bureau de l’Assemblée nationale et du Sénat ainsi que des membres du gouvernement et du directeur du cabinet du chef de l’Etat, Adolphe Lumanu Mulenda. Les discours de circonstance ont tourné autour de la reprise de la coopération économique et des opportunités d’affaires qui s’offrent pour les Américains dans une Rdc pacifiée. Ce qu’a salué Mme Clinton qui a fondé ses espoirs pour une bonne coopération économique entre les deux pays avec pour base, la bonne gouvernance et l’Etat de droit.

Ce mardi, la Secrétaire d’Etat américaine se rendra à Goma, où elle sera reçue par le chef de l’Etat qui séjourne dans le chef-lieu du Nord-Kivu depuis la semaine dernière.

La visite de la Secrétaire d’Etat américaine en Rdc s’inscrit dans la dynamique du réchauffement des relations entre les deux pays, et d’apporter le soutien du gouvernement américain au retour de la paix en Rdc et dans les Grands Lacs. Il est prévu aussi la visite à Goma des femmes victimes des violences sexuelles ainsi que des échanges avec les Ong et les services humanitaires qui s’occupent de ces femmes.

T.L.

 

Enjeux politiques congolo-rwandais

Le dessous du face-à-face Kabila-Kagame

Au plan diplomatique, la rencontre au sommet tenue jeudi dernier à Goma, au Nord-Kivu, entre les présidents congolais et rwandais, Joseph Kabila Kabange et Paul Kagame continue de faire de vagues. Dans le fond, l’entretien d’une heure et trente minutes qu’ont eu les deux chefs d’Etat vient de balayer les incertitudes d’hier et font place à une nouvelle espérance.

C’est le décor d’une nouvelle donne qui vient inexorablement d’être planté. Aux sceptiques qui s’attendent encore sur des raisons subjectives s’opposent désormais les intérêts déterminant les relations entre les deux Etats. C’est une année remarquable, constate-on dans les milieux diplomatiques de Kinshasa, qui voient en cela le prélude au renforcement de la paix, à la consolidation de la stabilité régionale et de la coopération économique. Les déclarations pleines d’optimisme faites samedi dernier à Goma par l’émissaire des Nations unies, Olusegun Obasanjo, ancien chef d’Etat nigérian au terme de l’audience lui accordée par Joseph Kabila illustrent à merveille le progrès réalisé dans le rétablissement des relations bilatérales entre Kinshasa et Kigali. Le second round des entretiens qu’il aura dans la capitale rwandaise où il est attendu avec Paul Kagame le convaincra davantage de la volonté commune de deux pays voisins à instaurer une nouvelle ère de paix à l’intérieur de leurs frontières par la neutralisation de toutes les forces négatives à l’instar des nébuleuses Fdlr et de leurs complices congolais.

 

La dynamique Obama

Le réchauffement des rapports entre la Rd Congo et le Rwanda intervient après l’opération militaire « Umoja Wetu » de janvier dernier au Nord-Kivu, le rétablissement des relations diplomatiques suivi de l’accréditation des ambassadeurs et à la veille de la visite en Rdc de Hillary Clinton, secrétaire d’Etat américaine. Dans ce processus, les observateurs sont unanimes à reconnaître que Washington y a joué un rôle de premier plan. S’il est évident de reconnaître qu’en 1997 l’administration américaine dirigée alors par Bill Clinton a fortement contribué à la chute du régime Mobutu, il y a lieu d’admettre aussi que le retour d’un Démocrate à la Maison Blanche, Barack Obama en personne marque une étape nouvelle dans les relations internationales. Partageant une vision pragmatique de la politique africaine américaine, Obama se démarque de la vieille recette des Républicains en prônant la rupture.

Dans le cas de la sous-région des Grands Lacs africains, Washington plaide désormais pour l’instauration des conditions favorisant le retour de la paix, la sécurité, de la stabilité et le développement entre la Rdc, le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda. D’où la nouvelle orientation donnée de mettre fin à toutes les guerres larvées, facteur déterminant de l’insécurité et de donner un coup d’accélérateur à la neutralisation de toutes les forces négatives assimilées à des mouvements terroristes. La reprise de la coopération militaire entre Washington et Kinshasa est aussi un signe probant de la nouvelle approche de la diplomatie américaine.

 

Soutien tout azimut de Kinshasa sollicité

 

Tenant compte des changements intervenus dans l’administration américaine ayant bien sûr des répercussions particulièrement sur l’échiquier international, de nouveaux horizons se dessinent, dès lors, au firmament des relations congolo-rwandaises. Le dernier sommet Kabila-Kagame, six ans après leur dernier face-à-face formel d’octobre 2003 à Pretoria, en Afrique du Sud, aura été l’occasion toute faite de vider tous les contentieux. Selon des sources fiables qui ont requis l’anonymat, les présidents congolais et rwandais ont échangé à deux, sans témoins, sur les questions pendantes. Qu’est-ce qu’ils se sont dit et convenu ?

Le Rwanda, on est sans l’ignorer, a constamment accusé la Rdc d’entretenir un foyer de tension à ses frontières avec la présence des Fdlr et Interhamwe prétextant ainsi la menace d’insécurité permanente sur son pays. A la faveur de la reprise des relations normales entre les deux Etats, Kagame a, selon les mêmes sources, renouvelé son ferme engagement au principe sacro-saint de respect de non ingérence dans les affaires congolaises, à l’intangibilité des frontières. Il a, en plus, sollicité des assurances de Joseph Kabila quant à la poursuite des opérations de liquidation des forces négatives rwandaises présentes sur le sol congolais et émis davantage le souhait de maintien des relations privilégiées entre les deux pays comme cela fut le cas jadis entre Mobutu et Habyarimana. Il s’agit d’un soutien sollicité pour son régime. Bien qu’en diplomatie, le rapprochement se fasse souvent en fonction des intérêts n’excluant pas l’hypocrisie, il est cependant certain que Kinshasa et Kigali viennent d’amorcer une étape décisive dans leurs relations.

Ndongala Mbizi a Nkadi

 

Chantier éducation

Moïse Katumbi au chevet des écoles du Katanga

Le gouverneur de la province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe a procédé à l’inauguration de l’école Munkuka, dans la localité de Nseke, mercredi 05 août 2009. Cet établissement d’enseignement primaire qui était dans un état de délabrement plus qu’avancé, s’est vu réfectionné en un laps de temps record grâce à l’intervention du chef de l’exécutif provincial. Cette intervention de Moïse Katumbi, a-t-on appris, se justifie par le souci qu’il porte pour le relèvement du secteur éducatif dans sa province.

L’on est sans ignorer  que l’éducation est l’un des cinq chantiers de la République, prônés par le chef de l’Etat. Le chef de l’exécutif provincial du Katanga ne jure que par ce plan d’action du quinquennat de Joseph Kabila qu’il soutient.  En effet, l’école primaire Munkuka était dans un état pitoyable.

    Plongée dans la poussière, elle ne tenait que grâce au hasard du temps et de la nature. Pas un seul banc, à la place un dispositif dérisoire prêt à salir les élèves dès qu’ils s’asseyaient. Des petites ouvertures de fortune en lieu et place des fenêtres. Rien ne ressemblait à un lieu où aussi bien l’éducation que l’instruction devaient être assurées.

 

Grace au passage de Moïse Katumbi en ce lieu, cette étable misérable a laissé place à une infrastructure scolaire digne de ce nom : une  école avec des salles de classes larges et aérées, dotées des tableaux noirs et des bancs, don du gouvernement provincial. Dès cette rentrée scolaire au mois de septembre prochain, les élèves de cette école n’auront rien à envier à leurs camarades qui étudient à Lubumbashi ou dans d’autres villes du pays.

 Car ils étudieront dans les meilleures conditions. A cette occasion d’inauguration de l’école, le directeur de cet établissement scolaire a exprimé sa gratitude au gouverneur de province et à toute son équipe pour ce geste louable. Les élèves et les parents étaient nombreux à cette cérémonie d’inauguration.

Alors qu’on procédait à l’inauguration de l’école primaire Munkuka, le lycée Mwanga dans la ville de Kolwezi n’avait pas été oublié  mais figurait en bonne place dans l’agenda du gouverneur de province. Tenu par les Sœurs de Notre- Dame, ce lycée avait attiré l’attention de l’autorité provinciale lors de son dernier passage dans ce coin de la province.  Il avait, en ce temps, promis de prêter main-forte aux religieuses pour la réfection de cet établissement voué à l’éducation et l’instruction des jeunes congolaises. Au fait, depuis le dernier passage du gouverneur de province, les travaux évoluent sensiblement à tel point que les salles de classe, la toiture, le plafond et les voies de canalisation d’eau ont changé de visage.

La Sœur Nathalie Kangaji, directrice du lycée s’est dit ravie et impressionnée par la rapidité avec laquelle s’effectuent les travaux de réfection. Elle a saisi cette opportunité pour encourager le gouvernement provincial « non seulement pour les efforts qu’il ne cesse d’entreprendre mais surtout pour le suivi qui se fait sur le terrain ». Les travaux de la réfection du Lycée Mwanga sont passés à la vitesse de croisière surtout qu’on s’approche de la rentrée scolaire.

Marthe Bosuandole

 

La construction du stade de Kolwezi préoccupe le gouverneur Katumbi

 

Préoccupé par la reconstruction de sa province, le gouverneur de la province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, s’est doté d’un bureau volant pour aller plus vite d’une localité à une autre afin de se rendre compte de l’état d’avancement des travaux dans les différents chantiers. A bord de son hélicoptère, en provenance de Nseke, le gouverneur de la province  a justement  piqué au lieu où se construit un stade moderne  dans la ville de Kolwezi, à quelques 300 kilomètres de Lubumbashi.

Et sur place, le gouverneur est allé se rendre compte de l’état d’avancement de différents travaux de construction dans ce coin de la province du Katanga. L’ouvrage avance normalement, comme on pouvait s’en apercevoir, les travaux de clôture, des  gradins et de canalisation avancent bien. Surtout que l’inauguration de ce stade est prévue pour la fin de l’année en cours.

Il faut dire que le passage de Moïse Katumbi à Kolwezi a une fois de plus montré le niveau de sa popularité dans ce coin de la province du Katanga où sa seule présence a entraîné une marrée humaine.

Après le stade en construction, le gouverneur de province s’était rendu au centre-ville pour se rendre compte de l’état d’avancement de la voirie où les gros engins  compactent la route. Les canaux de collecte d’eau en béton sont en train d’être placés. A l’allure où vont les choses, dans les jours à venir, la ville de Kolwezi devrait oublier son empire de poussière.

Les habitants de la ville sont ravis par ces réalisations, qu’ils estiment être une première. Par ces actions, ils affirment que Moïse Katumbi n’est pas seulement le gouverneur de Lubumbashi mais de toute la province du Katanga. C’est tard dans la soirée, au coucher du soleil, que le gouverneur reprendra le chemin de Lubumbashi, après une journée très chargée. Intérêt de la province oblige. 

Marthe Bosuandole 

 

 

 

Alors que Hillary Clinton est à Nairobi en route pour Kinshasa

Tête-à-tête Joseph Kabila- Paul Kagame aujourd’hui à Gisenyi

Mise en ligne jeudi 06 août 2009

- Les deux chefs d’Etats qui se sont rencontrés il y a longtemps, vont évaluer le niveau de réussite des opérations militaires conjointes des armées des deux pays contre les Fdlr, et examiner les conditions de la reprise des activités de la Cepgl.

Le Président de la République est arrivé hier mercredi avant midi à Goma, en provenance de Beni où il a inauguré mardi les travaux d’asphaltage de la route nationale numéro 4 qui relie Kisangani dans la province Orientale à Beni en province du Nord-Kivu. Des sources de l’entourage de la présidence de la République rapportent qu’il est prévu une rencontre du chef de l’Etat congolais ce jeudi dans la ville frontière de Gisenyi au Rwanda avec son homologue Rwandais Paul Kagame.

Une délégation des officiels et experts congolais conduite par le ministre de la Coopération régionale, Raymond Tshibanda, est arrivée hier mercredi à Gisenyi où elle a eu une séance de travail avec la partie rwandaise avec qui elle a préparé le projet de communiqué conjoint, après avoir évalué les progrès réalisés depuis la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays et le lancement des opérations militaires conjointes Umoja Wetu contre les rebelles rwandais des Fdlr sur le territoire congolais. 

Cette rencontre entre les deux chefs d’Etat des pays africains des Grands Lacs intervient au moment où une invitée de marque fait sa tournée en Afrique au cours de laquelle elle mettra pied en Rdc, principalement à Kinshasa et à Goma. Il s’agit de la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton. Cette coïncidence est non hasardeuse du fait qu’il est de notoriété publique que c’est sous l’impulsion personnelle du président américain Barak Obama que les présidents Kabila et Kagame ont décidé de normaliser leurs relations et que les opérations militaires contre les rebelles rwandais des Fdlr dans le Nord-Kivu, aussi contre les rebelles ougandais de la Lra dans la province Orientale ont été lancées sous la pression américaine.

Les deux chefs d’Etats qui se sont rencontrés il y a longtemps, ne manqueront pas de saluer les avancées dans les rapports entre les deux pays, lesquels ont permis d’annihiler tout prétexte des guerres contre la Rdc ; et de donner des signaux forts pour la relance de la Communauté économique des pays des Grands Lacs (Cepgl). Et le gouvernement Obama qui est déterminé à neutraliser tout esprit guerrier dans la sous-région des Grands Lacs, voudrait ainsi s’assurer du retour effectif de la paix pour ainsi promouvoir la nouvelle coopération avec ces pays basée sur la sécurisation et la relance économique.     

 T.L.

 

Evitant les circonscriptions électorales

Les députés passent les vacances dans les lieux de villégiature

Mise en ligne jeudi 06 août 2009

Si le Parlement con-golais est en va-cances depuis le 15 juin 2009, on ne peut, malheureusement, pas en dire autant des parlementaires. En effet, nonobstant l’obligation légale faite aux parlementaires de séjourner dans leurs circonscriptions électorales pendant la période des vacances parlementaires, il est étonnant de constater que nos chers élus rongent paisiblement leurs freins dans la chaude et bouillante capitale congolaise.

Les habitués des restaurants, boîtes de nuit et autres lieux attractifs de la capitale comme Maluku ou Kinkole s’étonnent de croiser dans chacune de leurs sorties, les éminents et honorables députés nationaux, plus soucieux de se refaire une santé que de songer aux interminables et insurmontables problèmes de leurs électeurs. Ces derniers, y compris ceux de la capitale Kinshasa, sont désespérément à la recherche de leurs élus sur qui ils avaient fondé d’énormes espoirs à l’aube de la troisième République que tout le monde croyait être différente de deux premières. L’attente était si forte que la population croyait dur comme fer en la capacité des élus de la troisième République à changer le système, à combattre les antivaleurs et à accompagner le gouvernement dans ses efforts de reconstruction et de développement du pays. Or, pour y parvenir, les élus nationaux devaient rester en communion et en contact permanent avec leurs bases en vue de relayer par leurs rapports, les problèmes de fond qui se posent au pays et d’aider le gouvernement à prendre des mesures qui s’imposent. S’il faut admettre que les élus congolais ne disposent pas d’assez de temps et de moyens pour être physiquement en contact avec leurs bases pendant les sessions, on ne peut pas comprendre que ces derniers continuent à sécher le terrain pendant les vacances parlementaires alors que le gouvernement leur donne les moyens qu’il faut, y compris les billets d’avion pour eux-mêmes et leurs épouses.      .

Les réalités du terrain renseignent que les députés, plus que les sénateurs, brillent par leur absence. Certains députés nationaux, élus à l’intérieur du pays, ont même oublié les chemins qui mènent vers leurs circonscriptions électorales, tellement qu’ils ont fait près de trois ans sans y mettre les pieds. Ils prétextent, pour ceux de l’est, l’insécurité qui bat son plein à cause des exactions des troupes négatives comme les Fdlr, les Interhamwe, les Mbororo et la Lra. C’est donc cette insécurité qui expliquerait leur ‘’cantonnement’’ à Kinshasa. Et pour ne pas passer le temps, ils ne se privent pas de prendre du bon temps en attendant la rentrée prochaine où ils excelleront du haut de la tribune de la chambre basse en lisant des motions et racontant des faits traduisant les réalités de la base avec laquelle ils n’avaient pourtant pas pris contact.

Mais de quelle base parlent-ils du moment où ils en ignorent totalement les réalités, trois ans après l’avoir abandonnée ? La question reste posée. Il appartient  à chacun de se faire son opinion. A quel moment se limite l’obligation de l’élu de séjourner dans sa base ? C’est la question fondamentale à laquelle les élus eux-mêmes doivent donner une réponse en amendant leur règlement intérieur, car le respect de la loi ne doit pas non plus exposer la vie d’un élu s’il est établi qu’il existe réellement une menace.

La définition de la menace à l’intégrité physique d’un élu doit aussi être explicitée puisque beaucoup de députés se camouflent derrière cette notion alors qu’ils viennent des circonscriptions où il n’y a pas d’insécurité. La réalité est que beaucoup d’élus évitent de ‘’ descendre’’ sur terrain à cause des implications financières qui en découlent. Dons, interventions et sollicitations de tous genres les attendent  à telle enseigne qu’ils craignent pour leurs bourses. Mais force est de reconnaître que ceci n’est qu’un prétexte fallacieux dans la mesure où le gouvernement leur accorde soit des médicaments à distribuer aux hôpitaux, soit des matériels didactiques pour  les écoles. Il y a donc lieu de se poser la question sur la destination de ces dons dès lors que les élus ne mettent pas les pieds sur terrain. Pire, les dépenses esquivées dans les circonscriptions électorales sont réalisées dans les cafés et lieux d’évasion dans la périphérie de Kinshasa.

En tout état de cause, il importe que nos élus rectifient le tir et qu’ils comprennent qu’ils assument une mission capitale pour la reconstruction de notre pays. Ils ne doivent pas privilégier les aspects financiers au détriment de leur mission initiale. Celle-ci appelle l’accomplissement d’un certain nombre des devoirs que les députés ont l’obligation  pour la crédibilité de leur institution et de la démocratie au Congo.

Charles Mukonkole

 

 

La Belgique annonce la réouverture de son consulat à Lubumbashi

Mise en ligne jeudi 06 août 2009

Le chef de la diploma-tie belge, Yves Leterme, a annoncé la réouverture prochaine du consulat belge à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Katanga, à l’issue d’un entretien que Yves Leterme a eu le mardi dernier avec le nouvel ambassadeur de la RDC en Belgique, Henri Mova Sankanyi. Lors de cet entretien, qualifié de « constructif » dans un communiqué et qui a permis aux deux hommes de « faire connaissance », l’ambassadeur Mova a confirmé l’exequatur pour le nouveau consul général belge à Lubumbashi, M. Dirk Loncke. En conséquence, poursuit le communiqué, le consulat général pourra bientôt être rouvert et reprendre ses activités, notamment les activités de l’attaché du développement et de la section consulaire (visas).

Le nouveau consul général de Belgique à Lubumbashi, rappelle-t-on, était jusqu’ici ambassadeur à Damas (Syrie). Il y a quelques semaines, la date du 15 août avait été annoncée pour la réouverture de ce consulat général, mais un porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères a précisé mardi à l’ACP, qu’il s’agissait d’une «date indicative». Les activités proprement dites reprendront un peu plus tard.

Le consulat général de Belgique à Lubumbashi, ainsi que celui de Bukavu, au Sud-Kivu, avaient été fermés en mai 2008, sur une décision du gouvernement congolais après une brouille entre les deux pays, provoquée par des propos jugés inacceptables par les autorités congolaises, tenus par l’ancien ministre belge des Affaires étrangères, Karel de Gucht, aujourd’hui commissaire européen, lors de sa visite à Kinshasa en avril 2008.

Le gouvernement congolais avait rappelé son ambassadeur en consultation et fermé son consulat général à Anvers. Kinshasa avait exigé également la fermeture des deux consulats belges en Rdc.

Depuis le début de cette année, les deux pays ont signé, à l’issue d’un séjour à Bruxelles du Premier ministre congolais, Adolphe Muzito,  une déclaration commune qui établit entre eux un «dialogue permanent, franc, ouvert, constructif et respectueux des institutions démocratiques légitimes» de la Belgique et de la RD Congo, rappelle-t-on.

 

 

 

 

Kabila lance les travaux d’asphaltage de la nationale n°4 Beni-Kisangani

Mise en ligne mercredi 05 août 2009

Les travaux d’asphaltage de la route nationale n°4 entre Beni et Kisangani via Niania, dans la province Orientale, sont désormais opérationnels. Le chef de l’Etat en a coulé les premières gouttes de bitume ce mardi 04 août à Beni, à 400 kilomètres de Goma, dans la province du Nord-Kivu.

Le contrat entre le gouvernement de la RDC et l’entreprise chinoise Sino-Hydro pour ce premier tronçon de 60 kilomètres reliant Beni à la localité de Luna en province Orientale, est de 57 millions de dollars américains, rapport Radio Okapi. La durée des travaux est de 24 mois.

Le chef de l’Etat était arrivé sur place aux environs de 14h et demie, heure locale. Après le lancement des travaux, Joseph Kabila s’est rendu, à pied suivi d’une foule nombreuse, jusqu’au centre ville de Beni, où il a inauguré et ouvert au trafic, le pont Malepe. Ce pont relie le centre ville aux quartiers montagneux de Malepe et de Wangoma.

Le pont refait par le gouvernement provincial du Nord–Kivu, ainsi que le rond point qui le suit, ont été rebaptisés «Place Joseph Kabila».

 

Au cours de l’audience accordée hier au gouverneur Moïse Katumbi

Muzito s’imprègne des difficultés que vit le Katanga

Mise en ligne mercredi 05 août 2009

Sortie remarquée hier à Kinshasa du gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe. Aussitôt arrivé de sa province tôt le matin, il a été reçu par le Premier ministre, Adolphe Muzito avec qui il s’est entretenu des problèmes brûlants que vit l’entité provinciale qu’il dirige. Fortement préoccupé par ce qu’il a qualifié des « souffrances vécues par ses administrés », le chef de l’administration provinciale du Katanga n’a pas mâché ses mots à l’issue de l’entretien lui accordé par son hôte.

«Nous avions eu une très bonne réunion au cours de laquelle j’ai démontré comment le Katangais est en train de souffrir injustement », a-t-il déclaré. Après avoir déploré le non suivi de rétrocession consentie aux provinces par le gouvernement qu’il considère comme une injustice tenant compte des rentrées réalisées, il a reconnu cependant que le Katanga est en train de récupérer la redevance minière à la source. Malheureusement, a-t-il poursuivi, depuis la fin de la conférence annuelle des gouverneurs tenue, il y a de cela deux mois à Kisangani, le Katanga n’a rien reçu en matière de rétrocession aussi bien que d’autres provinces.

Optimiste, le gouverneur Moïse Katumbi a indiqué que le Premier ministre, Adolphe Muzito a promis d’examiner la situation de toutes les entités provinciales en général et celle du Katanga en particulier.

NMN

 

Echanges entre Mokolo wa Pombo et Moïse Katumbi sur différents problèmes spécifiques à Lubumbashi

Mise en ligne mercredi 05 août 2009

En séjour à Lubumbashi dans le cadre des funérailles du sénateur Gaëtan Kakudji, décédé récemment, le premier vice-président du Sénat, Mokolo wa Pombo qui a fait partie de la délégation ayant accompagné la dépouille mortelle du défunt parlementaire, a été reçu lundi par le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe. Se confiant à la presse à l’issue de cette audience, Mokolo wa Pombo a déclaré qu’il ne pouvait pas quitter la capitale cuprifère sans  saluer le premier citoyen de la province. Par la même occasion, il a indiqué qu’ils ont échangé au cours de leur entretien sur les différents problèmes auxquels est confronté  le Katanga particulièrement ceux ayant trait à la décentralisation, à la rétrocession, aux perspectives futures dont le découpage territorial.

« Le Sénat, c’est l’émanation des provinces. A l’heure actuelle, le problème se situe entre les provinces et l’exécutif. En tant qu’institution parlementaire, nous avons la mission de contrôle et à partir de septembre  avec l’examen du budget, nous devrons savoir comment le budget a fonctionné et que faut-il faire pour améliorer les dotations accordées aux provinces », a poursuivi le premier vice-président du Sénat avant de reconnaitre qu’ « il était nécessaire de faire le point avant d’aborder d’autres étapes nécessaires ».                   

 NMN

 

 

Cafouillages au Mlc

JP Bemba trahi par les siens

Mise en ligne mercredi 05 août 2009

Comme un fruit mûr, le gouverneur intérimaire de l’Equateur, Jean-Claude Baende vient d’être radié du Mlc, parti auquel il déclare n’avoir jamais adhéré. L’annonce en a été faite lundi dernier par le secrétaire exécutif, Thomas Luhaka. Cette mesure disciplinaire occulte mal le profond malaise qui couve au sein de ce mouvement. Comment interpréter autrement la démission présentée, il y a quelques temps, au niveau des instances dirigeantes du Mlc par l’ancien sénateur, Philipe Masegabio Nzanzu ? Ce départ inattendu démontre que l’air y est sérieusement empesté par une atmosphère vicieuse. Les apparences trompeuses à souhait font que tout se passe comme dans une pièce de théâtre où chacun des acteurs jouent son rôle comme il lui a été attribué par le metteur en scène principal tapi dans l’ombre. Mais, combien de temps perdurera le jeu de l’ombre ? Personne ne pourrait le présager. Depuis l’incarcération à La Haye par la Cour pénale internationale de son leader, Jean-Pierre Bemba, le Mlc navigue à vue comme une barque sans boussoles. Rien n’indique qu’il a encore des repères fixes. Cette affaire judiciaire est du reste devenue le seul point d’’ancrage politique, un véritable fond de commerce au plan intérieur et extérieur. Or, les observateurs avertis sont unanimes à reconnaitre que là aussi, ils s’y prennent mal au point de désarçonner les bonnes consciences. La politisation à outrance de ce dossier mis malicieusement à charge du pouvoir alors que les faits se sont, en réalité, passés entre 2002 et 2003 en Centrafrique particulièrement à Bangui et dans ses environs durant la période où le Mlc menait une rébellion contre son propre pays, prouve à suffisance  la mauvaise foi des stratèges des scénarios du mal. En effet, cette affaire cache mal le désarroi d’une politique mal ficelée.

Au plus tard le 7 août prochain, on s’attend à ce que l’Allemagne, l’Italie et l’Afrique du Sud, pays auxquels la défense de Bemba avait formulé la demande d’accueil de son client au cas où la liberté provisoire pourrait lui être accordée par la Cour pénale internationale, puissent se prononcer. Ce faisant, tout porte à croire qu’à l’instar de la Belgique, de la France et du Portugal, tous membres de l’Union européenne, que Bonn et Rome s’alignent sur la position de leurs partenaires étant donné le devoir de solidarité en matière de sécurité et de justice. Dans cette même perspective, on perçoit mal que l’Afrique du Sud qui s’est prononcé pour l’arrestation du président soudanais El Bechir recherché par la Cpi puisse faire allégeance à une telle demande sans prendre de sérieux risques. Dans cette affaire, on reproche aux partisans de Bemba leur attitude peu responsable qui n’encourage nullement à une relaxation soit-elle provisoire du prévenu d’autant plus que réunir toutes les garanties pour assurer sa sécurité, en dehors de La Haye, n’est guère une mince affaire.

Dans l’entretemps, au sein du Mlc, les manœuvres politiciennes n’ont jamais été aussi prospères. Compromis et compromissions sont consacrés au nom des intérêts égoïstes par les actuels responsables du parti qui, tout en se prévalant de l’opposition, courent derrière les tenants du pouvoir pour négocier leur entrée au gouvernement et à d’autres postes juteux. Comme quoi, Jean-Pierre Bemba est trahi par ses propres collaborateurs incapables de présenter un programme cohérent ou de jouer à l’alternative crédible.

La République   

 

Révision du fichier électoral

Prolongation des opérations jusqu’au 20 août prochain

Mise en ligne mercredi 05 août 2009

- Pour répondre aux préoccupations de la communauté nationale et crédibiliser davantage la mise à jour du fichier par rapport au temps et à l’espace, la Cei vient d’accorder  aux retardataires de Kinshasa  un dernier sursis de quinze jours

Selon le calendrier arrêté par la Commission électorale indépendante (Cei), les opérations de la révision du fichier électoral qui ont débuté à Kinshasa le 7 juin 2009 devraient prendre fin ce mercredi 5 août  2009. Cependant le faible taux de participation des enrôlés qui était de 40 % à deux jours de l’échéance a poussé la Cei à décider d’une prolongation de quinze jours allant du 5 au 20 août 2009 à 17 heures. Cette mesure qui répond aux vœux des partis politiques et de l’opinion a été accueillie de deux mains car, il cadre avec les préoccupations majeures de la communauté nationale et internationale qui tiennent à la réussite de ces opérations. L’intérêt suscité par cette décision est d’autant plus salutaire qu’elle a l’avantage de rassurer tout le monde. A l’heure où certains partis politiques de l’opposition tel que l’Udps, le Front patriotique… qui avaient boycotté le référendum et le vote de 2006 aient finalement décidé de s’y engager, il est normal que toutes les précautions soient prises en amont pour dissiper tout malentendu. Pour une ville comme Kinshasa, il est inadmissible qu’au terme de deux mois de la révision du fichier électoral que la moyenne  de cinquante personnes  par jour ne soit pas atteinte sur une population de plus de 25 millions d’habitants  d’autant plus que cette moyenne aurait pu permettre de réaliser 80 % d’enrôlés potentiels.

 

Des failles à corriger

Que des problèmes matériels enregistrés durant ce laps de temps dans les deux cents centres d’inscription retenus sur toute l’étendue de la capitale mobilisant près de 18 millions des cartes d’électeurs sur les 30 millions cartes commandées, allant de la lenteur des machines et de leurs pannes, du coût de la fiche d’électeur qui est passé de 500 Fc à 1000 Fc, du non respect de l’horaire de service par les agents, des tracasseries policières et autres. En dépit de ces difficultés de routine, la Cei a néanmoins fourni d’efforts considérables pour atteindre les objectifs assignés à ces opérations dont la finalité est la mise à jour du fichier par rapport au temps et à l’espace au regard des prochaines échéances électorales que ce soit les futures élections urbaines et locales aussi bien que celles de 2011. Outre ces facteurs, il y a à épingler sans doute le peu d’empressement, au départ, de la population à l’appel de la Cei et qui, aux derniers jours, y a répondu par un afflux sans pareil. Comme si elle s’attendait justement à une éventuelle prolongation des opérations. Dans cette série de manquements, il y a lieu de mettre aussi en exergue le rôle défaillant des partis politiques dans la mobilisation des électeurs. Ce qui dénote des insuffisances criantes dans la formation et la conscientisation des membres. Autant des failles à corriger dans le futur. Les prochains jours devraient, dès lors, être mis à profit par les retardataires pour ne pas rater, cette fois, le coche.

Cependant la mesure de prolongation consentie en faveur des Kinois aura incontestablement des répercussions sur le calendrier général des opérations. D’où l’impérieuse nécessité de finaliser, dans l’entretemps, la loi sur les entités territoriales déconcentrées et le décret d’application de la loi sur les entités territoriales décentralisées. Ce n’est que de cette manière que le report de la révision du fichier électoral dans les provinces pourrait connaitre un coup d’accélérateur.     

Ndong.M.N.

 

Enjeux politiques à l’Assemblee nationale

Modeste Bahati à la porte de sortie du Gpi !

Mise en ligne mardi 04 août 2009

Malgré sa résistance héroïque lors du remplacement des membres du bureau  de la chambre basse du Parlement où il avait réussi à tenir honorablement tête au candidat officiel de l’Amp, Modeste Bahati n’est pas pour autant au bout de ses peines. En effet, le président du groupe parlementaire des Indépendants doit faire face, quelques mois seulement après son éviction du bureau de l’Assemblée nationale, à une fronde interne qui ne dit pas son nom mais qui est d’une virulence telle qu’il lui faudra faire appel, cette fois-ci, à des appuis extérieurs au groupe pour espérer calmer la tempête.

Sa tâche n’est malheureusement  pas facile dans la mesure où il fait face à une fronde téléguidée par deux poids lourds de son groupe  qui sont au gouvernement central et qui n’apparaissent pas au grand jour. Mais l’on sait que les exécutants, qui n’hésitent pas eux de s’afficher, sont, plus précisément, les suppléants de ces deux anciens députés qui ne  veulent plus entendre parler de la présence de Bahati Lukwebo à la tête de leur groupe parlementaire. Après donc la fronde Kin Kiey Mulumba, qui s’est terminée par une victoire relative de l’ancien questeur de la chambre basse, voici maintenant la  rébellion d’un groupe des députés du Gpi.

Mais de quoi reproche-t-on véritablement le président Modeste Bahati ? La réponse à cette question est d’autant plus difficile que s’y mêlent des considérations politiques et stratégiques liées au repositionnement au sein de la majorité. Il est au moins sûr que Modeste Bahati draine derrière lui une foule non moins négligeable des mecontents qui ne sont pas du tout convaincus de la transparence de sa gestion et de la manière dont il dirige le groupe parlementaire des Indépendants. En dehors de cela, il y a l’épineux problème du remaniement du Gouvernement où le Gpi sera contraint de confirmer ou de désigner les membres de son groupe qui doivent faire partie  de cette institution. Or, il se fait que l’ancien questeur est le maillon central dans cette opération puisque c’est en sa qualité de président du groupe qu’il propose des noms à ses alliés. Certains membres du groupe craignent donc que Bahati Lukwebo dispose de ce quota à sa guise et  se serve purement et simplement à leur détriment. L’homme profiterait ainsi de cette occasion pour régler leurs  comptes à ses adversaires.

C’est donc par pur souci de repositionnement politique que les torchons brûlent au sein du Gpi où la cohésion et l’harmonie ont longtemps cédé le pas aux  rancœurs. Ce climat a été, malheureusement, entretenu par l’intéressé lui-même qui aurait entretenu la méfiance à l’égard de certains ténors du groupe qui le lui rendent très bien aujourd’hui. C’est  donc de bonne guerre entre les différents courants du Gpi où le président est politiquement mal positionné en ce moment  où il a perdu sa place au bureau et où il a moins des chances de faire  passer sa propre candidature au gouvernement. L’homme n’aurait plus la confiance des instances dirigeantes de l’Amp. Dans ce cas, on se demande s’il dispose encore de la capacité politique d’engager le Gpi. C’est sur ce registre politique que jouent ses adversaires qui savent bien qu’en politique, comme dans la vie, il ne faut jamais laisser échapper la possibilité d’en finir avec un adversaire lorsque celui-ci est à votre portée comme l’est Bahati Lukwebo, politiquement très affaibli.

Mais connaissant l’homme, la partie est loin d’être gagné par ses adversaires, d’autant plus que l’ancien questeur dispose d’une formidable capacité de grossir son camp grâce à sa tire-lire qu’il avait merveilleusement fait fonctionner lors du renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale. Cela risque encore de se reproduire, mais avec cette différence que l’entrée au gouvernement ne dépend ni de lui-même ni des membres de son obédience. Il y a un veto qui vient de quelque part où les tiraillements entre membres du Gpi ne constituent pas le critère de sélection. Le profil des hommes proposés, leur expérience et leur rendement, dans le cas de ceux qui sont au gouvernement, sont plus déterminants dans l’optique d’aider le chef de l’Etat à remplir sa mission. C’est là où se situe la différence. Et c’est ce qui risque de lui être fatal. On aurait même appris que l’homme envisagerait de quitter la majorité au cas où il ne se retrouverait pas.     

ZM 

                      

Gouverneur intérimaire de l’Equateur sur le ticket Mlc

 Jean-Claude Baende radié du parti de JP Bemba

Mise en ligne mardi 04 août 2009

Le gouverneur intérimaire de la province de l’Equateur, Jean-Claude Baende ne fait plus partie du Mouvement de libération du Congo (MLC), depuis le 27 juillet 2009. Il a été radié par les instances supérieures du parti cher à Jean-Pierre Bemba. Le secrétaire exécutif de ce parti, le député Thomas Luhaka, justifie cette décision par le fait que l’intéressé a battu le record des absences aux réunions du parti, deux ans. Ensuite, il ne verse nullement ses cotisations, à raison de 10 % de son salaire depuis deux ans. Enfin, il a depuis le 2 avril dernier signé les statuts d’un autre parti au nom de AAF en qualité de fondateur.

Mais selon Radio Okapi, l’intéressé affirme n’avoir jamais été membre de cette formation politique. Jean-Claude Baende met au défi tous ceux qui cherchent à le combattre politiquement. Le gouverneur intérimaire de la province de l’Equateur dit n’avoir jamais fait partie de cette formation politique. «Les dirigeants du MLC savent que je n’ai jamais été au MLC et que je n’ai jamais signé un acte d’adhésion au MLC», rappelle-t-il. Alors qu’il lui est reproché, notamment, la création d’un autre parti politique, Baende demande à quiconque voudrait le contredire de présenter son acte d’adhésion signé au MLC. Aussi, se dit-il non concerné par la décision des organes statutaires du Mlc.

La radiation de ce gouverneur intérimaire de l’Equateur élu sur le ticket José Makila-Jean Claude Baende a pour finalité son désaveu avec comme conséquence la perte du poste de gouverneur a.i. Mais, quoiqu’inscrit sur la liste présentée par le Mlc, J-C Baende était candidat indépendant, donc non assujetti à une décision quelconque de ce parti. Toutefois, son sort à la tête de la province dépend de l’issue en justice de l’affaire Makila, le gouverneur titulaire suspendu. Ce dernier, en cas de réhabilitation, sera obligé de travailler avec lui ; au cas contraire, des élections pourraient être convoquées dans les meilleurs délais pour désigner le nouveau ticket gouverneur et vice-gouverneur de cette province.                                     

T.L.

 

Des feux d’artifice de Brazza qui font peur à Kinshasa

Mise en ligne mardi 04 août 2009

Hier, à partir de 20 heures 10’, des coups de canon ont fait vibrer la ville de Kinshasa. Ceux qui étaient au centre-ville ont paniqué, qui quittant la ville à vive allure, incapables de situer la direction dans laquelle provenaient ces coups de canon. Aux premiers renseignements et vérifications, il s’est agi des feux d’artifice qui ont inondé le ciel de Brazzaville pour commémorer la réélection de Dénis Sassou Nguesso à la tête de la République du Congo. Des communiqués dans ce sens auraient été diffusés sur les chaines de Brazzaville bien avant pour prévenir les populations.

    Trop peu de Kinois étaient informés, craignant avec la puissance des détonations, que cela soit la répétition des guerres civiles bien connues du Congo d’en face dont Kinshasa a eu à y payer aussi le prix avec la chute de beaucoup de bombes sur les maisons d’habitation de Kinshasa, et la mort de certains de nos compatriotes vivant en face.

 

Après le ministre équatorien de la Culture

La Cour suprême de justice se penche sur le ministre kasaïen  des Finances accusé de détournement des salaires

Mise en ligne mardi 04 août 2009

L’affaire François Mutambayi, du nom du ministre provincial des Finances du Kasai Occidental, accusé de détournement des salaires des fonctionnaires dans les différents territoires de ladite province continue de faire des vagues dans les milieux politiques. Il en est de même de celle concernant le ministre provincial de la Culture, Jeunesse et des Sports dans l’Equateur, Dominique Mbongi, appréhendé dernièrement à l’aéroport de Mbandaka avec dans ses bagages, un colis de papier monnaie d’une valeur faciale de 50 mille dollars américains,  qu’il ramenait à Gemena. Les deux membres de l’exécutif provincial ont comparu mardi dernier devant la Cour suprême de justice siégeant toutes sections réunies. Celui du Kasaï Occidental pourrait, sauf imprévu,  y revenir ce mardi.

Dans les cercles des ressortissants de deux provinces respectives et particulièrement ceux du Kasaï Occidental, les commentaires fusent de partout. C’est le temps de l’analyse des attitudes de différents gouvernants par rapport aux attentes de la population et des promesses qui leur ont été faites à grand pompe. S’agissant de François Mutambayi, on est unanime à reconnaitre qu’en trois mois de prestation, le ministre provincial des Finances a fait piètre figure. Les pratiques illicites auxquelles il s’est illustré notamment à Mweka, Dekesse, Dimbelenge et Tshikapa n’ont point de commune mesure. Sur le terrain, on constate, en effet, non seulement le détournement des salaires des fonctionnaires mais aussi des ponctions sur des maigres salaires d’environ 2000 Fc sur chaque agent de l’Etat, le détournement de rétrocession tandis que d’autres rétrocessions n’arrivent même pas à destination. A ce sujet, il y a un cas d’école : il y a trois mois, on relève que sur un montant de 20 millions de Fc décaissés pour le compte du territoire de Tshikapa, il y a 8 millions de Fc qui ont été retenus à l’administration provinciale à Kananga. Raison pour laquelle à Kazumba, les magistrats n’ont guère hésité, i l y a deux mois, d’adresser un mémo sur les ponctions dont ils sont l’objet. On constate, dans le même registre, que les enseignants ne sont pas, pour leur part, rémunérés régulièrement. On déplore, d’autre part, le fait que plusieurs valeurs parallèles sont en circulation d’une manière illicite dans la province au service de la maffia politico-financière.

 

Cas de flagrance

 

Selon la déposition faite mardi à la Cour suprême de justice par le ministre provincial des Finances du Kasaï Occidental, François Mutambayi a déclaré, la main sur le cœur, qu’il n’a jamais agi de son propre chef. Il a reconnu que souvent il recevait des injonctions tant des autorités provinciales que nationales habituées à l’ « opération retour ». Telles que la situation se présente, le suspect voudrait faire croire à l’opinion qu’il ne serait qu’un vil bouc émissaire. Mais, qui se cachent derrière lui ? Lors de sa dernière comparution, les juges ont justement décrété le huis-clos pour éviter d’éclabousser certaines autorités en public. En la matière, la Cour suprême de justice a le plein droit de siéger étant donné qu’elle fait fonction, selon la Constitution, de la Cour de cassation. Une question se pose : avec le déclenchement de l’opération « Tolérance zéro » par le chef de l’Etat, Joseph Kabila, va-t-on dans le cas d’espèce s’arrêter au niveau des lampistes alors que les commanditaires se cachent dans l’ombre? Ironie du sort pour le Kasaï Occidental pillé par ses propres fils au moment même où ils sont incapables d’aligner des réalisations dignes de ces noms comme ailleurs.

La République

 

Vendetta au Rcd

Le siège du parti forcé par des voyous

Mise en ligne mardi 04 août 2009

La crise qui sévit au Rassemblement congolais pour la démocratie (Rcd), depuis plusieurs semaines, est en train de prendre des allures dangereuses. La scène vécue samedi dernier en son siège de l’avenue Haut-commandement, à la Gombe, est digne de la vendetta à la corse.

Des véritables « kulunas » mobilisés on ne sait par qui ont fait une descente punitive en ce lieu forçant les portes, agressant le personnel de garde, faisant évacuer quelques cadres qui  étaient en pleine réunion. Dommage pour un parti qui se déclare fervent partisan des valeurs démocratiques. La situation qu’elle présente, à ce jour, ravive davantage le conflit né du combat d’arrière-garde entre son président national, Azarias Ruberwa à qui il est reproché la dégénérescence du parti et le comité de crise conduit par Trésor Kapuku, actuel gouverneur du Kasaï Occidental.

La lutte pour le contrôle des rênes du Rcd a réellement pris des proportions inquiétantes depuis l’exclusion annoncée du jeudi 16 juillet par l’ancien vice-président de la République. A la veille du onzième anniversaire de la fondation de l’ancien mouvement rebelle devenu parti politique, il était prévisible que les esprits allaient s’échauffer car, chaque tendance avait visiblement l’intention d’en remontrer à l’autre. D’où l’incident de samedi dernier que certaines mauvaises langues attribueraient aux dissidents du Rcd. Cependant cela n’a guère empêché Ruberwa à réunir dimanche au même endroit les cadres et membres qui lui sont restés fidèles. Femmes et jeunes ont répondu présents au rendez-vous en arborant fièrement le pagne imprimé à l’occasion de cet événement.

La démocratie des muscles

L’épreuve de force de samedi dernier met fin naturellement à la mission des bons offices que quelques parlementaires avaient entamé en coulisses pour refaire l’unité de ce parti qui se ferait sans doute difficilement. Recoller les morceaux, là où des intérêts politiques s’avèrent opposés est quasi impossible. A l’allure où vont les choses, il est évident que les deux tendances continueront à vivre comme des chiens de faïence jusqu’à ce qu’une partie flanche. Ce qui est néanmoins vrai, c’est le fait que la démocratie des muscles qui a élu domicile au Rcd est contraire aux bonnes mœurs politiques.

La République

 

Apres les magistrats revoques pour dol, concussion et dénis de justice

Tous les fonctionnaires révoqués, retraités et promus

Mise en ligne mardi 04 août 2009

Après les mesures de révocation, mise à la retraite et de promotion prises en date du 15 juillet 2009  visant à assainir le secteur judiciaire de notre pays, le Président de la République, Joseph Kabila, s’est attaqué aux maux qui rongent le secteur des Affaires foncières et celui de la Fonction publique. Six ordonnances ont été signées à cet effet, le 31 juillet. Elles portent respectivement  révocation, mise à la retraite et nomination de certains agents de carrière des services publics de l’Etat.
De ces ordonnances, l’on retient que 80 agents de commandement relevant de neuf ministères sont révoqués, dont : 25 des Affaires foncières,  7 des Finances,  3 du Budget, 18 de la Santé publique, 1 de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, 1 de l’Economie nationale et Commerce, 2 des Mines, 19 de l’Urbanisme et Habitat et 4 de la Justice.
Selon Néhémie Mwilanya, conseiller principal juridique du chef de l’Etat qui a fait lecture de ces ordonnances, la décision de révoquer ces agents est intervenue après avis du conseil de discipline du ministère de la Fonction publique. Les personnes concernées ont, soit été accusées de manquement grave dans l’exercice de leurs fonctions, soit écopé une peine de servitude pénale principale supérieure à trois mois.
Selon le ministre de la Fonction publique, Charles Botoro, les révoqués ont été entendus avant qu’ils ne soient sanctionnés. « Il y a eu beaucoup de griefs qui ont été articulés autour de ceux qui sont révoqués aujourd’hui. Le conseil de discipline a analysé au cas par cas. […] Le conseil de discipline du ministère de la Fonction publique a fait son travail », a-t-il indiqué.
 Quant aux retraités, sont concernés 26 secrétaires généraux, 115 directeurs, 493 chefs de division, 161 chefs de bureau, 417 attachés de bureau. La plupart des agents concernés relèvent, à ce stade, des ministères des Affaires foncières et de l’Urbanisme et Habitat.
Concernant leur indemnisation, le ministre Botoro a indiqué que rien n’a été fait au hasard. « L’indemnisation est une obligation pour le gouvernement. Ne pensez pas qu’ils ne seront pas indemnisés. Quand nous prenons une décision, c’est que l’Etat a pris les mesures nécessaires pour qu’ils soient indemnisés. … Nous avons même déjà l’impact budgétaire par rapport à cette opération.»

 

ORDONNANCE N° 09/070 DU 31 JUILLET 2009 PORTANT REVOCATION DES AGENTS DE COMMANDEMENT DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS DE L’ETAT DES DIFFERENTS MINISTERES

Article 1er :

Sont révoqués de leurs grades et fonctions, les Agents de commandement dont les noms, post-noms et matricules ci-après :
1. Affaires Foncières
1 BABADI BANTU 230.342
2 BAKULU BAKISI 462.427
3 BAHANGULU BANSILU 427.084
4 BOHIKA NKUMU 281.703
5 EBEME EYULANENE 230.351
6 KAPOY KABATUANYISHE 472.478
7 KAPULUWAYI ILUNGA 120.176
8 KAZAD TSHIPENG 270.262
9 KEBEY AZUAKATE 308.112
10 MAKEMBE KIBUTULIRO 218.014R
11 MAKOKILA MAMBULU 127.876
12 MATEMBERA NYOTA 230.348
13 MATUNGULU KABA 445.150
14 MBITE VIASANGA N.U
15 MBIYAVANGA LUSIKAMA 325.213C
16 MONGU HOMBA 472.353
17 MPAMBA SIBO 264.716
18 MPUEKELA ILUNGA 431.382
19 MULUMBA KATENDE 151.301
20 MWAMBA MUSASA 298.964
21 MWANZA MOONGO 688.455
22 NGALAMULUME TSHIBITSHABU 471.495
23 NONDI EMPIA 118.069
24 NGUBA FUMBA 230.365
25 TUDU ZINGO 150.983

2. Ministère des Finances
1 BOKONGO LIBAKEA 343.693
2 BUSA BALELI MABUNDAWA 434.594
3 ELAU YANYELE 264.953
4 KABALA ILUNGA MBIDI 274.882
5 KABEMBA OKANDJA 459.455
6 MWANA NTEBA ALI BABA 406.471
7 OSOMBA WEDIKO 450.243

3. Ministère du Budget
1 KIPINGANI NGIMBI 437.409
2 MFURI MBO-LENILE 169.552N
3 NZITA MUAKASA 1.327.96A


4. Ministère de la Santé Publique
1 ALELA LILEMBE 433.915
2 BEMANGA NKOTO NOMBE 431.562
3 BONDA AMBUNGA 429.794
4 EALE BOSELA 540.631
5 EBWA MAMBU 408.543
6 KANOW MAMUNGAY 406.373
7 KONGOLO Pius 433.415
8 MAMPUYA KAY 271.790
9 MAPANDA BWASSA 434.022
10 MATELA BAANGI 433.438
11 MBEKE MUSUKO 263.799
12 MBUYA MBAYO 279.579
13 MIAKALA MIA NDOLO Jean Honoré 263.196
14 MOKANGA LOKWAMBA 437.176
15 MUGANGA BAHOMA Roger 500.323
16 MULUBI LIKOLO 512.615
17 MUSONGELA LUMBILA 265.581
18 YABADILE MAHOLE 503.027


5. Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel
1 MBAKA NGAPEMBE 1.307.486X

6. Ministère de l’Economie Nationale et Commerce
1 UTSHUDI OMALOWETE 122.966

7. Ministère des Mines
1 LUMANDE KASALI 293.437
2 MBUYI BAKEBA 271.561

8. Ministère de l’Urbanisme et Habitat
1 BUNDU KIMPUTU SUKA 211.188
2 IKEKEMA LOMANGA 405.959
3 KAMBULU MONKA 456.044
4 KASHAMA KOMBAN A NAM 123.579
5 KAYETOKO KUKIELE 109.113/L
6 LUFUNGULA NKOY SAIDI 435.633
7 LULA MBAMBI 128.976
8 MBALAMBALA KAYOYO 443.011
9 MBONGO LUTETE 152.619
10 MPANGITE MIBWELE 348.006
11 MUKINAYI TSHIDIBI 418.900
12 NDAKPAMA NSUNGU NIBIO 290.959
13 NIANGEZI YAKAJANGU 143.990/T
14 OLENGA SELEMANI 508.859
15 OLENGA TSHOMA 329.904
16 TSHISWAKA MWIMBA 125.890
17 TSHISWAKA WA TSHISWAKA 472.401
18 WIDIA GBINIGBA 291.013

9. Ministère de la Justice
1 BAKANSHIKA KANKU 163.066
2 KBAKUMU SELEBOLO 124.527
3 NSENGA MASIATIMA 127.063P
4 SHONGO OLUNGI 163.115

 

ORDONNANCE N° 09/071 DU 31 JUILLET 2009 PORTANT MISE A LA RETRAITE DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS DE L’ETAT AU GRADE DE SECRETAIRE GENERAL DE L’ADMINISTRATION PUBLIQUE

ORDONNE :

Article 1er :


Sont mis à la retraite pour fin de carrière, avec le bénéfice de « l’Honorariat », les Secrétaires Généraux de l’Administration Publique, dont les noms, post-noms et matricules ci-après :
1 ALUMA LIFETA 326.323
2 BWANAHERI MIKAMBO 105711
3 CHYROMOD KADUMA 301.993
4 ILUNGA ATSHOV Felix 300.256
5 ILUNGA FINGWA FINGWA 290.578
6 KABUMBA MBENGELA 126.850
7 KATAKA MUSAY 274.905
8 LIFAEFI LOFOLI 127.660
9 LUKUBAMA MAVUNGU 295.999
10 LWAMBA LWA NEMBA 326.304
11 MADY AMULE 320.062
12 MASIKA KATSUVA 292.317
13 MBUSU NGAMALI 281.584
14 MIAKA MIA BILENGE 234.380
15 MIKABA KIMUNGA 165.611
16 MOKONZI O’AMBA 290.667
17 MOKUBA MPAKEBUI 294.469
18 MONSEMPO MBOKELI 127.460
19 MUKADI BAMUANYA 127.642
20 MUKEYA KIAMWIMBI 276.196
21 MUZYUMBA MWANAHEMBE 1/ 346.236T
22 NDJOLI MOKOLIBA 363.419
23 NFAN-I-YIND MUSHID 127.846
24 NSIALA MIAKA 291.059
25 TSHISWAKA KABANDA 129.203

 

ORDONNANCE N° 09/073 DU 31 JUILLET 2009 PORTANT MISE A LA RETRAITE DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS DE L’ETAT DU MINISTERE DES AFFAIRES FONCIERES AU GRADE DE CHEF DE BUREAU

 

Article 1er :
Sont mis à la retraite pour fin de carrière, au grade de Chef de Bureau, les Agents du Ministère des Affaires Foncières, dont les noms, post-noms et matricules ci-après :

1 ABEDI DI SIKOU SIKOU 151.084
2 ADJOKO DIKOMA 388.095
3 ALUMBA TSHIONDO 230.337
4 APONZA MOKE 105.898
5 BAHWERE NGINDU 264.712R
6 BAKAYA LONGUNZA 150.884
7 BAKETA LUSAKUENO 151.059
8 BALOJI ONADIYO 045.935
9 BAMANYE BANTANGE 246.703
10 BAMAUNDE ANZEMBE 230.331
11 BAMBI MALUNDAMA 128.379P
12 BASTI LUMBI 150.892R
13 BELEZO WALANGA 1/163.783
14 BENE DIMUKA 133.775
15 BIABOLA SELO M.T. 128.434
16 BINDA NZEZA 254.717C
17 BITUISILA SHASHI 230.453
18 BONDOKO BARANSI 126.296
19 BONGINA LONGBA YESIA 151.016
20 BOSAMBI OTENEFONA 397.709L
21 BOTUKA SAIDI 107.884
22 BUABU KATAMBA 120.122
23 BULAYA BASOLO 285.944T
24 BUTILA IGHOMBO META 128.423
25 DATSHI KABEYA 278.339Z
26 DENDA MOZIKA 1/150.952K
27 DIAMPOVA MBUTANI 178.983
28 DIPUNGU GIFUTSHI A NGUYA 126.639S
29 DIZOLELE N'KAZI 179.001L
30 DJONGESONGO EKOMBA 518.948
31 DONDO IFO 150.894
32 DUNIA IMOME 103.498
33 DYELY AKONDA 151.265
34 DYOMBO BOLENGE 430.426
35 ELEMBE KABONGO 151.047
36 ENGWANDA LAMBU 442.205
37 EPENDA WAKALEWAE 302.296
38 ESOMBA MANGE 462.852
39 ESSOKOWA NAWEZI 126.291
40 ETONGO BABANGWA 128.553
41 ETSHIKO YI MAZINGA 102.482T
42 ETUMESAKO KONGOLO 128.371Z
43 FUNDJI MUWAWA
44 IDUMBO BALASONGA 128.463
45 IKILI ESSANDJA 266.955L
46 IKUTA TSHIBI-TSHIABO 150.911
47 ILUNGA MAKUNDI 128.384X
48 ISENGE NIMY MAYELE 150.958K
49 ITEMA MOKE MBONGO 281.691
50 KABAMBA MUSUYI 309.450E
51 KABASELE ALEKOKO 365.069Z
52 KABASI BATAKALUA 150.987
53 KABUKA MAOKA 278.216
54 KADIAMOSIKO MUDIANGU 281.707
55 KAGOMBE KAYAYA 178.960N
56 KAL HAM MBOM 150.967
57 KAMBA MUKENDI 178.968A
58 KAMUNGA MBUIKANA 056.091
59 KANINDA KAPOSA 222.911
60 KANJI NGOLO 486.787
61 KANKONDE MBUENKO 115.801
62 KANYA MUKALA 112.553
63 KAPANGA MFUMU BAWA 428.484
64 KAPENDA KASOMBO 128.404
65 KAPOYI DI NZITA 325.221
66 KAPUKU KAMANDE 151.104T
67 KASANSI TENDA 254.318
68 KASENDWE IBUMBU 278.322T
69 KASONGO MBUYA 151.183
70 KASONGO KISIMBA 0/151.179S
71 KATSHULU LESA 151.136
72 KATUMBA NGOYI 576.485
73 KAVIMBA MAKWATA 151.279
74 KAWUTA MBUDILWA 151.160
75 KAYEMBE AMWANGYE 150.929
76 KAYEMBE TUPEMUNI 151.143
77 KAZADI MAKIESE 178.978
78 KELAW MBOMBO 150.924
79 KENZO NDUMBI 388.122
80 KIKUNI NGAYIMI 116.859S
81 KIKUNI MWANYA 128.494
82 KILEMBE WA TSHITENDE 128.448
83 KIMI OMENA 456.339
84 KINGINDA BULANDALANDA 150.978
85 KITENGIE BWANA 230.307
86 KITSHIABI BOTULI 271.829
87 KIVURUGA KIALANDA EKAN MIDWIZ 417.137
88 KOMBE MPONGA 150.910X
89 KOSHY MUKENKETAYI 151.482
90 KUKABA MOTHOOLA 402.821
91 KUKEDISILA MUKASI 150.906
92 LAINI MUAMBA NZAMBI 264.744
93 LIKOKE DEMODONGAWI 125.662
94 LINTAMBA IFONDO 151.153
95 LODY NDOFUSU 150.905
96 LOHEKELE UNYANGUNGA 178.963S
97 LOKE KOLA NZALI 178.964
98 LONGO BAFU MODJA 124.471
99 LONGULU KASIDIMOKO 151.269
100 LOYOMBO BOTIKEKE 1/325.188K
101 LUFULUABO KADIEBWE NGANDU 179.013H
102 LUFUNDU MASALA 326.282
103 LUGUNU MPONGO 151.007
104 LUKABYA MUSANSI 151.073P
105 LUMANO MUDIMBIYI 119.978
106 LUMBALA BOLENGELI 427.268
107 LUMBU BAMUBILE 387.431
108 LUNGANGA ONAWUNGU 111.431Z
109 MABOMBA MANDOLE 151.222E
110 MAINGOLO BALOMBO 151.192
111 MAKAMBU MASUNDA 049.306
112 MAKENGO EKANGA 230.308
113 MAKODA DUDU 395.585
114 MALAMBU KAPATA 128.418X
115 MAMBI KIAYINGANA MEKA 151.044
116 MANIANGA ZELANA 102.825
117 MASENGU WA MUYA 483.861
118 MASIALA MBENZA 325.223
119 MASINI KIAYA 7/017.912N
120 MATESO KILONDA 151.053
121 MATOBO LUMBWELO 151.092
122 MAWANA LIKENYULE 230.372T
123 MAWILA MOKE 422.436
124 MAYAMBA LONGANDJO 105.846
125 MBAKA LUZINGU MPASI 179.036
126 MBANO MAVAMBU 128.430
127 MBENZA MUPIDIA BAMBI 117.756
128 MBEYONGO NKOY 100.117
129 MBOMBO NGANDA 150.984E
130 MBOYO LOOLA 125.881
131 MBUMBA BUEYA MANDIKA 151.161
132 MBUNDI LUTU 150.949S
133 MBURUNGU NZUMBA 395.389S
134 MELEKI MUKULA 145.015V
135 META NKUYA 112.931
136 MILAMBA MUSUMBU 179.106
137 MIMBULA BITAKALENGELE 179.022X
138 MOBEKI KEDY 178.994X
139 MOMANGA BILAMBUNGU 128.393P
140 MPANYA W'ONGANGANDA 253.810X
141 MPUTU MWANA NKOSHI 128.382T
142 MPUTU MBANDA 230.475C
143 MUABI NSABANGA 192.169Z
144 MUAMBA MUSASA 150.969
145 MUDIANGU KASONGO 106.168
146 MUDINGAYI MUDINGAYI 407.540
147 MUGANZA MWANGU 180.386
148 MUKALAY HANGA TWITE 145.084T
149 MUKANDA ZOLA 151.071
150 MUKENGE WA KABANGU 128.389
151 MUKUNA MANGUBU 150.942
152 MULANGU KANDOLO 117.408
153 MULUILAYI DIBONDO 151.261
154 MUMBA MONAHA 128.503L
155 MUNGANGA MAWHIBIKEN 151.012
156 MUNTU MVIOKI 151.003P
157 MUNTUMOSI SHATETE 128.440X
158 MUPANGILA TSHIBANGU 102.468
159 MUSIANGU NAWET 128.380R
160 MUTEBA DIPANG 128.405
161 MUTOMBO KAMBA MBOYO 264.714T
162 MUTOMBO IRUNG A KAT 179.035
163 MUTUNDA TSHOZ 150.946
164 MUTUZA WAKUSOMBA 150.975P
165 MVILA NGONGA 688.438
166 MVU BADIANYAMA 150.996
167 MWAMBA MUKUNA 473.297
168 MWANAMPUTU MUTSHOKO 151.101
169 MWEMWE SHOMBA 278.317L
170 MWENDA MULONGO 1/159.371H
171 NAWEJ A TSHIMWANG 150.947
172 NDAMBA MUANYINAYI 329.117
173 NDOMBE KWAKALA 150.919
174 NDONGALA MBUTA 292.350
175 NGOMA SAVALI 559.184
176 NGONGA IZAYNE 151.147V
177 NGUMBI KABULU 106.592
178 NGWALA NGAMBWA 442.188
179 NIANSI TEPA 285.470
180 NIATI BIPASI 151.026
181 NKONGOLO LUBAKWANI MUSINDU 128.452T
182 NKONGOLO BUANA 456.377
183 NKUAKIDI FUINABI 128.388R
184 NKUMU EHAMBE 230.462
185 NKUSU IPIOLONGWE 471.606
186 NSAMPANGA LUPUPULA 151.173S
187 NSAPO WAZOLAGO 150.898A
188 NSEKOKO BOLELE 441.063
189 NSHIMBA BOPOMBA 178.970
190 NSIEMBALA THOMAS 463.578
191 NTANGA KASONGO 151.062
192 NTUMBA KADIMA 116.971
193 NYANGUILA KADIAMBA 150.997
194 NYINDU TSHIOMBO 120.007P
195 NZEBO MABUNGUTA 460.562
196 NZUAMFI DIKALA 151.068
197 ODIA KYENDELWA 054.305
198 OKITO MOLE 688.447
199 OKITO ONGENYI 486.438
200 OLENGA PENGE 128.525
201 OSOMBA TSHIZWABA 230.327P
202 PETA BA-PFUTI 430.554
203 PILIPILI LUNANGA 050.649
204 SAKOMBE KABONGO 150.934R
205 SALUMU YAOKANA 105.912
206 SANDJA KAWEZI 129.279
207 SEMBA KADILU 151.017
208 SHENGEZI MUNGURANYI 106.705
209 SHOKE EFOLOKO 103.554
210 SIKUGANI SHAMBA 121.592
211 SIMBA MWAMBA 387.433
212 SINDJILI MPOYI 366.363
213 TSHANYEMA KATUMBI 213.734
214 TSHIAM TSHIKUDI OKITO 151.014
215 TSHIBANGU MUENDA 119.492
216 TSHILELA NGENDA 216.944
217 TSHIMANGA KATENDE 483.507
218 TSHIMUNY BEYA ZENY 527.130
219 TSHITENGE OLANU ASIKA 230.354N
220 TSHITUNGA KABAMBA 336.500K
221 TSHIZUNGU BAHARANYI 106.734N
222 VANGU LUSALA 105.597H
223 VILA KANGA MAMBUENI 151.217V
224 WABI NKADIAMEN 417.136
225 W'AHUKA MAYOYI 150.897
226 YANGOTIKALA LOMBA 1/151.042
227 YETA OLEKO 151.154K
228 YIMBI MANGALA 151.369S
229 ZOBIA MALOKA 231.059

 

ORDONNANCE N° 09/072 DU 31 JUILLET 2009 PORTANT MISE A LA RETRAITE DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS DE L’ETAT DE DIFFERENTS MINISTERES

 

Article 1er :
Sont mis à la retraite pour fin de carrière au grade de Secrétaire Général, les Agents de Carrière des Services Publics de l’Etat dont les noms, post-noms et matricules ci-après :

1 ABELEY IFIA MIPANFELA 167.774
2 APITI MPILAMBA 115.645Z
3 BAELONGANDI FOLO 231.569
4 BALEBALE BIJIMBA 115.795
5 BENYA BINGINDJ'WE 159.341
6 BIKAKALA KONGO 112.331
7 BILESSI YOMBO 274.907
8 BILOLA TAFAKULI 128.567
9 BOKAKANDANI MASOMI NGAMBO 54.667
10 BOLYA LELO-TE- NDOKWE 335.219
11 BONGO SIMANGI 299.914
12 BOOKA NKOLOKUTA 55.510
13 BOPE NGALAMULUME 55.960
14 CHIRIBAGULA BULULI 153.356
15 DIMELO DI LUKOMBO 276.470
16 DJAMBA OKITO PEMBA 123.160
17 EALE BAKULA LOOLA 114.674
18 ENGONGO ISOFALA 101686
19 FATAKI MINIMBENG NTAB - EWA 113.892
20 FUNKA BUINAN TAMBWE 169.538
21 ILENGISA NTULA 399.011
22 IMPERIMASA ETUM 127080
23 INAKA MONA EBANGA 112.862E
24 IYANDA ADJEI 294.423
25 KABANGE MUYA DJEKESELA 212.703
26 KABINDA EKANGA NGOY 371.769
27 KAFUN EBANG 207.748
28 KALOYI MUKADI NSENDA 131.270A
29 KANIKA NAWEJ 271.539H
30 KANIONIO MATUKU 344.371
31 KANU MBIZI 342.671
32 KAWADIO NSADI 308.125
33 KAYEMBE KABASELE 292.351
34 KEMBOLA KEJUNI 402.377
35 KINSANGA BASOLODI MAYALA 112.864
36 KITUTU O'LEONTUA 127.474
37 LANDU LUSALA KHASA 115.825
38 LIMBOMBE LIBOMAYA 101.082
39 LINGOLO ITOKO BOSEKAMPETSHI 100.310
40 LOKANDJOLA MBEYO 56.780
41 LONGO SITA NSIKU 122.709
42 LOTS DJEREBAD'U 115.721
43 LUBAMBA TSHIMANKINDA 179.924
44 LUKAMENYA KWENDA MALIBILO 115715
45 LULA GANIENGI 53.939
46 LULANGA ZIHINDULA KAJOKA 125.990X
47 LULEKA MWANALWAMBA 389.363
48 LUMBU MUKUBO 499.727
49 LUMUANGU LUVISA 165.496T
50 LUWAWU SADILA 127.875
51 LWANGO LWA BAHANGA 127.844
52 MAKABAKAYELE MBOMO 107.671
53 MAKOLO NDOKO 386.131
54 MAKOLO MATUPU WA MUANJI 180.498
55 MANDEME MBOKOSO NGOBILA 126.230
56 MANGENDA MUKOKO 245.258
57 MATESO WABUBYULA 179.923
58 MATRESHI MWANDAMA 127.012
59 MAVAKALA DIAZOWA 103.719
60 MAYAMBA MONGA LIWANDA 170.752
61 MBADU-MBAMBI DUKI 430.466
62 MBEMBA M'LANDU 112.906
63 MIKAMBO NYUMBA ISSA KAKOZI 128.027
64 MONDANGE BOYEKA 127.270
65 MONGANGA PILI 338777
66 MONGBONDO NDJUMBAMBELE 199.681
67 MOUPONDO MAFUNDJI 49.396
68 MPETI NSELE 430.521
69 MPIALU MUANGA NDEDIKA 127.266
70 MPINDA KABULOMBA 384.821
71 MPUTELA MBONGOLO 301.986
72 MUAKA KIAMA 101.223
73 MUBENGA MUSUNGAYI 128.219
74 MUNGOMBA NGWEFU 123.090T
75 MUNTU NGALAMULUME 112.346
76 MUTAMBA KABONGO 241.568
77 MUVWALA MWAMBU 128.982
78 MWANA MPUTU ZI KIAMFU 229.794
79 MWENDA SOKO KATAWANZA 399.124N
80 N'GBANZO MANGONGO 128.037C
81 N'SABAKA BOLEMENZO 128.265
82 NGOY MBELE 338.128
83 NGOY MUSWELE 125.917S
84 NKANKA LUMBALA 116.621
85 NKANO IMANA 126.831Z
86 NKODIA LUMINUKU LUMINUKU 290.629
87 NZILA NZILAMBI 162.883
88 OMANA PENE OMANA 105.098
89 OMARI BUCHILU 131.814X
90 OMONIO OKUNGU OLEMBO 118.014E
91 PANDANZYLA ALOMPEL 57.160
92 PANUBUBI MBIMPANGISHE BISHAL 116.392
93 PANZU DI PUNGU 424.581
94 PINGANAY SABWA 1.294.452X
95 PONDJI BUMBA 131.821
96 SAMBIA GERE NDANU 127.788
97 SHOMBA KUKANYA 105804
98 SUAKA NZEZA 127.055
99 TAMBWE LUBEMBA 126.906
100 TAYAYE FAFAY 113.275
101 TELA TADILA 128.566
102 TOKO DI MALUELA 396.307
103 TSHIBONA MUBALAMATE 128.049Z
104 TSHIMPAKA KABWE SHAMBUYI 335.218
105 TSHINKOBO MUDINGA 181.914
106 TSHOMBA KASONGO LOKALE 290.797V
107 TUKA MUDA 291.070
108 UKUMU UPAAR 294.488
109 UMBA WONYO 54.840
110 VASIKA NGANDU POLA 301.997V
111 WANI MANDULU 385099
112 WELO ONYUMBE 102.655
113 YUMBA MWENDALAMBA 124.425
114 ZENGA DOMBASSY LEMBI 128.203Z

 

Article 2 :
Sont mis à la retraite pour fin de carrière au grade de Directeur les Agents de Carrière des Services Publics de l’Etat dont les noms, post- noms et matricules ci-après :

1 ABUSA TABAMBO 422.480
2 AGOLU MASSANGA 126.112
3 AKALAKOU MAKOUNDA 125.125
4 AKENGE AKULA 50.691
5 AKENGI WA MBELE 134.309
6 ALEKO MOMBAYA 103.808
7 ALEMBE WEMONA 131.879
8 ALIMASI FUNDI 159.819
9 AMURI NTAMBWE KAHENGA 167.083
10 ANDABO MOMBUNZA 338.914R
11 ANDALA BABULUNGANA 405.554
12 APEKA EYENGA MANGA 162977
13 ASSUMANI KAZEMBELE 124.357H
14 BADELEBAPAGE BASSY 351.934
15 BADIBANGA MUBIKAYI 397.080
16 BAELO LOKANGU 111.745
17 BAHARANYI LUSHULI 521.253
18 BAJIKILA NTITA 152.618
19 BAKATULEJA LOMBAMBIE 167.074
20 BAKETA LOMBILULA 132.836
21 BAKISI SUNGU 299.813
22 BAKONZI MAGOMBO 055.508/X
23 BAKU -DI-MALONDA 349.787
24 BAKU BAKULU NE 212.834
25 BAKUKEOLO LONGANDJA 127.262
26 BAKULA MBALE 389.461
27 BAMBA BASEYA 151.605/P
28 BANZA KAKAMA 399.012
29 BASABOLI NGUNDU MAURICE 120.085
30 BASAKANA MUDJUNI 289.425
31 BASILA LIENGO 308.514K
32 BASUME KADIMISHA 126.493
33 BATUBENGA NTOKA 127.736
34 BATULY IHOMI 364.077
35 BAUDELET KAMBI 102.105
36 BAYEYILA MPESI 430.492
37 BAYONGWA CIHANA 127.091
38 BAZIKA KILINDILISHI 229.795
39 BELIYO ESANGA 121.904/N
40 BELONGA ELENGE MOKE 116.724
41 BENA TSHIPAMA 107.702
42 BENIA KASONGA 167.120
43 BEPALY ITOKO Charles 319.550A
44 BEYA MUANABUTE 207.748
45 BIDUAYA KABONGO 487.389
46 BILUMBU MUNDADI 180.083
47 BIMAKU NZENZE 383.009
48 BIONGO WANGO 126.363
49 BIRHUMANA MUTARAGA 050.874
50 BODO MANANGA 229.785
51 BOLILI BOMPANGA BONONGE 309.223
52 BOMANGA LONGILIM 204.356
53 BOMOLO NKINDA 151.668
54 BOMONGO ALEKA 127.040
55 BOMPOKO BOKETE MEDARD 275.824 K
56 BONANE SADIEMA 291.688
57 BONDELE W'ITUFA 179.907
58 BONGALA MASUMBUKO 128.565
59 BONGE GIBENDO 104.778
60 BONGISA NGUBUNDU-EBUA 169.539
61 BONKELA MPONDELA 290.804
62 BONYEME IS'EKULA 202.224
63 BONYOMA LULU 402.247
64 BOSAKO ESETA INKOMBOLA 113.186
65 BOTULI EPOKABENGA 302.102K
66 BULA BUTUPU WA BAMPENDE 101.222
67 BWAYA PEH-PEH 255.570
68 DANGAMA KODORO 167.968
69 DIAMPASI-DIA- BOLOSA 119.496
70 DISIDI MPONGO DAVID 103.646/X
71 EBOLA IYAWA 153.607/P
72 EKOLI LOOMO 182.242
73 EKONZO MENE GBANDA 202.893
74 ELIA ENDIKANO ADRIEN 126.406
75 ELINGA BOMPENDE 399.375
76 EPANTALO BWANA 121.590
77 ETOYI NDJATE MILAMBO 123.064
78 FALANGANI TANDEM 111.580
79 FATAKI ANGBAME 435.011
80 FUNISA LULENGI 179.941
81 FWANKENDA KAPER 230.267
82 GABUMBA -a-GIMENA 322.057
83 GOUMOYA OHASSA NGEMBE 1/253.658
84 GUMBELO ZEBO 353.644
85 HONCKAN MWAN KEDJING 128.588
86 IBWAKUNGU ELEM'ETI 151.669
87 IKALABA MUNONGO 230.033
88 IKOSA BAMBULA 058.943
89 ILANGA KABELA 1.946
90 ILENGI LIUMA 292.671
91 ILOO IKOMI 167.454
92 ILUNGA TSHITAMBA 127.907
93 ILUNGA TSHIBAMBA 103.751
94 ILUNGA KASENGO 268.303
95 ILUNGA NJINGULULA 1/294.462T
96 ILUNGA WA ILUNGA 279.845
97 ILUNGA TSHIMANGA 163.829
98 INGOLE MONYANGA 276.480
99 ISHAKA MAZABA 159.028T
100 ITAKA MAKUTU 163.029
101 ITOKO Y'OKUNGU 129.202
102 KABADI MUKENDE 279.750
103 KABANGU LUFULUABO ANDRE 325.086
104 KABASELE KASONGO 118.895
105 KABELU KAFUE LEJAWEBE 502.904
106 KABENA BASUA 155.241
107 KABESA WA KABESA 125.885
108 KABEYA LUMBALA 118.374
109 KABHEYA MULOLO 121.612
110 KABONGO KANOWA Léon 308.429
111 KABONGO TAMBWE HONORE 299.922
112 KABONGO BILOLO 187.856
113 KABOTO KATSHIMANGA 101.766
114 KABUYI MUKULUMPE 121.986
115 KADIMA BETU KUMESO 294.510
116 KADUMUNA BIN ASIMBO 1/129.230
117 KALA EBER 272.276
118 KALEKYA MWANDU MUSA 177.783
119 KALELE MULEZI 102.752
120 KALENDA WAMATA 112.689V
121 KALENGA TSHIMANKINDA 129.707
122 KALOMBO N'SAPO 329.324
123 KALOMBO KABEYA 1/107.827
124 KALOMBO M'VUNDA 163024E
125 KALOMBO MPONSHI 124.787Z
126 KALOMBO MUKANYA 107.055L
127 KALONDA BAELO 151.944
128 KALONDJI KADISHO 100.458
129 KALONJI NGOIE DITUNGA 386.002
130 KALONJI MILAMBU 229.796
131 KALONJI NSENDA TSHIPEPELA 117.290
132 KALUA MUTALA 122.309P
133 KALUSEMESOKO KUZOMA 126.890
134 KAM MUMBAR IFER 118.369
135 KAMAMBA MWATA YAMVU 229.793
136 KAMAY KAPAYA 103.107
137 KAMBAMBA KILENDA NZAU 402.385
138 KAMBAYI WA KATUMBA 179.943
139 KAMBOA MBAYA 404.834
140 KAMBUNGU MPANZU 107.470A
141 KAMENGA LUNGOY 273.299
142 KANUMUANGI TSHIAMBA 293.043
143 KANYUNGULUKA KABEYA 127.876
144 KAPENA BAMANYA 310.102
145 KAPONGO MUNYOKA 058.909
146 KASHIAMA EKOM EKWIS 558.725
147 KASONGO 402.124
148 KASONGO MWAKA 285.740R
149 KASONGO MULENDA 267.583
150 KASSINI KIWELE 307.405C
151 KATENDE MPOLO Théophile 166.368
152 KATOKA DJUNGA Michel 112.763
153 KATSABALA BOKANGA 127.052
154 KATSHIMBA LUFUBUKASA 133.007
155 KAUNDU KABANGABANGA 121.735
156 KAUTA KADISHI 294.335
157 KAWONDA JOSEPH 331.051
158 KAYEMBE DITANTA 342.717
159 KAYEMBE KASONGO 117.105
160 KAYEMBE LUMPUMPU 172.323
161 KAYEMBE MBANDAKULU 1/294.439Z
162 KAYEMBE MUNTU 124.791
163 KAYIJ MULAND KALENG 279.768
164 KAYIMBI WA MUPOYI 1.941
165 KAYOLO KAHENGA 338.801
166 KAZADI LUBOYA 130.203
167 KAZADI MUTAMBA 053.911L
168 KAZADI MPASU KALUBA 134.048
169 KAZIGE CHIRHUZA 230.038
170 KENE KENE MUTSHANTSHI 163.012K
171 KENEKENE MA N'SIANGU
172 KINYANTA MUMBA FRANCOIS 347.880
173 KIPULU GYMONI 2/410.438
174 KISESA NDOMINGIEDI 127.793
175 KISHABA KISHIKOMBE 127.799
176 KITSITA MUTUMBO 180.843
177 KODI DIA NLONGO 308.237
178 KOMBE MKUNGBWE HENRI 335.005
179 KONDE LUAMBA 117.053
180 KONGOLO KABONZO 370.712
181 KONGOLO NGOIE 471.373
182 KUMBU BENYAMINO 271.574
183 KWETE MASHEKI 167.180
184 LANDU KIYEDI 127.043
185 LELO LELO WA MAYANIKA 175.682
186 LENGI GNELI 181.908
187 LEPUGE MOSHANDJIMA 054.432
188 LIANDJA MBOYO ALBERT 192.839
189 LISSALA ILUMBE 058.946
190 LIZAGU ENANGA 338.225
191 LOBELA LIKOKO 162.905
192 LOKEMBE BOLIK'EFANGA 292.355
193 LOKONGOLOME KAMA 167.081
194 LOKOTO KALEMA 105.551
195 LOKWA KOTO BOKAMA 120.493
196 LOMBOTO MBOLOPAKA 281.590
197 LONGO MOTO ANDRE 192.825
198 LONGONDA ENGAMBI 292.315
199 LUBADI KABISHU 424.949
200 LUBAMBA KITENGE 129.034
201 LUEMBA MWAKA 130.511
202 LUFULU NE NTUMBA 125926K
203 LUFULUABO TSHONDO 299.141
204 LUFULUABO NSANA 116.568
205 LUHAKA SHUTSHA 163.167
206 LUKOKI NDOLUVUALU 128.689/S
207 LUKOKI LUMPANDA 127.011
208 LUKOZI KABWE 130 243
209 LUMU NDUMBI 132.948
210 LUNGWA MAYAMONA 430.524
211 LUNZUMBULU DEBA MALUZA 055.726
212 LUSILAWO N'LEMVO 301.963
213 LUSIMBADIO KANDA 293.831
214 LUSUNGU 114.522
215 LUTUMBA MPASI MAKUMBA 293.439/P
216 LUVALUKA VANZA 130.561
217 LUWAWU ZIKABEMBO 130.185
218 LUYAYA SENGA 310.090
219 LUZOLO LWA KITUSI 229.422
220 LUZOLO MAMOSI 290.803
221 LYAMBA BIA MOONGE 54.109
222 MABIALA -MA-KHETE 386.026
223 MABITA A- N'DIMBOZA 424.600
224 MABOBO MULONZO 117.472
225 MADANGI KATUMWA 169.660
226 MADRAKILE TAKONDE 163.038
227 MAFIYA LUBAMBU KAYIMAN 294.474
228 MAKABU MWAMBA 127.912E
229 MAKANZU VUADI 430.525
230 MAKENGO NIENGI 1.294.590T
231 MAKITU KIMBULUKITU 112.910
232 MAKOKILA WUTSHU 118.460
233 MAKOSO LENGE LEMBA 487.182
234 MAKUBALI LONDO MBULA 178.972
235 MALEMBO EMENE 294.571
236 MALOBA MWALUKA 1/129.213C
237 MAMBA SHAKO 345.079
238 MANA MAVINGA NZINGA 293.323
239 MANGOLA MANY -MOKASA 450.206
240 MANZAMBI LUBAMBA 262.592
241 MANZENGI BABITIDI 117.123
242 MASALA BAFWILA 127.303
243 MASANGU MAKAOMBWA 157.982
244 MASSAMBA UMBA 123.223
245 MATATA TANZAL 1/105.851L
246 MATONDO NIOKA 9/402.230
247 MATUKA ITOLO 121.163
248 MAVUELA Ma KITAYI Joseph 290.596
249 MAYALA WU MUESI MWANZA 127047
250 MAYALALA AMISI 107.857
251 MAYELA MA SASSY 336.631
252 MBAMBU NTIMANSIEMI 155.949
253 MBANGU AHOSAKADI 131.299
254 MBARILA PYANA KATAMBA 165.673L
255 MBELEMBELE MUNTSHANTSHAY 267.810
256 MBIKULU N'KEKO 317.880
257 MBIYANGANDU LIMENGO 303.963H
258 MBIYE MULOWAYI 192.858
259 MBOKO OKITO 117.084
260 MBOKO NE FINGU 127.068
261 MBOMBA BOKUNDI IYELA 130.522
262 MBOMBO DIBANDA 130.291
263 MBOMBO MALONGO 103.059
264 MBOTE 102.486
265 MBUDI BAZABA DI-MENO 388.897
266 MBULI BOSOMBO 150.962
267 MBUME KAMANGO Isidore 173.813
268 MBUNGU KINGWESE 401 591
269 MBUYA 103.258
270 MBUYANGA YANGA 387.270
271 MBUYI DIPASA 123.246
272 MBUYI MUKUNA 1.940
273 MFUNI TSHIAMANYANU 048.205
274 MIKAMBO NDUMBA 394.929
275 MILEMBO MUSANGU 338.797
276 MINGINA KOK 104.535L
277 MIRAMBO MWANA MUKANDA 229.984
278 MOBEMBO ONGUTU 112.481
279 MOENGO DIBWA KALENDA 122.067
280 MOGBOKOMA MOTAB'ONGA 293.523
281 MOKUWA KAMENIABE 058.038
282 MOKWALA MOCK ABOSA 152.682
283 MOLONDO NZOBA 395.294
284 MOMPATIBI MIZIEMO 7/333.931
285 MONGONDA BAY 167.077
286 MONSEGWO LEZHIANE 125.290
287 MONYIKI MOLEMBE 385.534
288 MOTUBA ABUODIODIO 1/ 412 251
289 MOUTYLA EKABA IABOW 158.959
290 MPANYA BUTA BUKOMA 057.097
291 MPEMBELE KISANDILA 167.453
292 MPINDA MUKENGE 129.184
293 MPOMBELI BOTANDJO 166.320E
294 MPOO MPISOMI 127.063P
295 MPOYI MUTOMBO 266.734
296 MPOYI WA KABUYA 117.994
297 MUAMBA MAKOLO 102.071
298 MUAMBA MUBALAMATA JOSEPH 134.060
299 MUBENGA MUKADI 416.770
300 MUBIKAYI NTUMBA WETUNGANI 162.989
301 MUCHAPA KAMPASA 120.123
302 MUHIKA MUNGWENGWA T. Gérard 101.703
303 MUKA MUYOMBO 258.010
304 MUKADI BADIATAKANA 128.214
305 MUKAMBU MUKANZA 276.228
306 MUKANGU KALUNGA 345.087S
307 MUKANYA MUIMPE 130.235
308 MUKEBA BUINABULE 114.532N
309 MUKEBA MWAMBA 348.209Z
310 MUKENDI KALUBUNDI 460.164
311 MUKENDI KABONGO 165.156
312 MUKENGE KIKOBO 342.726
313 MUKOKO WA MUNGONGO 335152
314 MUKOME MUPEKE
315 MUKUMALI WA TSHIEKELE 042.509
316 MUKUNA BAJIKA 056.870
317 MULAGO RUHANGABO 112.715
318 MULAMBA KAPAJIKA 124.549
319 MULAMBA TSHIMANGA 127.905S
320 MULANDU LANDU 104.212
321 MULANGU TUMBA 259.411
322 MULUMBA KASONGO 127.317
323 MULUMBA KIFOTO 113.834
324 MULUMBAWA MANGOLE 343.617
325 MUMAKHETA HUBERT Marie 268.263H
326 MUNDJO WANDJO 105.078
327 MUNSI MAMBANA 299.963
328 MUPANDA MINEGHENE 164.411H
329 MUSASA MBONGO KISUNGU 130.238
330 MUSEREGENYI 127.073
331 MUTANI MUKOSA 390.045
332 MUTEB FELIX MWAN' UT 125.608A
333 MUTOKE BEYA
334 MUTONI MUKEBO 057.503
335 MUTULU KOLAMBEY 265.152
336 MUYA KASANDA 343.130
337 MUYANGU BIN SWELI 199.775
338 MUYAYA BEYA KAYEME 281.336A
339 MUZIMBE NGENGO 347.720
340 MWAMBA NTOLO KATUPANGANI 345.815
341 MWANZA TSIBUABUA 116.729
342 MWEMBO 207.768
343 MWIHULA GHERIMWAMI 127.274
344 MWILA NSEKESHA 128.589
345 NAMASIA BAMBE 418.377
346 NDAA MURUMBI 181.928
347 NDAYA KABWELA MPONGO 281.602
348 NDIANG AY-SENA 054.224
349 NDONGALA DI MABALUKWA 234.638
350 NEDY LUSAMBULU 292.319
351 NENGA KIAMPASI 162.790
352 NGALAMULUME NTAMBWE 157.722
353 NGALAMULUME BIGINDJI 162.992
354 NGANDU NKOLE 104.505
355 NGANGU MBANZA 123.520
356 NGENGELE SUKU-SUKU 227.889
357 N'GOIE WA NGOIE'S 124.362
358 NGOIE MUDIMASENGELE 101.368
359 NGOMA NZUBA 115.692
360 NGOMA NSUNI 130.305
361 NGOMA MADIKI 1/294.500
362 NGOMA DI MAVAMBU 142.221
363 NGOMBO YAKALA 349.665
364 NGOMO BANGALA 1/388.280
365 NGOSOLA 126.187
366 NGOY NZE SEKA 162.850
367 NGOY SALUMU 127.093
368 NGOY SEKWA 258.954
369 NGOY TAKI PASCAL 113.065
370 NGOY MUTOMBO 127.009
371 NGOYA BITOTA HELEINE 487.764
372 NGUFU NENE 126.724
373 NKOY LIYONGA 291.818
374 NKUMU BAINA NZOU 306.908
375 NKUNI KELA MAYEMBA 245.655
376 NKUTU MI TUEMA 334.869
377 NOSSO NKALO 170.461
378 NOSSO NTAMBWE
379 NSAMALO BOMPEY 129.421
380 NSANA MUTOMBO 163.158
381 N'SAU KIBUNGI 372.458T
382 NSEYE MARA 118.461
383 NSHAGE NTUALI 117.859
384 NSIAMUNDELE BALABANZA 105.844
385 NSIBU E ZOWA TOMBESA 133.776
386 NSOMUE KIBANDIMBE NGOYI 106.940
387 NSONI LUTIETU EUGENIE 786.0277L
388 NSUMBU DIBUA 115.275
389 NSUMBU AKULA 294.440
390 NSUNDI BUKAKA 236.179
391 NSUTANI MAKETA 1/230.460A
392 NTAMBWE MPUNGWE 202.509
393 NTAMBWE NGOY Vincent 128.450B
394 NTANGU NSUKAMI 293.624T
395 NTEMO LUSAMESO 150.959L
396 NTETE TENDA 57.506
397 NTOYA -ZI- MATULA 116.970
398 NTUMBA KANDE 258.952
399 NUANKATU WA NUANKATU 101.363L
400 NUMBI KITO 442.345
401 NYEMBA SUMUNI 121.230
402 NYENGEZI YAKAJANGU 143.390T
403 NYOKA MAGUAD 127.089L
404 NZANGELA MATA BOPOLU 290.137
405 NZAZI NSADI 383.386
406 ODONGUME JAL'MITU 2/151.447H
407 OMEKENGE EMANGE 120.008
408 ONIA AKAKE 254.280
409 OTEMA LIANDA 100.122
410 PACKY MATONDOLO 101.449
411 PADIBUALU NGALAMULUME 128.473
412 PAKASA BALANDA 400.697
413 PANI PANZALI 128.498Z
414 PEMBELE SITA MALENGE 57.078
415 POKOSSO KHAAMEMA 385.560
416 POLE-POLE 116.327
417 PUMBULU NZINGA 117.194
418 RUVUNANGIZA N'AMAVU 150.962R
419 SAKIBANZA L. BOMBAMB'ENGENGA 116.400
420 SALITA MIPAKA 151.038A
421 SAMBA SEKWA 422.432K
422 SAMBU MABIALA 112.970
423 SAULA NZALA KONE 254.276
424 SENGI DI-NKANGA 254.267P
425 SENZI KINONGI YALA Berlin 254.358A
426 SESO BOTEMA NZALE 338.803
427 SINGBAGBE MARIE JUSTINE 127.309
428 SOLOTSHI TSHIBAMBE 334.940
429 TABALO MAAKABI KAYELIA 116.336
430 TABORIA UNSHE NGW'ONKI 159.900
431 TAMBWE OMANA OKITALE 132.859
432 TAMBWE MPINDU 1/294.472
433 TAMBWE MUTINDI MOYO 112.868
434 TANGU EPUNEWUR MASUKA 401.997
435 TEDIKA KISUNGA 309.603
436 TELE BUEYIWOWA 113.245
437 TEZZO LEMA BUBIDI 115.347
438 THAMBA NKENGE 351.523
439 TSHIBAMBA KADIADIA
440 TSHIBANDA N'SAMBA 430.679
441 TSHIBOLA KAPANDA 294.903C
442 TSHIENDELA KALOMBO 260.976
443 TSHIKELE MUSAMBAYI
444 TSHISUAKA KALALA 415.519
445 TSHISUMPA NSENDA 417.909
446 TSHOMBA KUMBA 116.407
447 TSKIM BALANGA MULUMBA 221.684
448 TULUNDANA KOBI 118.813
449 TULUNGA KISUBI PATRICE 290.595
450 TUMBA KASHIBA 334.891
451 UKERDOGU ALODHA
452 UTSUDI DIMANJA 290.671V
453 VUDISA MWADIA NZITA 293.559
454 WAWA BINGA MONTALE 167.456
455 WAWA OSOZIA WA NGOY 299.919L
456 WEBER MAYO 124.686
457 WEMBO OSAKA 126.248
458 WEMBO OLAMBA 290.603
459 WENA YOWA NDOMBALA 357.083
460 WETSHI DIHUKA 308.489
461 WETSI BONKINDELA W'OLOWA 130.136
462 WOTO KISASSE 379.706
463 YEKA MISAKA 1.948
464 YONGO LOKATE AHO 119.214
465 YUMAINE MUAMBUA 129.763
466 ZIZI NDOMINGIELE 278.425

Article 3 :
Sont mis à la retraite pour fin de carrière, au grade de Chef de Division, les Agents de Carrière des Services Publics de l’Etat du Ministère des Affaires Foncières dont les noms, post- noms et matricules ci-après :

1 ABUNDA MUNZABEDE 150.891P
2 AKWETE BOTOFE 55.261
3 BALEJA BEYA 295.345
4 BAWOS'ONONGA NKAMBOLOKO 396.836
5 BELGIKA BATWACHENGANE 151448K
6 BIDINGI MUZINGU 215.732
7 BIRONGO BAONGO 1./310198K
8 BONGWAO EKWETE NYANZANGA 128.470
9 BUTUKU WA KAYAKILA 123.506
10 CHIMBU MUKALAY 1/393316R
11 CHIZUNGU KURHORHWA 361.621
12 DIAKIADI MAMBU 45.872
13 EKABELA ENTOTU 103.477
14 IKOMBA KIALA 151.023
15 ILE OSIKAMBILE 229.818
16 IYANDEI OLAKOO 128.386
17 KABA BACHIRHONDE 299234N
18 KAHOTWA KAMBALE 179.944
19 KALEMA YABWABA 325.225
20 KALONJI MUAMBA 281.742
21 KAMUNDALA KAZEMBE 370.395
22 KANKONDE KANUNSEKI 151.094
23 KANUMBEDI WETUNGANYI 264785V
24 KASHINGU MUTANTAMANE 102780A
25 KASIALA KIEN 387.309
26 KATUKUMBANI LUMUNA 128.445
27 KAZINE MBOMO 057505C.
28 KEKO FUALA 389.549
29 KILANGALANGA KAPOPA 294.166
30 KIPASA PAKI LUSANGA 150.896
31 KODIA LUSAKU 150.913
32 KWETE MUANA MAKASHI 128466T
33 LOKELEKELE BOKUNGU 293992A
34 LOMBOTO BOYONGA 254271V
35 LUBUBU CILUNDU 176.610
36 LUHALU NDJEKA 109.029
37 LUHINZO NTIBANYA 143.399
38 LUKWASA KAKESE 150.933
39 LUNTADILA NSOMPA 128.375
40 LUWA MWA BAZILA 103.571
41 MABANZILA MADILU 114.534
42 MAMPUYA NDONTONI 101.374
43 MASSA OYILA 128.520
44 MATALA MWANGILA 128431H
45 MBANGU SAKAMWANYI 288061V
46 MBAYA BABALA BANGA 128369V
47 MBOMBO BAMANA 241.038
48 MBUYI KABANGU 306.440
49 MBUYU KYULU KYOLWA 150.900
50 MIAKA KONGO 151.416
51 MILAMBO WA MILAMBO 57.081
52 MIRINDI RUBENGA 7.318.830
53 MOKE EWASO 101.084
54 MOKONZO MOTUSA 293.083
55 MOMA WA KAZADI 100.078
56 MONDELE MO-KUMIYELE 290.600
57 MUIZU LEMBA DIA PEZO 128.416
58 MULEKA NKUNDWE 57.522
59 MULUMBA KASANJI 264.708
60 MUTSHIPAYI KABUE 107.487
61 MWENGE KATALA 381.081
62 NDJO-A-KEMBA UDIMBA 57.128
63 NEMBETUA NKUMU NDJOU 151.129
64 NGOYI KIAIMA 121.115
65 NGUBU WAWA 128396T
66 N'GUNZA KABEYA 58.801
67 NKANGI LOMPENGO 358953C
68 NKUMU MOLA 179.046
69 NSENKEY KAMADJA 128395S
70 NSUMBU KITENGE 100.295
71 NTUNA NTUNGI BISINA 125.263
72 NZENZA SALAMU SAKATA 150.912
73 OLUHU ENGUNDU 128.467
74 PHAMBU NGIMBI 101.451
75 SHEKOLA OKOFU 344.408
76 TAMBWE SWEDI 107.032
77 TSHENGE NYEMBO 171.231
78 TSHIANI MUTOMBO 121.631
79 TSHIKOMBA WAWA MUNTUBADIFILAKO 128439V
80 TSHIKOMO TSGHIKOMO KABONGO 257190K
81 WANGA MPUTU NKANGA 128.397
82 WONGA SHATSHIEMVU 321.202
83 YUMI LONGEYA 171.038
84 ZEDA GULUMBI 117615S
85 ZELO YEMWENI 393.537

Article 4 :
Sont mis à la retraite pour fin de carrière, au grade de Chef de Division, les Agents de Carrière des Services Publics de l’Etat du Ministère de l’Urbanisme et Habitat dont les noms, post- noms et matricules ci-après

1 ADULUMBA MUNGAMBA 107.650
2 BATUKU IKWALINGA 290903L
3 BINTE NGYE 132.850
4 BOKO NGWAME 139239H
5 BONKEKA WAMBA 196.521
6 BONYOMA BONINGOLI 206.179
7 BOSAKA BONGONDA 290.852
8 BUNGA MAVUNGU 133.215
9 BUTIRI FANDE NYAMUHINDA 166184X
10 BYANGANE MOTOMBA 148896A
11 DJONGOLYHA MBENDUA 134.554
12 EMEKA IKIYO 125.794
13 ETAFE ELIKA 204.509
14 GUKEDIMA NGUNZA 397.030
15 IKWA WANYA LOLENGA 124.744
16 ILUNGA LODIS 142.260
17 ILUNGA KABENGELE 296.950
18 ILUNGA KABONGU 173.572
19 KAHINDO MBOGO 144143P
20 KAMBALA BANKOLEDI 058292K
21 KANDA TSHIBANGU 134.872
22 KANDA SESOLI 149718T
23 KAPALO KALENGA SIKOV 290839V
24 KAPINGA FULAMUAMBA 208937S
25 KASONGO TSHIBWABWA BITEMA 164926A
26 KATOTO KABOMBORO 290834X
27 KAYEMBA MUYOYI 209.751
28 KAYEMBE BUZANGU 121.137
29 KAZAD TSHANGAND 1393279Z
30 KIAKA ZOLA BAZER 316319L
31 KINYOMA MALIBA KISUBA 1.126.327
32 KIOMA KASEREKA 196517P
33 KITWA NDAY KALALA 290841Z
34 LITUMBE NKOY EMAME 148.829
35 LONGOMO ISALA BONTOKE 275107P
36 LOPILI LONSOLI 125695V
37 LUNKEMBESA TUBAKA NTEMO 133081L
38 MAJOKANGA LOKANGO 1336821H
39 MAKALU MOUNGHE 138.674
40 MAKANDA KIDUMU 123.245
41 MASHINY GALUGU 134.101
42 MATA BOFINDJI 148920T
43 MBANZULU DIAKIESE 133.227
44 MBEMBA WANSADIO 126.808
45 MFWAMBA BADIBANGA 138.849
46 MOKE NGALISEBE 138.618
47 MONGINDO ETIMOSUNDJA 146.744
48 MPIANA NTAMBUE WA MBONGO 132977V
49 MPONGO KASHALA 120.290
50 MUDERHWA RUCHOGEZA 320.895
51 MUDERWA MAFUHA 133.343
52 MUKENDI TSHITENGA 120.050
53 MUKENDI MUYIMONA 175.381
54 MUKENGE BWAPWA BISUMBULE 169830K
55 MULONDA WA KUKITI 1256837L
56 MULUMBA KALEMBA 326.534
57 MUSA WALIKONGO 108329L
58 MWEZ A MUNUNG 123.243
59 NDAMBA MADIAMBA 138.635
60 NEMBETWA BOIKA 1348098T
61 NGONGO BIN MWANZA 290885C.
62 NKERE PILIPILI 255.590
63 NSAKALA PANDI 329.942
64 NSASI KHONDE 110.674
65 SALEH ISA 405.952
66 SHAMANTSHIEY PIEME 325922T
67 TABU BOSENGE 326.641
68 TSHIKUDI KISUMBULE 152.503
69 TULUGBA MAINO 146975V
70 UKUDI UTSHUDI 343481Z
71 YUMA SONGE 143.375

Article 5 :

Sont mis à la retraite pour fin de carrière, au grade de Chef de Bureau, les Agents de Carrière des Services Publics de l’Etat du Ministère de l’Urbanisme et Habitat dont les noms, post-noms et matricules ci-après :
1 ABIBU RACHIDI 518.456
2 AMURI WA KALINDA 432.290
3 APAKUMU LIMABOSA 204477C.
4 BAKENGE KAPINGA 686.498
5 BAMBA MUTEBA 183700A
6 BAYULUKILA MVIBULULU 221.743
7 BENGA NTUNDU KABONGELO 509.746
8 BENZE KYEMBELA 393.243
9 BEYA MUKINAYI MUBIAYI 208918K
10 BIEKOMFUMU LUSELA 133464T
11 BILUMA MPIA 228.543
12 BISA YAMBI 437.017
13 BISUTA SAOSALA 686.500
14 BODI GOGA 133.465
15 BOHOLO BO NKULY 64.781
16 BOKUNGU ELONGAMA LOMASSA 385.717
17 BOMPENZU BASOMBELO 211.152
18 BONTONGO BOLANGALA 58.954
19 BOPENA BALONO TOTOY 138623H
20 BOPILI ILONGO KALI 327862K
21 BOSAKA AZOBI 136.533
22 BOWA WA LUKUSA 121907H
23 BUABUA LUBEMBA 143.082
24 BUAKA MANITU 326.146
25 BUATA DI BISADIDI 115892A
26 BUNGA NZITA 193.796
27 BWANGILA MBUTA KANDA 136.852
28 CHAMA KILUFYA 220821P
29 CHIKA MUNGUAKONKWA 305.233
30 CHUO SHENYABATWA 207.297
31 DIAMONIKA KERE 134895Z
32 DIMONEKENE BATONADIO BAYIDIKIDI 164990R
33 EFATU YABIKOLI 205.208
34 EKONDA - KONDA- KODI 213008N
35 EMBAKANA NDJULU 135.016
36 ETONDO AGBASSOA 205620K
37 FAKANDA OTOKATOKA 133.278
38 FUNDI YUMA 146399S
39 GBONDOA GANZI 164897Z
40 GELEGA TARA BURA 133.126
41 GIKINGA MUSANGA 374.885
42 GULUNGISA ADJILE 275080E
43 ILANGA MUKUBA NZADI 1140156RR
44 ILUMBE EFOLOKO 242.790
45 ILUNGA KABAMBA 193.105
46 ILUNGA NTAMBWE 439.749
47 ISEKOTA BONGENDE 197671Z
48 KABANGE WA NGOY 208.176
49 KABANGU MUTAMBAYI 145036A
50 KABASU MUKUNA 145031Z
51 KABUGI AMISI 143.541
52 KABUNDI NKOLOMONYI 439.765
53 KABUNDI MUNGEDI 228.431
54 KALABELA TSHITUNGA 439.438
55 KALAKWEY KATSHUMBA 211.180
56 KALENDA TSHIKUNGULU 486.726
57 KALOKOLA TOTEVI 121.870
58 KAMBA WA KAMBA 153.936
59 KAMBA TSHUMA BAMANGA 405.954
60 KAMBAKAMBA MUKEBA 407557V
61 KAMBALA KABEYA 686.507
62 KAMONJI BEYA 297.008
63 KANDOLO WA MBOMBO 135.015
64 KANGELA KYALONDAGWA 686.508
65 KAPIALA MAYOYO 522.939
66 KAPINGA KAYIBABU WA ILUNGA 163.989
67 KASHOKO NGIEFU TSHIBASU 210327Z
68 KASONGO KABONGO 391.078
69 KASONGO KANIKI 145.255
70 KATSHINGU BADIBANGA 297.877
71 KAYEMBE TUBALA 142344A
72 KAZITALA NGITUKA 426.337
73 KIEMBA KILABILA 546.545
74 KIRIBUNI ANZOLANGA 156346E
75 KISASA LUYALA 257.030
76 KOKO MBAKU 327.831
77 KOLOLO MOTADI 135.148
78 KOMBA MASWA NDEKE 1329702TX
79 KOMPANI BUYIKA 140.380
80 KOTE NGOMA 137.438
81 KUBU LAMAZANI 204724T
82 LELO DI MBAMBI 133.071
83 LIWELE BOPELE 163.805
84 LOKONDA NKOY 292.548
85 LOKOTO BOBUNA 228.576
86 LOKWA INGONDA 295550K
87 LUANGA NJILAMPANDA 164.935
88 LUSAMBA MBONDO 208.877
89 MABANZO NKOLANSO 326759P
90 MABUNDU INSABI 228323L
91 MAKAMBA EPANZA 205774V
92 MAKAMBU TSIMBA 140.398
93 MAKIADI MAKANDA 290.982
94 MALABA KANYANYA 210051H
95 MALANGU MBAYABU 209.865
96 MAMPINU NGAMBA 308993P
97 MAPAKA NGOY 138713RR
98 MAT MA KAPEND 455.361
99 MATUTU KABUIKU 137563P
100 MAYIMBI KABOKO 316.706
101 MBELA ETSHINDO 406866A
102 MBEMBA LEYA 137.315
103 MBENGA KABUYA 163984T
104 MBONGO MPASI FUNJI 426.350
105 MBUYU SELEMANI 163725H
106 MFOKO NTOTO 154.074
107 MFUENGI LUSAKWENO 395.363
108 MITONDO KAKESA 281371L
109 MOMA NYONGANI 325.378
110 MONGU LOKWA ELOKASA 1334710N
111 MONKANGO PAULINE 133.747
112 MPIA BELANGA 135.017
113 MPIA ELENGU 165891L
114 MPIANGU KAMALANDUA 137271S
115 MUAMBA BALANGANAYI 211869C.
116 MUAMBA SUAYILA 418919L
117 MUAMBA KATAMBAYI 478.217
118 MUDINGA NTUBANGIE 139257P
119 MUGANZA LUKANGA 144899P
120 MUKENDI SHAMBUYI 407542T
121 MUKIE NSONGOMIE 133756R
122 MUKO LETSHINA 686.525
123 MULUMBA KADIOSHA 142.588
124 MULUMBA BAMUAKABASU 425.841
125 MUNGANDA LUAMBA 169.891
126 MUNIPAMBI MHURU 395.778
127 MUNZEY MUMA 393.764
128 MUPALANGA DAKAPAYA 211.164
129 MUSELA KABEY 123.151
130 MUSEMA NGONGO 378441C.
131 MUTIBULU KILELE 139.224
132 MUTOMBO TSHIMBOMBO 145448T
133 MUTONJI KAYAND 293.931
134 MUWILA EBELI ANZAM 139162T
135 MWAMBA KAMBA 384.413
136 MWANA KAHENGA BISSIMA 393.150
137 NABIRU MUKUYE 1.144.386
138 NDELO EANGA 392.999
139 NDIANGA LAMBOME 212.396
140 NDIATI KIAVAMBUKA 116.363
141 NDONGA MBENGA 371.809
142 NDUKA ZIMAMBU KG394294N
143 NDUMU KIZAMBA 164305S
144 NGAYIHEMBAKO KALEMA 362.278
145 NGBANUNA TE NGBA 289.536
146 NGBESU MAGAMBA 133338T
147 NGINDU MUENGE 343496A
148 NGONGO LUTETE 301.265
149 NGUIZANI KANDA 133.200
150 NGUTU NGOLO 139669RR
151 NKEE LEWALA 397041S
152 NLANDU KUMBI 1137324N
153 NSENGA LUPITA 210965P
154 N'SIMBA NDOMA NDUELO 137657H
155 NTOLASANI KINTOMBO 133.212
156 NTOMBE NDAKA 138776E
157 NZEBI INOGWABINI 233707P
158 NZUZI BUKASA 408.132
159 OLINGA MUKAL MUR 135.388
160 PANDIKUZIKU LERMY 346272K
161 PEMBEMBILO DAKA SHAMBUYI 108479C.
162 PIBU MULAR 345887XXX
163 POYA BATU ZOLAKU 139.852
164 SADISA BANGAMI 343.997
165 SOBWALA ATANDELE 135.382
166 SONEKA KAPEMBA 145198X
167 SUMBAY MAPIMA 138.617
168 SUMBULA NGABUBA 169977V
169 TABALA NGANGABUKA 138.793
170 TSHIALA NGALULA 142.604
171 TSHIALU MUAMBA 296611C.
172 TSHIKALA OWONDJE ETSHINDO 385787V
173 TSHIMANGA MPINGA 119994R
174 TSHIMBALANGA MUTOMBO 1393270K
175 TSHINYAMA TSHANGAMB 393421C.
176 TSHISUNGU TSHIBOLA 134.111
177 TSHISUYI DIKOLEYI 418.917
178 TSHUND DJAMB'OLELA 256026E
179 TSHYNGUNDU NDJAMBA 139.282
180 TUMBA TCHICK 686.538
181 VULAMEMBO KABESA 138775C.
182 WAKULIKAHI KATSUVA MULUMBA 190.080

 

ORDONNANCE N° 09/074 DU 31 JUILLET 2009 PORTANT NOMINATION DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS DE L’ETAT AUX GRADES ET FONCTIONS DE SECRETAIRE GENERAL ET DE DIRECTEUR DE DIFFERENTS MINISTERES

 

Article 1er :
Sont nommés au Grade et Fonctions de Secrétaire Général de l’Administration Publique, les Agents dont les noms, post-noms et matricules ci-après:

1 BIAZA SANDA LUTALA 212.456
2 BWANAMUZURI KAMUNGU Michel
3 DIKANGO BITUKI 402.278
4 DJUNGA LUKONGO 511.414
5 INZUN OKOMBA 386.137
6 KABALIBALI MUSOMBWA 265.767
7 KALANGA BADIBANGA 245.235
8 KANUNU LEYAN'SIMBI M'FUMU
9 KASEYA GIBISI 217.796
10 KILIKWA YUMBA 151.835
11 KILUFYA KAMFWA 403.087
12 LAMBA SHWAMUNU Jean Pierre 128.694
13 LIBYA DJUBU 309.221
14 LIKELE BATIWELO Monique 1/294.497
15 LIKUNDE LI-BOTAYI 234.586
16 LOKADI OTETE OPETA 234.366
17 LOKANGI BAGAZI Justin 279.795
18 LUFUNISABO BUNDOKI 399.365
19 LUTUMBA KOMBA 158.960
20 MASEH NDUGO 235.741
21 MASIKA SIKULI KIVU 170.821C
22 MAVULU DOF ATANDELE 419.829
23 MBULU OPETA MONGA 264.173
24 MIRINDI KIRIZA 308.448
25 MONDONGA -O-BOTOBANDELYE 295.973
26 MUHINDO SONGE LUYEYE 290.618
27 MUYA TUMBA Jean Marcel 126.866
28 MWAWATADI BANJILA 224.317
29 NDJATE LONGONYA Michel 155.953
30 NGANABO MAMBILA Damien 1/292.009L
31 NKOY BAU MBU 243.204
32 NTAHWA KUDERWA BATUMIKE 274.875
33 NUNGU BANZA Christophe 398.476E
34 NYEMBO KITUNGWA 151.202
35 SALUMU MWETAMINA 293.487
36 TCHELU MWEINYIMALI 433.536

 

Article 2 :
Sont nommés au Grade et Fonctions de Directeur de l’Administration Publique, les Agents dont les noms, post-noms et matricules ci-après :

1 ALINGI BALIABABI 601.986
2 AMISI OMETETE 167.466N
3 APANGWA AMBOYO 430.474
4 APERO NGONGA 405.994
5 ASSANI SALUBEZYA Théodore 603.744
6 ASSMOA BAKONGA Léon 285.840
7 AVULAMOMBO PENE NGONGO 507.291
8 AYUBI MASSINDI 129.177
9 AZANGEATO MASINDO 388 660
10 BABONE BAHIZIRE 253.561
11 BACHIZIRE ISONGA 351958N
12 BADILA LUWILAMO Ferdinand 1/301.394 T
13 BAFALANGA ATOSA 405.945
14 BAGENI KITOGA BWATO 278.234
15 BAKWENDA BIN LUBUNDA 299.920N
16 BALEPUKAYI MUAKADI 289 785
17 BAMANI BAY'ONKONDA 154.374
18 BANGA WAKIMESA 459.241
19 BASIA BOKOMBE 415.326T
20 BASUBI TSHIKITILO 299.124
21 BEKWOM NGWIN 430.286K
22 BETOKO BOLAFA 202 547
23 BIKALA WENDA 458.365
24 BINWANA LUFUNANGOY 397.901
25 BIONGO LOKOBA 410.904
26 BISSELENGE N'DJAKASI 202518E
27 BOBUNDA MATA M' ELANGA 293.602
28 BOENDA BOKANDE 1/294.535
29 BOKAKANDANI MBEKO 163 232
30 BOKOTA EKOFO 310.138
31 BOLA MOKA 401.318
32 BOLENGE BOTUMBE 293.618
33 BONGO PEZO 296.226
34 BONTOKE MPUTU EKILA 196.542
35 BOTITI BOLIMA 129.238K
36 BOTORO BODIAS Michel 689.603
37 BOTULI WALE KWANDELA 1/276.814A
38 BUISONGA BYANUMBA 285.680K
39 BUMBA TSAMBI 289 887
40 BUSHABO BOPEMINGI 300.514
41 CHASINGA KASOLE 487.301
42 CHIKWAKA BETU KUMESO 397.915
43 CHISSUNGU CHIANTUNBA 165.489H
44 DIAMPAVA TANDU 293.147
45 DIHANJO WEMBOLUA 307.400T
46 DIKAYIZILA MBAMBI 400.108
47 DIKPO MONG'AMBOYO 306.862
48 DOMBOLI ANGOMO 231.374
49 DUMBO TSHAMOBA 266.018
50 DUNIA IDUMBO 497.594
51 EBENGO DJAMBA 163 197
52 EBU BWATETE 401.746
53 EKANGA OSEMBE 167 483
54 EKATOU LIMBELE 162.988
55 EMENE BAKILI Robert 429.709
56 ENDJOMBO MONGA NZENGA 230.705
57 ESANGA BOTUNDU 132.882
58 FANSAKA KEME 293.656
59 FERUZI LUTALA WAMO 221.346
60 GAYO LEMBA 417.908
61 GERE KANDA 465.296
62 HEMEDI TWAA 399.754
63 IKIMBA BONGELO 424.586
64 IKOLI YOMBO 299.847
65 IKONDODJOKO BONSEI 290.581
66 ILUNGA MUBAYI 502.524
67 INGWALA LONGEMBWA 439.830
68 IPONGO KUMALELA 308.464
69 ISENGA LOKULI André 165.707V
70 ITAMPONI PUMBULU Richard 1/294.626
71 ITUMU EYAL'EBAL 259.150
72 IYUBA KOMBO 488.295
73 IZANGANDA NDOYI 319.428
74 KABALU KAZADI KANKOLA 222.776
75 KABAMBA KADITA 230 731
76 KABAMBI KASONGO 399.728
77 KABASELE BEYA MUTAMBA 281.777
78 KABASELE NGINDU 281889P
79 KABENGELE N'SENDA MATADI 419.825
80 KABEYA TSHIAPOTA 279.837
81 KABUYA TSHIYOYO 409.967
82 KADY BAYUNGA 268.384
83 KAKANDJIKA KABUKA 296.412
84 KAKHOZI BIN BULONGO 289.398
85 KALALA MBAYO 245.645
86 KALALA MUTACHI KALONDA 301.966
87 KALAMB NGOY 409.256
88 KALAMBAYI MAKENGA MPOY 296.262
89 KALAMBAYI NTEMBWA 433.389
90 KALISIKI MUTORO 327.815
91 KALONGA BANTU 253.606
92 KALONGO NGOIE KUNGA 264 971
93 KALUME TUTU 276.462
94 KALUWA MWANGALA 487.317
95 KAMANGO WAWINA 322.037
96 KAMULETA LUKUSA 127 065
97 KAMWANYA BIAYI 339.607
98 KANGI MUYA 301.994
99 KANIKA SUMBAYI 401.754
100 KANYONGA BEN’ABIPINTO 095948N
101 KANZA MANGANA 262810T
102 KAPAYA MBAKADI 601.160
103 KAPAYA ALI-BARUANI 398.492
104 KAPENA KADIMA 297.597
105 KAPIAMBA ILUNGA HUBERT 262.296
106 KAPWABWA KAMENGA 464.187
107 KASANDA NGOY TSHIPEPELE 132.038
108 KASENDE PAMBI 409.186R
109 KASOGO MULAMBA 604.633
110 KASONGO WA KASONGO 430.498
111 KASONGO BEPETE KILANDJA 265 925
112 KASULU SEYA MAKONGA 355.405
113 KATALA NGANDU 410.375
114 KATOMBE LUKUSA 487.321
115 KATSUVA KILALA Mathieu 424.377
116 KAU KAU MULEDILI 133.718
117 KAVESE PALUKU 430.216
118 KAVUBA MUNANGA 336.889
119 KAYEMBE MPALA YABO 343.103Z
120 KAZADI MIKALA 196.408E
121 KAZADI WA NGANDU 121.737
122 KELE-KELE LUPAKA 385.739L
123 KENYE KAYANDA 281.903
124 KHAMI ALITI OVOA YO 488.748
125 KIERI MPIA 330.562
126 KINGELESHI A GABAMBI 162.815
127 KINGOMBE TSHALI Jean 421.438K
128 KINIALI MANIKAKA 163.055
129 KOMBA DJEKO 403.180
130 KONSHINTI BAZOLA JP 395.694N
131 KUWA LUSIEMO 279.770
132 KWADJE LUMERY 265.816
133 KWAMBA DIBATA MAKUFA 224 619
134 KWETE MIKOBI 410.436
135 KWETO MALEKE Georges 419.828
136 LIKEKI EZABOLA 165.648
137 LINGASEY KIFIFI 230.007
138 LITETY MOPADIMEA 308.472
139 LOFUMO LOFOKO 306.895
140 LOKOLA ELEMBA Michel 435.977
141 LOMBOTO J'IKANGA MPASO 293.588
142 LOTANGA KONGA 289.414
143 LUBAMBA WA LUBAMBA Alain 684.826
144 LUBANGO KABALA 421.436
145 LUBOYA KUNYIMA Joseph 291.821
146 LUBUNOS'HA MABELENGO 230 748
147 LUETE KATEMBO 289781H
148 LUFULUABO BILAMBA 128.077
149 LUFULUABO TSHIMBUMBU 152.620
150 LUFUNGULA AKILI MALI 399.744
151 LUKIDIA LUKOMBO 271.554
152 LUMBALA LALALI KADIATA 301.156
153 LUNANGA BUSANYA 442.822
154 LUNGILI KABUKA 262.269
155 LUSAMBULULUA KAMONA 293.058
156 LUTONNADIO MADIANGU 296 852
157 MABAYA KULENDUKA 383.382
158 MABILA KONDE 301.999
159 MABIZA DIALUFUMA 393.731
160 MABOYA NZALINGO 425.686
161 MABULEMA MASSAMBA 435.583
162 MABULU MAKANDA NGELE 212 355
163 MADJUBOLE MODRIKPE 292.343
164 MADRAGULE ORIPALE 482.187
165 MAGEMA MAYANGA 487.404
166 MAKALA NZENGU Patrick 276.476
167 MAKELELE KATALAY 254 958
168 MAKINDU MASONAMA 454 .294
169 MAKONO PANEU 347.979
170 MALABA MUNYANDJI 511.711
171 MALALA MARBELLA NGANDU 350.338
172 MALASHI LUTOMBO 224 615
173 MALELE MBALA 232.272
174 MAMBOLEO LEMBELEMBE 507.285
175 MANGULUBELE NOBUSINAPA 603.910
176 MANTOBO MENETUDIA 601.163
177 MANVANUA LUFUA OSWALD 452.951
178 MASASU LUFUTU 452.856
179 MASIMANGO MBILI 418.681
180 MASUDI ILUNGA 264.987
181 MASUDI MONGANTENDE 346.628
182 MATADI KAWALEY 224 616
183 MAWONSO KITEKUTU FEDE 345 272
184 MAYEMBA MPUDI ZOLA 230746N
185 MBALA NKUSU 1/294.471
186 MBO OMOSONGO 265 915
187 MBOMBO BABENGEYA 459.804
188 MBUJIBUNGI Thérèse 397.234N
189 MINCHIABO MUTOMBO 338.011 H
190 MISENGA KANDOLO 326.938
191 MISSAMBO DINENGU 230 761
192 MOBILE KAPANGA 285.407
193 MOMBESA LINGILI 130 520
194 MONDONGE MAKUMA 433.453
195 MPIANA KASSONGO 202 646
196 MPOKEBA KESAMPOY 126.250
197 MUDIMBI PASSUA NZAMB 289 953
198 MUDJINDJI LUBENGA 281890R
199 MUJANGI BASEKAY 224.234
200 MUKANYA KABWE Patrice 1.294.516
201 MUKENDI BADI BADI 334.885
202 MUKENDI MUNTU 482.238
203 MUKENGE SHABANTU 385.548T
204 MULAMBA MUKOMA 129.856
205 MULAMBA PENE KAHOYA 399.725
206 MULUMBA MUABI Florent 7/881.362
207 MULUMBA NFUMU KAZADI 266.711
208 MUNAKA MBULU 1/265.731H
209 MUNGA YAMULENGE 400 726
210 MUSA KALUTALA 417.874
211 MUSAMBYA SANGANYA Vincent 421.630
212 MUSUNGU MBESIE 230 749
213 MUTELA LUPONGO 133.711
214 MUTOMBO MPAMBA André 424.251
215 MUTOMBO TSHIAMU 234.384
216 MUTOMBO NGAMISEL 163 109
217 MUTOMBO KANIEMA 127 301
218 MUYOLO MUHEMA MUBUA 259 440
219 MUYUMBA BOSANDO 399.716
220 MWAMBENU NAWEJ 406.007
221 MWANAMBUYU KABALA 282.206
222 MWANZA MULUMBA 436.166
223 MWARABU MOLISHO 386.382
224 MWARABU SALIMA 347 829
225 MWENZE BALANGALIZA 1/294.485
226 MWERU MUGARUKA 430.531
227 NDITY MALIBA EBOLOLA 264.990
228 NDJOLOKO TAMBWE 505.629
229 NDONGO NZITA 224 618
230 NDONGOLA MPOKONDJOLO 163 002
231 NDUWA KALETA 128 098
232 NGAKAYILU -LI- BAZA 192.866
233 NGALAMULUME KAPUNGI 169.637
234 NGALULA TSHOTA 296.830T
235 NGAMA -YE-DUEMU 294.498
236 NGANDO BIEMBE 299.843
237 NGANDU NKONGOLO Michel 499.203
238 NGEKISOWA MAYANGA 289.876
239 NGILO ZAGBALI 433.127
240 NGIMBI KANJI 200.353
241 NGIMBI LUKOKI 307.442T
242 NGINDU YABO 386.465
243 NGOMA BAMBA 266.800
244 NGONDE NSAKALA 266.739
245 NGONGO WA KATAMBA 395.109
246 NGOY KALUMBA 417.911
247 NGOY MASUKA 397.137
248 NGUVULU KHOJ 406.010
249 NKAA KAZADI 169.822
250 NKOLE KIBONGE MUKABA 1/650.160R
251 N'KUMU IYELI MPELA 319.432E
252 NSAMBA KABALA 230767Z
253 NSAMPANGA ASSAS 259.214
254 NSENGA MVIBUDULU 294.077
255 NSONA KASILUA DIYA 296877C
256 NSUKAMI LODY 128.576
257 NSUMBA NGOMA 224 624
258 NTAMBWE MAYENGA 397491V
259 NTUMBA NDUMBA 180.080
260 NYAMWERU BAHIZI 292.977
261 NYEMBA KASONGA 254.267
262 NZADI MWAMBA 132.881
263 NZASI TANZEY 334.769
264 NZEYI MOSOLO 285.797
265 OKE YUM 130 512
266 OKENGE YUMA 433.078
267 OKITEMBO KINGOMBE 295.956
268 OLONGO DIKANO YEMA 332.524
269 PALUKU NGUOMOJA 464.140
270 PETELO MPIA 395.995
271 PILI-PILI MAWEZI 1/838.394
272 RAMAZANI LUTUBA 421.305
273 RISASI NGONGO 274.920
274 RUGAJO BABONE 261.181
275 RUSHISHA WETESHE 293.520
276 SADIKI BIN IBRAHIM 264.854E
277 SAKINA TUMBA 410.358
278 SALEBONGO BASOY 269.729
279 SETIBO MAYAMONA 389.585C
280 SEYA NTSHIKALA 289.678
281 SHABANI KYELAMA 199.370
282 SHABINI TABU BIN KIKUNI 265.268
283 SHEMBO DJUNGA 289809S
284 SHUNGU BEN 487.365
285 SHUTSHA SHEMA 262.832
286 SINDJILI TCHEKANABO 422.438
287 SUANA NSUKA 167 211
288 SUKAMA MAZANGU 165.606R
289 SULUBIKA MATCHEMBELE 464 719
290 SULUBIKA MULOSA 1/279.640X
291 SWESO WA WUESO 278.232
292 TAMBU MIKUMA 408.961
293 TAMBWE ELAMENJI 192.726
294 TANGO MOSENGO 464.158
295 TEMBENI-E- IKEMBO 167.269
296 TOBUNELO BEKOLO 265927L
297 TOMBO MUBAKE 163.608
298 TSHIALA MAYEMBE 292.320
299 TSHIBAKA MUKOKA 291.713
300 TSHIMANGA KABIKABO 202 710
301 TSHIPENG KAYEMB 507.287
302 TSHITE NGEFU 202 711
303 TSHITENGE MULOYI 128.213
304 TSOTSA MEYA MAWETE 167270N
305 TUENDELE PENY TUMBA 291.520
306 UHUKA MYENE NGONGO 464.179
307 UTWAYI BIGOFALA LIEVIN 424.275
308 VUNDU DIA MASSAMBA 281.586
309 VUVU MAKAYA 293625V
310 WELO KALEMA 292.366
311 WETSHOKONDA LOMAMBA 131.278
312 WUNGUDI OMOKOKO 293.060
313 YAMA MPATAR 2/626.289C
314 YUMA RAMAZANI Sylvain 502.868
315 ZABALEGA AKILIMALI 299 276

 

ORDONNANCE N° 09/075 DU 31 JUILLET 2009 PORTANT NOMINATION DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS DE L’ETAT AUX GRADES DE CHEF DE DIVISION ET DE CHEF DE BUREAU DES MINISTERES DES AFFAIRES FONCIERES ET DE L’URBANISME ET HABITAT

 

Article 1er :
Sont nommés aux Grade et Fonction de Chef de Division de l’Administration Publique des Titres Immobiliers ou de Cadastre les Agents dont les noms, post-noms et matricules ci-après :

Article 2 :
Sont nommés aux Grade et Fonction de Chef de Division de l’Administration Publique de l’Urbanisme et Habitat les Agents dont les noms, post-noms et matricules ci- après :

1 HITIMANA KAGENZA 170.137.5
2 KABEYA NTUMBA DIBONDO 431.546
3 MBIKAYI NGALULA 207.799
4 MOKOBA BONDONGO 305.239.L
5 NDJEKA MUSONGELA-OMAMBO 405.946.T
6 NGANDU TSHIMANKINDA 430.578
7 OTOKOYE LOHAKA 489.198
8 RUHAMIRIZA TUKU 170.137.4
9 TSHIMBILA KAPUKU 418.927
10 YANIONGO MBOKANI TABU 279.543

Article 3 :
Sont nommés aux Grade et Fonction de Chef de Bureau de l’Administration Publique des Titres Immobiliers ou de Cadastre les Agents dont les noms, post-noms et matricules ci- après :

1 AKILIMALI MASHINDA 456.387
2 AMURI LUTENDE KISHWE 456.390
3 AZIZA MATEMBERA BASHEKA 212.372
4 BAENDO BOOKOTO 463.723
5 BALEMBO SENGA 688.443
6 BAMBWENE LELE 442.203
7 BASAMBI OSANGO 456.376
8 BEKO SOMPO 264.739
9 BETITO WEYU AFUA 442.583
10 BEYA TAMBWE 402.702
11 BILONDA GBAMO 445.479
12 BINGILA MAKANDA KATEMBWE 328.108
13 BOELE KITETE 402.067
14 BOLANSANGO BOLE 463.561
15 BOLONDO MOSAYAKA 230.367
16 BOMBAZA 472.448
17 BOMPATE AMEDE 463.563
18 BOMPONGA KANSIA DI LUMBALA 407.606
19 BOTORO MATETE 683.352
20 BUJIRIRI NYABYENDA 7/384.100T
21 DI K'SHEM SHEMBALE 7/656.780X
22 DIUMBU ALONGA 230.433
23 EBENGO BILE 463.566
24 EFAFE BANZABANZA 410.324
25 EMEKE KAMBILO 688.442
26 ENGBONDA ELOMBE 688.436
27 IBANDA NGALAMULUME 461.201
28 ISOKENDO A MUFITE 440.687G
29 KABANGO BIN BISHADI 408.529H
30 KABANGU MANGUBA 442.178
31 KABANGU MAKUMBI 467.898
32 KABASUBABO NSER 264.847
33 KABEMBA NKIROZAMA 428.485
34 KABEYA NDAKI 387.310
35 KABUMA KABULU 430.227
36 KABUTAKAPUA KASEREKA 467.576
37 KAKULE MAHAMBA 465.442
38 KAMBALE VARONDI 467.378
39 KAPUKU OKUNDJI 688.446
40 KASEREKA MALULE 467.380
41 KASONGA NZAMBI 442.219
42 KASONGO MBUKANI 212.376
43 KATSUVA LUMINGU 417.132
44 KAYEMBE KAYEMBE 455.831
45 KEBABA KITENGE 463.569
46 KEBEY BOLA 454.459
47 KILONGO MWANGILWA 463.662
48 KILUBU WAKUSOMBA 430.247
49 KINTU MWENGE 258.006
50 KISALAMBOTE ZI MANDIANGU 264.738
51 KITOKO TWANGAKA 442.897
52 KOY MOLIME 406.103
53 LELOLELO KILUNDU 412.364
54 LIBAMBU DITEND 278.351V
55 LIKUMA LUKADI 442.223
56 LOKATA TONDULU 470.026
57 LOTENGO KIBANGU 217.437V
58 LUBAMBA OMELE 322.709
59 LUBEMBA NTAMBUE 440.674
60 LUNGUYA MANKOTO 402.073
61 LUSAMBA OKOTA 258.353Z
62 LUSANGA KOR KANSI 462.893
63 LUWASA BADIAMBILE 470.237
64 MAHALI KITSA 434.193
65 MAKADI MBOMBA 264.742
66 MAKAMBU NZEY KIAMU 463.529
67 MAKOROSI TUNDA 276.567
68 MAMBU SENDWE 440.679
69 MANGOMA OYEMA 688.448
70 MANKOTO NTAKWINDJA 406.091
71 MASIKINI NYAMUMBOSI 407.029
72 MASUDI KASUYI 442.186
73 MATABISI KASONGO 412.367
74 MAYAMBA AHOLI 416.711
75 MBALA DADI 230.396
76 MBEMBA MAPASSA MANGAY 281.690K
77 MBIMI PUPIA 688.437
78 MBO MOONGO 281.736R
79 MBOKAVONGA MANZABAKASA 428.496
80 MIANSI AFONDOKO 426.935
81 MIMBULA KAMANGWE 668.465
82 MONDAOKO MUNDALA 456.392
83 MONKANGO KIMBWENDE 254.269
84 MONSHEMVULA YASAMPASI 264.723
85 MPOKONJI MUYISHI 436.334
86 MUAKA BEKOMBE 431.051
87 MUAMBA OYEMA 278.356E
88 MUIMBA MUTAMBWE 462.885
89 MUKA KABANGU 392.919
90 MUKADI KASONGO 134.191
91 MUKENDI MBOMBO 278.312A
92 MUNGUMA LUKINGA 463.780
93 MUSANGIE NGOY TSHITE 456.375
94 MUSUMADI KABUTUKA 411.297
95 MUTOMBO NGOY 456.363
96 MUTONDO TSHINKAMBILE 440.677
97 MUTONKOLE KABOBA 498.298
98 MUWAWA BANZA 688.461
99 MWANAMBUKA IPOMA 463.722
100 MWINE MADUALI BINZAKA 469.003
101 NDJEKA MAKALA 688.456
102 NGABOLIMO MWA MUJINGA 230.391
103 NGALAMULUME NKAKOLONGO 470.238
104 NGAMPO MPINGA 264.721
105 NGANDU MOKULO 278.329
106 NGILIMA AZAPANE 263.570
107 NGIMBI TAKOY 407.603
108 NGONGO BENGANTUNDU 472.302
109 NGWELI NSAMBI 129.476
110 NKONGOLO FERUZI 291.444
111 NSIALA PUKUMA 456.385
112 NSIMBA BINKOLI 255.389
113 NSUNDA ONGLA 296.354T
114 NTELA LOMANGA 430.423
115 NYENGELE BIDUAYA 415.119
116 NZENGELE LINGA 686.807
117 OKITAFUMBA LOKOLA 440.705
118 OKITOLEKO MUKENDI 410.328
119 OMANDE KITEMBO 413.825
120 ONOKOKO BOLELI 421.693
121 PUMBUL IBANG 454.810
122 PUMBULU ARIBIA 398.910
123 RIBARIBA KITENGE 456.364
124 SADIKI KIYELE 442.917
125 SHIKAYI WEMBO 456.361
126 SOLILA MITI 217.433
127 SUTILA MBALA KABUDIKU 329.438K
128 TAMBWE MONAMA 422.433/L
129 TANGABA KASUYI 429.571
130 TOISEYA KIDITCHO BOKANY 363.455S
131 TOMASI LOHELA 422.388
132 TSHIBULA KANDONGO 688.441
133 BENDESANA LWANGA 688.468
134 TSHIMPAKA BAKATUAMBA 425.216
135 TSHONDO MULAMBA 408.615
136 KANDA MBUYI 688.440
137 VUANDAM MO BONSONDO 306.234N
138 NGALAME MUKWANDJANDJA 688.496
139 WOTSHO NGENDA 230.390

Article 4 :
Sont nommés aux Grade et Fonction de Chef de Bureau de l’Administration Publique de l’Urbanisme et Habitat les Agents dont les noms, post-noms et matricules ci- après :

1 ABONZORE ALEBAM 686.495
2 AMANI KASIMU 516833XX
3 ANGBILIA LIHANDA 686.497
4 BADIBANGA MUSOPUESHA 439.762
5 BADIBANGA MUTSHIPAY 418.905
6 BENDA MWAMINI 686.499
7 BOLUMBU BENTOLE 228.500
8 BONTOKE MBOYO 344.302
9 BOPENA NKANGA 437.793
10 BOTOMWITO OFATA 274.946
11 BUKIRU KAGABE 294193L
12 BUKUMBA MULUMBA 418.916
13 CIBUABUA BIDUAYA 419.117
14 CIMANGA KOTO 518.663
15 DIAMBU YENTANGWANDI 600.483
16 EFOLE BOTOMBA 289086A
17 EKILI NYONGO 292812E
18 ENGOBO MOTEKOM 686.501
19 ENGOMBELE DJOKO 405.999
20 EPOKA BOKELO 686.502
21 FUAMBA FUAMBA 686.503
22 FULUME MAZUNZE 686.504
23 GIKINGA NDONDA 374.887
24 IBONGO INSOMO 436.241
25 ILUNGA ILUNGA 549.733
26 INSWENE BISORO 686.505
27 IPOME NGONDO 452.912
28 KABONGO MAHUYA KG1329223
29 KADIMA NKONGOLO 526.698
30 KAKULE MISISA 528.260
31 KAKULE MBAVU MOJA 526.700
32 KALALA KANUSHIPI 686.506
33 KALAMBAYI MULAMBA 372.442
34 KALENGWE KITEMBO 686.607
35 KALIMWANDA LUNDA 418.289
36 KALONJI KANYINGU 502.832
37 KAMUANIKA KABOYISA 502.833
38 KANKOLONGO MUKUNA 686.509
39 KAPENDE MAPASI 686.510
40 KASONGA MAYELA 419.129
41 KASONGO KABEYA 509.722
42 KASUKU TSHILOMBA 418.342
43 KASUSULA NDJALI 456.065
44 KATELE AFINEME 686.511
45 KATSHELEWA KAMANA 418.482
46 KAYEMBE BADIBANGA 518.657
47 KAYEYE MWENDA 686.512
48 KAZADI MUKENDI 407556T
49 KAZIBULA KIMPWANGA RRRR
50 KELEKELE TSHIBUY 164033H
51 KIASUKA MPOVA NSIMBA 269.253
52 KIKAYA MAKILA 291301XXX
53 KIKONGO DIAMA 229.311
54 KILALA RAMAZANI 509.115
55 KITENGE YUMA DIPO 424.908
56 KITOKO KONGA 686.514
57 KWESSO KOL'MOON 686.515
58 KYAMAKYA BALIMA 405.929
59 LAME KAYUNGU 686.516
60 LOKWA LENZIMI 686.517
61 LUBANGI KITUMBA 274937Z
62 LUFULUABO NGONGO 405.953
63 LUKUSA MUKULUMPE 524.123
64 LUMBALA WANKULU 290994X
65 LUTETE MAYUKWA 546.548
66 LWANGA ASUBETI 686.567
67 MAKELA SITAMANKHU 479.804
68 MAKOSI NISS MUYENGA 298.311
69 MALABA MPOYI 552.308
70 MAMPIA MASALA 229304XXX
71 MASANGA FOLO LOKAMBA 292759Z
72 MASHINI KINIANGI 686.519
73 MBAKATA WAPUTU 405.931
74 MBALANGA ALONGOLI 686.520
75 MBOLELA MWANA 686.521
76 MBUTA BUBA NKURA 686.522
77 MBUYA NTIBOLE 1379146XXX
78 MBUYIRAHI MUSUMBA 526.690
79 MITELEJI TSHINGEJI 296950L
80 MIYALA MBUTA 392.470
81 MONDO LUNYE LUNYE 459.166
82 MOSUNGA NGOY 453.445
83 MPINGANYAYI MAKABU 418915C.
84 MPUTU IKALI 686.523
85 MPUTU MASANKISHA 486.841
86 MUILU KIAWANGA 502.795
87 MUISANGIE KABUIKA 601.798
88 MUIZU KAKENGE 473.360
89 MUJINGA KABAU 480.364
90 MUKENDI MUKEPESHA 686.524
91 MUKENGE LUSHIKU 418.908
92 MUKUNA MULUMBA 407.535
93 MULEBO MBONDJA 686.526
94 MULEMBWE KAPINGA 686.527
95 MULUMBA BOWA 552.309
96 MULUMBA TSHIDIBHI 418.913
97 MUNDAMA MATHE 434.139
98 MUPANGAY DIANY 292433S
99 MUSANDA MANDEKE 397050K
100 MUSANGI AMIANG 686.528
101 MUSILA KIPOY 686.513
102 MUTAMBA BANDU MBIKAYI 431.553
103 MUTEBA YAMUNO 524.151
104 MUTELA KALOMBO 686.529
105 MWANDEKE LUKOKO 140217XX
106 NDALA KIKWAMBI 1258058K
107 NDILU A KANDA 418.314
108 NDOMBASI MAYALA 686.530
109 NGOMBA KADIATA 418.911
110 NJIBA KALONJI 424.257
111 NKIANLUTA DIKI 686.531
112 NKONGOLO BETU KUMESO 504.617
113 N'SAU NDONGALA 686.532
114 NSWELE MUKABILA 229308XXX
115 NZUNDU PANGU KAPITA 206526X
116 PEMBELE NSABUKA 686.535
117 PODEMI ETEREBE 375079XX
118 SINGA NDEAKA 7407616C.
119 TOMAKULA MUKIESE 686.536
120 TOTI NAKANZOLA 686.537
121 TSASA BAKISI 317.667
122 TSHIBUABUA MULUMBA 216.891
123 TSHIELA MUTSHIPAYI 418.928
124 TSHIHILUKA LIKUNGENU 524.152
125 TSHILENGE NGAZOKO 329.407
126 TSHIMANGA NKUSU 439.746
127 TSHIMANGA BADIBANGA 418.903
128 TUTU MUKIMBAYI 473.350
129 UWIMANA NDWANIYE 418.257
130 WALO ADIYO OSAKO 292858A
131 WAYA-WAYA KIAMFU 686.539
132 WEMBANGOMO KITENGE 356.423
133 YIMBU KIZIKA 686.676

L’étau se resserre sur Muzito

Kabila cherche un informateur du gouvernement

Mise en ligne vendredii 31 juillet 2009

Le calme qu’on observe actuellement sur le plan politique, et plus particulièrement sur la  question  de la formation du gouvernement, ne doit pas occulter les grandes manœuvres qui se déroulent en coulisse. En effet, les états-majors politiques de la majorité sont en pleine ébullition dans l’optique d’un remaniement annoncé mais qui tarde à se concrétiser. Attendu pourtant pour la fin du mois de juin dernier, comme initialement promu par le Chef de l’Etat lui-même, le chambardement espérait n’a toujours pas eu lieu à telle enseigne que certains commencent à émettre des doutes sur la volonté du numéro un congolais d’insuffler une nouvelle dynamique dans la conduite des affaires de l’Etat.

Affirmer cela c’est non seulement ne pas connaître le modus vivendi de Joseph Kabila mais, c’est aussi ignorer la ferme détermination des membres du parti majoritaire à accompagner jusqu’au bout le programme du chef de l’Etat, seul comptable devant le peuple des engagements pris en 2006. Et à moins de deux ans des prochaines échéances électorales, cette détermination est plus qu’affichée par le Pprd.

Dans cette optique, le premier parti en terme d’élus à l’Assemblée nationale caresse le rêve de récupérer le fauteuil de commandement du gouvernement malgré l’existence d’un accord vieux de trois ans qui offre le précieux sésame à son allié Palu dont la direction successive de trois gouvernements n’a pas été indemne des critiques. Qu’il s’agisse de l’accélération des programmes gouvernementaux, du cinq chantiers ou de la prise en compte du social de la population, le bilan du Palu n’est pas à la hauteur de son entêtement à revendiquer mordicus le respect de l’accord. Joseph Kabila lui-même a été le premier à déplorer la lenteur dans l’exécution des cinq chantiers.

Tirant  toutes les conséquences politiques de la situation, il apparaît désormais comme plus qu’une certitude que le chambardement annoncé va se concrétiser dans les prochaines semaines. Il n’y aurait plus des doutes sur la question. Selon certaines sources, le Chef de l’Etat n’attendra pas la rentrée parlementaire pour faire bouger les choses. En effet, deux semaines avant celle-ci, soit vers fin août, il pourrait désigner un informateur du Gouvernement qui aura pour mission de lui proposer une équipe dans un délai raisonnable. La stratégie a pour avantage de gagner du temps, car deux semaines avant la rentrée, la personne désignée pourra boucler les négociations et ainsi ne pas bloquer le bon fonctionnement de la chambre basse qui avait eu du mal à fonctionner au cours de la session budgétaire 2008, à cause des négociations sur la formation du gouvernement Muzito. On peut espérer avec cette formule qu’un nouveau gouvernement peut rapidement se mettre au travail au plus tard, début octobre 2009.

Mais la nomination d’un informateur du gouvernement supposerait que le Chef cherche à identifier une majorité à l’Assemblée nationale alors qu’il en dispose déjà une à l’hémicycle du Palais du peuple. Et voire même de plus confortable. En outre, cette stratégie laisserait croire qu’Adolphe Muzito pourrait démissionner de son fauteuil avant la rentrée parlementaire pour éviter, comme son prédécesseur, la sanction d’une chambre basse de plus en plus révoltée contre son action.

Les deux hypothèses ne sont pas à exclure. En effet, Kabila pourrait recourir à cette formule constitutionnelle dans l’hypothèse où le Palu refuserait catégoriquement de céder le fauteuil de Premier ministre. Dans ce cas, il ne pourra qu’en passer outre quitte à perdre la trentaine des députés de ce parti qui gonflent les rangs de la majorité. Le divorce qui se consommerait dans ce cas devra impérativement appeler l’identification d’une majorité recomposée sans le Palu. Tout comme la démission de Muzito n’est pas une hypothèse à exclure tant est si bien que l’homme est conscient des difficultés qui l’attendent en Septembre. Il risque, en s’entêtant, de faire l’objet d’une motion de censure. L’homme n’est du reste  pas  loin de cette éventualité dans la mesure où une interpellation l’attend à la rentrée. On ne voit pas comment il pourra en échapper, car cette interpellation, initiée par Kanku Bukasa, est un arriéré parlementaire qui doit être traité en priorité. En sortira-t-il indemne ?  Aucun analyste sérieux ne peut s’hasarder à l’affirmer. Il n’y a que le chef de fil naturel de la majorité, à savoir Joseph Kabila qui détient la réponse à cette question. Si Kabila est aujourd’hui le leader incontesté de la majorité, il n’y a que son autorité qui peut sauver un homme dont les députés de la majorité désapprouvent totalement l’action.

De toute évidence, qu’il démissionne ou qu’il refuse de le faire, le Palu cherchera à vendre trop cher sa peau. S’il négocie dans l’optique de rester dans la majorité et de garder le poste de Premier ministre,  le Président de la République sera obligé de chercher une autre majorité, ce qui veut dire qu’on l’écartera de celle-ci.  S’il refuse de rester dans la majorité, l’informateur qui sera  désigné devra identifier une autre majorité, ce qui voudra dire que le Palu se sera retiré de la majorité.

Mais s’il négocie dans l’optique d’abandonner le poste de Premier ministre et de rester dans la majorité, Kabila aura donc la latitude de nommer directement un Premier ministre puisque alors, aucun mouvement ne modifierait l’effectif actuel de la majorité. Mais l’hypothèse qui revient fréquemment au Palu est l’intransigeance. D’où, l’hypothèse de la désignation d’un informateur paraît de plus en plus probable.

ZM

 

Kinshasa véritablement un chantier

Joseph Kabila engage la modernisation du boulevard Lumumba

Mise en ligne vendredii 31 juillet 2009

Un important arsenal de matériels de génie civil est entreposé depuis hier sur la devanture du collège Saint Raphaël, dans la commune de Limete. Mission, entreprendre les travaux de modernisation du boulevard Lumumba, importante route qui constitue la porte d’entrer au pays par l’aéroport international de Ndjili. Cela justifie toute l’importance que le président de la République accorde à ces travaux dont il s’est chargé de donner le coup d’envoi. Les travaux lancés intègrent la suppression de la berge centrale, en la construction et l’élargissement de la chaussée avec un standard de 2 X 4 voies pour la route principale, sur le tronçon compris entre les avenues du Militant, à Barumbu et Ndjoku, à Kimbanseke. Une innovation, la jonction des boulevards Lumumba et Sendwe sera auréolée désormais d’un magnifique carrefour sous forme d’échangeur. Il est prévu également, entre autres, la réhabilitation des rocades Est-Ouest, la construction des galeries techniques et d’un réseau d’assainissement, l’aménagement et la signalisation verticale et horizontale.

Pour un coût total de près de 53 millions de dollars américains, les travaux sur le Boulevard Lumumba, long de 14,50 kilomètres, seront réalisés par la Compagnie nationale chinoise des travaux publics et chaussée (Cnctpc). Le budget est exclusivement financé par le gouvernement de la République démocratique du Congo. Les études préliminaires aux travaux ont été exécutées par le Bed (Bureau d’études et de développement), tandis  que le contrôle de l’exécution des travaux sera assuré par un groupement du Btc (Bureau technique de contrôle) et du Cerema (Centre de recherche et de maintenance) de la faculté Polytechnique de l’Unikin (Université de Kinshasa). Les travaux en cours dureront 10 mois et emploieront une main d’œuvre forte de 800 unités, suivant le calendrier prévu par les constructeurs. La modernisation du boulevard Lumumba s’inscrit, on le sait, dans le cadre du programme global de réhabilitation et de modernisation de la voirie dans la capitale. La première phase de ce programme concerne 130 kilomètres ; actuellement 60 kilomètres sont pris en charge. Il s’agit notamment du Boulevard du 30 juin dans la commune de la Gombe, des avenues Kimbondo, Inga et Lubumbashi à Bandalungwa, de l’avenue de Libération traversant les communes de Selembao, de Bumbu, de Ngiri-Ngiri, de Bandalungwa et de la Gombe, de l’avenue du Tourisme longeant le fleuve Congo jusqu’à Kinsuka, de l’avenue de l’Ecole à Binza/Ozone et de l’avenue Gambela,  dans les communes de Kasa-Vubu et de Ngiri-Ngiri.

Avant de présider la cérémonie, Joseph Kabila Kabange a parcouru les 14,5 kilomètres concernés par les travaux en cours. Joseph Kabila avait par ailleurs surpris avec une visite sur le tronçon routier conduisant à la place Sainte Thérèse dans la commune de Ndjili et sur la route Ndjoku, dans la commune de Kimbanseke. Pendant la cérémonie, la circulation était fortement perturbée sur cet axe routier comptant parmi les plus fréquentés de la ville de Kinshasa. Fort de cette expérience malheureuse, les Kinois suggèrent la réhabilitation préalable des petits boulevards ; autrement, on redoute que les parties Est et Sud de la ville soient désertées par les automobilistes pour cause de bouchons hermétiques. Pendant toute la durée de la cérémonie, a-t-on noté, les voies secondaires – avenue de l’Université, avenue Kianza, route des Poids lourds – étaient littéralement obstruées par des véhicules qui mettaient parfois plus de deux heures pour sortir des embouteillages.                               

La République    

 

KATANGA

Le gouvernement provincial fait don de 15.000 USD à la Regideso

Le gouvernement provincial du Katanga a fait un don de 15.000 dollars américains à la Regideso pour faire marcher le générateur en panne afin que la population soit desservie en eau potable.

Selon le chargé d’information publique a.i du bureau de coordination des Affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha) Jens Laerke, la cité de Kalemie est sans électricité depuis un mois à la suite d’une panne de la centrale hydroélectrique  de Bendera. Cette situation handicape la fourniture régulière d’eau par la Regideso.

A en croire Jens Laerk, les humanitaires se mobilisent pour éviter une épidémie de cholera. Car, il est signalé qu’une épidémie de cholera s’est déclarée dans le village de Kanda, à 130 kilomètres d’Ankoro. En date du 23 juillet 2009, 78 cas avaient été notifiés. Il n’y a pas de perte en vie humaine. Au mardi 28 juillet, 48 personnes ont été internées au centre de traitement de cholera.

Face à cette situation, les humanitaires ont rapidement acheminés des intrants contre le choléra à partir de Kalemie. Concernant les rapatriement des réfugiés congolais de la Zambie, Ocha indique qu’au cours de la dernière semaine, le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) a rapatrié 639 Congolais par route vers Pweto et 570 par voie lacustre vers Moba. Au total, 5.545 personnes sont rentrées dans la province du Katanga depuis le début de cette année avec l’assistance du HCR.

Marthe Bosuandole

 

 

Ils se sont réveillés sur le tard

Les centres de la Cei inondés des retardataires

Mise en ligne vendredii 31 juillet 2009

Débutée en juin dernier, l’opération de révision du fichier électoral prend fin le 5 août prochain dans la ville de Kinshasa, selon le calendrier rendu public par la Commission électorale indépendante (Cei). On se demande déjà si à cette échéance toutes les personnes concernées auront obtenu leurs cartes électorales, car négligents au début, les retardataires prennent d’assaut les quelques centres d’inscriptions organisés à travers la capitale. En mi-juillet, alors qu’il s’entretenait avec les responsables des partis politiques, le président de la Cei n’avait pas caché ses inquiétudes devant le désintéressement de la population face à l’opération en cours. A cette date, Apollinaire Malumalu avait estimé à 16 pour cent le taux de l’actualisation du fichier électoral. Ce qui l’a poussé à inviter les leaders politiques à remplir leur part dans la mobilisation des militants pour un enrôlement massif.

Comme un prophète, le président de la Cei questionnait ses hôtes : « Donc après un mois, nous sommes à 16 %, êtes-vous sûrs que nous allons rattraper tout cela ? » Effectivement, quelques jours après cette rencontre de vérité, les messages des partis politiques étaient perçus tant dans les médias que sur des calicots invitant les militants à se rendre dans les centres d’enrôlement. Effet de cette mobilisation ou pas, la réalité est que les centres d’inscription sont actuellement pris d’assaut par des personnes en quête de la carte d’électeur. L’affluence est telle que les agents sont débordés et les candidats à l’enrôlement passent plusieurs jours avant de se faire servir. Ainsi que l’avait redouté l’abbé Malumalu, il devient chimérique de voir l’opération se clôturer le 05 août prochain sans avoir laissé des demandes non servies. D’où la nécessité d’envisager la prolongation. Solution, par ailleurs, sollicitée par l’Udps afin que les retardataires puissent se rattraper.

D’autant que la Cei ne sort pas indemne du retard connu dans l’opération en cours. Des écueils relevés dans le fonctionnement des machines électroniques, le nombre réduit des centres – ce qui accroit la distance entre les habitations et les centres pour certaines personnes – comptent parmi les facteurs de la lenteur déplorée. Dans certains centres, on déplore le manque de compétence dans le chef des opérateurs. Pourtant la Cei a eu recours au personnel ayant servi en 2006, donc supposé expérimenté. La responsabilité du gouvernement provincial est aussi relevée en ce qu’il avait alourdi la procédure en incluant l’administration de la commune dans la démarche pour des personnes ayant perdu leurs cartes ou changé d’adresse d’habitation.

Conséquence, d’aucuns reculent devant l’obligation de payer 1000 fc – le taux est ramené actuellement à 500 fc – et se terrent chez eux, le temps de réunir le montant exigé. Par ailleurs, pour contourner le temps à perdre dans les mailles de l’administration, certaines personnes préfèrent négocier directement avec les agents commis à l’inscription. Ainsi on peut voir une personne glisser à partir de la fenêtre un billet de 500 fc et se faire inviter rapidement au bureau d’enrôlement pour être servie. Les corrompus n’ont cure des huées et des protestations des gens alignés et qui attendent debout depuis plusieurs. C’est la loi de l’offre et de la demande !

Il en va de l’intérêt général que la Cei envisage la prolongation de l’opération dans la capitale, quand bien même cette option n’est pas encore clairement affichée au niveau de cette institution. Toutefois, il ne sera pas agréable de voir la Cei rester indifférente face à ce besoin exprimé par la base quand on sait que les opérations actuelles d’enrôlement concernent également les échéances électorales de 2011 en RD Congo.

James Momba

 

Les victimes des guerres veulent empêcher la tenue du congrès du Rcd-Ruberwa à Kisangani

Mise en ligne vendredii 31 juillet 2009

C’est sous des dissensions internes que le  Rassemblement congolais pour la démocratie, RCD, commémore ce dimanche 02 août 2009 les 11 ans de son existence. Deux camps se disputent la paternité du parti ; celui dirigé par Azarias Ruberwa qui a révoqué, il y a de cela quelques jours, un nombre de membres contestataires ; et celui dénommé comité de crise dirigé par Trésor Kapuku qui a démis Azarias Ruberwa de ses charges au sein du parti. C’est dans cette ambiance que l’aile Ruberwa voudrait tenir son congrès à Kisangani, en province Orientale, à l’occasion de la date anniversaire de la création de ce parti. Mais, dans cette ville-martyr, les victimes de guerres s’insurgent contre l’organisation de ce congrès.

Plus de 200 victimes de guerre ont, en effet, observé mardi dernier un sit-in au point « Kilométrique 6 » à la bifurcation de la route qui mène vers l’aéroport de Bangboka. Elles protestaient contre une éventuelle arrivée des délégations de ce parti politique dans la ville en vue des préparatifs de ces activités. Selon le président de l’association des victimes, plus de 10 ans après la guerre de six jours qui avait mis aux prises le Rcd-Goma appuyé par l’armée rwandaise au Mlc appuyé par l’armée ougandaise, ce parti devrait d’abord songer à l’indemnisation des victimes. Bernard Kalombola, président du Fonds de solidarité des victimes de guerres, estime que la tenue d’une quelconque manifestation du RCD à Kisangani serait un affront fait aux membres de son association.

Selon Radio Okapi qui livre l’information, le RCD/Kisangani a protesté, mercredi, contre cette démarche. Ce parti estime que cette démarche va à l’encontre des dispositions constitutionnelles, qui consacrent la liberté de manifestations publiques. La fédération du RCD/Tshopo crie même à la manipulation politicienne, tout en appelant les victimes au calme.
Mais pour le RCD/fédération Province Orientale soutenant le comité de crise présidé par Trésor Kapuku, la Constitution du pays reconnaît également à l’association des victimes la liberté d’exprimer son opinion. Pour son président, Clément Mongulu, son parti prend acte de cette prise de décision des victimes de guerres. Car, elles ne font qu’exprimer leur mécontentement aux préjudices subis.

Pour rappel, la date du 02 août 1998 est considérée dans les annales nationales comme celle du début du déclenchement de la guerre de 1998 contre le pouvoir de Kinshasa par les armées rwandaise et ougandaise à la base des millions de morts que va connaitre le pays. C’est derrière cette agression des troupes de ces deux pays, auxquels s’était ajouté le Burundi que le Rcd d’abord, ensuite le Mlc ont été créés pour des raisons de légitimation de la thèse des rébellions contre Kinshasa. Ivres de leurs conquêtes réussies d’une bonne partie de la Rdc et se disputant le leadership militaire, les forces armées rwandaises et ougandaises se sont affrontées durant six jours pleins en pleine ville de Kisangani provoquant la mort de plusieurs civils congolais. Ce qui a discrédité le Rcd dont le parrain rwandais était sorti vainqueur de cet affrontement sanglant. Et, à ce parti, l’opinion a toujours demandé la repentance, plutôt que la fête pour la date du 02 août, qui est une journée des martyrs pour la Rdc.

TL

 

Justice : un ministre provincial de l'Equateur condamné à 3 ans de prison

Mise en ligne jeudi 30 juillet 2009

Dominique Mbongi, ministre provincial de la Culture de l’Equateur, écope de 3 ans de prison. C’est l’arrêt rendu mardi à Kinshasa par Cour suprême de justice. Le condamné était arrêté en possession de papiers monnaies et des instructions pour la production des billets de 100 dollars. La défense décrie l’empressement avec lequel la Cour a instruit cette affaire. Empressement qui a conduit, selon elle, au non respect de la procédure en matière de flagrance soutenue par le ministère public.

Dominique est aussi condamné à payer 20 000 Fc. Le ministère public, quant à lui, avait requis 10 ans de servitude pénale et au paiement de 20 000 Fc. Commencé à 12 h 45, le verdict est intervenu à 22 h 20, quand le président de la Cour suprême de justice, siégeant en premier et dernier ressort en matière répressive a annoncé l’arrêt de la Cour: « Suivant la procédure de flagrance, le ministère public entendu, dit établi, en faits et en droit, la tentative de contrefaçon de signes monétaires à charge du prévenu, fixe à 15 jours, la durée de la servitude pénale subsidiaire subie par le prévenu, en cas de non paiement de l’amende dans le délai légal »

La défense assurée par un collectif de 12 avocats, a accueilli avec petit sourire aux lèvres la décision de la Cour. Par contre, elle s’est dit déçue du fait que la procédure en matière répressive tel que soutenu par la Cour et le ministère public n’a pas été respectée.
Un autre prévenu attendait. Il s’agit de François Tambayi, ministre provincial des du Kasaï Occidental, accusé, lui, pour détournement de salaires. Il n’a pas été entendu faute de temps. Son sort sera connu dans les jours qui suivent.

 

Relations bilatérales Etats-Unis-Rd Congo

Hillary Clinton à Kinshasa la semaine prochaine

Mise en ligne mercredi 29 juillet 2009

Entre Washington et Kinshasa, l’excellence des rapports bilatéraux ne souffre d’aucun commentaire. Ces dernières années, des signes probants en constituent un témoignage vivant. Cela est illustré par le soutien tous azimuts qu’accorde, au plan diplomatique, l’administration américaine au gouvernement congolais tandis qu’au chapitre de la coopération, cela se manifeste par le raffermissement des liens et, au plan économique, par le volume croissant des échanges entre les deux pays. A signaler d’autre part, les liens scellés en 2008 par un accord de coopération militaire basé sur la formation de la Force d’intervention rapide des Fardc. La reprise de la coopération dans le domaine militaire a été saluée notamment par les officiels de deux pays. Une preuve de plus témoignant de la préoccupation des Etats-Unis de contribuer à la stabilité de la République démocratique du Congo, pays  occupant, sur le plan géo-stratégique une place de choix sur le continent africain. D’où son plaidoyer dans le concert des nations pour le rétablissement de la paix sur toute l’étendue du territoire congolais, de la sécurité régionale, gage de développement durable. Par le passé, Washington a particulièrement soutenu la chute au pouvoir du maréchal Mobutu intervenue en 1997, appuyé le retour de la démocratie à travers le processus électoral qui a concouru à la mise en place de nouvelles institutions en 2006. Dans l’entretemps, les Etats-Unis se sont prononcés officiellement contre la balkanisation de la Rd Congo et condamné la reprise des hostilités en 2008 au Kivu par le Cndp et les déclarations belliqueuses de son mentor, le général déchu, Laurent Nkunda.

C’est dans le cadre de renforcement de ces liens qu’il faudrait situer l’étape de la visite qu’effectuera, la semaine prochaine à Kinshasa, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton. Son séjour s’inscrit dans la perspective de la tournée africaine qu’elle entreprend dans sept pays, a annoncé lundi le département d’Etat.  Dès le 5 août 2009, elle participera à un forum sur la coopération économique au Kenya. Aussitôt après, Hillary Clinton se rendra successivement en Afrique du Sud, en Angola, en Rd Congo, au Nigeria, au Liberia et au Cap-Vert. C’est, en fait, le premier voyage qu’elle effectue sur le continent africain en tant que secrétaire d’Etat. Il est évident qu’elle avait annoncé en mai dernier son intention de s’y rendre avant la fin de l’année. L’occasion lui est ainsi offerte avec la tenue du forum sur la coopération économique en Afrique. Intervenant quelques semaines après le voyage du président américain, Barack Obama au Ghana où ce dernier a mis l’accent, dans un discours pathétique, sur « la haute responsabilité politique » des Africains, le séjour de la secrétaire d’Etat américaine revêt une importance particulière.

Bien que le programme de son séjour en Rd Congo ne soit pas encore communiqué officiellement, on renseigne qu’elle aura probablement des entretiens au sommet de l’Etat avec le président de la République, Joseph  Kabila Kabange sur des questions intéressant les relations bilatérales, la sécurité dans la région des Grands Lacs, le développement et la coopération.

Ndong.M.N.

 

 

Paix à l’Est

Les Fardc brillent de tout feu sur tous les fronts

Mise en ligne mercredi 29 juillet 2009

Les éléments de l’armée nationale continuent la percée sur tous les fronts où ils sont engagés, avec le soutien des Casques bleus, en vue de rétablir la paix dans la partie Est du pays. Sur le terrain de la province Orientale, l’armée nationale progresse dans la récupération des villages assiégés par des miliciens du Front populaire pour la justice au Congo(Fpjc). Selon les sources militaires, confirmées par les éléments de la Monuc, les Fardc ont récupéré, le week-end dernier, après de violents combats, trois nouvelles localités jadis sous contrôle des FPJC. Il s’agit de Butembo, Nyasona et de Fichama, situés tous à plus de 50 kilomètres au sud de Bunia dont la récupération s’est soldée également par la mort de miliciens. Au total, sept localités sont déjà passées sous contrôle des Fardc depuis le début de l’opération conjointe Monuc-Fardc dénommée « Pierre d’acier », lancée depuis une semaine contre les miliciens. Bien avant, trois autres villages ont été récupérés par les Fardc le vendredi 24 juillet dernier. Il s’agit de Matalatala, Bialos, Alumba et de Kpauma.  Du côté des Fardc, il y aurait également des blessés graves, suivant les sources onusiennes. Contacté lundi, Adirodu Mbadu, comandant des opérations du FPJC a confirmé le bombardement de leurs positions de Mont Hoyo et de Bulanzabo par les forces loyalistes.

Dans la plaine de la Ruzizi, au Nord Kivu, les éléments des Fardc sont toujours à l’assaut des rebelles rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (Fdlr). Lundi dernier, un violent combat avait éclaté lundi dans une bananeraie où les rebelles s’étaient retranchés à Murunga à 4 kilomètres de Luvungi dans la plaine de la Ruzizi. En l’occasion, 2 rebelles ont été capturés par l’armée nationale. Selon les sources militaires, il s’agissait véritablement d’une opération de ratissage du terrain, car les rebelles battent en retraite depuis le déclenchement de l’offensive en cours. A en croire le commandant Fardc à Luvungi, les deux assaillants capturés lors de cette attaque, seront transférés au commandement des opérations Kimia 2 à Bukavu. Il faut reconnaître que l’assaut donné le lundi dernier est le fruit de l’impérieuse collaboration entre la population civile et les soldats gouvernementaux. En effet, les agriculteurs qui n’avaient pu accéder à leurs champs en raison de la présence des rebelles, sont allés saisir le commandement militaire de la place.

Selon les analyses stratégiques, les rebelles se regroupaient à Murunga pour tenter une traversée vers le Burundi voisin. Preuve que l’étau se resserre hermétiquement sur les rebelles rwandais en Rdc. Cela justifie bien les assurances du chef d’Etat major général de l’armée congolaise. Didier Etumba a frénétiquement fait le bilan de l’opération Kimia II, déclenchée le 12 juillet, aux députés provinciaux de la province du Kivu. Le bilan établi par le général se présente de la manière suivante : « Depuis (l’opération) Umoja Wetu jusqu’à aujourd’hui, plus de 800 Fdlr ont été tués. Notamment pendant l’étape préliminaire, 412 Fdlr ont été tués et depuis le lancement officiel de l’opération, il y a déjà 245 Fdlr tués au Nord Kivu et au Sud-Kivu. Plus de 250 Fdlr ont été capturés et plus de 110 dépendants ont été récupérés ». Bilan qui attise l’espoir de voir éradiqué le fléau de la présence des rebelles rwandais qui sèment la mort au quotidien parmi la population civile.

L’issue n’est certainement pas loin quand bien même les rebelles, dans un élan de survie, se regroupent en atomes réduits afin de soumettre les Fardc à la guérilla. Mais cette  tactique aussi est sur le point de devenir inopérante, notamment avec la complicité rétablie entre les soldats loyalistes et la population civile.

Le dessus pris par l’armée nationale sur les rebelles rwandais démontre la capacité des Fardc à réaliser des exploits, quitte à être requinqués sur tous les plans. On se rappelle que presque tous les pays du monde avaient refusé de mettre leurs troupes à disposition lorsqu’il était envisagé la mise sur pied d’une force internationale contre les Fdlr. L’Union africaine comme les Nations Unies n’avaient pas caché leurs craintes de se mettre en face des éléments bien formés, bien équipés et maîtrisant bien le terrain sur lequel ils évoluent depuis plus d’une décennie. Les deux organismes ont estimé à près de 20.000 le nombre d’hommes à réunir pour combattre les rebelles rwandais.

La réalité démontre cependant que les éléments de l’armée nationale sont à même d’extirper le spectre des anciens génocidaires rwandais résidant au Congo. Pour ce faire, les partenaires engagés dans la réforme, la formation et l’encadrement des soldats congolais devraient s’appesantir sur l’équipement de l’armée congolaise.

James Momba

 

L’ADG Hermann Mbonyo est formel

Il n’y a pas de mouvement social à la Sonas

Mise en ligne mercredi 29 juillet 2009

Le ministre des Transports et voies de communications, Matthieu Mpita, a présidé, hier mardi 28 juillet 2009, la cérémonie de signature du Protocole d’accord portant sur la lutte contre les accidents de circulation routière conclu entre la Société nationale d’Assurance, Sonas, et la Commission nationale de prévention routière, Cnpr en sigle. En effet, dans le cadre de la mise en place des actions de vulgarisation et de prévention ainsi que de la réhabilitation de la signalisation routière,  la Commission nationale de circulation routière s’est rapprochée de la Sonas pour réussir son combat contre les accidents de circulation routière.

Cette collaboration entre ce service de l’Etat et l’assureur national s’explique, comme l’ont dit les responsables de ces deux structures, par le fait que Sonas et Cnpr sont intimement liées dans la lutte contre les accidents de circulation routière. Si la Cnpr a pour mission essentielle de réduire à son strict minimum, les accidents de circulation pour épargner à la nation des drames humains et des pertes des ressources matérielles, la Sonas, quant à elle, gagne en réalisant des économies lorsqu’elle indemnise le moins possible les accidents de circulation. Quand ceux-ci se font rares, l’assureur fait une bonne affaire. C’est ce croisement d’intérêts qui explique le mariage scellé hier entre la Sonas et la Cnpr.

 Mais il n’y a pas que l’aspect lucratif qui a présidé à ce rapprochement. En effet, la cérémonie de ce mardi 28 juillet 2009 était aussi motivée par le souci de lancer la campagne d’implantation des panneaux de signalisation routière qui vont être bientôt implantés  à travers les différentes artères de la capitale. Ils ont d’ailleurs été présentés au ministre des Transports et à l’Adg de la Sonas par le président de la Cnpr, Monsieur Tasumbu Ongendangenda qui a, juste après, conduit le ministre et l’Adg de la Sonas sur le premier site où le premier panneau a été implanté. Matthieu Mpita, très concerné par cette campagne de prévention des accidents de circulation routière, a procédé à l’implantation, à titre symbolique, du premier panneau non loin de la deuxième porte d’entrée de la Fikin.

 

Campagne de dénigrement

Après cette cérémonie dont le point d’orgue était la signature du protocole d’accord entre Hermann Mbonyo et l’Ingénieur Tasumbu, le numéro un de la Sonas s’est entretenu avec la presse locale et internationale présente au pavillon de la Sonas dans la concession de la Fikin. Dans un discours franc débarrassé de tout formalisme, Hermann Mbonyo a fourni toutes les explications qui étaient à sa disposition concernant la marche de sa société. Sans tourner autour du pot, l’Adg de la Sonas a attaqué d’emblée, dès sa première réponse, la question de l’heure, à savoir la campagne médiatique contre lui et son équipe justifiée ou non par les déboires ou prétendus tels que vivent les salariés de l’entreprise.

Pour Hermann Mbonyo, la Sonas est loin de la crise fatale comme les  prétendent les personnes qu’il qualifie de malintentionnées. Il s’agit plutôt d’une campagne de dénigrement fomentée par ceux qui veulent diriger une entreprise publique qui réalise aujourd’hui 60 millions de dollars contre les 14 mille dollars qu’elle réalisait avant janvier 2008, date de sa prise des fonctions en tant que numéro un de la Sonas. Ce n’est que l’application pure et simple de la bonne vieille logique d’ôte-toi de là que je m’y mette qui justifie cette campagne, selon lui.

Le numéro un de la Sonas a néanmoins reconnu l’existence de quelques difficultés dans l’entreprise dont la plus importante est liée au paiement des salaires des agents. A l’entendre parler, on a comme l’impression que l’Adg est victime des performances qu’il a réalisées en un peu plus de 18 mois de gestion. En effet, c’est grâce à l’extraordinaire performance jamais réalisée par la Sonas en 42 ans d’existence que les salaires des agents ont été triplés à partir des simulations opérées par le comité de gestion. A la paie du mois de février de cette année, les agents ont été agréablement surpris de toucher le triple de leurs salaires à la paie. Selon donc les simulations de la production faites par le comité de gestion, cet élan pouvait être poursuivi puisque la production de l’entreprise devait tripler. Or, c’était sans compter avec le ralentissement des activités financières et économiques consécutivement à la crise financière internationale qui a frappé les grandes économies du monde et dont l’onde de choc a été ressentie même ici chez nous. Lorsqu’un grand assureur comme l’américain Aig a été touché, les petits comme la Sonas ne pouvaient que ressentir durement les effets de cette crise. Celle-ci a vu sa production baisser au tiers.

 

Les effets de la crise financière internationale

Face à cette réalité, il fallait réagir pour éviter de mettre la clé sous le paillasson et renvoyer 2.500 travailleurs dans la rue avec tout ce que cela pouvait avoir comme conséquence dramatique. Et dans l’optique de préserver l’emploi qui est l’un des cinq chantiers du chef de l’Etat, l’Adg a engagé des négociations avec les syndicalistes pour trouver un accord. Celui-ci aurait été conclu au bout des 14 heures des négociations. Mais fort malheureusement, regrette-t-il, les syndicalistes ont été manipulés à telle enseigne qu’ils sont revenus sur leur engagement en  refusant de signer, le lendemain, le mémorandum qu’ils avaient eux-mêmes proposé et selon lequel ils proposaient des prévisions salariales étalées sur une année, soit de mars 2009 à mars 2010. Faute d’un accord avec les représentants des travailleurs, l’équipe dirigeante de la Sonas était obligée de négocier avec les travailleurs en leur proposant une modalité échelonnée de paiement des salaires. Sur 460 salariés approchés, 7 seulement ont refusé de percevoir leurs salaires par acompte.

Fort de ce soutien, c’est cette politique qui est donc appliquée à la Sonas où, selon l’Adg, il est inexact de dire qu’il y a impaiement. Les agents perçoivent des avances sur salaires, car l’entreprise ne peut pas payer la masse salariale de février 2009. Hermann Mbonyo, de manière pédagogique, a fini par conclure qu’il n’y a pas de mouvement social à la Sonas. Le climat est certes un peu difficile, comme l’a reconnu l’Adga, mais qu’il est sous contrôle dans la mesure où le comité de direction jouit de la confiance des agents avec lesquels le dialogue existe.

C’est ce bilan positif qu’a défendu Hermann Mbonyo qui n’a pas manqué de souligner les difficultés que traverse sa société en ce moment de crise financière internationale finissante. Pour lui, il a réussi le pari de redresser la Sonas qui est aujourd’hui l’un des assureurs les lieux côtés en Afrique où elle revendique la place du numéro 1 en assurance automobile et de numéro 3 toutes branches. Pour  Mbonyo, la Sonas a regagné sa crédibilité. C’est d’ailleurs la recherche de cette crédibilité qui a poussé la société à intervenir dans certains domaines comme notamment la réfection de l’Hôpital général de Kinshasa, le soutien au musicien Ilo Pablo et la réfection du complexe sportif de l’Unikin. Toutes ces interventions ainsi que la création des nouvelles directions ont contribué au rayonnement de la société et lui ont attiré des nouveaux marchés dans les différentes branches. Ces actions, loin de l’éloigner de son objet social, ont renforcé l’activité qui est désormais très diversifiée. Pour Hermann Mbonyo, le nouveau management qu’il a insufflé n’est pas dogmatique ; il est plutôt pragmatique puisqu’il adapte la société aux évolutions du marché et lui permet d’atteindre ses objectifs. C’est ce qui explique le nouveau slogan, qui est plus qu’un slogan, à savoir cap sur l’avenir. C’est cet avenir là qui serait en marche à la Sonas, dixit Hermann Mbonyo.

Charles Mukonkole

      

Justifiant la décision de suspension du signal RFI en Rdc

Lambert Mende accuse RFI de vouloir déstabiliser les institutions établies

Mise en ligne mercredi 29 juillet 2009

Le ministre de la Communication et des médias, Lambert Mende Omalanga, a, au nom du gouvernement, tenu une conférence de presse hier mardi, au cours de laquelle il a donné les raisons qui ont poussé le gouvernement à couper le signal de Rfi en Rdc, et a aussi fustigé la mauvaise campagne de dénigrement perpétrée par certaines Ong internationales derrière des rapports qui ne cadrent pas avec les avancées démocratiques de la Rdc.

Parlant des rapports des Ong Fidh, Human Right et autre Global, le ministre Mens de a déploré le mauvais rôle que se sont choisis de jouer ces Ong en menant une campagne de déstabilisation et de démoralisation contre la Rdc, et en prenant la place des partis politiques, elles, qui sont censées être apolitiques. « Pourtant, il y a des avancées politiques considérables en Rdc en matière de démocratie et des droits de l’homme. Rien de tout cela n’est dit dans ces rapports », s’est exclamé le ministre.

Parlant de la suspension jusqu’à nouvel ordre du signal de Radio France Internationale, le ministre de la Communication et des médias a démontré la mauvaise foi de cette radio qui ne tient pas compte des droits de réponse ou arrive à les contourner en privilégiant ces informations qui servent à décourager les troupes de notre armée qui sont au front. Ce dont cette radio ne peut se permettre concernant la France. Bafouant ainsi les clauses du contrat signé avec la République quant au respect des lois du pays. Ainsi, Lambert Mende n’a pas hésité de soupçonner cette chaine française de faire partie d’un grand complot visant la déstabilisation des institutions du pays. Car, a-t-il souligné, tout ce que fait cette radio se rapproche bien des thèses visant le démantèlement du pays.

Pour rappel, les émetteurs de Radio France Internationale, RFI, de Kinshasa, Matadi, Kisangani et Lubumbashi ont été coupés, dimanche, alors que celui de Bukavu l’a été depuis le 10 juin dernier pour des « raisons de sécurité nationale ». Dans tous les cas,  le gouvernement congolais accuse la radio française d’inciter les militaires au front à désobéir, à se révolter, à créer des troubles dans les casernes, alors que le pays est en guerre.

RFI a protesté contre cette décision, estimant qu’elle n’a fait que restituer normalement des éléments d’informations. Elle a été soutenue par Reporters sans frontières et son allié congolais, Journaliste en danger. Cette réponse de RFI, c’est du déjà entendu sans qu’elle ne puisse améliorer sa façon de présenter les informations, dont la plupart sont plus des commentaires très sentimentalisés que les faits réels.

Après une longue période d’absence en Rdc à la suite des décisions du gouvernement sous Mobutu d’abord, ensuite sous Mzee Laurent-Désiré Kabila, RFI a retrouvé sa place en Rdc en 2001 après l’avènement du président Joseph Kabila à travers un contrat qui lui accordait des droits et aussi des devoirs. Depuis lors, cette radio s’est spécialisée en informations tendancieuses, et s’est toujours surestimée. Ainsi, pour lui avoir refusé l’entrée sur notre territoire de son « spécialiste Congo », cette radio avait refusé d’envoyer d’autres journalistes pour couvrir les élections de 2006, préférant faire des reportages de chambre- sa spécialité- à partir de Paris.

Tout compte fait, nous osons croire que Rfi qui n’est pas l’unique média du monde, s’amendera pour s’affairer désormais à faire du professionnalisme, au même titre que BBC, la Voix de l’Amérique, Africa N°1, Reuter, Afp, Xinhua et d’autres médias internationaux accrédités en Rdc.

T.L.

 

Scandale dans une entreprise du Portefeuille

L’Adg  de Cohydro vend les wagons-citernes de l’entreprise

Mise en ligne mardi 28 juillet 2009

Le président du Conseil d’administration demande des explications à l’Adg sur cette vente

Depuis le 10 juillet 2009, le Pca de la Cohydro a adressé une lettre à l’Adg de cette entreprise dans laquelle il lui enjoint de fournir au Conseil d’administration, des explications au sujet de la vente des wagons-citernes de la Cohydro d’une capacité variant entre 40 et 50 m3. Prétendument déclassés, ces wagons-citernes auraient été vendus par l’Adg sans se référer au conseil d’administration.

Se sentant ignoré dans la gestion de l’entreprise, le Pca n’a pas hésité à requérir de l’Adg un rapport circonstanciel sur la question endéans une semaine. Dans ce rapport, l’Adg devra spécifier le nombre de wagons-citernes vendus et leurs numéros d’identification, l’identité de l’acquéreur, la procédure de déclassement et de vente, la procédure de fixation du prix de vente et le prix appliqué, le bénéfice rapporté à Cohydro et la décision d’affectation de ces recettes extrabudgétaires.

Si l’on s’en tient à la lettre du Pca, la réponse de l’Adg devait lui parvenir au plus tard le 17 juillet 2009. Or, jusqu’au moment où nous mettons sous presse, l’Adg de la Cohydro n’a pas encore répondu aux questions qui lui ont été posées par le Pca agissant au nom et pour le compte du Conseil d’administration. Mais il nous revient, de par certaines investigations et conformément à la lettre de la Représentation provinciale du Katanga du 25 juin 2009 adressée à l’Adg, qu’une somme de 12.000$ américains, provenant de la vente de 6 wagons-citernes, aurait été envoyée de Kinshasa à Lubumbashi. A partir de cet élément, on peut penser, sans connaitre avec exactitude le nombre des citernes et le prix de vente de chaque unité, que la vente d’une citerne aurait rapporté en moyenne 2.000$ américains.

Mais il faudra plutôt attendre la réponse de l’Adg pour connaitre les détails de cette opération dont la transparence est sujette à caution aux yeux du Conseil d’administration qui ne dispose d’aucune information sur la vente de ces wagons-citernes. Il n’existe présentement que des bribes d’informations recueillies sur base des certaines pièces, mais celles-ci ne donnent pas la topographie réelle d’une vente taxée d’extrabudgétaire. En effet, en procédant à cette vente, l’Adg a disposé d’une recette non prévue par le budget de l’entreprise outre le fait qu’il a disposé, de son propre chef, d’une partie du patrimoine de l’entreprise qui, en principe, ne peut être appauvri de manière unilatérale par la volonté d’un seul homme. Ces recettes extrabudgétaires sont par essence difficiles à contrôler et laissent planer des vilains soupçons.

Les conditions dans lesquelles cette vente s’est réalisée appelent un certain nombre des doutes qu’il faudra absolument dissiper pour évacuer tout malentendu entre les principaux animateurs de la Cohydro qui n’a pas besoin de ce bras de fer en ce moment. Ce sentiment de bras de fer entre le Conseil et la Direction est malheureusement très perceptible comme le témoigne la deuxième lettre, datant toujours du 10 juillet courant, du Pca adressée à la même personne et dans laquelle il sollicite de ce dernier des explications au sujet de l’achat de 8.000 Tm des produits pétroliers achetés par la Cohydro dans des conditions ignorées par le Conseil. Celui-ci cherche à connaitre les conditions de passation de marché, les prix pratiqués sur le marché par les principaux fournisseurs, les prix définitifs payés par la Cohydro, les modalités de paiement, le bénéfice attendu par la Cohydro, les dates de conclusion du marché, etc. Toutes ces questions devaient trouver une réponse dans le même délai que pour le premier dossier. Et comme pour le premier dossier, un silence complet est observé du côté du destinataire.

Comme on peut donc le constater, la gestion de la Cohydro est on ne peut plus opaque. On comprend, dès lors, pourquoi les stations services Cohydro sont quasiment à l’abandon, ne disposant même pas d’une seule goutte de carburant alors que les privés vendent chaque jour du carburant sans encombre. Tout se passe comme si l’Adg ignorerait totalement le Conseil d’Administration dans la gestion de l’entreprise alors que cet organe n’a pas été supprimé par la reforme. Il est donc temps que Madame la ministre du Portefeuille s’implique dans la clarification du rôle de chaque organe non pas seulement à la Cohydro, mais également dans l’ensemble des entreprises publiques transformées en sociétés commerciales où les Adg et les Adga ne semblent pas maitriser leur nouveau rôle. L’heure est donc à la clarification et au réglage afin de réussir la réforme tant souhaitée. Mais en attendant, la vente des wagons-citernes de la Cohydro doit être tirée au clair.

ZM

 

controle et recensement physique programme

Les partis politiques «fantômes» bientôt dénichés

Mise en ligne mardi 28 juillet 2009

 - Le ministre de l’Intérieur a lancé ses services à la trousse de ces partis qui n’ont aucun document officiel, encore moins de siège, en dehors de la mallette et des déclarations de leur fondateur

Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité a initié, depuis quelques temps, le recensement des partis politiques existants en Rd Congo. Il s’agit de contrôle et de recensement physique des partis politiques dont l’objectif primordial est de permettre au ministère de tutelle de faire appliquer effectivement la loi sur le fonctionnement des partis.

Le constat est, en effet, formel : la plupart de ces formations confondent leurs droits et leurs devoirs au point d’empiéter les prescrits de la loi les régissant. Il est évident aussi que leur nombre croissant constitue une préoccupation pour la bonne raison que bon nombre n’existe que sur papier, c’est à peine qu’ils tiennent des activités. Or, la loi sur le fonctionnement des partis politiques préconise, comme obligations, la transmission dans le délai requis du rapport annuel, du bilan, des comptes annuels, de l’organisation des séminaires de formation et autres activités connexes.

Depuis le déclenchement du mouvement de démocratisation du 24 avril 1990, on assiste à une naissance effrénée des partis politiques justifiée par la boulimie du pouvoir. A l’époque du maréchal Mobutu, on en dénombrait tout au plus quatre cents. Un record par rapport aux années de l’indépendance. Combien y en a-t-il actuellement ? Et, de quelle manière fonctionnent-ils ? C’est à la résolution de ces questions pertinentes que le ministère de l’Intérieur  et de la Sécurité s’y attelle. Selon les dernières statistiques officielles, la Rd Congo compte 294 partis politiques en règles. Il y a parmi eux, ceux qui existent depuis des années et d’autres, par contre, qui viennent de voir le jour. A l’allure où vont les choses, il est sûr que plusieurs formations politiques ne remplissant pas les conditions requises de fonctionnement vont voir leurs noms rayés de la liste.

Assurément l’objectif poursuivi est d’assainir l’espace des partis politiques en vue de retenir un échantillonnage fiable et viable et ensuite de contribuer à leur épanouissement à travers l’application des principes de bonne conduite.

Ndong.M.N.

 

Huit hauts magistrats ont prêté serment devant le président de la République

Mise en ligne mardi 28 juillet 2009

Ils étaient à huit, les hauts magistrats qui ont prêté le serment du respect de la Constitution et des lois du pays devant le président de la République, Joseph Kabila Kabange. C’était hier lundi 27 juillet dans la salle de réunion du Palais de la nation en présence de plusieurs officiels dont le président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab, le premier vice-président du Sénat, Edouard Mokolo wa Mpombo, du Premier ministre, Adolphe Muzito, du Vice-Premier ministre chargé de la Défense et Sécurité, Mutombo Bakafua Nsenda, du ministre de l’Intérieur, Célestin Mbuyu ; du ministre de la Justice, Luzolo Bambi ; du ministre des Droits humains, Upio Kakura ; du gouverneur de la ville, André Kimbuta ; du Directeur de cabinet du chef de l’Etat, Adolphe Lumanu Mulenda et de son adjointe, Mayuma Kasende ; du bâtonnier national, Mbuyi Mbiye et de quelques officiers généraux de l’armée et de la police.

Les assermentés du jour ont été le Premier président de la Cour suprême de justice, Bemwezi Kienga, matricule 229.672; le Procureur général de la République, Kabange Numbi, matricule 504.595 ; le président de la Cour suprême de justice, Ngoie Kalonda Valentin; les 1ers Avocats généraux de la République Mabamba Mukur, matricule 127.598 et Tasile Talizo, matricule 127.867 ; les avocats généraux de la République Ikobia bin Mashino, matricule 128.104 ; Minga Nyamakwey, matricule 127.612 ; Mumba Mukomo, matricule 264.662

TL

 

Katanga

Concertation entre ministres et membres du bureau de l’Assemblée provinciale

Mise en ligne mardi 28 juillet 2009

Comme chaque semaine, les membres du gouvernement provincial du Katanga ont répondu présent à leur rendez-vous hebdomadaire, le vendredi 24 juillet 2009 à Lubumbashi, au gouvernorat  de province. Présidé  par le gouverneur Moïse Katumbi Chapwe, cette réunion était une occasion de faire un tour d’horizon sur la marche de la province. Les membres du bureau de l’Assemblée provinciale ont été conviés à prendre part à cette réunion pour réfléchir ensemble sur l’avenir de la province. C’est à cette occasion que les membres du gouvernement provincial ont été informés des félicitations en provenance du Premier ministre sur la bonne gestion dont ont fait preuve les autorités Katangaises.

« Le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe a présidé le vendredi 24 juillet, la réunion hebdomadaire du gouvernement provincial. Pour ce conseil des ministres, quatre points étaient inscrits à l’ordre du jour. Il s’agit de la communication du gouverneur de province, l’achat des manuels scolaires, la réhabilitation de la voirie à Kolwezi, le rapport de mission de la visite sur le site de Chinkolobwe.

Avant de débuter la réunion, le chef de l’exécutif provincial a évoqué avec regret et émotion la mémoire du gouverneur honoraire et  sénateur de la province du Katanga, Gaétan Kakudji, décédé la semaine dernière à Bruxelles. Sur ce, Moïse Katumbi a présenté ses condoléances à la population du Katanga pour la disparition de ce monument. A la même occasion, le gouverneur de province a transmis ses condoléances à la famille du conseiller Masumbuko Masirika, du ministère provincial des Infrastructures, décédé, lui aussi, la semaine dernière.

Après ces pages noires, le gouverneur Katumbi a ensuite transmis aux membres du gouvernement provincial les félicitations du Premier ministre de la République, Adolphe Muzito pour la dynamique de bonne gouvernance imprimée par l’exécutif provincial à la province du Katanga. En effet, le Katanga est la seule province qui est sortie du lot après le contrôle des finances publiques par la Cour des comptes notamment en ce qui concerne la rétrocession du gouvernement aux entités territoriales décentralisées ». Compte rendu fait par le ministre provincial de l’Intérieur du Katanga, Jean Marie Dikanga Kazadi, le 24 juillet 2009.

Il faut dire que les membres du bureau de l’Assemblée provinciale ont  été conviés à prendre part à cette réunion hebdomadaire du conseil provincial des ministres. Interrogé sur le sens de leur présence à cette réunion des ministres provinciaux, le président de l’Assemblée provinciale du Katanga, l’honorable Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza, a indiqué que c’est pour des raisons de concertation que lui-même et les membres de son bureau avaient été conviés de prendre part à cette rencontre. « Nous sommes au début de notre session, qui est une session essentiellement budgétaire, nous avons trouvé important de nous concerter pour avoir des orientations par rapport à la situation de notre province », a précisé le président de l’Assemblée provinciale.

Marthe Bosuandole

 

Lambert Mende dit ce matin pourquoi le gouvernement a coupé le signal de Rfi sur l’ensemble du pays

Mise en ligne mardi 28 juillet 2009

Les émetteurs Radio France Internationale, RFI, de Kinshasa, Matadi, Kisangani et Lubumbashi ont été coupés, dimanche, alors que celui de Bukavu l’a été depuis le 10 juin dernier. Selon le porte- parole du gouvernement, Lambert Mende, les autorités congolaises ont signifié, depuis vendredi dernier, à RFI la résiliation de son contrat. Ces autorités accusent RFI de diffuser des informations qui troublent le processus de paix dans l’Est de la RDC. Lambert Mende compte donner un point de presse mardi pour donner plus de précisions à ce sujet. Pour sa part, RFI proteste contre cette décision, estimant qu’elle n’a fait que restituer normalement des éléments d’informations. Cette réponse de RFI, c’est du déjà entendu sans qu’elle ne puisse améliorer sa façon de présenter les informations, dont la plupart sont plus des commentaires très sentimentalisés que les faits réels.

Pour rappel, après une longue période d’absence en Rdc à la suite des décisions du gouvernement sous Mobutu d’abord, ensuite sous Mzee Laurent-Désiré Kabila, RFI a retrouvé sa place en Rdc en 2001 après l’avènement du président Joseph Kabila. Depuis lors, plutôt que de donner des informations au vrai sens du terme, cette radio privilégie les analyses tendancieuses d’une prétendue spécialiste de la Rdc qui, malgré son absence dans le pays, ne manque pas de quoi dire aux auditeurs, certainement sur base des informations que lui fournissent ses réseaux. Cette même radio avait refusé de couvrir les élections de 2006 en guise de protestation contre la décision de Kinshasa de ne pas autoriser son « spécialiste Congo » à fouler le sol congolais.

 

 

Un office religieux digne pour Gaëtan Kakudji à Bruxelles  

Mise en ligne mardi 28 juillet 2009

Les quelques 250 pla-ces de la nef centrale de l’église «Notre Dame» de Laeken étaient occupées par des personnes venues, samedi 25 juillet, assister à la messe de suffrage en mémoire du sénateur Gaetan Kakudji, décédé à Bruxelles le 21 juillet dernier. Cette église est un cadre prestigieux qui sert de nécropole pour la famille royale belge. Est-ce un hasard que la famille du défunt ait choisi cet endroit ? L’office a été célébré par l’abbé Philippe Degand, assisté par deux prêtres congolais, amis de la famille éprouvée. Parmi l’assistance, on notait non seulement la présence du président du Sénat congolais, Léon Kengo wa Dondo, de l’ambassadeur à Bruxelles, Henri Mova Sakanyi et du frère cadet du chef de l’Etat, Zoé Kabila.

Mais aussi beaucoup d’anciens «belgicains». Les participants ont été dignes et calmes. L’atmosphère a été sobre. Absence de chorale. Le cercueil est reposé devant l’autel. Pour une participante, l’histoire retiendra que Gaëtan a participé et joué un rôle certain lors des événements cruciaux concernant la chute de Mobutu Sese Seko et l’avènement de Laurent Désiré Kabila ! Et de citer : «Qui ne se souvient pas de sa présence dans Utenika, ce navire de guerre sud africain» ? «Qui ne se rappelle pas de sa gestion des affaires publiques lors de la disparition de Mzee »? Kakudji a été ce responsable politique pragmatique sur qui Laurent Désiré Kabila a su s’appuyer, a-t-elle conclu.

Dans la même perspective, l’ambassadeur Henri Mova Sakanyi, un compagnon de combat du disparu, a parlé d’une «grosse perte, la mort de celui qui était le symbole constant de la lutte». Le diplomate a projeté une future rencontre «des pionniers de la révolution du 17 mai» dans le cadre du deuil de Kakudji. Mais durant le culte, le recueillement a dominé, loin des préjugés.

Après avoir lu quelques versets de l’évangile selon Luc (chapitre 24), l’officiant s’est focalisé dans son homélie sur la notion de la «vie éternelle» dans un climat de méditation. L’histoire des disciples d’Emmaüs a servi de fil conducteur au sermon de l’abbé. Il faut faire «confiance à Jésus ressuscité», a-t-il martelé parce «la vie est plus forte que la mort». Pendant les «intentions», l’expression «vide immense laissé par le disparu» est revenue comme un leitmotiv. Rachel, fille du disparu, a ému l’assistance en chantant un texte poignant dédié à son père, sous des applaudissements nourris. «Il va vers la vie», a déclaré le prêtre avant de bénir le corps du défunt. Après la messe, quelques participants se sont retrouvés dans une des salles de l’Atomium pour poursuivre le deuil.

Sauf changement de dernière minute, le corps de l’illustre disparu sera rapatrié au pays ce jeudi par Kinshasa pour des cérémonies officielles au Sénat avant le transport du corps à Lubumbashi où il sera porté en terre pendant le week-end.

 

 

Rapport de la Fidh : Henri Mova dénonce un rapport sans commune mesure avec la réalité des avancées démocratiques en Rdc

Mise en ligne mardi 28 juillet 2009

Communiqué de presse

 FIDH : Un rapport sans commune mesure avec la réalité des avancées démocratiques en République Démocratique du Congo

 Dans son rapport daté du 24 juillet 2009, intitulé « La République Démocratique du Congo : la dérive autoritaire du régime », la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH en sigle) soutient « faire le bilan sur le respect des droits fondamentaux par les autorités gouvernementales et l’administration de la justice ».

 Dans une rhétorique dramatique, malheureusement courante de la part de la FIDH quand il s’agit de la République Démocratique du Congo, le rapport aligne des assertions non vérifiées, présentées comme des « cas de violations des droits de l’homme commises en République Démocratique du Congo ».

 La République Démocratique du Congo – qui est en pleine phase de restructuration de son appareil judiciaire – demeure ouverte à toute analyse, à tout rapport tendant à participer à l’amélioration de la situation générale des droits de l’homme. Dans ces conditions, notre pays aurait pu, sans complexe, bénéficier de l’expertise de la FIDH, si le dernier rapport de cette organisation n’était aussi truffé d’accusations sans fondements, et sans commune mesure avec la réalité des avancées enregistrées dans divers domaines de la vie nationale congolaise.

 Mais l’on peut comprendre les difficultés des rédacteurs du rapport : leur mission, selon leurs propres aveux, n’a duré que 10 jours en RDC, un pays vaste comme quatre-vingt- fois la Belgique, un pays qui a quasiment la taille physique de l’Union Européenne. Il est, par contre, étrange de constater de la part d’une organisation qui jouit d’une audience internationale - que le propos général du rapport est souvent noyé dans un amalgame pernicieux, savamment entretenu, qui nous oblige à la présente mise au point, tant sur la situation générale des libertés publiques que sur la situation de la justice en République Démocratique du Congo.

Répression de l’opposition politique ?

Pour la FIHD, le « pouvoir de Kinshasa » ferait  «taire l’opposition politique par la répression ». Cette affirmation ne peut  qu’étonner les observateurs avertis de la vie politique congolaise, car la République Démocratique du Congo offre aujourd’hui des progrès appréciables de l’exercice de la démocratie.

A la suite des élections présidentielles et législatives réalisées sous la ferme vigilance de la communauté internationale (2006), le pays s’est doté d’institutions aussi crédibles que solides : un président de la République élu au second tour avec un pourcentage qui fait oublier les risibles 99,99 % de la plupart de jeunes démocraties ; une majorité parlementaire de coalition ; un Sénat (la Chambre haute) dirigée par un homme politique de l’opposition. Les débats parlementaires congolais, loin de la complaisance de la majorité des pays africains, sont cités en exemple par tous les observateurs sérieux. L’opposition politique participe avec vigueur au débat parlementaire, en imposant de rudes interpellations aux membres du gouvernement ; des séances systématiquement retransmises en direct par la télévision publique.

Outre cette répartition horizontale du pouvoir – qui relève plutôt d’un modèle de cohabitation, classique dans les démocraties modernes – la répartition verticale du pouvoir, avec des gouvernements provinciaux forts, est bien assurée, avec des provinces de plus en plus indépendantes du pouvoir central de Kinshasa pour ce qui est de leur gestion quotidienne.

Cette vivacité démocratique au sein des institutions congolaises est renforcée par le travail de la presse nationale, toujours prompte à dénoncer le moindre écart constaté dans la marche des affaires publiques. Une cinquantaine de chaines de télévision, privées et indépendantes, relaie allègrement l’opinion de l’opposition qui n’a plus besoin de s’exiler pour s’exprimer.

Combien d’opposants politiques issus régulièrement des institutions politiques du pays sont repartis en exil depuis les dernières élections ?  Combien d’hommes politiques congolais sont à ce jour en prison pour des raisons d’opinion ? Combien de journalistes croupissent dans les geôles pour leur liberté de ton et d’opinion ?  On pourrait multiplier les exemples à souhait… 

Des efforts louables sont consentis par les autorités dans la protection des droits fondamentaux et des libertés publiques. Il reste, certes vrai, que tout n’est pas parfait et que les améliorations devraient être concrétisées dans un domaine où l’horizon recule à chaque avancée.

La mise sous tutelle de la justice ?

Le rapport de la FIDH s’appesantit également sur la mise sous tutelle de la justice en République Démocratique du Congo, en stigmatisant les violations constatées dans la distribution de la justice et les bavures qui seraient liées aux services de sécurité.

Cette affirmation est la preuve de la méconnaissance du contexte politique congolais post-électoral. Le gouvernement actuel a hérité d’une situation militaire d’une complexité indescriptible. Il faut mettre en perspective toute la problématique de la gestion politique de différentes milices issues de mouvements rebelles. Grâce à l’appui des institutions internationales, des efforts de réorganisation de l’armée nationale sont, en effet, plus que probants. Toutes les expertises militaires en témoignent.

La lutte contre l’impunité engagée par le gouvernement ne s’est pas arrêtée aux portes de l’armée, puisqu’elle a permis la mise hors d’état de nuire de plusieurs justiciables, civils et militaires. Le Chef de l’Etat s’est personnellement investi dans l’assainissement de l’appareil judiciaire, gage de toute pratique démocratique. Après avis formel du Conseil supérieur de la magistrature, des ordonnances présidentielles - février 2008 et juillet 2009 - ont été ainsi publiées afin de faciliter la réforme de la justice. A titre d’exemple, il y a quelques jours à peine, 165 magistrats accusés de concussion, corruption, dol et d’autres maux, ont été soit révoqués ou mis à la retraite, par le président Joseph Kabila, dans le cadre de l’assainissement du secteur de la Justice.

Tous ces efforts sont unanimement salués par la communauté internationale. Le Congo n’a pas érigé la violation des droits de l’homme en un principe de gouvernement. Les bavures condamnables sont l’œuvre de quelques éléments trop zélés, qui, malheureusement, entachent la réputation de l’ensemble des institutions politiques et judiciaires du pays. Mais la FIDH semble, du moins dans son dernier rapport, décrire un pays qui serait bien loin de la nouvelle République Démocratique du Congo, et fait fi de toutes les avancées en matière des droits de l’homme auxquelles participe une centaine d’organisations nationales de défense de droits de l’homme, les églises, la société civile et les pouvoirs publics.

Bruxelles, le 25 juillet 2009

Ambassade de la République Démocratique du Congo 

 Refusé comme un pestiféré en Belgique, en France, en Hollande et au Portugal

La liberté provisoire pour JP Bemba incertaine

Mise en ligne lundi 27 juillet 2009

A la date du 24 juillet 2009 était attendu à la Cour pénale internationale, à La Haye, en Hollande, l’avis de la Belgique, de la France, de la Hollande et du Portugal en rapport avec une ordonnance du 24 juin dernier de la juge Trenda Cilova demandant à ces pays de se prononcer sur l’accueil sur leurs territoires du prévenu Jean-Pierre Bemba. Comme à l’unisson, les gouvernements belge, français, hollandais et portugais y ont opposé leur refus. Ces réactions négatives à la chaîne démontrent l’ampleur de cette affaire et l’embarras de ces pays occidentaux à donner des garanties sur la mise sous surveillance judiciaire de Bemba. Ceux de nos confrères qui avaient avancé à la  légère les  noms des pays d’accueil qui auraient donné leur accord que ce soit le Portugal ou l’Afrique du Sud sont, dès lors, tombés dans le panneau. Y sont aussi concernés les fanatiques qui croient sans modestie que, dans cette affaire, c’est la passion qui prime et non la raison.

Bruxelles, Paris, Amsterdam et Lisbonne ayant décliné l’offre d’accueil, la défense du prévenu doit sans doute s’en préoccuper en attendant que l’Allemagne, l’Italie et l’Afrique du Sud puissent se prononcer dans le délai de la communication de l’avis du 7 août prochain. Au stade actuel, il est hasardeux de tabler avec exactitude sur les futures réactions de ces trois pays. De toute évidence, il est plausible que Rome et Bonn soient solidaires de l’avis de Bruxelles, de Paris, d’Amsterdam et de Lisbonne étant donné leur appartenance commune à l’Union européenne.

Or, tant en matière de justice que de sécurité, l’un n’évolue guère sans l’autre quand bien même qu’il s’agisse d’un avis requérant la souveraineté d’un quelconque Etat membre de l’Ue. Dans le cas d’espèce, il est sûr que les différents pays se sont consultés. Au cas où ces deux pays européens refusaient, elles aussi, d’accorder leur hospitalité à JP Bemba, le numéro un du Mlc sera obligé de continuer à croupir dans les geôles de La Haye  à moins bien sûr que l’Afrique du Sud l’accepte. Il se fait cependant que ce dernier pays a moins de  chance de donner toutes les garanties à l’accueil de Bemba d’autant plus qu’il fait partie de l’Union africaine qui, lors de son dernier sommet tenu en Lybie, a unanimement désapprouvé la politique menée par la Cpi qui, dans la majorité, n’arrête que les personnalités africaines dont le soutien accordé au président soudanais figurant  dans son collimateur. C’est là où l’équation se complique.

Pour la défense, sa démarche tourne autour de la mise en liberté provisoire de Bemba puisque, selon elle, le risque de fuite n’a jamais existé tandis que les charges contre lui ont changé. Pour le procureur Luis Moreno Ocampo, le prévenu devrait rester en détention. Le refus de la Belgique, de la France, de la Hollande et du Portugal ne présage guère des lendemains meilleurs pour Bemba à moins que les circonstances redeviennent favorables à son égard. Toutefois quelle que soit la réponse de ces pays, il appartiendra à la seule CPI de décider si elle accepte le principe d’une mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba. Et la décision à ce sujet est attendue pour le 14 août prochain.

 

Les raisons du refus

Selon les sources rapportées par Radio France Internationale, l’Etat belge a justifié son refus en expliquant qu’il faudrait un dispositif trop coûteux pour assurer de bonnes conditions de sécurité. Et le dernier passage de Jean-Pierre Bemba à Bruxelles pour s’incliner sur la mémoire de son père décédé, ne présage nullement rien de bon pour sa sécurité à la suite du désordre que quelques-uns de ses fanatiques avaient provoqué à sa sortie de l’église.

La Belgique en déduit qu’il sera peut-être compliqué de garantir que tout se passe bien si Jean-Pierre Bemba réside provisoirement sur son territoire. Paris considère, lui, que l’ex-chef rebelle n’avait pas d’attache ou de lien particulier avec la France. Lisbonne fait valoir que, dans sa législation nationale, la pratique de la liberté provisoire n’existe pas. La Hollande a accepté d’organiser uniquement le transfert dans le pays qui accepterait éventuellement d’accueillir Jean-Pierre Bemba.

De la situation du président du Mlc, deux conclusions ressortent. D’abord, le fait qu’en politique il n’y a point d’amis, seuls les intérêts comptent. Sinon rien ne pourrait justifier que Jean-Pierre Bemba soit ainsi rejeté comme un pestiféré. En plus du fait que le comportement du  « Igwe » au pays lors de la campagne électorale (avec l’exécution publique des policiers par ses partisans et le pillage systématique des sièges de la Ham et de l’Observatoire national des droits de l’homme, de l’église du pasteur Sony Kafuti et du temple musical de Werrason avaient permis de confirmer le fait que l’homme était adepte de la manière forte. Tout le contraire de la démocratie en installation.

Ensuite, les avocats de JP Bemba semblent avoir joué des rôles qui les ont permis juste à se taper beaucoup d’argent. Car, comment expliquer que de bout en bout, ils n’ont réussi pas à obtenir quelque chose de sérieux pour leur client Bemba.

Lr

 

Bonne gouvernance

Les félicitations de Muzito à Moïse Katumbi

Mise en ligne lundi 27 juillet 2009

De la rétrocession des recettes aux entités décentralisées, le Katanga sort du lot

Depuis l’installation de nouvelles institutions provinciales issues des élections, la province du Katanga avec à sa tête, l’honorable Moïse Katumbi Chapwe, se distingue de plus en plus dans tous les domaines par rapport aux autres provinces qu’elle sert même de modèle. En dehors des efforts fournis par l’autorité provinciale dans le cadre de l’exécution des cinq chantiers et diverses actions visibles, le Katanga vient d’obtenir les félicitations du premier ministre, chef du gouvernement, Adolphe Muzito, pour s’être affirmé comme l’unique province qui a alloué correctement aux entités territoriales décentralisées (ETD) une rétrocession pour leur fonctionnement. Ce constat ressort d’un rapport établi par la Cour des comptes qui a sillonné l’ensemble des 11 provinces que compte la République. Ces félicitations sont allées tout droit au cœur du gouverneur Moïse Katumbi et des membres de son gouvernement qui ont apprécié à leur juste valeur ces encouragements promettant de toujours mieux faire pour la réussite du programme d’action du chef de l’Etat.

L’ONG Licoco (Ligue congolaise de lutte contre la corruption) qui s’est approprié ce rapport de la Cour de comptes a, pour sa part, dans son communiqué de presse publié le 15 juillet, accusé les gouvernements provinciaux de détournement des fonds rétrocédés par le gouvernement central.

 «Les gouverneurs de province de la RDC détournent à grande échelle les rétrocessions leur envoyées par le gouvernement central.» Citant un rapport de la Cour des comptes qui a été déposé au bureau de l’Assemblée nationale, la Licoco affirme que sur un total de plus de 48 milliards des Francs congolais envoyés à toutes les provinces en 2007, seuls 12, 75 % ont été rétrocédés aux entités décentralisées. En 2008, sur plus de 127 milliards de FC, les gouvernements provinciaux dans l’ensemble n’ont rétrocédé que 19, 07%.

« Il y a, par exemple, la province du Sud Kivu et la ville de Kinshasa, qui n’ont rien rétrocédé. Donc, les communes (et territoires) sont dans un état délabré. Ils se sont comportés comme de petits rois, alors qu’à longueur des journées ils sont en train de critiquer le gouvernement central disant qu’on ne leur avait rien donné…», explique le président de la Licoco, Ernest Pararo. Cette ONG demande alors au chef de l’Etat de prendre des mesures contre les gouverneurs qui ont détourné cet argent.

 

Le Katanga sort du lot

La province du Katanga est la seule qui, durant les deux années précédentes, a procédé à la rétrocession de près de 60% du montant reçu du gouvernement central. Sur plus des 25 milliards 600 millions des FC, le Katanga a rétrocédé à ses entités plus de 14 milliards, indique le rapport de la Cour des comptes cité la Licoco.

Le ministre provincial Christian Mwando explique comment se fait cette rétrocession au Katanga: « Il est clair que toute l’activité d’investissement de la province ne doit pas se faire uniquement dans les chefs-lieux et pour le compte du gouvernement provincial. Ce que nous avons fait c’est de séparer nettement, en accord avec les Entités territoriales décentralisées, entre le budget de fonctionnement que nous rétrocédons régulièrement en espèces, jusqu’alors nous considérons encore le niveau du territoire, et le budget d’investissements, en achetant les engins, les matériels agricoles et de cantonnage manuel ainsi que les bancs que nous envoyons dans les territoires.»

T.L.

 

 

Mise en garde des autorités aux vendeurs des produits avariés

Mise en ligne lundi 27 juillet 2009

« Nous demandons à tous les commerçants qui ont encore des produits avariés dans leurs stocks de venir les présenter librement à l’autorité afin qu’ils soient incinérés. Car si nos agents découvrent ces produits avariés dont on garderait de manière frauduleuse pour les vendre à notre peuple, soyez sûrs que les pénalités seront énormes », a prévenu la ministre provinciale du Katanga en charge de l’Education, Mme. Thérèse Kapibwe

Elle a tenu ces propos le 23 juillet 2009 à plus de 43 km de la ville de Lubumbashi  après l’incinération d’une importante quantité des produits avariés découverts encore dans les établissements Katanga Futur et Roffe Congo. La ministre provinciale a également demandé à la population d’être vigilante par rapport aux produits qu’elle achète sur le marché. Pour ce faire, il faut veiller à la date d’expiration, lorsqu’on achète un produit.

Il faut dire que l’incinération des produits avariés est devenue une scène courante dans la province du Katanga. Cette mesure est tombée après l’enquête initiée par le gouverneur Moïse Katumbi au sein des établissements ayant  vendus des produits avariés à la population. Les sociétés Psaromatis, Katanga Futur et Roffe Congo ont, dans ce cadre, été scellées par le parquet et les produits expirés incinérés pour la première fois le lundi 13 juillet dernier. Cette décision d’incinérer ces produits est tombée après la conclusion de la commission d’enquête ad hoc.

Conformément à la loi, les entreprises incriminées ont elles-mêmes pris en charge le creusage du trou d’incinération ainsi que la fourniture du carburant devant servir à l’opération de mise à feu. En tout cas, c’est dans ce contexte que la commission de contrôle instituée par le gouverneur du Katanga était sur terrain. Ayant trouvé encore d’autres produits avariés, elle a été chargée d’acheminer des cargaisons des camions alimentaires tirées des établissements Katanga Futur et Roffe Congo à plus de 43 km de Lubumbashi pour incinération.

Marthe Bosuandole

  

Kambove

Polémique autour de l’abattage d’un hippopotame

Mise en ligne lundi 27 juillet 2009

Bien que le nombre d’hippopotames ait sensiblement augmenté dans la réserve protégée de Kyangalele (rivière Lufira), à Kapolowe-mission située en territoire de Kambove, l’abattage de l’un de ces mammifères par des braconniers divise les agents de l’Institut congolais de la conservation de la nature, Iccn-Kapolowe, et l’administrateur du territoire. Il y a deux jours, un braconnier et son complice ont été appréhendés par des agents de l’ICCN pour avoir abattu, selon ces agents, un hippopotame femelle. Les deux braconniers ont été libérés du cachot de Kapolowe, sur ordre de l’administrateur du territoire de Kambove. Ce que dénonce, l’officier de police judiciaire (OPJ) de l’Iccn.

L’Opj Delphin Munana Mushete relate les faits : « Nous avons attrapé celui qui a abattu cet animal. Ce dernier a cité Kapia Mutonko. Il a avoué avoir participé à l’abattage de l’hippopotame. Je suis descendu sur le lieu du drame, avec un agent de l’Agence nationale de renseignements (Anr), pour avoir des preuves matérielles. Nous avons découvert l’endroit où l’animal a été dépecé. Nous avons même prélevé des os. Vers 12 heures, l’administrateur de territoire de Kambove, accompagné de deux policiers, est venu brutalement récupérer les braconniers qui étaient incarcérés au cachot de la police de Kapolowe- mission. Maintenant, ces deux braconniers sont libres, ils se disent même capables d’abattre d’autres hippopotames»

De son côté, l’administrateur du territoire déclare avoir libéré le présumé braconnier car, affirme-t-il, il y a eu complaisance et irrégularité dans l’instruction de ce dossier. Hyppolite Kalenga indique d’ailleurs qu’il est à la recherche de l’Opjde l’Iccn qui a instruit le dossier : « Je suis en train de rechercher l’OPJ de l’Iccn qui a instruit le dossier, en vue de l’arrêter. Pourquoi ? Ils ont arrêté un innocent, M. Ifanda. J’ai le plein droit de contrôler les amigos. Dans ma tournée, j’ai rencontré un certain Ifanda à qui j’ai demandé le motif de son arrestation. Il m’a répondu qu’il a été arrêté parce qu’il aurait détenu la viande d’hippopotame à son domicile. Il a reconnu avoir reçu cette viande d’un tiers comme un acte de charité. Cet officier de l’Iccn devrait transmettre le dossier aux instances compétentes. Il l’a gardé moyennant une caution. Un officier qui arrête un présumé et le garde dans l’amigo de la police. Pourquoi n’a-t-il pas transmis le dossier aux autorités compétentes ? »

 

VEndredi 24 JUILLET 2009

Balayant les folles rumeurs de la reprise de la guerre par le mouvement de Kamanzi

Le Cndp refuse de reprendre les armes

Mise en ligne vendredi 24 juillet 2009

Qui a-t-il intérêt à ce que les hostilités reprennent au Nord-Kivu et au Sud-Kivu ? Cette question, on se la pose dans différents milieux. Dans l’opinion, cette éventualité est, de plus en plus, évoquée à partir de la rumeur selon laquelle le Congrès national pour la défense du peuple (Cndp) que dirige Désiré Kamanzi depuis l’arrestation, en janvier dernier, au Rwanda de Laurent Nkunda, aurait l’intention de reprendre la guerre à l’Est du pays. On en parle tellement avec persistance que les communs des mortels craignent que tous les efforts qui ont été menés par le gouvernement congolais puissent ne pas porter des fruits après la signature de l’accord de paix conclu en mars dernier entre les deux parties. Interrogé, à cet effet, le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende Omalanga dément  cette rumeur. « Le Cndp ne reprendra pas la guerre », a-t-il reconnu en faisant foi aux assurances données par  la direction politique de cet ancien mouvement rebelle qui s’est mué en parti politique. Qu’est-ce qui aurait alors justifié cette rumeur sentant apparemment l’intoxication à cent lieues? Serait-elle motivée par la volonté de faire pression sur le gouvernement ? Désiré Kamanzi, le président du Cndp a, quant à lui, déclaré hier que « le processus de paix entamé au Kivu est irréversible et que pour rien au monde, le Cndp ne pourrait encore reprendre la guerre ». Il a juste déploré le fait que les choses semblent trainer et qu’il faille, dès lors, leur donner un coup d’accélérateur.

Selon les mauvaises langues, le Cndp s’insurgerait contre le retard mis en œuvre au sujet des engagements pris avec le gouvernement dans l’accord signé en mars dernier. Au cœur du problème, on cite les ratés de l’intégration des ex-rebelles de ce mouvement au sein des Forces armées de la Rd Congo (Fardc), la reconnaissance des grades, le paiement des soldes, la non intégration politique et une prétendue audience manquée avec le chef de l’Etat. De tout cela, il n’y a rien de consistant puisque le dialogue est permanent entre les deux parties d’autant plus que la complexité de la situation ne saurait trouver solutions dans un bref délai. Dans la dynamique de paix prévalant, présentement, à l’Est du pays où l’opération Kimia II s’emploie à rétablir l’autorité de l’Etat  et dans la région des Grands Lacs où la diplomatie balaie les vieilles rancœurs d’hier, il serait malencontreux que les progrès réalisés avec tant de sacrifices puissent connaitre de nouveau un recul.                     

NMN

 

Le delai court encore

Libération provisoire de JP Bemba :le compte à rebours a commencé

Mise en ligne vendredi 24 juillet 2009

Dans le dossier judiciaire de l’ancien vice- président Jean-Pierre Bemba, arrêté depuis le 24 mai 2008 à Bruxelles, en Belgique, sous mandat de la Cour pénale internationale(Cpi), pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis entre 2002 et 2003 en Centrafrique, chaque jour qui passe fait monter d’un cran la tension dans les milieux intéressés. A l’approche de la date de la prise de décision se rapportant à la demande de mise en liberté introduite par sa défense lors de l’audience du lundi 29 juin 2009, les spéculations autour de cette sollicitation faisaient croire que la liberté provisoire ne poserait plus aucun problème. Quant aux pays d’accueil qui auraient donné leur accord, ils sont cités à la pelle avant même que ceux-ci ne puissent se prononcer officiellement. C’est à croire que cette affaire est traitée sur la place publique par des personnes dépourvues ni de titre ni de qualité. On a poussé le toupet plus loin jusqu’à avancer les noms des pays d’accueil pourtant citées par des sources non crédibles. Si ce n’est pas le Portugal, c’est l’Afrique du Sud, indique-t-on. Mais, quelle est la part de la vérité dans cette affaire ?

Lors de la dernière audience du 29 juin dernier, la juge Trenda Cilova a déclaré que « la Cpi se prononcera dans un délai raisonnable sur la libération provisoire ou non » et en même temps, elle avait rendu une ordonnance demandant aux autorités du Portugal, de France, de la Belgique et de la Hollande de se prononcer sur ce cas jusqu’au 10 juillet 2009. Bruxelles a, pour sa part, sollicité une prorogation du délai pour des raisons qui lui sont propres.  D’où le délai leur accordé jusqu’au 24 juillet 2009. Dans sa requête du 2 juillet dernier adressée à la Cpi, la défense  a ajouté sur la liste des pays d’accueil, l’Allemagne et l’Afrique du Sud. Pour ce pays, le délai court jusqu’au 7 août prochain. Il est évident que la liberté provisoire sollicitée dépend principalement des garanties que le pays d’accueil présentera à la Cpi. L’un et l’autre l’ont-ils déjà fait ? C’est la grande question. On sait que la Belgique est épinglée pour des motifs selon lesquels Bemba y détient une propriété, des comptes bancaires tandis que ses enfants y étudient. S’agissant de la France, on évoque des liens sociaux importants qu’il y entretient. Officiellement cependant, il n’ y a que la décision de la Juge Trenda Cilova qui devra déterminer le bien-fondé de cette démarche au vu des garanties de la mise sous surveillance judiciaire de Bemba par le pays d’accueil. On doute néanmoins que ce soit un pays du continent africain pour des raisons plausibles. Certes que pour la défense, il y a lieu de remettre Bemba en liberté, puisque selon elle, le risque de fuite n’a jamais existé tandis que les charges contre lui ont changé ; le Procureur Luis Moreno-Ocampo considère, quant à lui, que le prévenu devrait rester en détention. Dans le cas Bemba, la journée de ce vendredi sera décisive.

Lr

 

Dénouement de la crise opposant la Gécamines aux négociants au Katanga

Mise en ligne vendredi 24 juillet 2009

Grâce à l’intervention personnelle du Gouverneur de la province du Katanga Moïse  Katumbi Chapwe, le ciel commence à s’éclaircir sur le dossier qui oppose la Générale des carrières et de mines (Gécamines) à un groupe de négociants de Likasi et de Kolwezi. Après de longs moments de négociations, les deux parties ont trouvé un compromis au terme de la réunion de confrontation présidée le mercredi 22 juillet 2009 par le numéro un de la province, en présence des deux entités. Les deux parties sont tombées d’accord pour que dans un premier temps, la Gécamines rembourse une somme de un million de dollars au bénéfice des négociants sur un total  de 10 millions.

A la sortie de cette réunion, le chef de la délégation des négociants, Paul Makonzo, a affirmé que c’est « grâce à l’intervention personnelle du gouverneur que nous avons réussi à marquer un grand pas de cette négociation. Les solutions sont en vue même si ce n’est pas encore la solution finale », a-t-il précisé. 

La Gécamines, devait  à ces négociants, un montant d’environ dix millions de dollars. Après s’être rendu compte que le payement de cette importante facture tarde encore à venir, ces négociants ont fait le déplacement pour Lubumbashi afin d’en faire part à l’autorité provinciale. Ce dernier avait, pour la première fois, réuni les deux groupes le mercredi 15 juillet 2009 au gouvernorat de province. A cette occasion, il avait promis de les réunir dans une semaine  pour examiner le fond du problème et fixer des modalités de paiement de cette facture. Si le sourire revient du côté des négociants, la Gécamines a encore un important montant à rembourser. L’avenir nous le dira d’avantage.

Marthe Bosuandole

 

Démantèlement d’un réseau des voleurs de véhicules à Lubumbashi

Mise en ligne vendredi 24 juillet 2009

Une bande de six jeunes dont l’âgé varie entre 15 et 27 ans spécialisée dans le vol des véhicules a été présentée au gouverneur de la province du Katanga, Moïse Katumbi, ce mardi 21 juillet 2009. Après avoir quitté les mines, ces jeunes gens se sont lancé dans le vol des véhicules. Un avocat et un douanier à qui ils ont volé trois voitures en l’espace d’un mois figurent parmi leurs dernières victimes.

Ces jeunes gens sont tombés dans les filets des agents de services de l’Agence nationale des renseignements (Anr) qui ont démantelé ce réseau. Pour encourager le travail accompli par ces agents de service de renseignement, le gouverneur leur a promis une prime.

Dans les vols qu’ils commettent, ces jeunes gens ont le soutien d’un autre complice qui les aide à changer la couleur et l’aspect des voitures pour ne pas se faire reconnaître. Malheureusement, pour cette fois, ils ont été cueillis de leur cachette comme des fruits mûres. Le démantèlement de ce réseau a été un ouf de soulagement pour des propriétaires de véhicule à Lubumbashi qui ne pouvaient plus dormir tranquillement par peur de ne pas retrouver leur engin le matin.

L’opinion s’interroge tout de même sur le rôle des éléments de la police nationale congolaise sensée sécuriser les personnes et leurs biens sur toute l’étendue du territoire national.

Marthe Bosuandole

 

 

Commentant les dernières mesures présidentielles

C. Kabasele Tshimanga : «L’UDS demande au Président Kabila de frapper fort dans tous les secteurs de la vie nationale»

Le Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange a, la semaine dernière, surpris le peuple congolais en signant des ordonnances portant révocation, mise à la retraite et nomination des magistrats congolais. Ces mesures salutaires sont au centre des commentaires fusant de partout. C’est ainsi que notre journal a jugé utile de recueillir l’opinion de l’Union des Démocrates Socialistes, UDS, par le biais de son président national, Monsieur Crispin Kabasele Tshimanga.

Quelles sont vos impressions sur les dernières ordonnances présidentielles prises dans le secteur de la justice ?

L’Union des Démocrates Socialistes, UDS, se réjouit totalement des mesures courageuses et volontaristes annoncées, le 15 juillet dernier, par le Président Joseph Kabila Kabange pour assainir le corps judiciaire qui a été à la base de l’insécurité judiciaire dans notre pays. En s’attaquant à la justice nationale, le Chef de l’Etat a annoncé les couleurs pour la suite des réformes attendues. Sa célèbre phrase « Finie la récréation » prononcée le 06 décembre 2006 a maintenant un sens.

Ces mesures ont été chaleureusement accueillies par notre peuple qui souhaite que cette purge s’étende à tous les domaines. D’ailleurs, en communion avec le peuple congolais, l’UDS demande au Président Kabila de frapper fort dans tous les secteurs de la vie nationale.

Notre peuple a honte de notre justice qui s’illustre par des jugements iniques, par la corruption et autres anti-valeurs. Or, la justice bien distribuée est le point de départ de la sécurisation des citoyens, des biens et des investissements. Elle protège les faibles face aux puissants, les pauvres face aux riches. Elle constitue le socle du développement de toute la nation.

Le seul regret constaté par l’UDS est que le Chef de l’Etat ne bénéficie pas, comme il se doit, de l’appui des partis politiques de la majorité présidentielle pour la vulgarisation de ses actions dans l’opinion publique. La plupart des partis de l’AMP sont souvent aphones, se comportent en observateurs et se manifestent parfois en retard.

Dans les milieux des magistrats, on dénonce le non-respect de la procédure ainsi que les conditions de vie des magistrats qui se jettent dans les bras des justiciables. Qu’en pensez-vous ?

Sans honte et froid aux yeux, les magistrats véreux et indélicats s’agitent pour rien. Ils sont conscients des abus qu’ils ont régulièrement commis. J’en sais personnellement quelque chose. Les mesures annoncées par le Président Kabila ont été prises dans le respect de la forme et du fond. L’heure n’est pas aux échappatoires et au juridisme creux. « Sed lex, dura lex », dit-on. Il est erroné de contester les ordonnances présidentielles.

S’agissant des conditions de vie, les magistrats devraient savoir que, quand le droit est bien dit, il contribue à la prospérité de la nation. En conséquence, l’Etat engrange des moyens sous forme d’impôts, de redevances et de taxes. Mais, quand la justice couvre les détourneurs, les fraudeurs fiscaux et autres « kuluna » au col blanc, elle prive l’Etat des moyens de sa politique.

Par ailleurs, il est étonnant de constater, avec regret, que les magistrats se plaignent de leurs conditions de vie. Mais, ils refusent de reconnaître que leurs salaires avaient été revus à la hausse il n’y a pas si longtemps. S’ils s’estiment mal payés, ils devront changer de carrière. Malheureusement, ils ne le font pas. Et, ce n’est pas une raison pour baisser les bras et encourager l’impunité. La vérité est que tout le monde est mal payé dans ce pays, du Chef de l’Etat au dernier ouvrier non qualifié.

Quelle est votre opinion sur le remaniement gouvernemental annoncé par le Président de la République ?

Le Président Kabila Kabange a raison d’annoncer le remaniement gouvernemental du fait que rien ne semble marcher. Les trois premiers gouvernements de la première législature de la troisième République ont fait preuve d’immobilisme, d’affairisme et d’inconscience civique coupable. Chose grave, le peuple congolais constate, avec étonnement, que c’est la gestion kléptocratique de Mobutu Sese Seko jadis décriée qui est de retour. C’est du néo-mobutisme que nous vivons chaque jour. Le gouvernement est en panne d’imagination et n’entreprend pas des réformes courageuses et essentielles dans tous les secteurs de la vie nationale pour transformer et moderniser notre société. Au lieu de mettre le peuple congolais au travail, le gouvernement central fonde toute son action sur la mendicité en tendant la main aux  institutions de Bretton Woods.

En vue de pallier ces insuffisances, l’UDS souhaite ardemment que le Chef de l’Etat se choisisse, cette fois-ci, ses collaborateurs sans pression extérieure et sans faire confiance aux dirigeants des partis politiques de la coalition AMP-PALU-UDEMO qui lui proposent souvent des cadres qui ne répondent pas au profil ou qui ne partagent pas sa vision. En bref, l’UDS demande au Président Joseph Kabila d’assainir davantage tous les secteurs de la vie nationale, à l’instar de la magistrature.

Enfin, l’UDS est-elle pour ou contre la réforme des entreprises publiques en cours?

La réforme des entreprises publiques, même si elle est timide, relève du domaine idéologique pour l’UDS. En effet, notre parti politique étant contre tous les monopoles publics et privés, préconise la privatisation de toutes les entreprises publiques et de la plupart des services publics. Il milite en faveur de la mise en place d’un cadre juridique favorisant une concurrence effective, suffisante et praticable. Donc, notre parti salue et soutient fermement la réforme des entreprises publiques en cours. Car, le recrutement par concours opéré par le COPIREP a été un fiasco puisque rien n’a changé dans la gestion des entreprises publiques.

L’agitation enregistrée autour de ladite réforme est l’œuvre d’une poignée de compatriotes qui s’enrichissent sur le dos du peuple congolais. D’ailleurs, les entreprises publiques sont systématiquement pillées par les mandataires. Elles sont gérées dans l’opacité la plus totale. Elles offrent des biens et des services de mauvaise qualité. Les consommateurs ne sont pas soignés. Les entreprises publiques, dans notre pays, ne publient pas, à l’intention de l’opinion, les bilans à la fin de chaque exercice. Le peuple congolais en tant que propriétaire ne sait pas si ces entreprises ont réalisé des bénéfices ou des pertes. Leur apport au budget de l’Etat est quasi-nul depuis des années. Il est donc du devoir de l’Etat de mettre fin à cette injustice qui ne dit pas son nom.

Propos recueillis par Marthe Bosuandole

    

 

 


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