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Par les membres de la délégation du Conseil de
sécurité de l’ONU interposée
Mobilisation internationale contre les Fdlr
* Les envoyés de Ban Ki Moon émus des atrocités
infligées aux populations civiles par les rebelles
rwandais dans le Nord-Kivu, déclarent leur appui au
processus de pacification de l’Est du pays. Après avoir
été hier à Goma, ils seront reçus par le président
Kabila ce mardi à Kinshasa auprès de qui ils vont
révéler les stratégies onusiennes pour mettre hors
d’état de nuire les terroristes des Fdlr
Une
délégation du Conseil de sécurité est dans nos murs
depuis hier lundi 18 mai 2009. Arrivés dans notre pays
par la ville de Goma, chef-lieu de la province du
Nord-Kivu, les délégués de l’organe exécutif de l’Onu
(Organisation des Nations unies) se sont déclarés très
préoccupés par les exactions infligées aux populations
civiles de cette partie de la Rdc par les Forces
démocratiques pour la libération du Rwanda, en sigle
Fdlr. Conduits par l’ambassadeur français aux Nations
unies, Jean-Maurice Ripert, les membres de cette
délégation ont tenu à apporter leurs témoignages et leur
solidarité aux populations congolaises, en général, et
aux habitants de l’Est du pays sérieusement éprouvées,
en particulier.
Dans la matinée d’hier, quelques instants seulement
après leur arrivée, ils ont eu une séance de travail
avec les autorités provinciales du Nord-Kivu, notamment
avec le gouverneur de province Julien Paluku, le
président de l’assemblée provinciale ainsi que leurs
suites respectives. Les discussions ont porté sur la
situation horriblement préoccupante de cette partie de
la République démocratique du Congo, situation provoquée
principalement par les rebelles rwandais des Fdlr qui, à
la suite des opérations conjointes Fardc-Monuc contre
eux, reviennent très souvent dans les actions de
représailles contre les populations civiles, tuant,
brûlant maisons et cases, détruisant tout ce qui est
visible.
Dans sa déclaration, à l’issue de cette réunion,
l’ambassadeur français a apporté ces précisions : « Nous
sommes ici pour montrer notre solidarité vis-à-vis des
populations congolaises et leurs autorités, au moment où
la situation sécuritaire s’améliore progressivement,
pour dire notre préoccupation à cause de la poursuite
des exactions par les Fdlr et d’autres milices qui font
du tort à la population civile ».
Pour sa part, le gouverneur du Nord-Kivu a déclaré que
les efforts fournis par la communauté internationale,
par l’entremise de la Mission de l’Organisation des
Nations unies au Congo, étaient appréciés à leur juste
valeur. Il a cité, entre autres, l’appui logistique
accordé aux Forces armées de la République démocratique
du Congo (Fardc) et à la Police nationale congolaise,
deux forces nationales qui se déploient progressivement
à travers toute la province du Nord-Kivu. Le gouverneur
Julien Paluku a sollicité à la communauté internationale
de prendre de nouvelles dispositions en prévision des
opérations conjointes qui vont avoir lieu incessamment
contre les Fdlr, et aussi la construction des camps à
apprêter pour accueillir et les rebelles des Fdlr et
d’autres rwandais candidats au rapatriement.
Radiookapi.net qui a fourni ces éléments ajoute que les
membres du Conseil de sécurité en séjour à Goma ont reçu
successivement, après les autorités politiques, les
délégations des Fardc et des humanitaires. L’ambassadeur
français Jean-Maurice Ripert et sa suite ont, par la
suite, visité l’hôpital Heal Afrika qui soigne de
nombreuses femmes et jeunes filles victimes des
violences sexuelles. Une visite était prévue à Kiwanja,
dans le territoire de Ruthsuru.
Ce mardi 19 mai 2009, dernier jour de sa visite dans
notre pays, la délégation du Conseil de sécurité va
avoir, à Kinshasa, une série d’entretiens avec, entre
autres, le président de la République Joseph Kabila
Kabange, le Président de l’Assemblée nationale Evariste
Boshab, le Président du Sénat Léon Kengo wa Dondo, le
Premier ministre Adolphe Muzito et quelques-uns de ses
ministres ainsi que, éventuellement, le président de la
Commission électorale indépendante (Cei) l’abbé
Apollinaire Muholongu Malumalu.
Eden Nsi Bamfumu
Transports urbains à Kinshasa
Grogne des chauffeurs contre la bastonnade : échec et
mât !
Les
conducteurs des auto bus, taxi-bus et taxis du secteur
privé avaient projeté de sécher les chaussées de la
capitale hier lundi 18 mai. A la base, la bastonnade
dont ils sont objet de la part des agents de la Police
spéciale de roulage et contre laquelle ils entendent
protester. Depuis deux semaines, les agents de l’ordre
ont reçu l’ordre de la hiérarchie de recourir aux
gourdins pour contraindre les conducteurs kinois à
observer les règles générales de la circulation
routière. Le tort le plus reproché à ces automobilistes
est le mauvais stationnement qui est régulièrement à la
base de maints accidents et des embouteillages sur les
étroites chaussées de la ville de Kinshasa. Hantés par
l’instinct de la rapidité, ces conducteurs se prêtaient
à soudoyer l’agent de police avec de l’argent, une fois
coupables d’infraction. Contre la bastonnade cependant,
ils ne disposent point de parade ; ils n’ont qu’à subir
la douleur et la honte devant le public qui leur
reproche leur méconduite.
En somme, la pratique instaurée récolte la faveur de la
population convaincue que la violence est le seul
langage compris par les chauffeurs de Kinshasa. D’autant
qu’avec la bastonnade actuelle, la discipline est
revenue sur la chaussée où les conducteurs stationnent
uniquement après avoir quitté entièrement l’asphalte.
Aussi souhaite-on la poursuite de l’opération afin
d’inculquer un nouveau comportement aux transporteurs en
commun. Fort de ce vœu, la plupart des Kinois ont pris
avec fair play le léger désagrément causé par les
transporteurs hier lundi ; beaucoup ont appelé les
autorités à ne pas lâcher prise devant le chantage des
anarchistes.
Vraisemblablement, les transporteurs n’avaient pas bien
mûri leur opération ; seuls quelques axes étaient
affectés par le mouvement de grève qui, par ailleurs,
n’avait pas tenu toute la matinée. Au Rond point Ngaba,
Mont Ngafula, à Masina… les bus s’étaient montrés rares
à partir de 7 heures, mais la situation s’est décantée
autour de 11 heures. En réalité, les transporteurs
redoutaient plutôt les actes de vandalisme des
délinquants toujours prompts à capitaliser une occasion
confuse pour assouvir leurs instincts négatifs. Certains
de ces enfants avaient même jeté de projectiles sur des
véhicules de particuliers qui roulaient sur le tronçon
Rond Point Ngaba – Victoire. D’aucuns avaient aussi
brûlé des pneus sur la chaussée pour contraindre les
conducteurs à garder leurs véhicules à domicile.
Comme de tradition, le président des conducteurs du
Congo, Lisungu, invite les autorités à solutionner
l’équation afin d’éviter à la population les souffrances
dues à la marche à pied. Mais le président de l’Acco ne
propose aucune piste, comme il ne prodigue aucun conseil
à ses affiliés. Tout le monde réclame la fluidité de la
circulation routière et le recul du taux d’accidents
mortels, mais personne ne s’aperçoit de la part des
conducteurs dans ces fléaux qui gangrènent Kinshasa. Ici
devrait-on réaliser la pertinence de la pratique
restaurée par les autorités de la police pour faire
observer le code de la route … dans certaine proportion.
Après le dérèglement d’hier, la situation pourra se
stabiliser ce matin, surtout que les propriétaires ne se
retrouvent pas dans la revendication des conducteurs.
Ils affirment même trouver leur compte dans la
discipline à instaurer par l’Etat. « Lorsqu’il y a
accident, c’est le propriétaire du véhicule qui perd sur
toute la ligne ; le conducteur s’en va trouver un autre
véhicule ailleurs », a martelé un propriétaire contacté.
Obsédés par le besoin d’encaisser chaque jour, les
propriétaires ne se prêtent pas à garer leurs véhicules
trois jours successivement ; c’est un manque à gagner
qui déstabilise tout le foyer.
James Momba
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