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Coalition Amp-Udemo
Le parti de Nzanga à la porte de sortie !
* L’Udemo a aligné 5 candidats contre
ceux de l’Amp au Bureau de l’Assemblée nationale et
refuse de tirer les conséquences de cet acte
* Comme des héros dans l’ombre, Katumba Mwanke, Lumanu
Mulenda ...
Le
nouveau Bureau de l’Assemblée nationale est entièrement
occupé comme le précédent par la majorité parlementaire
à travers les candidats qui se sont présentés sur le
ticket Amp. Si le bureau sortant comprenait un
représentant du Pprd, du Msr et alliés, du Palu, des
Forces du renouveau, de l’Udemo, du Groupe des
indépendants, de la Codeco ; le bureau actuel a deux
représentants du Pprd, un des Forces du Renouveau, une
du Palu, une de l’Unafec, un du Msr et un du Pdc.
L’allié, l’Union des démocrates mobutistes, Udemo, n’a
pas de représentant au bureau de l’Assemblée nationale.
Qu’est-ce qui se passe pour que ce parti allié à l’Amp
ne puisse pas avoir de représentant au niveau du nouveau
bureau, s’interroge l’opinion.
Nos investigations dans les sillages de la mouvance au
perchoir soutient que l’allié n’a pas été correct avec
l’Amp. Quand il avait été question que tous les membres
du bureau sortant puissent déposer en bloc leur
démission, il y a eu de la résistance de la part de
l’allié Udemo qui ne comprenait pas qu’il puisse être
embarqué dans des démissions en cascade sans qu’il
puisse maitriser correctement les tenants et
aboutissants de ce geste politique. En dépité de cette
résistance de départ, le rapporteur adjoint du bureau
sortant, membre de l’Udemo, avait fini par démissionner.
Entretemps, lors des discussions au sein de l’Amp pour
préparer le ticket gagnant pour le renouvellement du
bureau, le Pdc de Jose Endundo a bataillé fort pour
démontrer le poids politique réel de son groupe
parlementaire qui aligne à ce jour 28 membres contre 23
pour l’Udemo au sein de l’Assemblée nationale. Lequel
devrait lui permettre de rafler une place au Bureau. Ce
qui a convaincu l’Amp qui a aligné un candidat Pdc au
poste de questeur adjoint en la personne de Bopolo
Bongenza.
Mécontent, le parti cher à Nzanga Mobutu et ses alliés
du groupe parlementaire ont décidé de présenter leur
propre liste aux élections. Ainsi, ils ont aligné au nom
des Forces du centre, Joseph Nsinga Udjuu pour le poste
de président avant de retirer la candidature, le même
Joseph Nsinga au poste de 1er vice-président, Gapemonoko
Lobotdumba au poste de 2ème vice-président, Kimasi
Francine au poste de Rapporteur, Ilunga Kazadi Benjamin
au poste de Rapporteur adjoint, Likulia Lifoma au poste
de questeur adjoint. En présentant ainsi des candidats
face à ceux de la coalition Amp et alliés, l’Udemo a
ouvert largement la voie de sortie d’un partenariat
politique que d’aucuns soutiennent au niveau de la
coalition être sans dividende politique pour la famille
politique du chef de l’Etat. Ceux-ci se rapportent aux
résultats de la présidentielle, deuxième tour, d’octobre
2006, où l’apport de ce parti a été quasi-nul dans les
fiefs électifs de Nzanga Mobutu, dans la province de l’Equateur
principalement. Ils soulignent aussi que le parti cher à
Nzanga ne fournit aucunement pas d’effort pour défendre
le gouvernement en cette période de la bataille pour la
reconstruction du pays à travers les cinq chantiers de
la République initiés par le chef de l’Etat.
Ceux qui défendent cette thèse au sein de la coalition
au pouvoir demandent à l’Udemo de tirer les conséquence
de l’acte qu’il vient de poser au Palais du peuple.
A l’Udemo, on ne l’entend pas de cette manière. On
affirme que l’Udemo fait toujours partie de la coalition
gouvernementale aux côtés de ses alliés AMP-Palu. Le
secrétaire général de l’Udemo a fait cette mise au point
le lundi au siège de ce parti dans la commune de la
Gombe.
Selon Me Omari Lea Sisi, rapporte Radio Okapi, l’Udemo
respecte les engagements par rapport à l’accord signé
entre le président Joseph Kabila et le vice-premier
ministre Nzanga Mobutu. « L’Udemo fait partie de la
coalition gouvernementale qui dirige le gouvernement à
ce jour », affirme Me Omari. Il précise qu’il n’y a pas
de refroidissement des relations entre l’Udemo et ses
alliés de la coalition. Il y a, poursuit-il, un débat au
sein de la majorité, ce qui est normal qu’il y ait des
débats dans tout regroupement politique.
Concernant justement ce débat, Me Omari explique : « On
a fait une marche, mais qu’à mi-chemin, on remarque
qu’il y a quelque chose qui doit être réglé autour des
questions d’actualité, il y a un débat qui s’est
instauré entre l’Udemo et l’AMP. Mais à ce jour, ni l’Udemo,
ni l’AMP, personne n’a dénoncé l’accord qui nous lie»
Les jours qui viennent vont donner beaucoup de plus de
lumière sur les relations entre l’Udemo et l’Amp, et la
valeur restante de l’accord signé entre le président de
la République et le vice-premier ministre Nzanga Mobutu.
Tshibambe Lubowa
Comme des héros dans l’ombre, Katumba
Mwanke, Lumanu Mulenda… ont pesé sur le dénouement
heureux de la victoire de l’Amp
La
victoire électorale de l’Alliance pour la Majorité
parlementaire (présidentielle) était prévisible au
regard du poids électoral des membres de cette alliance.
Mais les derniers soubresauts au sein de cette famille
politique ont poussé certains observateurs de douter
d’une victoire facile de l’Amp, et l’opposition a cru
fermement que la gué-guerre interne en son sein était
une opportunité pour elle d’arracher une victoire
certaine, si pas nécessairement à tous les postes, du
moins à trois ou quatre.
Tous ses calculs se sont avérés faux. La famille
politique du chef de l’Etat s’est ressaisie, en dépit de
certains sautes d’humeur, pour reconstituer son unité et
offrir à son initiateur, le président de la République,
une victoire sûre. 7 candidats alignés, 7 victoires.
Pour cette bataille électorale, il y a des artisans
visibles, certes, que l’on a vu donner des instructions
ou battre campagne. Il y a aussi des héros de l’ombre.
Si le chef de l’Etat a donné des instructions fermes aux
membres de sa famille politique, lesquelles les ont
motivé à ne pas brûler la maison Amp, d’autres
personnalités telles que le député Augustin Katumba
Mwanke et le Dircab du chef de l’Etat, Adolphe Lumanu
ont bossé dur en coulisse.
En leur qualité de secrétaire exécutif et de rapporteur
de l’Amp, ils ont été de toutes les stratégies pour ne
pas laisser sombrer le bateau Amp.
De nature calme, parlant peu, Katumba Mwanke a multiplié
des réunions et contacts privés avec les députés membres
de sa famille politique pour les ramener à la raison.
Des réunions diverses ont été organisées avec l’appui du
Dircab Lumanu qui était au four et au moulin.
Prof Lumanu, connu pour ses contacts faciles et ses
multiples amitiés dans les milieux parlementaires du
pays, a été de tous les contacts pour ramener les
« brebis égarées » à la raison, servant aussi de
courroie de transmission entre la présidence de la
République, le Pprd, l’Amp et des députés. De sorte que
ceux qui l’ont vu ces derniers temps, se demandaient
s’ils se donnaient vraiment le temps du sommeil.
Le nouveau président de l’Assemblée nationale élu avec
329 voix, plus que les 315 de son prédécesseur peut bien
se frotter les mains d’avoir avec lui des hommes de
poigne agissant efficacement même dans l’ombre.
T.L.
Deux femmes au Bureau de l’Assemblée nationale
Georgine Madiko et Sophie Kakudji
 Le
Bureau nouvellement élu de l’Assemblée nationale
comprend deux femmes. La première, Mme Georgine Madiko
Mulende, est la désormais deuxième vice-présidente du
Bureau de l’Assemblée nationale. Membre du Palu, Mme
Georgine Madiko a évolué dans l’enseignement à Kikwit
dans la province du Bandundu où elle a laissé ses
marques comme enseignante et aussi comme préfète des
études. En cette qualité, elle représente une véritable
honorabilité dans Kikwit où elle ne passe pas inaperçue.
La seconde, c’est Kakudji Yumba Sophie élue rapporteur
adjoint de l’Assemblée Nationale. Elue du territoire de
Kabalo dans le Katanga, Sophie Kakudji Yumba Sophie
n’est pas née de la dernière pluie. Elle est licenciée
en Droit, avocate et épouse d’un officier militaire et
mère de trois enfants. Elle a déjà eu à exercer au
cabinet du ministre de la Justice pendant la transition
à l’époque de feu le ministre Kisimba Ngoy. C’est là où
elle a affûté ses premières armes politiques qui lui ont
permis d’aller affronter les électeurs aux législatives
de juillet 2006 dans le territoire de Kabalo. Elle
parait être la benjamine de la nouvelle équipe.
Avec ces deux dames de qualité, le gender est
valablement présent dans cette importante institution du
pays.
T.L.
Les présidents de l’Assemblée
nationale de l’histoire de la Rdc
Juin 1960 : Joseph Kasongo
Mars 1962 : Yvon Kimpiobi
Novembre 1962 : Bertin Mwamba
Mars 1963 : Joseph Madiburo
De septembre 1963 à juin 1967 : Yvon Kimpiobi
De 1970 à 1975 : André Boboliko Lokonga (Conseil
législatif)
De 1975 à 1977 : Boboliko Lokonga (Conseil législatif)
De 1977 à 1979 : Boboliko Lokonga (Conseil législatif)
De 1979 à 1980 : Joseph Iléo (Conseil législatif)
De 1980 à 1982 : Nzondomyo Adokpe Lingo (Conseil
législatif)
De 1982 à 1984 : Nzondomyo Adokpe Lingo (Conseil
législatif)
De 1984 à 1987 : Kasongo Mukundji (Conseil législatif)
De 1987 à 1989 : Kalumu Mwana Kahambwe (Conseil
législatif)
De 1989 à 1990 : Anzuluni Bembe (Conseil législatif)
De 1993 à 1994 : Mgr Laurent Monsengwo (Haut conseil de
la République)
De 1994 à 1995 : Mgr Laurent Monsengwo (Haut conseil de
la République-Parlement de transition)
De 1995 à 1997 : cogestion Anzuluni Bembe- André
Boboliko (Haut conseil de la République-Parlement de
transition)
De 1998 à 2000 : Tshamala wa Kamwanya (Assemblée
constituante et législative-Parlement de transition)
De 2000 à 2003 : Philomène Omatuku (Assemblée
constituante et législative-Parlement de transition)
De 2003 à 2005 : Olivier Kamitatu (Parlement de
transition)
De 2005 à 2006 : Thomas Luhaka (Parlement de transition)
De 2006 à 2009 : Vital Kamerhe
De 2009 à … : Evariste Boshab
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