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Rdc-Fmi
Strauss-Kahn à Kinshasa pour déblayer le terrain d’un
accord formel
Attendu
le samedi 23 mai 2009 à Kinshasa, Dominique Strauss
Kahn, directeur général du Fonds monétaire international
(Fmi) vient discuter avec la partie congolaise de la
possibilité d’un nouvel accord formel au regard des
négociations entamées depuis plusieurs mois dans la
capitale congolaise et poursuivies dernièrement à
Washington, au siège de cette institution de Bretton
Woods.
De toute évidence, cette éventualité n’est envisageable
qu’au terme des échanges sur l’impact en Rd Congo de la
crise financière internationale, sur la manière dont
celle-ci est gérée et comment opérer pour renforcer
l’assistance technique du Fmi vis-à-vis de la Rdc. Cette
visite de Dominique Strauss-Kahn intervient
particulièrement dans le contexte de discussions
engagées entre le gouvernement congolais et cette
institution.
Dans cette perspective, on s’interroge si la Rdc a, dans
l’entretemps, fait sauter les verrous l’empêchant
d’accéder à l’initiative Ppte à cause des accusations
dont elle est l’objet de la part des dirigeants du Fmi
débouchant sur plusieurs dérapages en terme d’équilibre
macroéconomique, de déficit budgétaire et de croissance
économique. La partie des discussions ne sera sans doute
pas de tout repos. Le chemin menant vers la conclusion
d’un programme au titre de Facilité pour la réduction de
la pauvreté et pour la croissance (Frpc) reste semé
d’embûches. Or, c’est l’unique passage obligé pour
pouvoir à terme accéder au point d’achèvement de
l’initiative Ptte ouvrant la porte à l’effacement
d’environ 10 milliards de dollars de la dette extérieure
du pays.
Si la partie congolaise arrive à convaincre le Fmi en
s’efforçant de lever les équivoques sur la possibilité
de conclure un programme, la Rd Congo aura franchi une
étape cruciale. Parmi ces écueils figure la
soutenabilité et la viabilité de la dette congolaise en
rapport avec le contrat conclu entre Kinshasa et Beijing
qui poserait problème pour aller de l’avant. Ce qui est
évident, c’est le fait que les discussions qu’auront la
Rdc et le Fmi au sommet de l’Etat pourraient permettre
d’ouvrir de nouveaux horizons dans le sens de détendre
l’atmosphère.
Muzito s’en mêle
Pour les officiels congolais, l’objectif majeur demeure
de renouer formellement avec le Fmi sur base d’un
programme triennal, voie obligée pour que le Rdc accède
à l’initiative Pays pauvres très endettés (Ppte) avec à
la clé l’effacement de 90 % de sa dette extérieure, soit
environ 10 milliards de dollars américains. En avril
2009, la partie congolaise a eu à le confirmer lors du
séjour à Kinshasa de la délégation du Fmi conduite par
Brian Ames, chef de division du département Afrique.
« Nous sommes confiants que les discussions pourront
bien évoluer », a déclaré récemment au cours d’un point
de presse Sanir Jahjah, représentant résident principal
du Fmi en Rdc. A l’en croire, l’essentiel pour eux est
que les contrats chinois ne mettent pas en péril la
soutenabilité de la dette, processus dans lequel est
engagé à la Rdc.
Le Premier ministre, Adolphe Muzito ne désespère pas. Il
a lancé mardi un nouvel appel en direction de la
communauté internationale. C’était à l’occasion de la
récente visite de la délégation du conseil de sécurité
des Nations Unies à l’Hôtel de gouvernement. La main sur
le cour, il a renouvelé l’engagement ferme du
gouvernement à mener le double combat, au plan
économique, pour la stabilisation macroéconomique grâce
à la réduction du poids de la dette extérieure publique
dans le cadre de l’initiative Ppte et pour la relance
économique rapide grâce à des investissements dans les
infrastructures, à la lumière de la transformation des
entreprises publiques par le désengagement de l’Etat,
action qui a pour objectif l’attrait des investissements
privés. Il ne reste plus qu’à attendre des résultats des
discussions de Kinshasa pour être fixé.
Dominique Strauss-Kahn est le dixième directeur général
de l’histoire du Fmi. Il a promis lors de sa nomination
de poursuivre la réforme de l’institution composée de
185 pays membres dont la mission est de participer à la
surveillance de l’économie mondiale.
Ndong.M.N.
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