Katanga
La Cour d’Appel se saisit du dossier des détenus préventifs de la prison de Kasapa

A la prison centrale de Kasapa à Lubumbashi, 68% des pensionnaires sont en détention préventive. C’est le constat fait mercredi à la Kasapa par le président de la Cour d’appel du Katanga, Michel Kina. Il était accompagné du procureur général près cette cour, du président du tribunal de grande instance de Lubumbashi et du procureur de la République près ce tribunal. Sur 800 prisonniers, 550 attendent encore leurs jugements. Le procureur général affirme que ce nombre élevé des personnes en détention préventive est dû à la lenteur administrative de l’appareil judiciaire, rapporte radiookapi.net
Michel Kina, procureur général au Katanga, annonce les mesures prises pour remédier à cette situation : « Nous avons décidé ensemble, en ce qui nous concerne, le parquet, que moi personnellement je dois faire le suivi de toutes ces détentions avec le procureur de la République, tandis que les dossiers qui sont devant le tribunal, le premier président a décidé qu’il y ait chambre foraine, c’est-à-dire que ça soit le tribunal de Grande instance ou le tribunal de paix, ils doivent descendre cette fois-ci à la prison pour statuer sur les cas des détenus préventifs sur place, même s’il faut former deux ou trois chambres. Mais ce sera de cette façon-là que nous allons décanter les dossiers qui sont en détention »
Dans la plupart des cas, il y a un retard, parfois on envoie un dossier en fixation, le directeur de prison ne dispose pas de requête qui lie le tribunal, reconnaît le président de la Cour. Conséquence : le prisonnier reste comme si son dossier est en cours alors que le dossier est déjà terminé.
Toujours à propos des détenus, les cinquante prisonniers, dont deux femmes, condamnés dans le cadre du phénomène Kuluna, ont été transférés ce jeudi matin de la prison centrale de Kisangani à celle de haute sécurité d’Osio sur la rive gauche du fleuve Congo, en Province Orientale. Ces condamnés à des peines de 5 à 20 ans ou à la peine de mort sont arrivés à Kisangani mardi dernier en provenance de Kinshasa.
Le directeur du centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa, CPRK (ex-prison de Makala) qui les accompagnait a affirmé que ces prisonniers sont en transit. Ils seront acheminés, avec un autre groupe qui viendra de la prison de Buluo au Katanga, vers la prison d’Ekafela, dans la province de l’Equateur.

 

Les fonctionnaires du Katanga revendiquent l’égalité de salaire avec Kinshasa

Les agents et fonctionnaires de l’Etat au Katanga, ceux de Lubumbashi particulièrement, ont déclenché mercredi un mouvement de grève. Ils entendent ainsi faire entendre leur voix auprès des autorités nationales pour obtenir gain de cause par rapport à leurs revendications, rapporte radiookapi.net
Mercredi matin, tous les fonctionnaires s’étaient attroupés à la place appelée communément « Bureau tano », sur l’avenue des Chutes dans la commune de Lubumbashi. Les bureaux de différents bureaux sont restés cadenassés. Aucun chef de division n’était visible. Même à la commune et à la DGRAD, les agents étaient dehors.
Eric Nday Inonga, président de l’Intersyndical précise qu’il ne s’agit pas d’une grève proprement dite, mais d’un arrêt de travail limité à 8 jours. Ces fonctionnaires revendiquent l’uniformisation du barème salarial. Ils trouvent injuste, par exemple, que le salaire d’un huissier de Kinshasa dépasse celui d’un directeur de province au Katanga. Ils revendiquent aussi la réhabilitation de 3 000 de leurs collègues dont les grades ont été rabattus après 45 ans de service. Il y a en plus 1 900 omis sur des listes de 2 300 que Kinshasa continue à appeler nouvelles unités, alors que ces agents prestent depuis 15 ans.
Ainsi, pour attirer cette fois l’attention des autorités à leurs revendications, ils ont choisi de fermer les robinets. « Les opérateur économiques, les artisans, les industriels, tous ceux qui ont des taxes vis-à-vis de l’Etat, nous les avons invités de ne rien verser. Ils vont verser où ? Il y a des structures bien organisées. Nous disons : on ne perçoit rien », a expliqué un gréviste.
En plus, ces agents sont mis en place des brigades pour surveiller si tout le monde observe le mot d’ordre.
De son côté, le gouvernement provincial du Katanga dit prendre acte de ce mouvement de mécontentement et promet de saisir le gouvernement central.



 





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