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Contrairement aux affirmations des radios peripheriques
Didier Etumba dit oui aux opérations Rdc-Rwanda
Entretemps
au front, l'objectif ciblé est Buganagana avant
l'offensive
«Les opérations militaires conjointes des armées
congolaise et rwandaise contre les FDLR ne sont pas
connues, jusque là, par le chef d 'état-major général des
FARDC. Elles engagent que le gouvernement qui les a
annoncées.»
Cette déclaration attribuée au Lieutenant général Didier
Etumba, chef d' état-major général des forces armées de
la République démocratique du Congo, a provoqué la
protestation de ce dernier qui est passé sur les
antennes de la télévision nationale, hier à 20 heures.
Selon lui, on lui a prêté des propos qu' a jamais
prononcés qualifiant ce geste de Radio Okapi de montage
grotesque et méchant. Il rappelle il est le chef
d état major général de notre armée et en tant que
loyaliste, il est derrière la décision du gouvernement
dont il appuie la décision concernant les opérations
conjointes de notre armée avec celle du Rwanda comme
cela est le cas dans la province Orientale dù il vient
pour les opérations avec les armées ougandaises et
sud-soudanaises.
Il n'a pas manqué de demander à Radio Okapi de faire une
presse responsable. Le général Etumba a profité de cette
opportunité pour parler de la situation sur le terrain
des opérations dans la province Orientale,
principalement dans le territoire de Dungu. Pour lui,
selon les différentes évaluations de terrain, les
terroristes de la Lra ont été anéantis ; il ne reste
qu'une dernière opération de nettoyage à des endroits
bien précis avant que les troupes ougandaises et
sud-soudanaises puissent regagner leurs pays, dans les
21 jours qui suivent.
Lr
Opérations conjointes Fardc-Rwanda
Objectif Buganagana avant l'offensive
Le
déploiement des troupes rwandaises dans la partie Est
du pays ainsi que les prochaines opérations conjointes
avec les Fardc contre les rebelles rwandais des Fdlr et
les Interhamwe alimentent le débat dans tous les
milieux. La question de l'opportunité de ces opérations
décidée par le gouvernement qui a engagé sa
responsabilité est jugée acceptable par une certaine
opinion qui estime
qu il était temps que l'Etat
congolais assume dans ce drame humanitaire qui a que
trop duré. La même opinion ne s'explique pas q' un
gouvernement dit responsable ne puisse prendre des
décisions cruciales à un moment donné du cours de
l'histoire lorsque les intérêts supérieurs de la nation
l'exigent. A titre d'exemple, la société civile du
Sud-Kivu est favorable au rapatriement forcé des Fdlr, à
condition que le gouvernement envisage des mesures de
protection de la population civile durant les
opérations.
Face à la situation dramatique du Kivu où des Congolais
vivent le calvaire depuis des années à cause de la
maltraitance leur infligée par les rebelles rwandais qui
ont traversé les frontières congolaises depuis le
génocide de 1994, il est impensable qu'un gouvernement
responsable puisse abandonner une partie de sa
population à la merci des aventuriers est ce qui fait
dire à un observateur que quel que soit le prix à payer
en contrepartie d'implication de Kigali dans la
traque des Fdlr, est que les
génocidaires partent de gré ou de force. Pour lui, on ne
fait pas des omelettes sans casser des œufs. Il
“???une
certaine classe politique en mal de positionnement qui,
concernant le déclenchement des opérations conjointes
Ouganda-Rd Congo-Sud-Soudan, n avait même pas soulevé
son petit doigt alors que pour le Kivu, ils commencent à
faire des déclarations démagogiques.
est pourquoi l'appel de l'armée congolaise lancé en
direction des rebelles rwandais pour déposer les
armes est apprécié à sa juste valeur. Cependant les
déclarations fracassantes des dirigeants des Fdlr ne
sont pas pour apaiser les esprits puisque ils promettent
de se battre jusqu au bout et jusqu'–agrave; la dernière
goutte de leur sang. Q on en pense, la victoire
sera du côté du peuple congolais épris de paix et de
justice. Comme est le cas pour la chasse aux Lra
ougandais à travers les opérations conjointes
Rdc-Ouganda-Sud Soudan qui ont mis les sanguinaires
ougandais des Lra hors d état de nuire en attendant la
fin, selon le général chef d état- major Didier Etumba,
de ses opérations d'ici quelques dix jours.
Pas d'invasion du Rwanda
Pour le ministre des Médias et de la Communication et
porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga ,
il n y a pas d'invasion rwandaise en République
démocratique du Congo. Il a indiqué que les unités de
renseignements rwandaises ont été invitées par le
gouvernement congolais pour une mission observations
des opérations de désarmement forcé des rebelles Fdlr et
Interahamwe , par les Fardc. Dès que la fin des
opérations interviendra, elles vont aussitôt regagner
leur pays d'origine. Cela est d'autant plus plausible
qu'il repose sur un accord conclu entre les deux
gouvernements le 5 décembre 2008 à Kinshasa.
Placé sous le commandement de l armée congolaise, les
troupes des Fardc et rwandaises se dirigeaient jeudi
vers la localité de Buganagana, a-t-on appris hier de
source fiable à Rutshuru, située à 30 kilomètres à
. On a signalé, à cet effet, la présence d un
bataillon des fantassins de l armée rwandaise équipé en
armes individuelles, des lance-roquettes et de groupes
électrogènes à côté des éléments des Fardc. Entre toutes
les parties en présence, on observe une entente
mutuelle. L avancée des combattants est facilitée par le
retrait dans toutes les positions occupées
antérieurement par le Cndp, contrairement aux
déclarations de Ghislin Dupont de Rfi qui prétendait
hier qu il y aurait des résistances au sein de ce
mouvement militaire rebelle. Depuis l'annonce par le
chef détat-major de ce mouvement, Bosco Ntanganda de
la fin de la guerre, les choses se
précipitent au point que le commissaire européen au
développement et à l aide humanitaire, Louis Michel
soutient cette initiative dont la finalité est d aboutir
au rétablissement de la paix à l'Est du pays et dans la
région des Grands Lacs.
NMN
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