Vice-président de l’Assemblée nationale
Marc M’Vuama accusé de cacher le secret d’une
matière précieuse découverte à Bagata
Personne ne connaît ni la nature ni l’utilité d’une matière
actuellement extraite dans un rocher et qui fait
courir les jeunes comme adultes sur le site. Déjà
une carrière minière s’est formée sur la colline de
Saba, dans la localité de Siya. Des sources
concordantes indiquent qu’une matière brillante et
inoxydable y est extraite et évacuée dans des bidons
de 25 litres. Plusieurs personnalités en provenance
de Bandunduville, de Kikwit et même de Kinshasa
affluent dans cette localité pour se disputer une
part du gâteau. Mais personne n’en connaît le
marché. Aussi décroche-t-on des flèches contre M.
Marc Mvuama donné, à tort ou à raison, artisan de
cette exploitation. Mais le vice-président de
l’Assemblée nationale n’entend ouvrir sa bouche pour
fixer sur cette nouvelle richesse dont il
détiendrait le secret.
Cela justifie la grogne des notables qui, dans une lettre adressée
au président de l’Assemblée nationale, les notables
de ce coin accusent le vice-président de cette
institution d’être à la base de cette exploitation
frauduleuse. Marc M’Vuama est accusé, notamment de
faire arrêter et de menacer de mort contre les
habitants de Siya qui s’opposent à cette activité.
Par ailleurs, l’administrateur du territoire de
Bagata qui était descendu sur le site a suspendu
l’exploitation. . Elle exige au préalable une
prospection pour identifier le produit et établir la
part qui reviendrait à la communauté locale. Comme
on peut s’en rendre compte tout le monde voudrait
tirer partie de cette nouvelle richesse, mais le
silence de Marc Mvuama agace au point de l’exposer à
des invectives et des conjectures.
L’abbé Rufin Kilumbu, curé de la paroisse catholique de la place,
redoute que la matière exploitée n’ait des effets
rétroactifs. Et presque unanimement, la population
de Siya est opposée à cette exploitation,
certainement puisqu’elle n’a pas encore découvert sa
vertu. Il est indéniable, en effet que, quel que
soit son degré de toxicité, la matière sera toujours
d’exploitation, quitte à procurer un revenu
substantiel aux populations locales.
En attendant de percer le mystère, des
jeunes gens s’activent sur la colline de Saba où ils
cassent un rocher d’où ils extraient des graviers
mélangés à cette matière brillante. Par bidons, le
produit, qui dégage une odeur sulfureuse, quitte la
localité vers d’autres cieux sans que la population
locale sache de quoi il s’agit précisément.
J.M.