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Remue-ménage autour du remaniement du
gouvernement
Amp : des alliés réclament des concertations
- Cette initiative n’aurait guère bénéficié de
l’assentiment de la hiérarchie à la recherche des
vertébrés capables de relever les défis de développement
Décidément, l’heure des comptes a sonné à
l’Alliance pour la majorité présidentielle (Amp). Depuis
la tempête de la chambre basse du Parlement qui a semblé
fissurer l’édifice, un vent de rectification souffle
avec intensité ayant pour finalité l’amorce d’un nouveau
visage. La restructuration de la plate-forme de la
majorité maintes fois annoncée mais jamais réalisée
devrait, au cas où ce projet été matérialisé, faire
bouger les choses…
Cependant, l’attentisme observé fait durer le suspense
en attendant des jours meilleurs. La pression est telle
qu’au sein de la composante, certains partis politiques
et certaines personnalités influents sont mis à mal
depuis l’annonce par le chef de l’Etat, Joseph Kabila du
remaniement du gouvernement Muzito d’ici juin 2009.
Selon des sources fiables, on renseigne qu’il y a des
leaders qui, à cet effet, préconisent la tenue des
concertations au sein de la majorité en vue d’harmoniser
les points de vue. Ce à quoi, la hiérarchie aurait émis
des réserves quant à l’opportunité de l’organisation des
pourparlers de ce genre. En optant pour cette voie, il
est entendu que ceux parmi les partis politiques alliés
et les personnalités qui s’y rangent ne viseraient que
leur positionnement par rapport à l’enjeu.
Habitués aux combines politiciennes, à la veille d’un
enjeu important, les chefs des partis politiques se
refusent généralement à quitter leurs fauteuils
ministériels quand bien même ils auraient échoué et
trempé dans la magouille à l’exemple de celui-là dont la
nouvelle fait des choux gras des commentateurs. Le
directeur de cabinet du ministre précité aurait exigé
des commissions à un consortium chinois pour se faire
attribuer un marché. Or, les Chinois sont, présentement,
des partenaires privilégiés du gouvernement congolais.
Ce qui devait rester entre les quatre murs est d’ores et
déjà connu dans les allées du pouvoir. Le directeur de
cabinet aurait-il agi sans le consentement du ministre
en personne ? A ce propos, on y émet des doutes.
L’heure du bilan
L’agitation prévalant à la veille du remaniement
gouvernemental dans les milieux intéressés depuis la
multiplication des déclarations de certaines communautés
éthnico-tribales sur les chaînes de télévision locales
soutenant sans gêne leurs commanditaires témoigne d’un
malaise. Dans tous les pays, le réaménagement de
l’Exécutif est un exercice normal relevant du pouvoir
discrétionnaire du chef de l’Etat. C’est en vertu des
pouvoirs lui conférés par la Constitution qu’il exerce
ces prérogatives. Prendre l’initiative de convoquer des
concertations au sein de la majorité ou agiter
l’épouvantail des communautés éthnico-tribales relève
des pressions que les observateurs dénoncent. Pour ces
derniers, le président de la République doit agir seul
en son âme et conscience car, il demeure l’unique
dirigeant qui devra rendre de compte au peuple au terme
de son mandat présidentiel en 2011.
L’effet recherché par Joseph Kabila en programmant le
remaniement gouvernemental demeure particulièrement
l’efficacité de l’action de l’Exécutif. C’est une
démarche qui rejoint les attentes des masses congolaises
durement frappées par les retombées de la crise
financière internationale. Et pour annihiler les chants
défaitistes des détracteurs du programme des 5 chantiers
de la République initié par le chef de l’Etat, la mise
en place d’une équipe gouvernementale composée des
personnes aguerries, de conviction et prêtes à relever
les défis est plus qu’évidente. L’heure du bilan a
réellement sonné pour les animateurs de tout poil et des
gestionnaires de l’ère Mobutu plus enclins à s’enrichir
par le jeu des commissions que par la pratique de la
bonne gouvernance.
N.M.N.
Katanga
La cité de Pweto électrifiée pour la première foiS
Située à environ 700 km de
Lubumbashi à vol d2 oiseau dans le district du
Haut-Katanga, la cité de Pweto, longtemps dans le noir,
vient, pour la première fois de son histoire, d’être
électrifiée. Et ce, grâce à l2 implication de ses fils,
dont le député Augustin Katumba Mwanke, ancien
gouverneur du Katanga. Cette cité frontalière reçoit le
courant qui vient directement de la Zambie voisine. La
plus visible, c2 est l2 éclairage public qui écourte les
nuits d2 une population habituée à s2 enfermer chez elle
dès 18 heures. La Société nationale d2 électricité (Snel)
promet de distribuer le courant électrique gratuitement
dans un premier temps aux particuliers qui en font la
demande. La facturation interviendra plus tard après
avoir poussé bon nombre des habitants à prendre le goût
de la consommation du courant électrique. De quoi
redonner joie et sourire aux habitants de cette
importante cité du poisson se trouvant non loin du lac
Moero qui bénéficieront désormais des avantages de
l’énergie électrique.
Dans la même cité, on nous apprend aussi l’interruption
de l’émission de la Radio télévision Pweto, RTP.
L’unique radio du coin qui permettait de sortir la cité
de l’isolement n’émet plus depuis plusieurs jours
maintenant. C’est toute une population qui espère voir
cette radio implantée à la procure, reprendre son
signal.
En attendant, la cité de Pweto se contente des
informations provenant de la Zambie voisine transmises
par les radios de ce pays. Les populations de cette
partie du pays sont ainsi plus informées sur la vie
politique zambienne tout en restant ignorante de tout ce
qui se passe à Lubumbashi, le chef-lieu de la province
du Katanga et dans tout le reste de la république. Les
plus nantis utilisent le téléphone pour s’informer à
partir des amis éparpillés à travers le pays.
Le risque, c’est d’être désinformé et d’être manipulé
par les marchands des rumeurs.
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