D’importants changements attendus
Veillée d’armes au cabinet présidentiel et au gouvernement
- La restructuration du cabinet du chef de l’Etat pointe à l’horizon après le dépôt du rapport d’audit devant aboutir à la nomination de deux conseillers spéciaux …tandis que le réaménagement de l’équipe Muzito reste sur la sellette

Dans les milieux politiques de la capitale, les conversations restent suspendues sur la restructuration du cabinet présidentiel et le réaménagement du gouvernement Muzito. Dans un cas comme dans l’autre, on parle des changements devant intervenir d’ici juin prochain. Au niveau du cabinet du chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, on indique que le rapport de l’audit intervenu après la déclaration du numéro un congolais concernant « des changements à apporter dans son cabinet » est fin prêt et vient d’être déposé au bureau du chef de l’Etat, pour appréciation et disposition utile, selon le terme consacré. Cette restructuration va aboutir à la création du poste de deux Conseillers spéciaux dont l’un sera chargé de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption. Il est entendu que Joseph Kabila a placé son mandat sous le signe de la transparence. Lors de son discours d’investiture du 6 décembre 2006, il avait révélé sa préoccupation de lutter contre la corruption. Tout en promettant que la « récréation était terminée » et que « les portes des prisons seront largement ouvertes aux récalcitrants», il ne croyait pas à l’époque si bien dire en condamnant cette pratique maffieuse et en déclarant publiquement : « Car la corruption …porte atteinte à la crédibilité du Gouvernement et à la légitimité de la démocratie ».Cela se révèle plus vivant, aujourd’hui, avec les comportements négatifs affichés par certains gouvernants plus enclins à la lutte de positionnement menée dans l’ombre. Parmi ceux-ci des chasseurs des postes traditionnels et ceux qui tiennent mordicus à ne pas céder leurs fauteuils ministériels à cause de l’accord Amp-Palu et Alliés et Amp-Udemo.

Séparer le bon grain de l’ivraie
« Pour transformer un pays comme le Congo, il ne faut pas compter sur mille personnes. Il faut avoir dix, quinze personnes déterminées » a lâché le chef de l’Etat, le 9 mai 2009, au quotidien belge Le Soir. Et de poursuivre : « Je m’étais effectivement demandé si j’avais ces dix ou quinze personnes… ». Voilà le crédo du chef de l’Etat qui doit à présent se traduire dans les faits après que le président de la République ait pris suffisamment le temps de réfléchir et de décider en connaissance de cause. A la veille de la formation du nouveau gouvernement, il y a lieu de se poser la question de savoir si tous ceux qui se sont illustrés dans les actes de corruption de tout genre pourraient encore être récupérés ! Pour l’heure, des sources généralement bien informées renseignent que l’opposition collectionne tous les dossiers noirs et cas délictueux en rapport avec la gestion du gouvernement depuis Gizenga jusqu’aujourd’hui qu’elle va balancer lors de prochaines élections de 2011 pour peser sur les résultats du scrutin. Chantage mis à part, faudrait-il, dans le cas d’espèce, garder au gouvernement des ministres aux mains sales, moins déterminés à la cause nationale et, en surplus, incompétents ? Pas plus tard que la semaine dernière, le président de la Fédération des entreprises du Congo (Fec), Yuma Molisho a déploré l’insécurité juridique qui a atteint un niveau très élevé en Rdc perturbant ainsi la vie des affaires. Qui ignore que des nombreux dossiers des investisseurs étrangers déposés à l’Anapi et ensuite transmis à certains ministères traînent à la suite de demandes pressantes des commissions par des responsables eux-mêmes lorsqu’il ne s’agit pas des directeurs des cabinets. Comment dans de telles conditions, prétendre bâtir un pays plus beau et prospère au cœur de l’Afrique centrale ?
Dans les milieux intéressés, on évoque avec persistance le cas de ce ministre dont nous taisons expressément le nom lequel a eu le culot d’exiger des commissions à des partenaires chinois pour l’octroi d’un marché. Le pot aux roses ayant été découvert, la personne en question rejette la responsabilité sur son directeur de cabinet en prétextant sans gêne qu’il s’agissait des frais de chancellerie exigés à ces investisseurs. Sans doute de la poudre jetée dans les yeux des naïfs. Dans les coulisses, on crie au scandale et on croit savoir que ce serait le ministre en personne qui aurait monté cette opération digne de la maffia sicilienne. Voilà pourquoi le chef de l’Etat devra se débarrasser à temps de tels collaborateurs qui ne partagent guère la même vision que lui et qui n’ont jamais compris que seul lui même aura à rendre compte de sa gestion devant les électeurs congolais en 2011 et non pas ceux qui, autour de lui, défendent leurs intérêts individuels et se sont enrichis scandaleusement en quelques années. Ce serait une preuve de plus d’appuyer la politique de bonne gouvernance. Le peuple attend que les portes des prisons s’ouvrent réellement aussi pour les ministres ayant trempé dans la corruption et autres gestionnaires de l’Etat et privés, alors là le dernier coup de sifflet de la récréation sera effectif et le ministre de la Justice, Luzolo Bambi ne pourra plus s’étonner que la prison de Bulowo ne soit occupée que par des partisans de « kuluna » au moment où des « kuluna de l’Etat» se donnent à cœurs-joie à piller des deniers publics, à saboter les efforts collectifs…en toute impunité sans être inquiétés et narguent les masses laborieuses terrassées par la crise financière internationale. A la veille de ces importants changements, le souhait le plus ardent dans l’opinion est qu’il soit fait appel à des hommes nouveaux capables d’apporter un souffle nouveau tant au cabinet du chef de l’Etat que du gouvernement.
NMN
 

En déplacement à Oyo, au Congo-Brazzaville
Kabila prend part à la levée de deuil d’Edith Bongo

Le président de la République, Joseph Kabila Kabange a effectué le samedi 23 mai dernier un déplacement aller et retour à Oyo, au Congo-Brazzaville pour la levée de deuil porté en mémoire d’Edith Bongo. Cette cérémonie qui a eu lieu au septante-unième jour de la mort de l’épouse du président gabonais et fille ainée du président Denis Sassou Ngouesso marque d’une empreinte indélébile les rapports étroits de fraternité qu’entretiennent nos deux pays. L’hôte de Sassou en a profité pour déposer une gerbe des fleurs devant la tombe de la disparue.
Edith Bongo était née le 10 mars 1964 à Brazzaville et est décédée le 14 mars 2009 à Rabat, au Maroc, des suites d’une longue maladie. Elle a été inhumée le 22 mars au cimetière familial Kona-Kona d’Edou (département de la cuvette) à Oyo.

 

Diplomatie
Kikaya bin Karubi nommé ambassadeur de la Rdc en Grande-Bretagne

De source diplomatique, on annonce la nomination du Dr Barnabé Kikaya bin Karubi au poste d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République démocratique du Congo en Grande-Bretagne. Cette nouvelle balaie d‘un revers de la main les rumeurs qui, à la suite du retard mis à la demande du gouvernement congolais, avaient fait croire sans fondement, à un soit-disant « refus » du Foreign Office, le ministère britannique des Affaires étrangères. On se félicite du choix porté sur la personne du député de Kasongo, au Maniema, qui n’est pas à son premier poste diplomatique à l’étranger. Il a, en effet, déjà assumé avec compétence des fonctions analogues au Zimbabwe entre 1998 et 2001 avec juridiction au Botswana et en Namibie.
Né le 22 septembre 1954, à Kasongo, au Maniema, Kikaya bin Karubi est détenteur d’un doctorat en sciences politiques et journalisme de l’Université de Boston, aux Etats-Unis. En 1981, il disposait déjà d’une licence en Langue et Littérature anglaises de l’Université de Lubumbashi et en 1985, d’un Master of Communications and Journalism au même Université de Boston. Ancien ministre de l’Information et Presse et secrétaire particulier du chef de l’Etat, il remplace en Grande-Bretagne, Mme Tshiela Compton. Tous les souhaits de succès du journal La République l’accompagnent dans ses nouvelles fonctions.
NMN
 


 




 



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