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Réforme du
Portefeuille de l’Etat
Le gouvernement fonce, les syndicats s’agitent
Dans
le giron des entreprises publiques, l’air du temps est à
la réforme. Depuis l’année 2008, la question est à
l’ordre du jour sans pourtant que l’Etat-propriétaire
passe aux actes. Il fallait, au préalable, se doter d’un
arsenal juridique solide après des années consacrées aux
études de faisabilité avant la matérialisation de ce
projet. C’est chose faite depuis la signature par le
Premier ministre, Adolphe Muzito, le 24 avril 2009, des
décrets portant application des lois 08/007, 08/008 et
08/010 du 7 juillet 2008 mettant en marche les
mécanismes de la réforme des 54 entreprises de l’Etat.
Pour l’essentiel, il s’agit des décrets publiés en guise
de mesures d’application des quatre lois que le
Parlement a votées et que le Président de la République
a promulguées l’année dernière.
Selon les dispositions de ces décrets, un groupe
d’entreprises publiques sont transformées en entreprises
commerciales ; d’autres en établissements publics ;
d’autres encore en services publics au cas où elles ne
sont pas dissoutes.
Le Copirep qui a consacré plusieurs années pour
ausculter les maux dont souffrent les entreprises
publiques avant de proposer une thérapeutique de choc
s’est, du reste, servi des éléments de terrain pour son
diagnostic et la prescription de l’antidote, seul
capable de réanimer des canards boiteux que sont l’Onatra,
la Rva, la Rvm, la Rvf, la Cmdc, la Sncc … et bien
d’autres.
S’il est vrai que la publication de ces décrets a réjoui
particulièrement les partisans de l’option libérale en
économie, il n’en demeure pas moins vrai qu’il y a une
catégorie des syndicalistes qui, à ce propos, s’agitent
pour des raisons d’intérêts sectaires. On constate, ces
derniers jours, un certain énervement dans les rangs de
l’Intersyndicale nationale du Congo composée de douze
syndicats. Pour les syndicalistes, le gouvernement
aurait rompu, en procédant de la sorte, le partenariat
le liant dans le cadre de la tripartite
Exécutif-Employeurs-Syndicats. D’autres crient à la
trahison par les parlementaires du fait que ces lois ont
déjà été votées et même promulguées depuis l’année
dernière et accablent le gouvernement d’avoir soutenu
des combines.
Ecran de fumée : Les cotisations syndicales
A l’heure où dans les pays développés, la crise
financière internationale pousse les dirigeants à
intervenir pour relancer la vie des entreprises, on
s’étonne qu’en Rd Congo, les syndicalistes soient
opposés à la réforme des sociétés d’Etat qui, à ce jour,
sont en majorité en faillite, improductifs avec un
personnel pléthorique. Quelle est cette façon
d’appréhender la réforme du Portefeuille de l’Etat à des
combines sous le seul prétexte de protéger les
travailleurs ? Or, ce rôle revient au gouvernement issu
des urnes et, de ce fait, de la volonté populaire.
L’incapacité de ces entreprises à générer des recettes
et de devenir compétitives avec en plus des bilans
négatifs au moment où ailleurs, on supprime des
centaines de milliers d’emplois lorsqu’on ne met pas les
clés sous le paillasson, l’attitude peu réaliste des
syndicalistes relève de la distraction de mauvais goût.
Selon un observateur averti, les syndicalistes congolais
entendent saboter ladite réforme pour le risque de
perdre les cotisations d’un grand nombre de leurs
affiliés. Tant qu’il y aura des effectifs pléthoriques
dans les entreprises publiques, ils n’auront rien à
perdre. Les gouvernants doivent-ils s’aligner sur une
telle approche ne prenant guère en compte les réalités
de la situation ? L’actuelle réforme préconisée par le
gouvernement sera jugée par les résultats qu’on y attend
et pas autrement. Durant plusieurs années, aucune
solution de rechange efficace n’a été présentée pour
pallier à la situation, donnons le temps au temps pour
apprécier.
ND.M.N.
La dépouille
mortelle du général Mbuza Mabe à Kinshasa ce mercredi
Le général de brigade
Félix Mbuza Mabe Nkumu Embanze est mort à l’âge de 65
ans la semaine dernière à Johannesburg, en Afrique du
Sud, où il a été transféré pour des soins appropriés
contre une longue maladie. Selon un communiqué de
l’administration de l’état-major général des Fardc, la
dépouille mortelle de l’illustre disparu arrive à
Kinshasa ce mercredi à bord d’un régulier de SAA et sera
acheminé à la morgue de la clinique Ngaliema. La levée
du corps se fera le jeudi pour le jardin botanique de
Kinshasa où sera exposé le corps jusqu’au vendredi avant
son acheminement à la cathédrale Notre Dame du Congo
pour une messe de suffrage, avant l’enterrement prévu le
même jour au cimetière de la Gombe.
Originaire du district de la Mongala dans la province de
l’Equateur, Félix Mbuza Mabe était diplômé en
criminologie de l’Ecole royale militaire d’Anvers en
Belgique. Cet officier des forces armées zaïroises sous
le régime Mobutu, fut d’abord instructeur puis
commandant à l’Ecole de formation des commandos de
Kotakoli.
Il deviendra successivement officier de la garde
rapprochée du président Mobutu, commandant de la 41ème
brigade commando de choc de Kisangani et commandant de
la Région militaire de Matadi dans l’ex-région du
Bas-Zaïre. Avant son affectation à Kisangani dans les
années 80 en qualité de commandant des «commandos de
choc» de la rive gauche, il venait de diriger le corps
expéditionnaire des parachutistes zaïrois au Tchad. Il
se rapprochera du président Laurent Désiré Kabila qui le
nomme le 4 septembre 1999 commandant de la 6ème région
militaire couvrant le Kasaï Occidental et le Bandundu.
De ce fait, il lui sera conféré le grade de Général de
brigade. Le 24 février 2002, Budja Mabe est nommé
commandant de la 8ème région militaire au Sud Kivu. Il y
remplace provisoirement le 10 mars 2004, le commandant
Prospère Nabyolwa et confirme sa notoriété d’un grand
combattant lors de la prise de Bukavu, chef-lieu de la
province du Sud Kivu par les éléments du chef rebelle
Laurent Nkunda et son compagnon d’arme Jules Mutebutsi
entre le 26 mai et le 8 juin 2004.
Jusqu’à sa mort, Félix Mbuza Mabe Nkumu Embanze exerçait
les fonctions de commandant de la base militaire de
Kamina, poste qu’il occupait depuis le 7 juillet 2005.
Lr
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