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Province de l’Equateur
José Makila, départ confirmé
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La remise et reprise avec le vice-gouverneur intervient
ce matin à Mbandaka
- Un nouveau scrutin sera organisé dans les 15 jours par
la Cei
Le gouverneur José Makila
Sumanda vient d’être éjecté de son poste à la tête de la
province de l’Equateur qu’il dirigé depuis son élection
durant le premier trimestre de 2007.Deux ans après, ceux
qui l’ont élu ont constaté amèrement que l’homme sur
qu’ils ont placé leur confiance a brillé par des
détournements des derniers publics. Les deux derniers
cas, qui ont fait déborder le vase, sont : les 2,7
milliards de francs congolais (plus de 3,8 millions de
Usd) de subventions du gouvernement central destinés aux
entités territoriales décentralisées des cinq districts
que compte cette province (Equateur, Nord-Ubangi,
Sud-Ubangi, Mongala et Tchuapa) ainsi que les 85
millions de francs congolais que Kinshasa a envoyés pour
assurer la paie des arriérés des salaires des
enseignants du Sud-Ubangi, son fief d’origine.
Après le détournement du second montant déclaré « fonds
flottants » par les autorités du district concerné,
l’Assemblée nationale, saisie, a diligenté une
commission d’enquête parlementaire à Gemena, chef-lieu
du district du Sud-Ubangi et à Mbandaka, siège des
institutions provinciales. Si le commissaire de district
s’est soustrait aux enquêteurs de la représentation
nationale, en passant la poudre d’escampette, le
gouverneur José Makila, par contre, a renvoyé les
députés nationaux paître ailleurs, prétextant qu’il ne
pouvait pas être contrôlé par le Parlement.
Si l’Assemblée nationale s’est contentée de le traduire
en justice, intention qui reste à matérialiser à ce
jour, l’Assemblée province, par contre, est passée à la
vitesse supérieure. Par une motion de défiance du
président du groupe parlementaire Cdr axée sur le
détournement du premier montant cité ci-haut,
conformément à l’article 198 de la Constitution,
l’Assemblée provinciale de l’Equateur relevé le
gouverneur de ses fonctions par un vote sans équivoque :
63 députés provinciaux se sont prononcés pour la motion
contre 35, sur les 98 qui composent cette assemblée
délibérantes.
L’article susmentionné est on ne peut clair à ce sujet,
en stipulant : « Les membres du gouvernement provincial
peuvent être collectivement ou individuellement relevés
de leurs fonctions par le vote d’une motion de censure
ou de défiance de l’assemblée provinciale ». Ce vote a
eu lieu à Mbandaka samedi 24 janvier 2009. L’ancien
gouverneur de l’Equateur ne s’estime pas vaincu pour
autant. Il multiplie des démarches « posthumes » pour
faire entendre sa cause. Il vient de saisir la Cour
suprême de justice, afin que justice soit faite.
Ses avocats-conseils auraient relevé vice de forme dans
l’action des députés provinciaux qui seraient allés vite
en besogne sans, au préalable, l’entendre. Si cela
s’avérait vrai, il faudra alors le convoquer et lui
donner la parole pour présenter ses moyens de défense.
Bien que l’homme auraient dit aux députés nationaux
qu’ils ne pouvait répondre à un organe législatif en
vertu de al séparation des pouvoirs entre l’Exécutif
dont il fait partie et le législatif (sic).
José Makila Sumanda est l’un des piliers du Mouvement de
libération du Congo, le parti cher à Jean-Pierre Bemba,
actuellement en détention à La Haye (Pays-Bas), siège de
la Cour pénale internationale où il est poursuivi pour
crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par
les soldats du Mlc en République Centrafricaine. José
Makila, nous semble-t-il, n’est plus en odeur de
sainteté au sein de son propre parti politique. Car,
comment comprendre que cette formation qui détient la
majorité de députés provinciaux puisse permettre la
descente du gouverneur aux enfers à Mbandaka.
D’ores et déjà, la course à la succession de Makila est
engagée. Des candidats affichés, on cite les Gabriel
Bolenge, Sam Bokolombe, Ndolela Siki Konde, Gustave
Malenge, Jacques N’Djoli, Bongongo, Mayombe, Jean-Lucien
Busa, le vice-gouverneur actuel Jean-Claude Boende, et
Christine Ebuluke
Nous apprenons en dernière minute que la remise-reprise
entre le gouverneur déchu et le vice-gouverneur
Jean-Claude Boendo.
L’article 160 de la Loi n° 06/006 du 09 mars 2006
portant organisation des élections présidentielle,
législatives, provinciales, urbaines, municipales et
locales stipule : «En cas de décès, de démission,
d’empêchement défintif du gouverneur de province, le
gouvernement provincial est réputé démissionnaire. Le
gouvernement provincial sous la direction du
vice-giuverneur expédie les affaires courantes. Un
nouveau scrutin est organisé dans le quinze jours par la
Commission électorale indépendante.»
Eden Nsi Bamfumu
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