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Partis politiques
L’UDS s’oppose à la renégociation des contrats chinois
En réaction au débat qui se déroule présentement sur la
scène nationale en rapport avec les contrats chinois, La
République a recueilli hier le point de vue de l’Union
des Démocrates Socialistes à la suite de la réunion qu’a
présidé Crispin Kabasele Tshimanga, son président
national.
Pour le porte-parole de ce parti, Cléophas Mabudi, l’Uds
considère que la convention sino-congolaise présente un
intérêt socio-économique indéniable pour le peuple
congolais. Car, elle marque le démarrage des grands
travaux qui s’inscrivent dans l’ambitieux projet du
développement de notre pays initié par le président
Joseph Kabila.
Mais, ce parti cher à Monsieur Kabasele constate que la
position du Fonds Monétaire International, FMI, exprimée
par son Directeur Général, Monsieur Dominique
Strauss-Kahn, est ambiguë et va à l’encontre des
intérêts du peuple congolais.
Ainsi, l’Uds fait savoir que les contrats sino-congolais
ne sont pas renégociables d’autant plus que leur nature
ne répond pas aux fameux « critères de soutenabilité »
de la dette tels que défendus par le Fmi dans ce sens
qu’ils sont fondés sur le troc ; les ressources
naturelles de la Rdc appartiennent exclusivement aux
Congolais, et ne relèvent pas du patrimoine mondial pour
être soumises à la cogestion avec les Institutions de
Bretton Woods ; la question des contrats sino-congolais
est du domaine de la souveraineté et de l’indépendance
nationale ; le peuple congolais, encore moins son
gouvernement, n’a de diktat à recevoir de personne, pas
même de la Banque Mondiale ni du Fonds Monétaire
International, ni encore moins des bailleurs de fonds
bilatéraux, conformément à l’article 9 de la
Constitution du 18 Février 2006 ; l’allègement de la
dette extérieure à hauteur de trois milliards de dollars
américains brandi par le FMI dans le cadre du PPTE ne
correspond nullement aux investissements chinois qui
sont, de loin, supérieurs et estimés à huit milliards de
dollars américains ; les institutions de Bretton Woods
n’ont jamais, de mémoire de terrien, contribué au
développement d’aucun pays sur la planète, thèse
d’ailleurs reconnue par le Directeur Général du Fonds
Monétaire International au cours de son récent séjour à
Kinshasa.
Ce parti s’étonne aussi de la publicité faite autour
de l’Initiative d’Effacement de la Dette en faveur des
Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), alors que ce rejeton
du tristement célèbre Programme d’Ajustement Structurel
(PAS) est source de l’augmentation du chômage due à la
suppression des emplois, à l’aggravation de la misère
des populations et à la décomposition des structures
économiques nationales et des infrastructures.
Ce parti dénonce la propension aux négociations avec
les partenaires traditionnels étant donné que celles-ci
ne servent pas les intérêts congolais et, sur chaque
investissement, 80% du financement sont consommés par
les mêmes bailleurs (études de faisabilité des projets,
frais de fonctionnement, salaires de leur personnel et
frais de leurs animaux de compagnie).
S’agissant de la dette extérieure congolaise évaluée à
12 milliards de dollars américains, l’Uds fait remarquer
que cet héritage de la gestion opaque et kléptocratique
du régime de Mobutu a été encouragé par les Institutions
de Bretton Woods et d’autres bailleurs de fonds, la
corruption tant décriée ayant été entretenue par les
mêmes donneurs de leçon (Banque Mondiale et Fonds
Monétaire International).
Ce parti s’interroge sur le silence coupable de mêmes
institutions qui n’ont jamais enquêté sur l’utilisation
réelle de 12 milliards de dollars américains de dette
nous léguée par le régime de Mobutu.
Concluant sa prise de position, l’Uds invite toute la
classe politique congolaise et le peuple congolais, à se
dresser comme un seul homme derrière le chef de l’Etat
Joseph Kabila, pour défendre les contrats chinois et
soutenir sa diplomatie de développement ouverte à toutes
les nations du monde.
Lr
Rcd : Azarias Ruberwa
désavoué
Dans
les milieux du Rassemblement congolais pour la
démocratie (Rdc), rien ne va plus au niveau du collège
des fondateurs. Le ciel est des plus orageux. Il ne
reste plus que l’on se donne des coups de poing –vieux
réflexe de maquisard oblige – si d’aventure les uns et
les autres n’arrivent pas à harmoniser leurs points de
vue. Or, tel qu’évolue la situation, personne ne saurait
présager de ce qui pourrait se passer demain tant les
divergences des vues sont profondes. La convocation de
cette réunion était justifiée du reste par le constat
d’échec du leadership actuel qu’incarne Azarias Ruberwa
Manywa, président national du Rcd et l’impérieuse
nécessité de trouver des voies et moyens de sortir le
parti de l’impasse.
Parmi les raisons découlant de cette situation, on
épingle la désarticulation et le dysfonctionnement des
organes du parti rendant la visibilité du Rcd de moins
en moins perceptible, le cumul des fonctions du
président national et de tous les organes du parti, la
gestion cavalière des ressources humaines, matérielles
et financières du parti ayant pour conséquences la
mauvaise politique d’encadrement des cadres ayant
entraîné le départ massif des meilleurs suite à des
frustrations et des injustices, la spoliation des biens
et ressources du parti… : la léthargie dans l’animation
des fédérations ; l’incapacité du président national de
gérer politiquement la période post-électorale.
Ayant constaté l’absence d’un programme politique et
d’une orientation politique claire face aux enjeux
politiques futurs et mesuré le danger pour le Rcd, à la
suite des débats tenus dans la salle, la majorité des
membres du collège des fondateurs s’est décidée pour le
désaveu du président national, Azarias Ruberwa qui, dès
lors, ne peut plus engager le parti étant donné qu’il ne
jouit plus de la confiance ni de la légitimité de la
part des composantes de cet organe.
A cet effet, une proposition de mise en place d’une
commission chargée de formuler des propositions pour la
restructuration et la redynamisation des activités du
parti tant au niveau national que dans des fédérations
ainsi que la tenue sous peu d’une session extraordinaire
du Collège des Fondateurs chargée de l’examen et de
l’adoption du rapport de la commission à instituer.
Le pire, c’est qu’alors que les membres du collège des
fondateurs attendaient voir le secrétaire général
intérimaire, Hubert Efale et le président national
lui-même dresser un tableau permettant de faire une
évolution objective des activités du parti durant les
trois dernières années, ils ont noté le manque de
consistance du rapport présenté par le secrétaire
général et l’irresponsabilité affichée dans le discours
d’Azarias Ruberwa.
D’où la démission, séance tenante, de deux membres, à
savoir le 2ème vice-président et le secrétaire permanent
adjoint du collège des fondateurs. L’apprentissage de la
démocratie même au Rcd qui se voulait le chantre de
cette option reste une pilule amère à avaler.
Affaire à suivre.
N. M .N.
Accusés de banditisme
5 étudiants de l’ISC
condamnés à 20 ans de prison
Le tribunal de grande
instance de la Gombe, siégeant en chambre foraine au
sein de l’Institut supérieur du commerce (ISC), a
condamné mercredi cinq étudiants de cet établissement de
l’Enseignement supérieur et universitaire à 20 ans de
prison. Ces étudiants étaient poursuivis, avec treize
autres de leurs camarades, par le Parquet de grande
instance, notamment pour association de malfaiteurs.
Ces condamnations font suite au procès qui a été ouvert
vendredi dernier contre dix huit étudiants accusés
d’avoir attaqué la veille, avec armes blanches, les
installations de l’ISC situé sur l’avenue de la
Libération, ex-24 novembre. Ce jour là, selon
l’accusation, ces étudiants surnommé « Bana Mura »,
avaient pour objectif de dépouiller leurs collègues de
leurs biens. Bilan de l’attaque: quatre personnes
blessées, et plusieurs membres de la bande arrêtés par
la police.
Dans son réquisitoire, le ministère public avait requis
la peine de mort pour tous les prévenus qui étaient
poursuivis pour association des malfaiteurs, coups et
blessures, et vol. Ce mercredi après-midi, le verdit du
tribunal est tombé : 20 ans de prison pour cinq membres
de la bande. D’autres ont écopé de peines moins lourdes
tandis que d’autres encore, ceux sur qui pesaient la
présomption d’innocence, ont été relaxés. Le directeur
général de l’ISC a confirmé ce verdict.
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