Pour neutraliser les rebelles hutus rwandais

Plan opérationnel Rdc-Rwanda contre le Fdlr

Entre Kinshasa et Kigali, une ère nouvelle est en train d’être vécue dans les rapports bilatéraux. La « diplomatie à grands pas » inaugurée par le gouvernement Muzito avec l’arrivée à la tête du ministère des Affaires étrangères d’Alexis Thambwe Mwamba, élu de Kindu, dans le Maniema, se caractérise particulièrement déjà par des résultats visibles.

En rapport avec la guerre du Nord-Kivu, la multiplication des contacts directs, des concertations au niveau régional outre la participation à toutes les rencontres visant à favoriser le retour de la paix dans la partie Est du pays, joue un rôle moteur. C’est dans ce cadre qu’il faut situer l’élaboration d’un plan opérationnel commun contre les Fdlr, rebelles hutus rwandais.

L’annonce en a été faite samedi sur France 24 par le ministre des Affaires étrangères, Thambwe Mwamba qui a, en outre, indiqué que des officiers rwandais participeront avec leurs collègues congolais à ces travaux dont la date n’a pas été annoncée.

A une question sur la participation des Forces armées rwandaises à des opérations militaires sur le terrain pour neutraliser les rebelles hutus rwandais, le chef de la diplomatie congolaise a notamment exclu cette éventualité ajoutant que la contribution des éléments de la Monuc est attendue pour les neutraliser.

Cette initiative répond aux efforts entrepris depuis lors par le gouvernement congolais tendant à la normalisation des relations diplomatiques avec tous les pays voisins. Lorsque l’on sait que la présence des rebelles rwandais dans les Kivu sert de prétexte à la conflictualité récurrente dans les provinces du Nord Kivu et du Sud-Kivu, on ne peut que s’en réjouir. Surtout que la communauté internationale favorable aux thèses du Rwanda a constamment couplé la question sécuritaire aux frontières de ce pays avec la Rdc avec la présence des génocidaires rwandais s’y trouvant depuis 1994.

C’est justement pour cette raison que le chef de l’Etat, Joseph Kabila a, devant les députés et sénateurs réunis en congrès, samedi le 12 décembre 2008, déclaré, à ce sujet, ce qui suit : « Notre peuple est en droit d’attendre de cette communauté internationale une contribution plus déterminante aux efforts tendant à résoudre ce grave problème dont il est la première victime ». Le compromis réalisé entre les deux pays pour arriver à cette fin caractérise la nouvelle philosophie de la diplomatie congolaise. Dans la partie orientale du pays, l’offensive commune Ouganda-Rd Congo-Sud Soudan déclenchée depuis quelques temps contre l’armée de résistance du Seigneur, Lra, du chef rebelle ougandais, Joseph Kony est un signe de temps qui démontre l’ouverture tous azimuts du gouvernement congolais à privilégier le rétablissement des bons rapports avec tous les pays qui l’entourent.

N.M.N.