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Après les mines
Moïse Katumbi tient à sauver le secteur pétrolier
Le Katanga, province la plus industrialisée de la République
démocratique du Congo est dans une mauvaise passe depuis
le déclenchement de la crise financière. Après avoir
pris un train de mesures concernant le secteur minier,
le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi se préoccupe
maintenant du secteur pétrolier.
Il s’est ainsi concerté avec une délégation d’opérateurs
économiques de ce secteur pour examiner les voies du
salut pour leur activité. Dans cette concertation, le
gouverneur leur avait demandé de proposer des mesures
concrètes susceptibles de freiner voir minimiser les
effets de la crise financière internationale sur leur
activité.
Un premier entretien tenu il y a quelques jours a accouché d’une
vaste réunion élargie aux animateurs de régies
financières et autres services étatiques concernés le 26
décembre 2008. Car, les pétroliers ont d’emblée demandé
au gouverneur du Katanga de leur accorder un allègement
fiscal. Ils se plaignaient des pertes qu’ils avaient
subi avec le mouvement du prix du baril de pétrole qui
était retombé après une hausse vertigineuse. Les «Kadhaffi»
estiment qu’avec un allègement des taxes ils peuvent se
rattraper dans la marge bénéficiaire avec la vente de
leurs produits.
Mais le Katanga a un budget et des recettes qui pèsent beaucoup
dans le budget de la République démocratique du Congo.
En outre, la récession qui frappe de plein fouet le
secteur minier a des répercussions très néfastes sur les
recettes provinciales. Le gouverneur Moïse Katumbi a
ainsi toutes les têtes pensantes de l’économie
katangaise à trouver un tour de passe-passe pour ménager
le chien et la chèvre. Car, les produits pétroliers qui
pénètrent au Katanga essentiellement par Kalemie et
Kasumbalesa ravitaillent les provinces du Kasaï
Oriental, Kasaï Occidental, Maniema et le Katanga
lui-même.
Toutes les parties avaient émis des propositions qui avaient été
débattues séance tenante. Mais, les régies financières
et autres services étatiques tenaient à informer leurs
tutelles à Kinshasa avant de conclure. Il est évident
que les décisions de l’autorité provinciale ne tarderont
pas à tomber.
Car, le gouverneur du Katanga est un homme d’action. Il ne saurait
pas attendre longtemps d’autant plus que 350.000 emplois
sont en train de disparaître avec la fermeture des «minings»,
ces petites entreprises minières qui ont émergé ces
dernières années au Katanga.
Mayonde Kolongo |