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Opération «mains sales»
Le directeur général de la Dgi suspendu !
- Claude Kalubi est depuis hier l’objet
de l’ouverture d’une information judiciaire devant
déterminer de la suite de ses attributions
La
nouvelle est tombée hier comme un couperet, celle se
rapportant aux mesures préventives de suspension
frappant le directeur général de la Direction générale
des impôts (Dgi), Claude Kalubi Batabela-ne-Batoke.
Portant la signature du ministre des Finances, Athanase
Matenda, ces mesures sont accompagnées en même temps de
l’ouverture d’une information à sa charge par le
Procureur général de la République. On lui reproche le
fait d’avoir proposé des sommes d’argent à un groupe des
députés de l’Assemblée nationale en vue de les
influencer pour présenter des données faussées en
rapport avec les recettes à réaliser dans le cadre du
budget de l’Etat de l’exercice 2009 alors en discussion
au parlement.
Les faits lui imputés constituent des motifs graves pour
un haut fonctionnaire de l’Etat, des faits qui sont du
reste de nature à porter préjudice à la crédibilité du
gouvernement congolais dont la mission est de faire
preuve de bonne gouvernance, de lutter contre la
corruption et l’impunité.
Depuis quelques jours, l’épée de Damoclès était
suspendue sur la tête du directeur général de la
Direction Générale des Impôts à la suite de la
découverte du pot aux roses. Dans la ville haute et au
sein de l’opinion, on parlait avec insistance de cette
affaire qui éclabousse le patron du service des impôts.
Mais, que s’est-il passé réellement ?
Selon des sources crédibles, on renseigne qu’en rapport
avec l’examen du projet de budget 2009 déposé par le
gouvernement à l’Assemblée générale, la commission
économico-financière chargée pour ce faire, a chargé un
sous-groupe des recettes avec pour mission d’étudier
ensemble avec la direction de la Dgi les dispositions
pratiques pour améliorer les recettes à la hausse dont
l’Etat a besoin pour équilibrer le budget.
Malheureusement le sous-groupe concerné dans lequel
ressort le nom très cité du député de l’opposition
Lisanga Bonganga de l’Odr, s’est illustré par un
comportement incivique allant, contre toute attente,
négocier plutôt la baisse des recettes dans l’intention
malicieuse de se partager en fin de compte les
dividendes de ce mauvais arrangement par rapport aux
intérêts de la République. Ce qui serait arrivé.
Tel est pris qui croyait prendre…C’est le cas de le dire
de la mesure de suspension prise à l’encontre de Kalubi
qui, en toute conscience, ne doit que s’en prendre à
lui-même et aussi au sous-groupe Dgi de la commission
économico-financière de l’Assemblée nationale qui est
allée au-delà de la mission lui assignée. Une affaire à
suivre après l’arrestation du secrétaire général du
ministère du Budget, Nzita qui, lui aussi, s’est
comporté de tous le temps comme un anti-patrie en
matière d’argent.
La République |