Le président du sénat, Léon Kengo Wa Dondo, se prononce pour le respect du calendrier électoral global

L’ouverture de la session ordinaire du mois de mars a permis au président de cette haute Chambre parlementaire d’en appeler au gouvernement ainsi qu’à ses partenaires internationaux de faciliter la matérialisation des échéances fixées par la CENI.

Le Président de la Chambre haute invite le Gouvernement ainsi que les partenaires internationaux à délier les cordons de la bourse pour la matérialisation des échéances fixées par la CENI. Grandiose manifestation hier dans la salle des Conférences internationales, 2ème niveau, Palais du peuple, le siège de la Chambre haute. A la manœuvre, le Dr Léon Kengo Wa Dondo, le maître des céans, tiré comme à ses habitudes, à quatre épingles.

C’est lui qui officie la cérémonie solennelle de rentrée parlementaire pour la Session ordinaire de mars 2015 devant le gotha diplomatique, politique, judiciaire et militaire. Auparavant, dans la cour, il a passé en revue un détachement de la PNC aligné pour lui présenter les honneurs militaires.

Son allocution, pondérée a présenté un cliché de toutes les questions d’actualité brûlante. Kengo a construit son mot sur trois niveaux : la politique par les élections de 2015-2016, l’économie et le développement pour lutter contre la pauvreté. Premièrement les échéances électorales de 2015-2016 pour lesquelles la CENI vient de publier le calendrier électoral global. Kengo Wa Dondo tient au respect strict de ce document très contraignant. 
Il en appelle par ailleurs à l’implication de toutes les parties prenantes notamment les institutions publiques, les partis politiques, la Société civile et la Communauté internationale. Quant au budget des élections, Kengo Wa Dondo note qu’il est de la responsabilité du gouvernement ainsi que de différents partenaires.

Sans moyens, le calendrier serait irréalisable

C’est à eux qu’il revient de délier les cordons de la bourse en vue de dégager les moyens nécessaires pour permettre à la CENI de respecter les échéances fixées dans le calendrier électoral global. A ce sujet, le Président de la Chambre des sages est conscient que sans moyens financiers conséquents, le calendrier de la CENI serait irréalisable. Il salue, cependant, la détermination affichée dans les institutions publiques pour cheminer vers les élections. Il en veut pour preuve la publication de la loi du 12 février modifiant et complétant la loi électorale, la loi de programmation déterminant les modalités d’installation de nouvelles provinces, les mesures d’application de la loi électorale, le calendrier électoral global et la liste des Entités territoriales décentralisées et déconcentrées.

En ce qui concerne le Sénat, celui-ci ne ménagera aucun effort pour que les contraintes relevant de sa compétence soient levées. Comme par exemple la loi fixant les modalités de répartition des sièges qui doit être adoptée dans les délais. Pour ce qui est de nouvelles provinces, Léon Kengo Wa Dondo constate que le processus est déjà engagé.

Mais là aussi il en appelle au sens de responsabilité des uns et des autres afin que l’application du régionalisme et la décentralisation prévus par la Constitution ne puissent être une remise en cause des acquis de la paix civile, de l’unité nationale et de démocratie.

Une attention particulière aux infrastructures de nouvelles provinces

Il souhaite qu’une attention particulière soit accordée aux infrastructures scolaires, sanitaires, routières et administratives de nouvelles provinces. Sur le plan économique, le Président de la Chambre des sages a présenté les indicateurs macroéconomiques du gouvernement. Il rappelle que les statistiques économiques ne signifient pas grand-chose si elles n’induisent pas une croissance inclusive. Ce n’est que par l’agriculture que cette croissance inclusive peut être atteinte. Par la suite il s’est étendu pour montrer que le développement de la Rdc ne sera impulsé que par le secteur agricole : « A mon avis, le pays ferait mieux de profiter au maximum de ses 80 millions d’hectares de terres arables, arrosées par de nombreux cours d’eau », lance Léon Kengo Wa Dondo.

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