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Quel avenir pour la RDC?

Vaste, massif, extrêmement riche, mais encore aujourd’hui extrêmement pauvre. L’exploitation de la République démocratique du Congo (RDC) dans le monde occidental doit cesser et la richesse doit être utilisée pour fournir des biens publics de qualité à la population congolaise, qui passera de 87 millions à 388 millions avant 2100.

Vaste, riche et extrêmement pauvre, la contradiction pour la RDC ne pourrait être plus déroutante. La vaste Nation a une superficie de 2 344 858 km2 (environ cinq fois la taille de l’Espagne) et une population de 87 millions qui passera à 388 millions d’ici 2100, selon Population Pyramid, dont 83 millions vivront à Kinshasa, la deuxième plus grande ville du monde derrière Lagos en 2100. La population de la RD Congo n’était que de 12 millions d’habitants en 1950.

L’index de démocratie de l’Economist Intelligence Unit 2018, classe le RDC comme le régime le plus autoritaire du monde, juste devant la Corée du Nord et la Syrie. Selon Freedom House, la RDC n’est «pas libre», notant que «la corruption est systémique dans tout le gouvernement». Dans l’indice de perception de la corruption 2018 de Transparency International, le pays se classe au 161e rang sur 180 pays. Cependant, la RDC a rejoint l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) en 2007 et son statut doit encore être évalué par rapport à la norme de 2016, selon l’ITIE.

« Pires résultats »

Dans l’indice Mo Ibrahim de la gouvernance en Afrique, la RDC se classe au 47e rang sur 54 pays africains, ayant aggravé son score de gouvernance depuis 2008, devant la Somalie (dernière), le Soudan du Sud, la Libye, l’Érythrée, l’ARC, le Soudan et la Guinée équatoriale.

Dans le sous-classement pour la sécurité et l’état de droit, la RDC se classe au 52e rang; dans la Participation and Human Rights: 46ème ; dans Opportunité économique durable: 44ème ; et dans Développement humain: 42ème.

Dans le sous-classement Sécurité et État de droit, la RDC obtient les pires résultats dans les catégories État de droit: 47ème, Transparence et responsabilité: 47ème; Sécurité personnelle 52ème et Sécurité nationale # 52ème. Selon l’indice de développement humain 2018 (IDH), la RDC a un faible niveau de développement humain au 176e rang sur 189 pays. Elle a amélioré son IDH d’un minimum de 0,331 en 1998 à 0,457 en 2017.

« Une culture de domination barbare et rapace par une élite belge »

La RDC a été établie en tant que colonie belge en 1908 et a accédé à l’indépendance en 1960. Le roi de Belgique Léopold II a commis des atrocités limitrophes du génocide pendant la terreur du caoutchouc entre 1885 et 1908, pour lesquelles la Belgique n’a toujours pas présenté ses excuses. L’historien populaire Dan Snow écrit: «Une culture de domination barbare et rapace par une élite belge qui n’avait absolument aucun intérêt à développer le pays ou la population a été créée et elle a perduré».

Plus de cent ans plus tard, selon l’enquêteur des Nations Unies, «les atrocités commises en RDC sont à court de génocide». Selon United To End Genocide, plus de 5 millions de personnes ont péri dans la guerre civile de la RDC depuis 1996. L’ironie est que non seulement les opérations minières n’ont pas cessé, mais qu’elles se sont bien déroulées. L’ONU dispose de 20 000 casques bleus en RDC, un chiffre qui devrait être porté à au moins un million. Seules les forces armées inoffensives sont capables de fournir un effort d’une telle ampleur. L’Ambassadeur Ignace Gata Mavita wa Lufuta est le Représentant permanent de la RDC auprès des Nations Unies à New York. Le million de forces armées inoffensives basées en RDC doit être financé par un petit pourcentage des redevances minières, actuellement extraites du sol congolais.

Les performances économiques de la RDC sont absolument ridicules, à condition de disposer des vastes ressources naturelles du pays. Selon les données de la Banque mondiale, le revenu par habitant était de 900 dollars PPA en 1990, tombé à un minimum de 443 dollars PPA en 2001 pour augmenter progressivement jusqu’à 930 dollars PPA en 2018. La RDC reste aujourd’hui le troisième pays le plus pauvre du monde, seulement derrière le Burundi et la République centrafricaine. La croissance du PIB est cependant forte depuis 2004, en moyenne de 6%, mais pas assez forte, selon les données de la Banque mondiale. Dans l’indice de perception de la corruption 2018 de Transparency International, la RDC se classe 161e sur 180 pays.

Une richesse porte-malheur?

Selon diverses sources, la richesse minière estimée de la RDC est d’environ 24 000 milliards de dollars, soit environ 275 000 dollars par habitant ou 300 fois l’allocation annuelle par habitant pour chaque Congolais. Cette dotation naturelle financera les biens publics si elle est gérée de manière appropriée. La malédiction des ressources et l’instabilité politique, outre l’exploitation étrangère, contribuent à expliquer le piège de la pauvreté des congolais.

En 2013, la BBC publie «RD Congo: maudit par sa richesse naturelle» écrit par l’historien Dan Snow qui affirme que « Le développement a été étouffé, le gouvernement a été faible et l’état de droit inexistant. Ce n’est pas par la faute innée des Congolais, mais parce qu’il est dans l’intérêt des puissants de détruire, de supprimer et d’empêcher tout gouvernement fort, stable et légitime« .

La richesse minérale n’a fait qu’appauvrir le pays, provoquant le chaos et l’instabilité. Les milliards de dollars que ces minéraux ont généré n’ont apporté que misère et mort à ceux-là mêmes qui vivent au-dessus d’eux, tout en enrichissant une élite microscopique au Congo et ses bailleurs de fonds étrangers, et en soutenant notre révolution technologique dans le monde développé.

James P
Le Potentiel / MCP

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La Rédaction de Nyota Radio Télévision

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