Semaine africaine de l’eau – La qualité de l’eau destinée à la consommation au centre des débats

Les experts et les spécialistes se préoccupent de la qualité de l’eau destinée à la consommation humaine. Ils ont aussi posé le problème de sa répartition entre les différents usages. La qualité de l’eau était au centre des débats au deuxième jour de la « Semaine africaine de l’eau ». Cette assemblée générale organisée par le Conseil africain des ministres en charge de l’eau (Amcow) porte sur le thème : «Placer l’eau au cœur de l’agenda de développement post-2015 ». Des sujets relatifs à la répartition de l’eau pour divers usages, à savoir l’agriculture, l’énergie, la consommation humaine, entre autres, ont été abordés. Des perspectives ont été dégagées pour assurer la couverture optimale des besoins des populations et pour la préservation de la qualité de cette ressource.

Au cours de ce panel qui a enregistré la participation d’une cinquantaine de ministres africains en charge de l’eau, de représentants d’institutions des Nations unies, entre autres hautes personnalités, le secrétaire exécutif de l’Agence intergouvernementale panafricaine pour l’eau et l’assainissement en Afrique (Eaa), Idrissa Doucouré, a estimé que seuls les moyens pourront aider à atteindre les objectifs liés à la qualité de l’eau, à l’impact des changements climatiques sur l’eau et la gouvernance.

Toutefois, M. Doucouré a soutenu qu’il faut repréciser les choses en fournissant les services d’eau et d’assainissement de façon intégrée en tenant compte des questions d’hygiène. Abordant la question transfrontalière de l’eau, le secrétaire exécutif d’Eaa a préconisé la gestion intégrée des ressources en eau. «Il faut fournir les services d’eau pour la consommation humaine qui prend en compte la ressource dans sa globalité », a-t-il indiqué, rappelant que la nappe souterraine ne connaît pas de frontière.

Gestion intégrée des ressources en eau

Dans son intervention, le président de la structure de coordination des questions de l’Eau dans le système des Nations unies (Onu Eau), par ailleurs secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale, Michel Jarraud, a relevé les aspects multidimensionnels que reflète l’eau. C’est pourquoi il a estimé que ces aspects gérés de façon indépendante doivent être revus de manière beaucoup plus intégrée, de peur de résoudre un problème en créant un autre. Pour M. Jarraud, cette Semaine de l’eau à Dakar vient à point nommé, en ce sens qu’elle va permettre aux participants d’avoir l’opportunité de renforcer leur plaidoyer en vue de la nouvelle réunion de New-York. «Cette rencontre de Dakar permettra à l’Afrique de faire entendre sa voix lors de cette réunion. Les 193 Etats membres des Nations unies vont définir les objectifs de développement pour le millénaire », a-t-il indiqué. Non sans déplorer le fait que les objectifs ne sont pas atteints dans la plupart des pays membres.

Le secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale met cet aspect dans le manque de coordination des actions. Michel Jarraud est d’avis qu’il faut mettre en avant l’intérêt de l’assainissement pour les autres points. «L’assainissement permet de minimiser le nombre d’enfants qui meurent de certaines maladies, de minimiser la pollution des nappes phréatiques qu’il faut traiter de manière plus globale », a-t-il estimé. Dans cette perspective, une conférence est prévue demain jeudi entre 17 heures et 18 heures sur le « changement climatique : s’adapter et atténuer ou faillir ». Les intervenants tenteront de dégager des pistes afin de réduire les impacts négatifs sur les ressources en eau.

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