Le porte-parole de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco) maintient son partenariat avec la RDC en notant que les points de divergence se situent autour de leurs opinions différentes au sujet de l’organisation de la traque des éléments rebelles hutus rwandais des FDLR.
Pour le porte-parole de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation au Congo (Monusco), la coopération entre la République démocratique du Congo et son institution se poursuit normalement. Charles Bambara a souligné que le seul point de divergence de ce partenariat est la traque des combattants Fdlr (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda). Son collègue porte-parole militaire de la Monusco l’a complété en ajoutant que ce partenariat se porte très bien dans d’autres volets de coopération.
Comme d’habitude, il s’est tenu mercredi à Kinshasa et en vidéo-conférence à Goma, le point de presse hebdomadaire des Nations-Unies. Trois points étaient à l’ordre du jour. Notamment le rapport des activités des différents départements et sections de la Monusco, les informations sur les activités d’autres agences des Nations-Unies, le tour d’horizon de la situation militaire qui a prévalu à travers l’ensemble du territoire national au cours de la semaine passée, ainsi que la séance des questions-réponses.
Ainsi, actualité oblige, le gros de questions des journalistes de Kinshasa et de Goma (chef-lieu de la province du Nord-Kivu) ont gravité autour du niveau actuel des rapports entre la Monusco et le Gouvernement congolais. Cela, suite à la décision prise dimanche dernier par le Président Joseph Kabila de la République démocratique du Congo de la suspension de la collaboration entre les Fardc et la Monusco dans les opérations militaires contre les Fdlr.
Dans ses réponses, le porte-parole de la Monusco, M. Charles Bambara, a affirmé devant la presse qu’il n’y a pas réellement de rupture entre la Monusco et le Gouvernement congolais. Malgré qu’il y ait encore beaucoup de marges de manœuvre, la coopération se poursuit normalement entre la Monusco et la RDC, a-t-il dit. Le seul point de divergence qu’il y a à ce jour, précise M. Bambara, c’est celui relatif à l’opération Sukola II qui concerne la traque des combattants FDLR. « Hier comme aujourd’hui, nous continuons à entretenir nos relations avec l’ensemble des autorités de la Rdc », a-t-il affirmé.
Et, à son collègue porte-parole militaire de la Monusco, le lieutenant-colonel Félix Prosper Basse, de le compléter en indiquant que ce partenariat entre la Monusco et le Gouvernement de la RDC se porte très bien dans tous les autres volets de coopération. Auparavant, il avait salué à juste valeur, la décision du Chef de l’Etat congolais en faveur de la cause de la souveraineté nationale.
Les Nations Unies ont pris acte de cette décision du Président congolais, a-t-il dit. Le colonel Basse a aussi reconnu que les FARDC ont acquis des capacités nouvelles. Lesquelles capacités renforcées peuvent les aider à neutraliser les FDLR jusqu’à leur dernier retranchement dans la région, a-t-il ajouté. A la question de savoir si la Monusco peut aussi mener seule une opération contre Les FDLR, les deux porte-paroles onusiens ont fait comprendre aux professionnels des médias que lors des planifications de cette opération contre les FDLR, ce volet a été également pris en compte. Puisque, mandat confié à la Monusco par le Conseil de sécurité des Nations-Unies est de neutraliser tous les groupes armés œuvrant en RDC de manière unilatérale ou conjointement.
La Monusco a des capacités, aussi bien techniques, logistiques, opérationnelles, etc., pour mener à bien des opérations contre les combattants FDLR, un groupe armé inscrit sur la liste de la Monusco. Le lieutenant-colonel Felix Prosper Basse a expliqué que le besoin de la Monusco était de combattre les combattants Fdlr ensemble avec les Fardc.
Via L’Avenir
