RDC : un commissariat de police attaqué à Kinshasa

policiers

Un commissariat de police a été attaqué jeudi après-midi dans le centre de Kinshasa, selon des habitants qui font état depuis d’une forte présence de forces de sécurité congolaises dans le quartier Maronge.

« Ca a bardé à Matonge, beaucoup de tirs ont été entendus. Le commissariat de police a été attaqué », a indiqué à l’AFP Rodrigue, un habitant du quartier, évoquant l' »évasion des détenus » du cachot du district.

« Des tirs nourris ont été entendus pendant plus de 30 minutes, il n’y avait pas moyen de sortir », a témoigné aussi Mme Nancy, une habitante de Matonge.

« Maintenant, il y a plein d’agents des forces de l’ordre aux abords du commissariat de police et de la maison communale », a-t-elle ajouté.

Les autorités provinciales de Kinshasa, tout comme celles de la police, n’étaient pas joignables dans l’immédiat.

Cette attaque, non revendiquée, intervient à la veille de la célébration du 57ème anniversaire de l’indépendance de la RDC, ancienne colonie belge.

Les attaques de commissariats et prisons sont fréquentes depuis près de deux mois en RDC, pays qui traverse une crise politique aggravée par le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.

Âgé de 46 ans, M. Kabila est au pouvoir depuis 2001, son mandat a échu le 20 décembre 2016 et la Constitution lui interdit de se représenter.

Il se maintient à la tête du pays en vertu d’une décision controversée de la Cour constitutionnelle, entérinée par un accord signé le 31 décembre dernier entre la majorité et l’opposition.

Le 23 juin, les évêques catholiques ont invité les Congolais à se mobiliser et à se mettre « debout » pour demander l’application intégrale de cet accord.

La RDC n’a connu aucune transition démocratique du pouvoir depuis son indépendance de la Belgique en 1960.