Le président Félix Tshisekedi et l’ancien président Joseph Kabila se sont rencontrés le dimanche 20
septembre à Kinshasa. « Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi et son prédécesseur, le Président honoraire Joseph Kabila, se sont rencontrés cet après-midi à la Nsele » a confirmé le professeur Néhémie Mwilanya.
Selon le coordonnateur du FCC, le deux hautes personnalités de la coalition au pouvoir en RDC se sont entretenues sur la marche de la Coalition », sans donner d’autres détails. Félix Tshisekedi et son
prédécesseur Joseph Kabila se sont réunis dimanche 20 septembre pour aborder divers sujets, sur la table depuis le mois de juin.
Ce tête-à-tête était attendu étant donné la hausse des tensions entre les deux familles politiques depuis
leur dernière rencontre, provoquant même mort d’homme. Au cours de ces échanges, les deux leaders
ont évoqué plusieurs questions, parmi lesquelles des sujets qui fâchent. Le président de la République Démocratique du Congo et son prédécesseur ont notamment discuté du contenu de l’accord qui lie les deux plateformes depuis janvier 2019. Mieux installé dans son fauteuil, l’actuel président souhaite revisiter certains points. Il songe, selon ses proches, à se représenter en 2023 quand le FCC
(Front commun pour le Congo) tient à ce que ce soit son candidat qui soit soutenu.
Au menu des discussions également, il y avait la bataille pour le contrôle du système électoral. Le FCC de
Joseph Kabila tient a comme futur président de la Commission électorale (Céni), Ronsard Malonda et le CACH (coalition Cap pour le changement) souhaite qu’une personnalité jugée neutre occupe ce poste stratégique. Il n’y a pas eu non plus d’accord sur ce point.
Autre point de discorde qui demeure à l’issue de ce tête-à-tête : la controverse autour des nominations effectuées par Félix Tshisekedi à la Cour constitutionnelle. L’actuel chef de l’État insiste pour que les deux nouveaux juges soient investis, ce que refuse l’ancien président. Comme on peut bien s’en rendre compte les violons sont loin d’être accordés au sein de la coalition. Un monstre rejeté par l’ensemble de
la population depuis le début du deal ; les combattants de l’UDPS non plus ne souscrivent à ce mariage truffé d’hypocrisie.
Il faut reconnaitre toutefois que dans cette saga qui s’étire indéfiniment, le camp du chef de l’Etat bénéficie de l’appui de la population qui a encore frais dans la mémoire l’affreux souvenir du
précédent régime caractérisé par un imbroglio dans la gestion de lares publica.
Les sujets les moins polémiques ont sans doute été les partages de postes dans la territoriale et dans les représentations diplomatiques. Le comité de suivi de l’accord de coalition, composé de quatre négociateurs de chaque camp, a été chargé de poursuivre les échanges afin d’obtenir des résultats plus
concrets avant la fin de cette année, dit-on de part et d’autre.
Depuis plusieurs jours, les équipes du FCC et du CACH travaillent sur les différents dossiers depuis quelques semaines, alors que les deux camps ont travaillé des choses de turbulence. Leur dernière rencontre avait eu lieu en juillet dernier.
A lire dans le numéro 1051 du Quotidien La Republique
